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Didier Deroissart

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mercredi, 30 décembre 2015 00:00

The Sparkle In Our Flaws

Auteur/compositeur/interprète, Chantal Acda est issu du Nord de la Belgique. Outre sa carrière solo, elle milite également chez Marble Sounds et Isbells.

Pour enregistrer ce second opus, elle a reçu le concours d’Eric Thielemans aux drums, de Niels van Heertum aux cuivres, de Gaetan Vandewoude (Isbells) à la guitare et d’Alan Gevaert (dEUS, Trixie Whitley) à la basse. Mais également de Nils Frahm, Peter Broderick et Shahzad Ismaily, pour la mise en forme.

A travers la douceur de sa musique, Chantal nous invite à vivre un voyage visionnaire. Un périple orchestré par le jazz et le folk. Et il s’étale sur plus de 6’30 dès « Homes », un morceau ciselé par les cordes semi-acoustiques. Mélancolique, contemplatif, « Everything And Everyone » est balayé par des sonorités de clochettes, de violoncelle et de violons, mais également enrobé de chœurs limpides. Une compo propice à l’évasion de l’âme…

Un zeste de cuivres, des accords de banjo et une sèche alimentent « Games », une plage qui baigne au sein d’une atmosphère feutrée et paisible. Chantal égrène ses arpèges tout au long de « The Sparke In Our Flaws », tout en tissant sa voix cotonneuse, comme une dentellière…

De subtiles percus soulignent « Up And Down ». Enigmatique, « Minor Places » nous entraîne du côté des fjords norvégiens. Et l’opus de s’achever par « Still We Guess », une splendide berceuse…

Chantal Acda se produira aux Chambres d'O à Ostende, ce 31 janvier 2016.

 

vendredi, 04 décembre 2015 00:00

Une tornade de décibels !

Ce soir, l'Alhambra va vibrer. Dans la cité du Doudou, il y a du lourd et du très lourd qui se prépare. L’un des plus vieux groupes de punk/hardcore belge (17 ans d'existence) se prépare à monter sur les planches pour la ‘release party’ de son nouvel album, « Crows ». C’est son septième. Des elpees que la formation publie tous les deux ans. A une cadence métronomique. Il y a déjà pas mal de monde à l’intérieur, mais également devant la salle, pour accueillir le band montois. Et dès le début du spectacle, l’Alhambra est blindée. Faut dire que le Borinage est un terreau fertile pour cultiver le métal…

Stand For Truth assure le supporting act. Il réunit d’anciens membres de Do or Die et des musicos tournaisiens. Un des gratteurs affiche de magnifiques tatouages sur les jambes. Les autres, sur les bras. Leur seul album, « The Game Is Over », est paru en 2013. Le line up implique un chanteur (Angelo), deux guitaristes (Etienne et Délo), un bassiste (Goran) et un drummer (Guillaume). Le style ? Du metalcore orienté 90’s.

Passé l’intro, SFT attaque une nouvelle compo, « Fear Is A Liar. Le chanteur invite la foule à s’approcher du podium. Et à force d’insister, il est exaucé. L’auditoire est partagé entre jeunes et moins jeunes. Souvent superbement tatoués. On croise quelques motards vêtus de cuir, également.

Les deux guitaristes et le bassiste sont montés sur des ressorts. Ils sautent sur l’estrade, de long en large, comme de kangourous. Et le vocaliste n’est pas en reste. Des ‘round circles’ se forment déjà au sein de la salle.

Le son est puissant. Un peu trop au goût de votre serviteur. Qui, bouchons bien fixés dans les oreilles, bat en retraite jusqu’au fond de la fosse. Quoique hurlé, le chant est mélodieux. « Survivors », un extrait du premier Ep, est attaqué sur les chapeaux de roues par le drummer, poursuivi par les riffs dévastateurs, dignes du thrash metal, des sixcordistes. Deux nouvelles compos : « I Can't Breathe » et « Hopeless ». « The Game Is Over » est un titre particulièrement nerveux alors qu’« Injustice For All », extrait de l'Ep, lorgne vers Machine Head.

Une première partie qui a bien rempli son rôle et a chauffé le public, juste à point, pour accueillir Dor Or Die.

Setlist : « Intro », « Fear Is A Liar », « Survivors », « I'll Make You Pay », « No Guts No Glory », « Engraved », « The Game Is Over », « Hopeless », « I Can't Breathe », « Carrion Feeders », « Injustice For All ».

Reconnaissant pour influences majeures Machine Head, Sepultura, Slayer, Pantera, Metallica, Madball et Cannibal Corpse, Do Or Die est un sextuor réunissant les vocalistes Chris Michez et Stéphane Frocheur, les gratteurs Greg Chiarenza ainsi qu’Arnold Cornu, le bassiste Filipe Dos Santos Mendes et enfin le drummer Jonathan Chianrenza. « Crows », son dernier LP, a reçu le concours de Mike Doley (Channel Zero) à la mise en forme.

