Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Kreator - 25/03/2026
Stereolab
Bernard Dagnies

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jeudi, 16 mai 2024 10:41

Seppuku propulsé dans le temps…

Seppuku est un quintet marseillais qui a décidé d'aller à contre-courant des tendances et d'explorer des terrains sonores inattendus et résolument modernes.

Sur « Lost My Smile », single qui annonce son premier elpee, la formation shoegaze transporte l'auditeur en un instant, entre des murs de guitares percutants et la douceur de nappes de synthétiseurs.

Intitulé « Times », son futur opus paraîtra ce 28 juin 2024, un disque dont l'enregistrement s’est étalé sur trois ans, entre un domaine oléicole isolé dans les Alpilles et une maison hantée dans la Drôme avant de se taper une dernière ligne droite vers le prestigieux Studio Noir à Paris.

On a parfois l’impression, dans cet océan de créativité féérique, que Seppuku reprend les choses que My Bloody Valentine, lors de son chef d’œuvre « Loveless », avait abandonnées. Pourtant les membres de Seppuku ont trente ans de moyenne d’âge et ils n’étaient pas nés quand déferlaient « Giant Steps » des Boo Radleys ou « Going Blank Again » de Ride. Et contrairement aux shoegazers, ils ne regardent pas leurs pompes, mais les étoiles. Seppuku dévoile sur ce premier long format un mur de son organique et innovant, des mélodies déviantes, enivrantes et palpitantes. Un son unique, à la fois nostalgique et avant-gardiste, naviguant quelque part entre douceur pop et décollage de Boeing.

Le clip de « Lost my smile » est à voir et écouter ici

 

 

Musicien et producteur, Steve Albini est décédé ce 7 mai 2024, à l’âge de 61 ans. Il a produit des albums de Nirvana, Pixies, PJ Harvey, Jimmy Page & Robert Plant, Hugh Cornwell, Stooges, Breeders et la liste est loin d’être exhaustive.

Il a été le leader de plusieurs groupes de rock underground, notamment Big Black, Rapeman et Shellac, qui ont exploré des sonorités brutes, industrielles et expérimentales. Il était également très critique à l’égard de l'industrie musicale et de ses pratiques d'exploitation.

Il préférait se définir comme ingénieur du son plutôt que producteur, car il chercher à capter le son le plus fidèle et le plus naturel des groupes ou des artistes qu'il enregistrait. Il travaillait en analogique, refusait de percevoir des royalties et s'opposait à toute interférence des labels. Il a fondé son propre studio, Electrical Audio, en 1997.

De nombreux artistes ont rendu hommage à Albini, saluant son influence, sa générosité, son intégrité et son originalité. Sur la toile, on le décrit comme une ‘légende’, une ‘icône’, un ‘visionnaire’ et un ‘sorcier’ de l’indie rock...

RIP

 

Le groupe norvégien Mayflower Madame publie ce 10 mai 2024, « A Foretold Ecstasy », premier single extrait de son troisième elpee, qui paraîtra cet automne. Le titre est accompagné d’une vidéo réalisée par Astrid Serck, collaboratrice visuelle de longue date du groupe.

Dans « A Foretold Ecstasy » le groupe affine son alliance caractéristique de post-punk, de shoegaze et de psychédélisme dans un paysage sonore plus net, caractérisé par une section rythmique puissante, des synthés atmosphériques et des guitares saturées de reverb.

Selon le chanteur Trond Fagernes, les paroles parlent de la recherche constante d'une sorte d'exaltation ou de sensation enivrante pour soulager ses troubles intérieurs, tout en étant conscient que ce n'est qu'un état passager suivi d'une chute inévitable.

Le futur long playing a été mixé et masterisé par le célèbre ingénieur italien Maurizio Baggio (The Soft Moon, Boy Harsher, The Vacant Lots.

