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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

jeudi, 01 mai 2003 02:00

A pas de Lou...

Ne pas confondre Alaska et Alaska et Alaska ! Si un distrait pensait assister à un concert du combo espagnol ou à celui réputé pour sa musique progressive, il a dû déchanter. Et le set auquel il a assisté le laisser de glace. Et pourtant ! En fait, le groupe qui ouvrait la soirée est californien ; et implique deux musiciens du nouveau Folk Implosion. Soit le guitariste Imaad Wasif (ex Lowercase) et le drummer Russel Pollard (toujours Sebadoh), pour la circonstance préposé à la basse. Un line up complété pour la tournée par une drummeuse. Très jolie par ailleurs. Ce qui ne l'empêche pas de taper dur sur ses fûts, la longue chevelure noire lui cachant constamment le visage. Enfin, pour ce que j'ai pu voir de leur prestation. Une bonne vingtaine de minutes. Au cours desquelles le band s'est fendu d'un long trip électrique, psychédélique, vivifiant, dans l'esprit du 'Paisley Underground'. Imaad y prend vraiment son pied et finit par se contorsionner en se roulant sur les planches. Bonne entrée en matière, même si Alaska pourrait y gagner en faisant preuve d'un peu plus d'originalité.

Née sur la côte Ouest des States, d'un père d'origine japonaise et d'une mère irlandaise, Mia Doi Todd me fait penser à… une squaw cheyenne. Et je dois vous avouer qu'on l'inviterait bien dans son tepee (NDR : pour y prendre le thé, hein !). Pratiquement inconnue en Europe, Mia a déjà commis quelques albums, dont le dernier « The golden stat » a été produit par l'ex époux de Suzanne Vega, Mitchell Froom. Et en assistant à son set, on comprend mieux pourquoi Froom a accepté ce challenge. Mia est avant tout une ‘folk singer’. Sur les planches, elle s'accompagne tout simplement d'une guitare sèche, et s'autorise même une version a cappella de « Age ». A vous flanquer des frissons partout ! Elle possède une très jolie voix. Pure, cristalline, douce, mais très intense et profonde. Son timbre me fait d'ailleurs tantôt penser à Joni Mitchell, à Joan Baez, à Jacqui Mc Shee (NDR : pour ceux qui ont connu Pentagle !), ou encore bien sûr, à Suzanne Vega. Elle interprète des chansons qui parlent de liberté individuelle, de conflits sociaux et personnels, de la nature et de ses cycles. Franchement, il n'y manquait qu'un quatuor à cordes et on tombait de sa chaise (NDR : surtout qu'il n'y en avait pas, et qu'une partie du public était assis à même le sol). Mais que voulez-vous, chez certains majors, il faut vendre des centaines de milliers d'albums pour qu'on s'intéresse à votre cas. N'empêche, d'ici quelques mois, on risque bien de reparler de cette talentueuse Mia Doi Todd. Et en bien !

Exit John Davies, le nouveau Folk Implosion implique donc Imaad Wasif à la six cordes, Russell Pollard aux drums et bien sûr Lou Barlow, qui en est revenu à ses premières amours, en troquant sa guitare contre une basse. Il se réserve toujours le chant en se servant de deux micros aux tonalités différentes. Petite surprise, Mia Doi Todd vient apporter son concours aux samples et aux boucles, pour entamer le concert. Et elle reviendra en fin de parcours, pour assumer quelques backing vocaux. Lou est en pleine forme. Il plaisante entre chaque interprétation. Et son humour est toujours aussi subtil. Il entame son set par les compos les plus musclées de son nouvel opus. Et je dois avouer, qu'elles passent bien la rampe. Tout comme celles du Folk Implosion première mouture, d'ailleurs. Après une bonne demi-heure, Barlow et Imaad s'asseyent pour entrer dans la phase acoustique. Barlow a repris sa vieille gratte. Imaad a recours au bottleneck. L'intensité et l'émotion sont très palpables. Et atteignent une nouvelle dimension en rappel, lorsqu'il revient seul, toujours flanqué de sa sèche. Pour interpréter une nouvelle chanson. Puis égrener quelques morceaux intimistes, minimalistes, mais dont il a le secret pour les rendre magiques. Deux rappels plus tard le public était aux anges… Et moi aussi !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Fire Theft