Chris est un fameux showman. Chaussé d’espadrilles noires –pour ne pas chopper de cor aux pieds– est un autre homme sur les planches (NDR : il bosse dans l’équipe de l'Alhambra). Viril, son chant est hurlé, alors que Stéphane va plus loin dans les graves. Ils sont donc deux à s’époumoner, mais dans des registres différents. Do or Die, est une véritable machine de guerre. Un carnage ! Le sol tremble. Au bord de la rupture, le volume sonore est constamment dans le rouge. Une tornade de décibels ! Même que Prodigy est un cran en dessous. Les guitares libèrent des sonorités graisseuses et écrasantes. Le batteur tape sur ses peaux comme un malade. Les ‘round circles’ éclatent à nouveau, mais bien plus intensément. Avant d’attaquer « Bunker Hill Blues », un blues qui arrache, Chris demande aux premiers rangs de les resserrer. Il doit y avoir 300 spectateurs dans l’Alhambra.

Bref, votre serviteur est à nouveau renvoyé au fond de la classe. Là, c’est supportable. « Crows », titre maître du dernier elpee, s’ouvre par des cris de corbeaux. Il n’y pourtant ni corvidés ni âme gothique dans la fosse. Et pour terminer le show, Chris parvient encore à faire monter la pression d’un palier. En invitant pas mal d’aficionados sur les planches. De quoi terminer le set en beauté. Classique du band, « Bella Famiglia », n’a pas été oublié, juste avant une superbe cover du « Roots Bloody roots » de Sepultura. Car finalement, toutes les nouvelles compos du septième long playing ont été interprétées, ce soir, devant un auditoire, manifestement ravi. Hormis un fou furieux qui s’est sans doute brisé un membre, dans l’assistance. Il sera d’ailleurs évacué en ambulance…

Setlist : « Off With Their Heads », « Bella Famiglia Soldiers », « Bunker Hill Blues », « True Blood », « You Fucked As Once We Gonna Kill You Twice », « Breathe At Last », « Blood On The Grass », « Revenge Is Justice », « Breakthrough », « Pray For Them », « Crows », «  Sunday Warriors », « One Life One Crew », « Bella Famiglia Soldiers », « The Meaning Of Honor », « Roots Bloody Roots ».

(Organisation : Alhambra)

dimanche, 27 décembre 2015 18:47

Mnemosyne

Agrégé en histoire et maître en philosophie, Olivier Terwagne est issu de Couvin. C’est également un artiste qui évolue dans l’univers de la chanson française à textes. Des textes humoristiques, truffés de calembours, à travers lesquels il cherche à faire passer des messages.

Pour enregistrer « Mnemosyne », il a reçu le concours d’Alonza Bevan (Kula Shaker, Johnny Marr) à la mise en forme. Ce talentueux bassiste communique une touche indie/pop insulaire originale à la musique d’Olivier, alors que centrée sur le piano, l’instrumentation implique violon, violoncelle, viole de gambe, accordéon, cuivres, hammond, guitare électrique et même de l’électro. Un travail de longue haleine, puisque les sessions se sont étalées sur deux longues années. Mais entrons dans le vif du sujet.  

« Le Désert Du Trop Tard » est somptueusement enrobé de cuivres. Ce titre bénéficie d’un clip réalisé par Stefan Thibeau. Et c’est ici. Des chœurs remarquables illuminent « La Sphinge Sans Secrets ».  

A travers « Tweet Sur Seins trompés », Terewagne nous propose une version irrévérencieuse du célèbre hit « Twist A Saint-Tropez » des Chats Sauvages. « Pas Contentes » nous parle des filles en 2015, avec dérision. « Banana Splitsing » ou quand la Belgique fout le camp. Baignant au sein d’un climat presque manouche, « Blasphémateurs » est un véritable pamphlet contre les dérives de notre société contemporaine.

Tout au long de « Nos faiblesses » et de « La Vie Est Un Long Deuil Tranquille », il nous parle d’amour et encore d’amour. Instrumental mélancolique, « L'Hiver à Forges » est dominé par les cordes et les ivoires. Un spleen qui envahit également « Le Coeur Sale ». Et empreints de nostalgie, « Je Voudrais Encore » et « Tonton » replongent au cœur d'une enfance, finalement heureuse.