Le clip de « A Foretold Ecstasy » est disponible

 

 

dimanche, 05 mai 2024 13:21

Les oscillations de Black Market Karma

Black Market Karma sortira son onzième elpee studio, "Wobble", ce 26 juillet 2024. En attendant, il nous propose le single "Oozer", sous forme de clip ; et il est disponible

A propos de ce single, Stanley Belton déclare :

‘"Oozer" parle d'être malléable et de s'adapter à la vie telle qu'elle se présente à vous. S'accrocher à ce que l'on croit être vrai tout en étant ouvert à de nouvelles informations et techniques. Le liquide contourne un obstacle au lieu de le traverser. Il s'agit également de recycler les états mentaux négatifs en recherchant des choses que l'on aime, et de les réutiliser comme une sorte de carburant positif’

Stanley est le leader de ce band originaire de Londres et résidant désormais sur la côte sud. C’est lui qui écrit, joue, enregistre, produit et, jusqu'à présent, autoédite tout depuis son propre studio ‘Cocoon’. Le titre de l'album fait référence à l'oscillation de la bande, aux fluctuations subtiles de la hauteur de la voix, caractéristiques du matériel d'enregistrement analogique. Autrefois considérées comme une limitation par les anciennes générations, elles évoquent pour d'autres une nostalgie bienvenue, et c'est ce que Belton a cherché à creuser ici :

‘Sur le plan sonore, je voulais que l'album donne l'impression qu'une collection d'instruments mis au rebut et en mauvais état reprenait vie, se remettait en état et commençait à jouer. Le son est une tentative de donner une forme à ce sentiment souvent informe qu'est la nostalgie. Les chansons tentent de cristalliser un sentiment connu sous le nom de ‘fernweh’. Une sorte de nostalgie pour un lieu et un temps que vous n'avez jamais connu, que ce soit dans ce monde ou dans un autre.’

dimanche, 05 mai 2024 13:17

Un 7" pour DAIISTAR

Les jeunes pousses noise-pop d'Austin (Texas), DAIISTAR, sortiront un 7" ce 10 mai, un disque sur lequel figera un remix du « Velvet Reality » de Sonic Boom (en écoute ) et son 'dernier single, « Clear » (lyric vidéo ici) sur la face A.

« Clear » et le remix qui l'accompagne sont issus du premier album de DAIISTAR, « Good Time », un mélange de bruit narcotique et de mélodie inspiré des années 80/90, produit par Alex Maas des Black Angels et réalisé par James Petralli de White Denim. La version studio de « Velvet Reality » clôturait à l'origine l'elpee « Good Time » dans une brume rêveuse et délavée. Elle est ici davantage déconstruite par le cofondateur de Spacemen 3, Pete Kember, aka Sonic Boom.

Podcast 27 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

dimanche, 05 mai 2024 13:14

L’apocalypse selon Juju…

« Apocalypse is God's Spoiler », le nouveau long playing de Juju et paru ce 15 mars 2024.

JuJu est le fruit du travail du multi-instrumentiste et producteur sicilien Gioele Valenti, également l'une des moitiés du projet Occult Psych Lay Llamas (Rocket Recordings) et l'homme derrière Herself, un projet folktronica impliquant des artistes comme Jonathan Donahue de Mercury Rev, John Fallon de The Steppes et Amaury Cambuzat de Faust et d'Ulan Bator.

Le single « Cosmic fall » est disponible sous forme de clip ici et celui de « Dead at 25 »,

Suite aux collaborations avec Chad Channing des majestueux Nirvana de Seattle et Luca Giovanardi du combo italien Julie's Haircut, JuJu semble encapsuler une perspective claire et désillusionnée sur notre époque actuelle, reflétant un monde saturé par les médias de masse, l'hédonisme terminal et la guerre totale omniprésente.

Le son original de JuJu, mélangeant Shoegaze et Psych avec des rythmes africains Juju et Touareg, avait emprunté une nouvelle direction sur son précédent opus, « La Que Sabe », introduisant une nouvelle forme de rituels disco sacrilèges mêlés à des guitares fuzzy et réverbérées, et embrassant même le Post Punk, la Darkwave, l'Industriel et la Synthpop. « Apocalypse Is God's Spoiler » crée un pont entre l'ancien et le nouveau monde et constitue la synthèse parfaite des explorations sonores de Valenti chez JuJu.

Podcast 26 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

samedi, 27 avril 2024 17:34

Dreck (single)

Modecenter est une formation autrichienne dont le second elpee, « Altes Glück », paraîtra ce 10 mai. Depuis sa naissance, le groupe a connu plusieurs changements de line up, mais le style musical continue de baigner dans un cocktail de post punk, de noisy et de post hardcore. Une expression sonore qui peut se révéler, tour à tour, percutante ou bouleversante.

