Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Redouane Sbaï

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mardi, 10 juin 2008 11:45

Butthole Surfers de retour ?

Les Butthole Surfers viennent d’annoncer leur réunion, dans le line-up original des années 80. Pour l’instant seule une tournée américaine est au programme. Le temps dira si un éventuel recueil inédit ou une tournée européenne viendra s’ajouter à leur agenda.

La tournée estivale des Raveonettes, qui passera en Belgique par le festival de Dour, devra souffrir de l’absence de son interprète féminine originelle, Sharin Foo. Enceinte, la jeune femme sera remplacée temporairement par nulle autre que sa sœur Louise Foo, membre du collectif Ohmarymary. 
mardi, 21 novembre 2006 02:00

Not Accepted Anywhere

Quiconque déclare ‘So much trash on the radio today’ (« You Shout You Shout You Shout You Shout »), a plutôt intérêt à assurer. Mais quand on essaie d’imiter ses aînés, sans forcément avoir leur talent, il devient difficile d'éviter le résultat mitigé. C’est la leçon à retirer de ce « Not Accepted Anywhere ». Certes, cet album plaira à l'auditeur pour qui les mélodies scandées par Kaiser Chiefs et Bloc Party sont encore un terrain inconnu (enfin, si c’est encore possible). Le premier essai de The Automatic navigue entre morceaux sans réel intérêt (« Lost At Home », « Team Drama », « Rats ») et petites merveilles pop (« Raoul », « Recover », « By My Side »). Un déséquilibre desservant une formation qui aurait aisément pu être labellisé ‘the next big thing’, si ce n’était pour un manque de maturité. « Not Accepted Anywhere » souffre également de lourdeur et d’uniformité tant dans les voix limite punk et emo-pop que sur certains arrangements. Les quatre rejetons de The Automatic iront peut-être loin. Mais ils devront passer leur tour sur ce coup là.

mardi, 13 juin 2006 03:00

Bongo

J’ai mal à la tête, y’a pas quelqu’un qui pourrait balancer la chaîne hi-fi par la fenêtre ? Durant les quelques secondes de l’intro de « Think Niles Drink », « Bongo » s’annonce comme la renaissance d’Atari Teenage Riot… pour, malheureusement, se poursuivre dans un grand n’importe nawak décevant. Entre electronica, noise, indie, punk et pop expérimentale, About prend le mélange des genres au pied de la lettre et pousse le délire un chouia trop loin, pour aboutir à un essai fourre-tout quasi inconsommable. Certes, quelques morceaux ont la bienséance d’être distrayants (« Boo(Hoo) », « Fury Dice (Dangling From The Guitar) », « Friends Applaud ») mais l’ensemble reste fort saumâtre…

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Skinny Grin

Référence évidente à l’Electric Ladyland d’Hendrix, Acoustic Ladyland dispense un freeform jazz aux accents postpunk et électroniques étonnant (si, si). « Skinny Grin », second essai de la formation, peut de prime abord déconcerter l’oreille peu habituée à ce type de délires sonores. Démarrant sur les douces notes de piano et de saxo entrecoupées par quelques saturations de guitares de « Road Of Bones », le combo laisse éclater sa rage sans crier gare sur un « New Me » baroque et grandiose. « Skinny Grin » oscille entre plages placides (« Red Sky », « Hitting Home ») et agitées (l’éponyme, « Salt Water ») et définit une certaine tourmente pouvant envahir n’importe qui à n’importe quel moment. Semi-instrumental, l’ouvrage compte les vocalises d’entre autres Alice Grant (de Fulborn Treversham) ou encore celles d’Anne Booty sur l’excitant « Cuts & Lies ». Défiant les âmes les plus opiniâtres à s’abandonner à leur folie, Acoustic Ladyland franchit sans révérence les dernières limites imposées par les genres et ouvre au monde les portes d’une musique à priori moins accessible. Captivant.