Une seule chanson n’est pas signée Olivier : « L'odeur Acre » ; elle est issue de la plume d'Eric Piette et baigne paradoxalement au sein d’un climat moyenâgeux.

dimanche, 27 décembre 2015 18:31

Goliath's End (Ep)

C’est en 2010 que le drummer Bastian Emid quitte Van Canto (NDR : formation qui pratique du metal a cappella) pour fonder Inlegend. Cette formation allemande (NDR : elle est établie à Berlin) a recours à une instrumentation insolite pour dispenser son métal mélodique. Jugez plutôt : Bastien, Daniel Galmarini et Daniel Schmidle se consacrent aux ivoires. Ce dernier a également recours au keytar (NDR : un clavier MIDI dont on se sert comme une gratte). Le line up est complété par le drummer Marcos Feminella et le bassiste Paul Perlejewski. A l’actif du band, deux elpees, « Ballets 'N' Bullets » publié en 2011 et « Stones At Goliath », en 2014, ainsi que deux Eps : « Pandemonium » en 2010 et ce « Goliath's End », dont la sortie physique est prévue pour l’an prochain.

Découpé en 6 titres « Goliath's End » est la suite logique du dernier LP. Il est téléchargeable gratuitement sur le site d'Inlegend. Un cadeau de Noël, puisque que le dernier morceau a été mis en ligne ce 24 décembre.

Pas de guitare donc dans la musique d’Inlegend. Mais trois pianos. Utilisés tantôt de manière classique ou alors sauvage. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires pour découvrir les subtilités de l’instrumentation. Il y a même du Hammond sur l’un ou l’autre morceau plus r&b. Et des tas de chœurs. Bastian la qualifie de ‘Hand Hammered Pianocraft’. Concept original, il faut le reconnaître. D’autant plus qu’Emid utilise sa voix comme un instrument, la modulant aussi bien dans les graves que les aigus, lorsqu’il la pousse dans ses derniers retranchements. Et pourtant, tout au long d’« Arabesque », elle se fait tendre voir lyrique avant d’évoluer par paliers successifs, évoquant tour à tour Joe Tempest, Myles Kennedy ou David Coverdale. Dans ce contexte, le sens mélodique est préservé et on accroche facilement aux refrains. Le titre le plus métallique ? « Maybe ». Moment choisi par le drummer pour tirer son épingle du jeu.

Enfin, pour votre info sachez que le clip d’« Empty Place », destiné à soutenir la protection des fonds marins (NDR : cette plage est issue du dernier LP), est disponible sur la toile. Et c’est ici

 

 

dimanche, 27 décembre 2015 18:30

Skimmed

De son véritable nom Blandine Coulet, Colline Hill est originaire de Plumelec, en terre bretonne (Morbihan). C'est à l’écoute des disques de Bob Dylan, Joan Baez, Leonard Cohen, Nick Drake, Johnny Cash et Neil Young qu'elle se nourrit. Un peu plus tard, elle découvre Ray Lamontagne, Damien Rice et Tracy Chapman. Colline part vivre quelques années en Irlande, où elle va forger son expérience lors de jam sessions accordées dans les pubs de Galway. Elle s’installe alors à Liège en 2008. L’année suivante, elle grave un Ep 3 titres : « Cose I Love » ; mais il faut attendre 2012 pour voir sortir son premier elpee, « Wishes », œuvre pour laquelle elle reçoit le concours de Stuart Bruce (Peter Gabriel, Kate Bush, Loreena McKennitt) à la mise enforme.

C’est grâce au crowdfunding (KissKissBangBang) qu’elle finance l’enregistrement de son nouvel opus, « Skimmed ». Elle est retournée en Irlande pour écrire la majorité de ses nouvelles compos. En s’isolant sur l'île d'Inis More (un des trois îlots de l'Archipel Aran). Lors des sessions, qui se sont déroulées au studio Purple Airplane, elle a reçu le concours du multi-instrumentiste Stéphane Grégoire (drums, synthés, basse, ukulélé, balafon, saxophone, guitares, etc.) et du trompettiste Martin Saccardy.

Les 10 plages de cet album puisent bien évidemment leurs racines dans le folk, la country et le blues. Parfois aussi dans la pop. A l’instar de « Oh Hey Was ». Mais le fil rouge des compos reste la voix de Colline. Chatoyante, douce, atmosphérique, mais toujours empreinte d’une grande sensibilité, elle colle parfaitement aux mélodies et à l’instrumentation. Ainsi, « To Die Like A King » est un morceau au cours duquel la voix et les cordes, jouées en arpèges, entrent parfaitement en harmonie, alors qu’un zeste de trompette vient cuivrer discrètement l’ensemble. Un titre plus radiophonique ? « But In My Days ». Il est même très susceptible de se transformer en hit. 