« Dreck » (en écoute ), son second single extrait de cet opus est une petite viennoiserie. Il fait suite à « Endurance Eurodance » (clip ici), sorti ce 1er mars 2024.

Podcast # 30 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

mercredi, 24 avril 2024 18:48

Codes

« Codes » constitue le premier elpee solo d'Anja Huwe, l'ancienne chanteuse de Xmal Deutschland, un groupe post-punk/gothique qui a sévi au cours des eighties.

Après quatre albums, Anja avait abandonné la musique, pour poursuivre une carrière dans les arts visuels.

Pendant la pandémie, sous l’impulsion de son amie de longue date Mona Mur – chanteuse, autrice-compositrice et leadeuse du projet Mona Mur & die Mieter (NDR : un autre band allemand qui a sévi au cours des 80’s), elle décide de revenir à la musique. Ensemble, elles travaillent pendant un an et demi, composant, interprétant et produisant les morceaux qui allaient devenir l’album « Codes ». Lors des sessions, elles ont reçu le concours de l’ex-guitariste de Xmal Deutscland, Manuela Rickers, dont on reconnaît parfaitement les sonorités caractéristiques.

Le long playing été mixé et masterisé par Jon Caffery qui, dans le passé, a bossé pour des formations comme Joy Division, Gary Numan et Einstürzende Neubauten.

Outre l’injection de sonorités électroniques dispensées par Mona Mur (le downtempo « Exit » imprimé sur un tempo tribal, le synth pop « O Wald », l’electronica « Sleep With One Eye Open »), cet opus épique, claustrophobe et parfois agressif, rappelle très souvent le post-punk gothique de Xmal Deutschland. A l’instar du frénétique et hypnotique « Rabenschwarz ». Mais cet LP s’aventure également dans le cabaret (« Skuggornas ») et le glam (« Pariah »).

 

Enfin, les textes traite de l'expérience humaine face aux extrêmes, un thème inspiré par le journal d'un partisan juif qui a vécu dans les forêts de la Russie blanche pendant la Seconde Guerre mondiale.

mercredi, 24 avril 2024 18:46

What Do We Do Now

« What Do We Do Now » constitue le cinquième elpee solo de J Mascis, mieux connu comme leader de Dinosaur Jr.

Lors des sessions, il a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont Ken Maiuri (originaire du Massachusetts, il milite actuellement chez les B-52's) aux claviers et Matthew Dunn à guitare slide et steel alors que Jay, outre les parties de guitares, s’est également réservé les drums.

Le timbre vocal croassant colle parfaitement aux thèmes de l’elpee qui traitent du chagrin, de la perte, de la communication, de la compréhension et de l'acceptation, tout en exprimant à la fois la tristesse, la tendresse et l'optimisme et reflétant les questionnements de J Mascis sur sa vie et sa carrière.

Mais si la trame des compos est acoustique, Mascis vient régulièrement y incruster des solos de guitare électrique épiques aux accents très seventies.

mercredi, 24 avril 2024 18:44

Little Rope

Symbole du riot grrrl, par excellence, Sleater-Kinney est un groupe féminin de punk rock, originaire d'Olympia, dans l'État de Washington. Depuis le départ de la drummeuse Janet Weiss, en 2019, le line up est réduit à un duo réunissant les deux chanteuses/guitaristes Corin Tucker et Carrie Brownstein.

Onzième elpee, « Little Rope » constitue le plus sombre de Sleater Kinney. Et pour cause, lors des sessions d’enregistrement, elles ont appris que la mère et le beau-père de Carrie Brownstein avaient été victimes d’un accident de voiture mortel…

C’est d’ailleurs Corin qui assure le lead vocal, soutenant son amie Carrie qui traversait une période difficile. Sa voix titanesque et sa conviction féroce constituent les points d'ancrage de « Little Rope », depuis le cri de ralliement au quasi-chuchotement.

Si sur cet opus, le duo a réussi à capturer les émotions complexes de notre époque et le processus délicat du deuil, en se servant d’une écriture tendue associée à des textures de guitare énergiques, des voix en contrepoint et des nuances pop, certains morceaux sont trop ternes et ne parviennent pas à sortir d’une certaine prévisibilité…

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