Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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The Wolf Banes - De Casin...
Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Peter Principle Dachert est décédé ce 17 juillet, à l’âge de 63 ans. A Bruxelles. Probablement des suites d’un infarctus. Il avait rejoint Tuxedomoon en 1977, soit un an après les balbutiements du groupe alors fondé par Steven Brown et Blaine L. Reinginger (NDR : ces deux derniers avaient d’ailleurs accordé un interview à votre serviteur, à lire ici).

Tuxedomoon est une formation culte considérée comme pionnière de la scène no wave. Tout en fusionnant pop, rock, new wave, punk, classique, jazz et électro, elle se servait de visuels, d’innovations technologiques ainsi que d’expression corporelle lors de ses shows. Elle avait publié son premier elpee chez Half Mute, en 1980, le label des Residents. Une fameuse référence ! En 1981, les musiciens s’étaient exilés en Belgique, suite à l’élection de Ronald Reagan, à la présidence des States. C’est ainsi que le combo avait signé chez Crammed Discs. Début des 90’s, le groupe a pris une pause de 8 années, avant de recommencer l’aventure, mais sans le chanteur Winston Tong.

Outre Tuxedomoon, Peter Principle a également milité au sein de Soft Verdict, le band de Wim Mertens. Il avait également enregistré trois opus en solo, « Sedimental Journey, Tone Poems » (1988), « Conjunction » (1990) et « Idyllatry » (2005). Il avait également produit des artistes belges, dont le groupe tournaisien Rank Z’Heroes, en 1984, pour son maxi 6 titres "Heartbit". Baptisée ‘Update’, une nouvelle tournée du groupe avait commencé le 7 juillet et devait traverser l’Europe tout au long des mois de juillet et août.

L'an dernier, le musicien, metteur en scène et artiste visuel Bruce Geduldig, est également décédé à l’âge de 63 ans. Mais à Sacramento, en Californie.

RIP

 

vendredi, 22 septembre 2017 18:08

And Also The Trees de retour en Belgique

And Also The Trees sera de retour en Belgique ces 20 et 21 octobre pour deux concerts. En l’occurrence           

20.10.17 ARLON (L'Entrepôt) - 20h
+ White Coal Addiction (b)

Pour la billetterie, c’est ici

21.10.17 CHAPELLE-lez-HERLAIMONT (Le Cercle) - 19h30
+ La Vierge du Chancelier Rolin (b)
+ After Party : DJ Gondrand

Pour la billetterie, c’est

Et si vous souhaitez en savoir davantage au sujet de cette formation britannique, née il y a près de 40 ans, la dernière interview accordée par Simon Jones à Musiczine, est toujours disponible ici. Et il nous parle, notamment, de son dernier elpee, « Born into the waves », paru l’an dernier.

 

           

jeudi, 14 septembre 2017 19:17

King Krule magicien d’Ooz?

King Krule c’est le projet du Britannique Archy Marshall. Il publiera son second elpee, « The Ooz », ce 13 octobre, un disque qui fait suite à « Six Feet Beneath the Moon », paru en 2013, et un album solo, « A New Place 2 Drown », en 2015. Prélude au nouvel opus, le single « Dum surfer », a également été traduit en clip, et pour l’écouter et le regarder, c’est ici

Puisant ses sources, notamment, dans l’indie rock insulaire (Edwyn Collins, Morrissey), la darkwave, l’afrobeat, le dub, la new age, le hip hop, le jazz, le punk et le rock’n’roll, la musique de ce chanteur/compositeur/producteur et bien sûr, musicien, a de quoi surprendre…

Il se produira ce 12 novembre au sein de la salle anversoise, De Roma.