A l’écoute de « Skimmed », on a parfois l’impression d’être fouetté par l'iode, les embruns et l'écume des vagues qui s’abattent sur les plages bretonnes, avant de s’enfoncer à l’intérieur du pays, afin de pénétrer dans la Forêt de Brocéliande…

dimanche, 27 décembre 2015 18:26

Bruxelles

10 ans déjà que Boulevard des Airs roule sa bosse. Un collectif de 9 musicos dont les deux premiers hits, « Cielo Ciego » et « San Clemente », figurent sur le premier elpee, « Paris-Buenos Aires », un disque (NDR : d’or) qui s’est vendu à plus de 80 000 exemplaires et lui a permis une nomination aux Victoires de la Musique (Révélation Scène).

Depuis, la formation a gravé un deuxième opus en 2013, « Les Appareuses Trompences », et a enregistré un changement de line up, puisque Mélissa a remplacé Kevin, parti faire le tour du monde.  

« Bruxelles » constitue donc son troisième essai. Si toutes les prises de son ont été réalisées dans le ‘home studio’ à Tarbes, c’est au sein de l’ICP bruxellois que se sont déroulées, les opérations de mixing et de mastering, sous la houlette d’Erwin Autrique (Benjamin Biolay, Cali, Keren Ann, Calogéro, Alain Souchon, …)

Les influences de BdA sont multiples ; elles oscillent du rock au reggae, en passant par le jazz, le folk, l’electro et les musiques traditionnelles. Les textes sont chantés tantôt dans la langue de Voltaire, de Cervantès ou de Shakespeare. Des textes qui parlent de la ville, d’amour, de liberté, de temps qui passe et de révolte.

Enrichi de chœurs atmosphériques, « Si je m'endors, mon amour » baigne dans un climat flamenco. A cause des cordes. Une atmosphère hispanique qu’on retrouve tout au long du refrain de « Mentira », une compo pourtant reggae. Et encore sur « Lo Vamos A Intentar », une plage ensoleillée au cours de laquelle l’espoir d’un monde meilleur est symbolisé par l’intervention de la trompette.  

Paru en single, « Emmène-Moi » est une ballade soulignée de cuivres jazzyfiants. « Demain De Bon Matin » adresse un clin d’œil au « Déserteur » de Boris Vian. Pas étonnant que Zaz y participe, puisqu’elle est considérée comme un nouveau porte-drapeau des valeurs de la liberté et de l’antimilitarisme. Sur un ton pourtant festif, « Tu danses et puis tout va » dénonce les injustices de ce monde. « On Se Regarde » nous parle d’un vieux couple qui vit ensemble depuis longtemps. Les époux n’ont plus rien à se dire. L’ennui les ronge et progressivement ils s’éloignent l’un de l’autre…

Deux pistes plus rock : le cuivré « J' Nous Imagine » et le percutant « Je Resterai ». Un morceau contaminé par le drum&bass : « Ce Gamin-Là ». Quant au titre maître, légèrement électro, il trahit une vision de la capitale européenne par les Provençaux.   

Pulpul, le chanteur du groupe ibérique Ska-P, prête sa voix à l’énergique « Quiero Sonar ». Un style qu’on retrouve sur « Laisser Faire », piste au cours de laquelle les cuivres s’en donnent à cœur joie.   

Les nouveaux troubadours du XXIème se produiront à Bruxelles ce 23 mars 2016 à la salle de la Madeleine et sillonneront l’hexagone de février à juillet…

 

dimanche, 27 décembre 2015 18:25

Darker Than Blue

Blue Daisy, aka Blue Daisy, est un rappeur et producteur londonien. Sa musique est contaminée à la fois par le dubstep, la bass music, le jazz, le punk, l’indus et le hip hop. Grave, rauque, sa voix évoque instantanément celle de Tricky. Il a d'ailleurs collaboré aux sessions d’enregistrement de « False Idols », que le bidouilleur de Bristol avait concocté en 2013.

« Darker Than Blue » fait suite à « The Sunday Gift », paru en 2011. Un disque qui baigne au sein d’une ambiance ténébreuse, angoissante, poisseuse, glauque, parfois même sinistre… Le spectre de Tricky plane constamment. Il y a du trip hop, du rap, et même du psychédélisme hendrixien sur le titre maître ainsi que sur l’instrumental « Gravediggers ». La voix douce de Connie Constance contraste avec celle, bien caverneuse et lugubre de Kwesi, tout au long d’« Alone ». « Six Days » nous entraîne dans les profondeurs de l’enfer. Et au bout de ce voyage chez les morts-vivants, « You & Me » opère un retour au calme. Il était temps !