Après la séparation de Sunny Day Real Estate, en 2000, Jérémy Enigk pensait d'abord enregistrer un album solo. Puis, il s'est ravisé et a remonté un autre groupe : The Fire Theft. Faut avouer qu'il n'a pas dû beaucoup se creuser les méninges pour parvenir à ses fins, puisque hormis le guitariste Dan Hoerner, remplacé par Billy Dolan, il a reconduit les même musiciens qui sévissait chez le S.D.R.E. , en y réintégrant le bassiste originel Nate Mendael. J'ai toujours beaucoup apprécié S.D.R.E. ; mais je dois avouer que le premier elpee de Fire Theft m'a laissé sur ma faim. En fait, sur les douze fragments de cet opus, une bonne moitié semble calquée sur le même moule. Et ce moule a beau se révéler d'excellente facture, ses clones vaporeux, cinématiques, finissent par lasser. On a même parfois l'impression de retrouver le Floyd, lorsqu'il était au bout du rouleau. Et le falsetto douloureux, fragile, bouleversant de Jérémy entretient cette lassitude. A contrario, sur les compos les plus inventives, son timbre s'élève dans un registre céleste avant de redescendre avec encore plus de passion. Et je pense tout particulièrement à " Uncle Mountain ", dont la trame déchirée entre lyrisme halluciné et symphonisme, nous replonge dans l'univers de Love. A " Summertime ", qui tout en réverbérant le psychédélisme beatlenesque d'un " Magical Mystery Tour ", marche allègrement sur les traces de Neutral Milk Hotel. De la berceuse brianwilsoneque " Houses ", enrichie d'un quatuor à cordes. Et enfin de l'hymnique " Sinatra ", dont les réminiscences du Who remontent à " Tommy ". Ils nous doivent une revanche !

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Know (single)

Fondée en 1998, cette formation brugeoise a signé chez le label canadien Geska (Montréal). Un groupe drivé par un certain Tom Cornille, responsable à la fois du chant et de la composition. Après avoir écouté les deux titres de ce single, qui prélude la sortie d'un album (" Involuntary human "), il ne fait aucun doute que Fœtal Void a beaucoup écouté la musique du début des eighties : hybride, électro-wave, gothique, industrielle et synthé pop. Et en particulier Depeche Mode et Gary Numan. Contagieux, presque hymnique, le titre maître rappelle les débuts du célèbre groupe de Basildon, alors que l'instrumental " Forged senses " baigne au sein d'un univers atmosphérique, étrange, légèrement oriental. Les notes cristallines du piano égrenées tout au long du fragment courtisent même celui de Yukuhiro Takahashi. Il n'y manque finalement que David Sylvian au chant. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de l'elpee.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The New Folk Implosion

Exit John Davis, le line up de Folk Implosion est aujourd'hui partagé entre le drummer Russell Pollard (Sebadoh, Alaska), le guitariste Imaad Wasif (Lowercase, Alaska) et Lou Barlow, chanteur/compositeur et fondateur du groupe. Qui a repris son rôle de bassiste, comme à l'époque de Dinosaur Jr. Ce qui explique, sans doute, le titre de ce nouvel album. Encore, qu'il aurait été plus judicieux de parler de la renaissance d'un certain passé. M'enfin, n'est-ce pas dans les vieilles casseroles que l'on fait la meilleure soupe ? Parce que Lou en et revenu à une formule plus basique, plus organique, plus rock. Et dans ce domaine, il ne doit rien à personne. D'autant plus que ses deux compères sont au sommet de leur art. Les riffs de guitare tantôt effilés, incisifs, rougeoyants, bringuebalants, dispensés par Imaad (NDR : non, non, il n'et pas oisif !) apportent un fameux coup de fraîcheur à des compositions il est vrai quelque peu ténébreuses, mais terriblement contagieuses, toujours mélodiques, presque hymniques, parfois enrichies d'un piano électrique, de samples, d'une boîte à rythmes ou d'une six cordes acoustiques, que chante Barlow d'un timbre limpide. Parfois, sa voix me fait penser à Beck ou même à David Crosby. Et même à John Wetton sur " Creature of salt ", un fragment qui navigue sur des couches successives de folk britannique et de rock progressif. Un peu comme si King Crimson et Nick Drake avaient eu l'idée de joindre leurs talents. Et que dire de la section rythmique tissée par Lou et Russell ? Solide, efficace, implacable, impressionnante, elle canalise parfaitement cet énorme flux d'intensité, lorsqu'elle ne le transforme pas en groove. Le disque recèle trois démos que Lou avait écartées de ses albums précédents. Et pas nécessairement de quelconques sessions d'enregistrement de Folk Implosion. Tout d'abord la valse chaloupée " Pearl ". Ensuite la ballade semi acoustique " Easy ". Et enfin le fiévreux et agité " Fuse ", une chanson téléchargeable sur le site de Lou, mais sous une forme plus minimaliste. Un disque coproduit par Aaron Espinoza (Grandaddy, Eels, Sebadoh, Juliana Hatfield,…) et Mickey Pretalia (Beck, Eels et Luscious Jackson) qui ne souffre d'aucune faiblesse. Mais parmi tout ces temps forts, j'ai surtout flashé sur " Coral ", un formidable périple dans le Paisley Underground que n'aurait pas désavoué le Dream Syndicate. Un must !