Tracklisting

1. Biscuit Town
2. The Locomotive
3. Dum Surfer
4. Slush Puppy
5. Bermondsey Bosom (Left)
6. Logos
7. Sublunary
8. Lonely Blue
9. Cadet Limbo

10.  Emergency Blimp
11.  Czech One
12.  (A Slide In) New Drugs
13.  Vidual
14.  Bermondsey Bosom (Right)
15.  Half Man Half Shark
16.  The Cadet Leaps
17.  The Ooz
18. 
Midnight 01(Deep Sea Diver)
19.  La Lune

http://www.kingkrule.co.uk/

lundi, 11 septembre 2017 16:53

Demo

Till it’s a crime est un duo réunissant Emeline Dufoulon (composition, guitare électrique, synthé, boite à rythmes, chant) et Fabrice Dupuy (écriture, guitare électrique et chant). Cette démo propose 4 plages au cours desquelles les deux vocalistes dialoguent ou chantent des poésies érotiques et sulfureuses. La voix de Fabrice évoque parfois celle de Gaëtan Roussel. Celle d’Emeline me fait plutôt penser à celle de Brigitte Arens (NDR : si, si rappelez vous celle qui déclamait sur le hit de Visage, « Fade to grey », en 1980 !) ou quand elle devient plus confessionnelle, Cloé…

« Ces ci et ces là » est balisé par la boîte à rythmes et les accords de piano, quelques notes de guitare éparses mais carillonnantes se posant de ci de là sur la plage…

En attendant, sans doute, « La vague », un morceau complexe, atmosphérique, qui lorgne souvent vers une forme d’électro-indus-noisy, nonobstant des intermèdes exclusivement consacrés aux tête-à-tête…

Plus dépouillé, « Sans issue » installe une conversation sur un lit de synthé, secoué épisodiquement par une boîte à rythmes programmée en cadence binaire, avant que quelques cordes de guitare ne viennent résonner d’une manière bancale…

Imprimé sur un tempo métronomique, « Les vergers » parachève cette démo. Telles de feuilles en automne, les ivoires semblent tourner en boucle quand ils n’adoptent pas un profil jazzyfiant, alors qu’en milieu de parcours, la gratte vient se greffer furtivement sur la ramure…

lundi, 11 septembre 2017 16:43

Summer love

The Narcotic Daffodils a été particulièrement secoué, puisque trois des membres se sont fait la malle, dont la chanteuse, Irène Csordas, qui avait pris, pourtant, une place de plus en plus importante, au sein du line up. Finalement, les vétérans Simon Rigot et Philippe ‘Flupke’ De Clercq ont décidé de poursuivre l’aventure, en recrutant de nouveaux musiciens. Il a quand même fallu un certain temps avant de dénicher les nouvelles têtes…

Bref, « Summer love » constitue le 3ème elpee du band. Et le titre de l’opus est significatif. Il plonge ou replonge au cœur de la flower power. Paradoxalement, ce titre maître est le seul qui soit sculpté dans le garage/rock à coloration 60’s, nonobstant l’interlude atmosphérique. Une piste qui aurait pu naître d’un croisement entre Count Five et Electric Prunes. Chœurs réminiscents des Yardbirds à l’appui. Car en général ces vocaux sont plutôt atmosphériques. Même que régulièrement on ne peut s’empêcher de penser à Gong. Les morceaux sont également planants, mais surtout particulièrement complexes. Paradoxal, mais la voix de la nouvelle chanteuse, Luna Doppée (NDR : elle avait joué de l’accordéon, sur « Weathered », une plage du dernier LP, « Cellex ») est davantage scandée, lorsqu’elle ne se dilue pas dans l’éther. Finalement, la musique des Narcotic Daffodils est devenue plus prog que psyché, malgré le final « Atomic 53 », piste au cours de laquelle le sitar de Simon est plus présent. Car en général, ce dernier nappe généreusement les compos de son orgue Hammond. Dont les sonorités évoquent tour à tour Jon Lord, Rod Argent (NDR : ce n’est pas neuf !), Steve Winwood (Traffic, Spencer Davis) ou encore feu Ketih Emerson, à l’époque où il végétait encore au sein de Nice (NDR : à vos encyclopédies !)