 

mardi, 15 décembre 2015 00:00

Sur pilotage automatique…

Auteur, compositeur et interprète, Stephan Eicher est né le 17 août 1960 à Müchenbuchsee, près de Berne. Il réalise également des œuvres graphiques sous un pseudo. C’est en 1980 qu’il fonde Grauzone, en compagnie de son plus jeune frangin, Martin. La scène musicale zurichoise baigne alors dans l’électro/indus. De cette aventure, au cours de laquelle il va publier trois elpees, on retiendra surtout le tube planétaire « Eisbär ». Parallèlement, il embrasse déjà une carrière en solitaire, et grave, dès septembre 80, un premier opus solo, à l’aide d’un dictaphone : « Spielt The Noise Boys ». Depuis, on peut dire que l’artiste suisse a fait du chemin, un parcours jalonné de 13 long playings et de toute une volée de hits, dont les plus notoires « Déjeuner en paix », « Combien de temps » ainsi que « Des hauts des bas ».

Son dernier LP, « l’Envolée » remonte à 2012. Mais aujourd’hui, il est reparti en tournée afin de défendre son nouveau projet au cours duquel il confronte l’homme et la machine. Pour réaliser ce concept, il a pu compter sur Reyn Ouwehand, un musicien, mais également un orfèvre en technologie mécanique. Sur les planches, il est seul, armé d’une guitare, parfois assis derrière son piano, face à ses machines. En fait, des instruments organiques automatisés. Il y en a sept. Il commande une partie d'entre elles à l'aide d'un pédalier et une autre de sa guitare. Le système de boucles déclenche les machines et dicte la marche à suivre. Il a d’ailleurs baptisé ce spectacle ‘Stephan Eicher und die automaten’. Tout au long de celui-ci, il va revisiter son répertoire, mais également présenter de nouvelles compos coécrites en compagnie de deux écrivains. Un Français : Philippe Djian ; et un Helvète : Martin Suter. Ces morceaux n’ont pas encore été gravés sur support et sont proposés sous une forme différente, selon son inspiration ainsi que de la réaction du public, lors de chaque concert. Quelque part, Mr Eicher en revient aux sources, quand il se produisait seul, sur les planches, en se servant de boîtes à rythmes, de séquenceurs et de synthétiseurs monophoniques.

Pas de supporting act. Stephan monte seul sur l’estrade au milieu de son orchestre robotique : un piano, un orgue d'église, un kit de batterie constitué de deux caisses claires, d'un tom basse et d'une grosse caisse, un accordéon, un glockenspiel, des clochettes et un xylophone. Si vous n’êtes jamais allé au Musée des Automates de Souillac, dans le Périgord, vous allez en aurez ici un bel aperçu. Le look à la d’Artagnan, il est vêtu d’une chemise blanche et d'un costume complet 3 pièces de couleur noire. Le lightshow est particulièrement élaboré. Suivant les compos, il est intimiste voire cosy ou alors carrément dynamique, et notamment lorsque trois projecteurs descendent de cintres grâce à des bras articulés, chaque note produite par l’automate s’illuminant au moment où elle est jouée. Et tout particulièrement lors de « Déjeuner En Paix », moment au cours duquel ce mécanisme en accordéon monte et descend des leds au gré des notes de musique, pendant que l’orgue s’illumine.

Stephan est un pince-sans-rire ; et va nous le démontrer tout au long de son set. Ainsi, avant d’attaquer « Prisonnière », il signale que vu sa nationalité, il doit parler la langue la plus utilisée au monde : le mandarin. Mais que son instruction s’est arrêtée au passé simple. Puis il a lu les journaux grecs qui parlaient de crise, mais c’est une langue morte. Il ne jouerait du piano que depuis peu de temps. Avant de proposer une nouvelle compo : « La prisonnière ». Parfois difficile de détecter le vrai du faux. Mais souvent ses propos déclenchent l’hilarité générale. Il demande à l’auditoire de frotter deux doigts afin d’imiter le bruit de la pluie, ajoutant ‘Comme à Bruxelles et pas Knokke-le-Zoute ; et vous arrêtez quand vous connaissez la chanson. Bon, je me concentre’. Il raconte l'histoire de Nikola Tesla, un Serbe émigré aux States, qui a inventé le Tesla Coil, une machine capable de cracher des arcs de 250 000 volts et qui produit des sons lorsqu’ils s’entrechoquent. C’était également un proche collaborateur de Thomas Edison. Et Stephan va tout particulièrement utiliser cette machine, lors de « Déjeuner En Paix ». Il évoque également le hamster que tout le monde a dans sa poche et qu’on retourne sur le dos en lui caressant les parties génitales : l’iPhone. La foule se lève et applaudit. En empoignant une bouteille d'eau, il confesse que dans chaque ville où il passe, il aime bien goûter l'eau du robinet. Il en demande un verre et conclut qu’elle est très bonne. Il nous révèle ses propres définitions de ‘medley' et de 'pot pourri'. Et elles finissent par devenir alcoolisées… Avant d’attaquer, justement un medley ou un pot pourri, selon. Mais bien tassé !

Stephan Eicher interprète deux morceaux en suisse alémanique, « Gang Nid Aso » et la cover de Mani Matter, « Hemmige ». C’est sa langue natale. Il n’y manquait que quelques violons. M’enfin, l’accordéon a pu s’en donner à cœur joie.