samedi, 26 février 2011 18:01

Un soir autour du monde…

La cinquième édition du festival ‘Un soir autour du monde’ se déroulera ce samedi et ce dimanche 1er mai à l’Abbaye de Villers-la-Ville.

Pour l’instant l’affiche annonce

Yael Naim (France/Israel)
Abd Al Malik (France/Congo)
Les Hurlement d’Léo (France)
Idir (France/Algérie)
Coco Royal (Belgique)
Baloji (Belgique/Congo)
Danakil (France)
Smod (Mali)
Too Much and the White Nots (Belgique)

Camping Sauvach (Belgique)
Stéphanie Crayencour featuring Saule et Suarez (Belgique)
Antoine Hénaut (Belgique)
Klezmic Zircus (Belgique) …

http://www.unsoirautourdumonde.be/

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Shootenanny !

Mark Oliver Everett va mieux. Enfin, le sort semble un peu plus clément à son égard. Faut dire que dans le passé, il a payé un lourd tribut au destin. Destin qu'il répercutait à travers ses chansons. Des chansons autobiographiques qui lui servaient, en quelque sorte, de thérapie. Il lui reste, bien sûr, encore quelques séquelles. Et nous le rappelle à travers le meilleur fragment de cet opus, " Agony ", un rythm'n blues lancinant, réminiscent d'" I put a spell on you " de Screamin' Jay Hawkins ". Pas que le reste soit de mauvaise facture, mais en général, hormis le beatlenesque " Somebody loves you " et le très incisif " Saturday morning ", l'audace est rarement au rendez-vous. La voix rauque, éraillée, d'E est toujours aussi chargée d'émotion. Elle s'aventure même, sur l'un ou l'autre fragment dans le falsetto. Ses lyrics, tantôt ironiques, parfois drôles mais jamais joyeux, ont le pouvoir d'interpeller. Les mélodies, le plus souvent contagieuses, sont même susceptibles d'épouser un profil hymnique (" Wrong about boby "). La production de John Parish, musicien mieux connu pour son travail en compagnie de PJ harvey, irréprochable. Alors, où le bât blesse-t-il ? Nulle part ! Et c'est justement là le problème…

dimanche, 20 février 2011 17:38

Et de trois pour Wye Oak

Le troisième opus de Wye Oak paraîtra ce 7 mars 2011. Il s’intitulera « Civilian ». Pour le mettre en forme, Jenn Wasner et Andy Stack ont fait appel à John Congleton (St. Vincent, Shearwater).

Tracklisting

1. Two Small Deaths
2. The Alter

3. Holy Holy
4. Dogs Eyes
5. Civilian
6. Fish
7. Plains
8. Hot as Day

9. We Were Wealth
10. Doubt

http://www.wyeoakmusic.com/
http://www.myspace.com/wyeoak

 

mardi, 15 février 2011 11:08

Alex Turner joue au sous-marin

Si vous êtes fans des Arctic Monkeys, soyez attentif  à ce qui suit ! Un Ep inédit d’Alex Turner paraîtra ce 14 mars, suite à son travail opéré sur la BO du film ‘Submarine’ réalisé par Richard Ayoade. Qu’on se le dise !