Et dans le jeu de quilles, figure un titre curieux, « Bruxelles », interprété dans la langue de Voltaire. Enfin, il faut vraiment tendre l’oreille pour comprendre les paroles. C’est sans doute ici que le bât blesse parfois, puisque cette voix est parfois un peu trop noyée sous la richesse de l’instrumentation. Pourtant, le mixing a été confié à Remy Lebbos (Studio Rare Sounds), notoire dans le milieu, à Bruxelles.

Bref, malgré cet été meurtrier, davantage que propice à l’amour, The Narcotic Daffodils a retrouvé un terreau conforme à ses aspirations. Et quoique narcotiques, les jonquilles sont particulièrement parfumées. Alors n’hésitez pas à vous en délecter…

 

lundi, 11 septembre 2017 16:52

H.B.K.N. (Ep)

Hoboken n’est pas une formation issue de la région anversoise, mais un quintet tournaisien, dont la plupart des musiciens ont été biberonnés au punk et au post punk. Celui des Ramones, Clash, Pistols, Dead Kennedys, Undertones, Ramones, Mekons et on en passe. Découpé en 6 titres, cet Ep trahit inévitablement ces influences. Les chœurs dont vindicatifs, dans l’esprit du duo Strummer/Jones. Le lead vocal est plutôt déclamatoire, parfois proche du slam, à l’instar de l’enlevé « Democracy ». En général imprimé sur un tempo 4/4, cette plage se distingue par des inflexions scandées rappelant quelque part les rappeurs qui accompagnaient Serge Gainsbourg, sur « You’re under arrest ». La ligne mélodique est soignée. Parfois on pense aux Babyshambles, même si les deux derniers morceaux, « Work it out » et « Stay » sont plus élaborés, le soliste s’autorisant même l’un ou l’autre petit solo, mais judicieusement incorporé. On ressent bien le DIY des sessions ; ce qui finalement ne nuit pas trop au style musical en présence, puisqu’il reflète l’attitude d’une certaine époque…

Les textes traitent de sujets très actuels, comme celui des jeunes très connectés, mais totalement déconnectés de la réalité parce qu’ils se coupent des relations humaines…

L’album est en préparation.

 

lundi, 11 septembre 2017 16:33

// (Ep)

Quand on évoque Delvaux, on pense immédiatement à Paul, le célèbre peintre belge qui a tâté du post-impressionnisme, de l’expressionnisme, avant de passer au surréalisme. C’est également le nom de deux frères issus de Geraardsbergen, qui ont décidé de monter un groupe, en 2012, sous ce patronyme. En y ajoutant un point. De cette fratrie, il ne subsiste plus aujourd’hui que le seul Bram.

Découpé en 5 pistes, cet Ep propose une musique hybride, ténébreuse et particulièrement élaborée qui baigne au sein d’un climat angoissant. Et le vocal accentue cette impression. Suivant la bio, le quintet mêlerait l’ignorance des 60’s, l’expérimentation des 70’s et le kitsch des 80’s. Mais en approfondissant le sujet, on retrouve chez cette formation d’autres références. Qui évoquent tour à tour Ozark Henry à ses débuts (NDR : l’album « I’m seeking something that has always found me ») et puis deux combos de post punk expérimental qui à leurs débuts, avaient partagé le même label, Ralph Records : Tuxedo Moon ainsi que Rhythm & Noise. Mais le tout semble avoir été contaminé par le trip hop et probablement celui de Tricky. Ainsi, alors que le morceau d’ouverture, « Un homme », baigne dans l’ambient, « 58 » emprunte une ritournelle propulsée par le synthé vintage jusqu’à son dernier souffle, c’est-à-dire après avoir cédé le relais à un tic-tac qui finit par cesser… Et si « Holy thug » se distingue par ses drums tribaux et ses cordes de gratte fébriles, hypnotique et énigmatique, « Kalvendt » constitue la meilleure plage de cet Ep. Enfin, pas sûr que « Gerets/Groetjes » adresse un clin d’œil au célèbre footballeur. C’est sans doute une autre histoire…

 

mercredi, 06 septembre 2017 12:04

La saison 2017/2018 à l’AB est lancée !