Et le spectacle de s’achever définitivement par « Tu ne me dois rien ». Il demande alors à l’auditoire de programmer son hamster 4 minutes après le début de la chanson, en y prévoyant la sonorité du réveil. En fin de parcours, toutes les mélodies des GSM se déclenchent, provoquant une fin aussi inattendue que magique.

(Organisation Live Nation)

Setlist:

1. Si tu veux que je chante (nouveau)
2. Two People in a room
3. Voyage

4. La Prisonnière (nouveau)
5. Rivière
6. Combien de temps
7. Hemmige
8. Oh Ironie
9. Combien de temps
10. Gang nid äso (nouveau)
11. Déjeuner en paix
12. Eldorado
13. Pas d’ami comme toi
14. Ce peu d’amour

Rappel:

15. « Poissons alcoolisés : Campari Soda / Ce soir je bois / Tous les bars / Silence / Manteau de gloire / Campari Soda » Medley / Pot-pourri
16. Hemmige
17. Tu ne me dois rien

(Organisation : Live Nation)

Les prochains concerts

En Belgique 

  Fev 05 Maison de la Culture Tournai
  Mar 05 Maison de la culture Soignies      

En France

  Jan 15 Théâtre Le Colisée Lens
 
Jan 16 Le Colisée Roubaix   
 
Jan 22 Théâtre de l'Archipel-Grenat Perpignan 
 
Jan 23 Théâtre Corbeil-Essonnes  
 
Fev 09 Le Sémaphore Cebazat 
 
Fev 10 Centre Culturel Théo Argence Saint-Priest 
 
Fev 11 Palais des Festivals Marseille 
 
Mar 03 Théâtre des Jacobins Dinan
 
Mar 04 Théâtre Municipal Béthune
 
Mar 09 Espace Charles Aznavour Arnouville
 
Mar 10 Théâtre Paul Eluard Stains   
 
Mar 11 Cité des Congrès Nantes
 
Mar 12 Théâtre de l'Arche Treguier
 
Mar 16 Théâtre Jean-Alary Carcassonne   
 
Mar 17 Théâtre Fémina Bordeaux  
 
Mar 18 Théâtre municipal Coutances
 
Mar 19 Le Quartz Brest    
 
Mar 24 MC2 Grenoble   
 
Mar 25 Maison de la culture Nevers  
 
Mar 26 Théâtre des Cordeliers Romans    
 
Avr 06 Théâtre Luxembourg Meaux  
 
Avr 07 Théâtre Caudry   
 
Avr 08 Centre Culturel Yves Furet La Souterraine  
 
Avr 09 Ferme du Manet Montigny-Le-Bretonneux   
 
Avr 14 Théâtre Saint Louis Cholet  
 
Avr 16 Maison des Arts Thonon-Les-Bains  

Et au Grand-duché de Luxembourg

  Fev 06 Rockhal Esch-Sur-Alzette

 

 

Ce soir, trois concerts sont programmés au Botanique : Vianney à l'Orangerie, Son Little au Witloof Bar et Akro à la Rotonde. Votre serviteur a décidé d’opter pour celui d’un des Mc de Starflam, Akro. Il vient de graver son quatrième opus solo, « Quadrifolies ». Et c’est dans le cadre de sa sortie officielle, qu’est organisée la ‘release party’. Un spectacle au cours duquel de nombreux invités sont prévus. Il y a déjà bien du peuple, quand le supporting act monte sur l’estrade…

Il s’agit de Prezy-H, un Bruxellois qui se produit en live, sous la formule d’un quatuor. Il est épaulé par 3 Mc's et un Dj. A sa gauche Miss Shine et à sa droite de Mr 6smik. Derrière les platines, s’est planté Dj Substance. Chaussé de lunettes fumées, qu’il porte sur le bout du nez, vêtu d’une veste de cuir –il va la laisser tomber rapidement– et coupe de cheveux à la brosse américaine, Prez-H a une bonne bouille. On dirait qu’il sort d’une série yankee des nineties. Mais surtout, il va mouiller sa chemise pour chauffer graduellement l’ambiance, ne négligeant jamais l’aspect interactif entre la foule et lui.