Tracklisting:

1 Stuck On The Puzzle (Intro)
2 Hiding Tonight
3 Glass In The Park
4 It’s Hard To Get Around The Wind
5 Stuck On The Puzzle
6 Piledriver Waltz

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Welcome to the monkey house

Les Dandy Warhols aiment brouiller les pistes. Observez la pochette, tout d'abord : elle arbore une banane qui s'ouvre à l'aide d'une fermeture-éclair. Soit une allusion à peine voilée au Velvet Underground qui se serait ouvert aux Rolling Stones de " Sticky fingers ". Après avoir écouté l'album, j'ai vainement cherché le rapport. La raison est toute simple, pour enregistrer son nouvel opus, le groupe a bénéficié du concours de toute une équipe qui s'est surtout illustrée au cours des eighties. Soit Nick Rhodes, l'ex claviériste de Duran Duran à la co-production (qui a emmené le chanteur, Simon le Bon, dans ses bagages), Nile Rodgers de Chic (qui avait aussi travaillé à une certaine époque avec les DD) à la guitare, et Tony Visconti (le producteur de Bowie) à la basse (mais pour un seul titre). Résultat des courses, la première moitié de l'opus nous replonge 20 bonnes années en arrière. Pour y danser sur une pop synthétique ; ou si vous préférez une new wave dansante, teintée avec chic ( ?!?!?) de disco et de funk. Et je vous avoue que " We used to be friends ", " Plan A ", " The dope (wonderful you) " et " I'm a scientist" recèlent ce 'groove' contagieux et viscéral qui gangrenait des hits tels que " Planet Earth " et " Girls on films ". Même le nonchalant " I am over it " adopte un profil semblable. Plus rock dans l'esprit du précédent album, " The Dandy Warhols love almost everyone " marque un changement radical de cap. Co-écrit avec Nick Rhodes, le très beau " Insincere because I " nous entraîne dans un univers atmosphérique, glacial, cristallisé par de superbes harmonies vocales. Le spectre de Bowie plane sur le dispensable " I am sound ". Calquant même sa rythmique sur " Ashes to ashes ". Une ombre qui hante de nouveau " You were the last high ". Ecrit en collaboration avec Evan Dando, ce morceau produit une très belle mélodie 'garynumanesque'. Mid tempo, " Heavenly " possède tous les atouts pour devenir un tube. Par contre le glam " Hit rock bottom " pastiche un peu trop T Rex, à mon goût. L'opus s'achève par l'envoûtant, énigmatique, " You come in burned ", sorte de Fad Gadget sous valium. Dommage que tout l'album n'affiche pas la pêche des premiers morceaux.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Wake

Considéré à l'origine comme un maître de la musique gothique symphonique, Dead Can Dance va évoluer de plus en plus vers un univers sonore davantage influencé par la world, expérimentant au passage le chant grégorien, le folklore celte, la Renaissance, Le Moyen-Orient et les rythmes du Brésil et de l'Afrique occidentale Jusqu'en 1998, année de leur séparation. Mais le plus remarquable et le plus paradoxal, c'est que ce duo australien est parvenu à séduire un public rock, à l'aide d'une musique qui ne doit pratiquement rien au style. Enfin, pas tout à fait, puisque son premier elpee (NDR : éponyme) impliquait une instrumentation électrique et acoustique tout à fait conventionnelle. Nonobstant la présence de " Frontier " sous sa version démo et l'inédit " The lotus eaters ", ce double CD risque de faire double emploi pour celles et ceux qui se sont procurés le " Box set ". M'enfin, j'ai l'impression qu'il s'adressait avant tout aux aficionados. Pour les autres, et en particulier pour les profanes, ce " Wake " synthétise parfaitement l'œuvre de ce duo aussie. Un duo partagé entre Lisa Gerrard, vocaliste à la voix pure, céleste, presque mystique qui se servait d'une sorte de zither chinois, le Yang Ch'in, et Brenda Perry, multi-instumentiste doué d'un baryton profond, qui s'intéressait beaucoup à la musique médiévale, mais aussi africaine, matière qu'il avait d'ailleurs approchée en accomplissant des études d'anthropologie.