 

lundi, 20 mars 2006 02:00

29

Dernier pan d’un triptyque folk assemblé en l’espace de sept mois, « 29 » clôture l’œuvre du maître Adams avec une grâce inattendue. De facture moyenne, les « Cold Roses » et « Jacksonville City Nights », fruits de collaborations entre Ryan Adams et The Cardinals, laissaient présager une nouvelle semi-catastrophe. Que dalle ! Le mec a compris la leçon et balance enfin la véritable pièce maîtresse de sa trilogie. Ici, le singer-songwriter retrouve son mojo et la touche d’obscure splendeur qui traversait déjà l’impeccable double EP « Love Is Hell ». Alors que « Cold Roses » contenait 19 titres tous juste bons à animer une rodeo-party dans un ranch de l’oncle George, « 29 » confirme en neuf exemples que le prolifique trentenaire atteint réellement le sommet de son art, uniquement dans la simplicité. Hommage (ou plagiat, c’est selon) aux Grateful Dead et à leur immense « Truckin’ », le titre éponyme « Twenty Nine » applique une première couche folk dont Jerry Garcia aurait été fier. Suivent alors les deux magnifiques strates du tableau que sont « Strawberry Wine », parfaite ballade introspective de près de 8 minutes et « Night Birds » au charme légèrement taciturne et quasi-céleste. Ne dérogeant pas à ses propres règles, l’homme dépeint l’inévitable élégie dédiée à l’une des nombreuses femmes de sa vie sur l’exquis « Elizabeth, You Were Born To Play That Part ». Si ce n’était pour « The Sadness », altération insignifiante, loin d’être stérile mais ternissant quelque peu l’harmonie de l’ensemble, Ryan Adams tiendrait là le chef-d’œuvre de sa carrière. C'est qu'on pourrait presque lui pardonner son absurde « Rock’n’Roll » de 2003.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Into The Blue Again

Après avoir délivré de splendides plages atmosphériques en compagnie de certains membres de Múm et Sigur Rós sur « In A Safe Place » (2004), Jimmy LaValle reprend les manettes de son projet, en solitaire. De retour dans le grand bleu. Un grand bleu bien trop vaste pour The Album Leaf. Passé les dernières notes de l’abyssal « The Light », le musicien se perd dans des eaux troubles. Certainement flatté par son entourage pour ses vocalises, posées sur le titre « On Your Way » tiré de l’opus précédent, LaValle remet le couvert. A trois reprises. Et c’est là que ça coince. Car lorsque le jeune homme chante, ses compositions tombent à plat (un « Always for You » pop, dénotant fortement avec le reste de la plaque) ou s’apparentent carrément à du Moby (l’insupportable « Wherever I Go »). Certes, la beauté des paysages sonores est toujours aussi omniprésente. Mais il s’agit d’une beauté flétrie par un manque presque flagrant d’originalité (« Wishful Thinking », magnifique mais néanmoins incontestable reproduction instrumentale et aseptisée du « Saeglopur » de Sigur Rós). S’il ne veut pas noyer The Album Leaf dans un océan d’inconsistance, Jimmy LaValle ferait bien de ramer vers le rivage d’où il a pris son départ, quelques années auparavant.

mardi, 20 juin 2006 03:00

Brookland-Oaklyn

Première collaboration entre l’hyperactif ‘Anticon superstar’ Alias et la jolie Rona ‘Tarsier’ Rapadas, « Brookland-Oakland » se révèle être un voyage cosmique. Collision entre l’univers impassible et mélancolique du ‘producteur-Dj-MC-etc.’ et celui plus éthéré et scintillant de la jeune femme, le disque nous plonge donc dès l’ouverture de « Cub » dans un tourbillon de savoureuses contradictions. Les beats obscurs coutumiers d’Alias se voient maquillés d’une voix angélique, très proche d’une Björk - parfois trop. Sur certains titres (« Picking The Same Lock », « Anon »), on en arrive à se demander s’il ne s’agit là que d’une collaboration de substitution pour le jeune homme, qui aurait peut-être préféré que la petite Islandaise pose sa voix sur ses compositions. Hormis ce petit accroc et, même le fait que le duo ne se soit jamais rencontré avant la fin de l’enregistrement du disque, la symbiose entre ces deux mondes dissemblables atteint la perfection. Emportés par les envolées indietroniques de « 5 Years », « Plane That Draws A White Line » ou encore de l’excellent « Luck & Fear » en compagnie de DoseOne (membre de Subtle, 13&God et Themselves), l’auditeur décolle et souhaiterait que le voyage soit éternel. Arrivé en bout de course au son d’un envoûtant « Ligaya », le retour à la réalité n’est que des plus amers. Ne reste donc plus que le plaisir du live : Alias, sans Tarsier, sera sur la scène Nameless à Dour le 16 juillet prochain.