Prezy-H aime les calembours et les rimes. Sa plume est bien acérée. Son phrasé dévastateur. Et son style plutôt ‘old school’. Dès « 90’ », premier titre de la set list, il invite le public à lever les bras. Les spectateurs s’exécutent. Il nous parle des années-lumière, de Michael Jordan auquel il voue un culte certain, des gangs boys, sans piles rechargeables. Pour s’enfoncer dans les eighties, il exhorte de nouveau la foule à remettre les mains en l’air. Peu à peu, la Rotonde se transforme en dancefloor improvisé. Le public va même danser le ‘Mia’, pour son plus grand bonheur. Mais aussi le funk. Dj Substance se plante. Prezy-H incite la foule à le conspuer. Mais la réaction est bon enfant. Il clame : ‘Même si tu ne sais pas danser, tu ne seras pas ridicule’. Puis explique comment draguer une meuf. Drôle ! Il invite les spectateurs à allumer briquets et smartphones. Un peu comme à Forest National. Mais ici la salle est plus petite, et le résultat finalement moins magique mais plus sympa. Prezy-H prépare la sortie d’un premier elpee…

Dix minutes sont nécessaires pour débarrasser le matos de la première partie et installer celui de la tête d’affiche.

L’intro est religieuse. Les artistes grimpent sur le podium, capuches rabattues sur le visage. Un guitariste, un bassiste, un drummer et un Dj. Sans oublier Akro, précédé d’une choriste qui porte pieusement un cierge qu’elle place devant son micro, avant de l’éteindre. Plutôt jolie, toute de noir vêtue, un bonnet dissimule sa chevelure. Thomas est de petite taille, mais derrière le micro, il tue. Très caractéristique, sa voix est reconnaissable entre mille. Dès « Si J'Etais Dead », un titre du nouvel elpee, le gun claque. Thomas nous parle de la mort. La chanson terminée, les protagonistes rabattent leurs capuches sur le dos. Tiens, c’est Eric Renward qui se charge de la gratte (NDR : bassiste de Beautiful Badness, il s’est également investi pour participer à l’écriture des compos du dernier LP de Thomas).

Tout au long de « Quadrifolies », titre maître du dernier long playing, Thomas aborde un sujet qui le ronge : il a la quarantaine et veut rester jeune.

Le premier invité, c’est un Verviétois : Sixo. Il est barbu, mais sympathique. Il ne porte pas de ceinture explosive ; ce sont ses rimes qui sont explosives. Et tout au long de « Mes 16 », les scratches sont terriblement efficaces. Extraite de « Bleu Electrique », « La Zone » est une compo paisible. La version ‘live’ proposée lors de ce set, est bien plus virulente. Faut dire que Thomas a la tchatche et nous la fait passer à travers la chanson, revue et corrigée…

Dj Dysfunk fait une petite apparition aux platines ; mais va y mettre le 'feu'. Tout au long de « On Chillait », Thomas nous parle de ses deux filles. Dommage que Daddy Kay ne soit pas de la partie.

Starflam n’est pas oublié. Ce qui va nous valoir un medley. Mais aussi la présence de Mc Daer, pour « Post Mortem ». « Bruxelles Plurielle » lorgne davantage vers le rock.

Véritable touche-à-tout, Thomas puise ses racines dans le rap et le hip hop, mais il est aussi capable d’aborder d’autres genres musicaux, comme le funk, le disco ou la world…

Epaulée par deux danseuses, Marie Warnant nous réserve le très pop « Les femmes sont là ». Au bout de 70 minutes, le show s’achève par « Tiens Bon », une plage issue du nouvel album. Thomas invite une petite fille pour la faire danser.

Ses racines sont africaines. Akro en est fier et nous le rappelle. Ce qui explique pourquoi, lors de l’encore, il nous propose « Ak Mundele », un final au cours duquel l’auditoire va se lancer dans une danse africaine.

A l’issue de cette ‘release party’, Thomas semblait satisfait de sa soirée. Il a même payé un petit verre à l’assemblée…

(Organisation : Botanique)

Set list Akro

« Si J'Etais Dead »
« Quadrifolies »
« Pires Sont Ceux »
« Mes 16 »
«La Zone »
« Mon Beat Est Club » + Medley Starflam
« Ne Jamais Dire Jamais »
« Mémoire Vive »
« DJ Dysfunk'show'nal »
« On Chillait »
« Post Mortem »
« Dirty Sale »

« Bitches From Brussels »
« Bruxelles Plurielle »
« Les Femmes Sont Là »
« Pas Si Parfait »
« Tiens Bon »

Rappel

« Ak Mundele »

dimanche, 13 décembre 2015 00:00

Une belle brochette d’invités…

C'est la dernière représentation d'Antoine Chance. Un point final mis au bout d’une centaine de dates qui l’ont entraîné de la Belgique à l’Egypte, en passant par la France, la Suisse et le Canada. Où il a défendu son premier album « Fou », paru l’an dernier. Pour la circonstance, il a invité du beau monde et surtout ses potes dont Ours (aka Charles Souchon), Ziggy (drummer chez Puggy), Jawhar, Craig Walker (ex-chanteur d'Archive) et enfin Nicolas Michaux.