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Studio 1

On le pensait mort et bien enterré. Tu parles… Le mouvement girl band renaît de ses cendres. Et on le doit au grand retour (attendu ???) des All Saints. Oui. Elles ont osé. Pour commencer, évitons toute exégèse sur les potentielles raisons et motivations de cette résurrection. Après tout, on n’est pas dupes. Parlons plutôt de l’effet de ce « Studio 1 » sur le système nerveux. Ce quatrième album, le premier depuis la prétendue séparation des supers copines en 2001, a de quoi donner aux hypocondriaques, matière à se plaindre. D’abord l’évidence : mal aux oreilles. Les voix de Shaznay et de Natalie sont toujours aussi agaçantes (rappelez-vous le cauchemardesque « Never Ever ») et quasi insupportables sur des morceaux comme « Chick Fit » ou « One Me And U ». Ensuite, mal au crâne. 42 minutes de All Saints c’est tout simplement trop, même si on avoue avoir légèrement remué le popotin sur le single « Rock Steady », le faussement ragga « Scar » et « In It To Win It ». Justement, parlons-en de ce popotin et du dernier symptôme : un sacré mal aux fesses. Au bout des douze pistes, on a l’étrange sensation de s’être fait enc****. En effet, même si l’on ne peut pas nier le fait que ce « Rock Steady » soit extrêmement bien produit et regorge forcément de tubes, l’ensemble donne l’envie de traîner les quatre filles en justice pour faux et usage de faux. N’est pas Lily Allen qui veut. Heureusement, il y a des gens comme les deux joyeux lurons de MSTRKFT qui acceptent de décortiquer à leur sauce un titre comme « Rock Steady » pour en faire une bonne raison d’avoir mal aux pieds : un pur produit de dancefloors (NDR : ce remix n’est évidemment pas inclus dans l’album). En résumé, All Saints reviennent comme elles étaient parties : sans la moindre sincérité. Combien de temps tiendront-elles avant de se crêper à nouveau le chignon ? Les paris sont ouverts.

mardi, 08 août 2006 03:00

Allright, Still

A présent, tout le monde le sait : Lily Allen est la nouvelle sensation en Grande-Bretagne. Ayant réussi à s’imposer simplement (via sa page Myspace.com), la jeune fille joue d’ores et déjà dans la cour des grands. Agacée par leur prétention, elle n’aura d’ailleurs pas perdu de temps à déclarer la guerre aux Dirty Pretty Things - Carl Barat plus précisément - et The Kooks ("You're not Jim Fucking Morrison" s'exclame-t-elle à leur encontre). Cette guerre, elle la déclare également à la délinquance, aux drogues, à l’économie, aux pétasses hypocrites et aux gros lourdingues. Armée de poésie et d’une ironie incisive, Lily Allen propose un cocktail pop véritablement détonant, à des années lumières des productions ‘Stock, Aitken & Watermaniennes’ auxquelles on pensait, à priori, devoir faire face en glissant « Alright, Still » dans la platine. Sans pour autant être révolutionnaire, ce premier essai s’avère être une bonne surprise. A consommer à petites doses, cependant. Car si cette petite Londonienne de 21 ans peut faire preuve d’une verve joyeusement tranchante (« Smile », « Knock ‘em Out », « Friend Of Mine »), elle peut aussi baisser sa garde et se perdre dans des bouffonneries surproduites (« Shame For You », « Take What You Take »). Ce bémol mis à part, « Alright, Still » est gorgé de bombes radiophoniques : un « Friday Night » à la Specials, des « LDN » et « Not Big » qui sont à la demoiselle ce que « The Tide Is High » est à Blondie et, surtout, un obsédant « Everything’s Just Wonderful ». Lily Allen donne ainsi le départ à une pop nouvelle génération. Une pop mature caractérisée par des textes ayant un véritable sens. Nos tympans ne peuvent que l’en remercier.