Il y a du peuple, mais la salle n’est pas comble. D’ailleurs, les rideaux sont tirés à hauteur de la table de mixing. Bonne nouvelle, Benoît et Alex Leroy sont aux manettes, c’est-à-dire les ingénieurs du son de Puggy.

Antoine se consacre à la gratte (acoustique ou électrique) et parfois au synthés. Ce soir, il est soutenu par le bassiste Geoffrey Hautvas, le drummer Yannick Dupont et un quatrième musico préposé aux synthés et circonstanciellement à la trompette. Sans oublier deux autres cuivres, un saxophoniste et un tromboniste. C’est le line up de base.

Pas de supporting act. En toile de fond le nom de l’artiste est mentionné en lettres blanches. Antoine s’installe à l’extrémité droite du podium. Il empoigne sa guitare électrique et aborde « Rejoins Moi », une compo empreinte de tendresse. Puis embraie par « Elle danse ». Ces deux morceaux sont rituellement ceux qui entament ses concerts. Des filles brandissent des papiers sur lesquels on peut lire des messages comme ‘Merci’ ou ‘Ce soir, on donne tout !’  Tout au long d’« Elle danse », Antoine siège derrière le piano. Une nouvelle compo : « Qu'est ce qu'il nous faut ». Il reprend sa guitare et demande au public féminin de répéter les mots du refrain. Pas terrible ! Et lorsqu’il s’adresse au masculin, ce n’est guère plus brillant. Le deuxième essai est enfin concluant. Au milieu de la chanson, Geoffrey fait signe à l’auditoire, qui peut alors s’époumoner sur ce fameux refrain.

Charles Souchon aka Ours est le premier invité. Le duo va interpréter un titre du grizzly, « Le Cafard Des Fanfares », épaulé par un trio de cuivres. Ce qui rend l’atmosphère du morceau particulièrement chaleureuse.

Ziggy remplace Yannick aux fûts tout au long de « Rate d'un rien ». Manifestement, le batteur de Puggy a faim de concerts et sa frappe est musclée.

Place ensuite à Jawhar. Il est coiffé d'un fez (NDR : toque rouge en feutre). Le tandem se partage le chant –et en arabe– pour une des plus belles ballades de cet artiste, « Allemni ». Et Antoine ne se débrouille pas mal dans la langue…  

Ziggy et Julien participent aux percus (caisses claire) tout au long de « Sur L'Asphalte ».

Le temps d'accorder sa guitare, Antoine demande à Geoffrey de raconter l’une ou l’autre histoire drôle. Il est doué, car ses blagues déclenchent un fou rire général. Yannick cède ses baguettes à Julien Pascal, le batteur de substitution, pour « Bye Bye ».

Autre invité, Craig Walker. L’ex-chanteur d’Archive prête sa superbe voix à « Day Or Night ». Antoine nous signale que Craig débarque tout spécialement de Berlin où il réside. Chance siège derrière les ivoires et les cuivres sont à nouveau de la partie.

Nicola Michaux se réserve le micro sur « A La Vie A La Mort », alors que Geoffrey s’est installé derrière les claviers. Les cordes d’Antoine affrontent celles de Geoffrey (6 contre 4) ; et notamment sur « King's Shilling », un rock'n'roll pur et dur signé Hautvas, le leader d’Electric Chateau.

Le set s’achève par « Fou », le titre maître de l’elpee. Ce sont les cuivres qui amorcent ce brûlot.

« Qui Sait » ouvre le rappel. La foule réclame « Parader En Enfer ». Mais humoristiquement, Antoine signale que ce titre n’est pas prévu sur la set list ; et que de toutes manières, c’est lui qui décide. Fou rire général ! Il entame cette chanson aux ivoires. Le public commence par la reprendre en choeur. Attentif, Mr Chance indique que c’est parfait et embraie, dans un climat cuivré. Le titre achevé, Antoine informe discrètement ses musiciens qu’il est temps de tirer sa révérence.

Mais l’équipe revient pour un second encore. Au cours duquel on aura droit à une nouvelle compo, « Trouble ». Une chanson interprétée au bord de la scène. Geoffrey s’accompagne à la sèche. Yannick se consacre au glockenspiel. La trompette s’immisce dans l’ensemble, avant que le trombone ne finisse par s’imposer. Les ‘hou hou’ fusent. Le public est ravi. Une belle soirée au cours de laquelle Antoine, ses musicos et la belle brochette d’invités sont parvenus à tenir l’auditoire en haleine, tout en réussissant à le captiver.

Au cours des prochains mois, Antoine Chance va prendre un peu de repos, mais surtout composer les chansons de son deuxième long playing. L’artiste carbure au diesel ; donc il faudra lui laisser du temps. En espérant quand même ne plus devoir attendre 10 ans avant de voir une suite à son premier long playing…

(Organisation : Botanique et Ubu Concerts)

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