La conférence de presse annuelle se déroulait ce mardi 5 septembre, à l’ancien Huis 23, rebaptisé l’AB Salon. Après avoir évoqué sommairement les problèmes de pénuries de salles à Bruxelles, liés notamment à l’indisponibilité du Cirque Royal, suite au conflit qui oppose la Ville au Botanique, ainsi que la question du piétonnier, auquel l’institution a toujours été favorable, c’est donc la programmation et les projets qui ont été développés...

En matière de projet, le lancement de JAZZ 100, au printemps dernier, atteindra son point culminant lors de The New Wave of Belgian Jazz qui proposera la crème de la nouvelle scène belge, mais également l’influente nouvelle vague londonienne, afin de célébrer dignement le 100ème anniversaire de la sortie du tout premier disque de jazz. Le 16 décembre se déroulera un mini festival de jazz/fusion. Il ira à la rencontre de la world, du funk, de la soul, de l’afrobeat et de l’élecro, notamment.  

L’AB Salon accueillera les auteurs-compositeurs-interprètes, dans l’univers de l’expérimentation contemporaine, qu’elle soit classique ou expérimentale. Mais également des conférences et la projection de documentaires musicaux.

L’AB hors les murs ! L’AB proposera un concert à la chapelle des Brigittines. A l’affiche : Mount Eerie. Il viendra défendre son album « A crow looked at me ».

Des cartes blanches ont été accordées à des organisateurs externes afin de proposer des spectacles avant-gardistes. Dont le ‘Sound of The Belgian Underground’ qui accueillera 10 concerts d’artistes ou de formations… underground. Sans oublier celui d’Amen Ra, déjà sold out, et prévu ce 31 octobre.

Lancé à l’initiative de l’AB, il y a 3 ans, le ‘LiveEurope’ prend de l’ampleur. Il implique aujourd’hui 13 salles européennes, dont l’Aéronef de Lille. Objectif ? Permettre aux jeunes talents de poursuivre leur évolution en se produisant aux quatre coins du Vieux Continent.

Le Global (street) Sounds mettra en exergue la world, reflet de la diversité de la capitale. Et puis bien sûr le hip hop, à travers ‘Niveau 4’, lancé à l’initiative de Couleur Café, mais également suite à la collaboration avec la structure ‘All Eyes On Hip Hop’. La scène belge est particulièrement active et à grâce ces concepts, elle aura largement la parole…

Enfin la programmation d’artistes internationaux constitue bien sûr la cerise sur le gâteau. On pourrait même préciser les cerises, car de nombreux artistes ou formations vont l’enrichir au fil des semaines et même se produire plusieurs jours, afin de satisfaire les demandes des mélomanes. Et notamment Mogwai, Future Islands et Nils Frahm, ainsi que les Belges Triggerfinger, Front 242 et Girls in Hawaii. Une couleur noir-jaune-rouge qui couvrira d’ailleurs le mois de décembre. Et les artistes programmés risquent fort d’attirer également la grande foule…

Pour plus d’infos : https://www.abconcerts.be/fr/

 

 

dimanche, 20 août 2017 03:00

W-Festival 2017 : dimanche 20 août

Il y a un peu moins de monde ce dimanche 20 août, sur le champ d’aviation d’Amougies, où se déroule la troisième journée du W-Festival. 6 600 personnes quand même ! Le vent souffle encore (NDR : la veille, on avait l’impression que le site était balayé par un courant d’air !), mais en ce début d’après-midi, la température est clémente. Et surtout, il ne pleut pas. Deux prestations sont très attendues : celle de Big Country et de Fischer Z. Et puis en finale, il y aura Front 242. Compte-rendu.

T’Pau, est une formation britannique qui a rencontré un succès certain au cours des eighties, et notamment à travers ses singles. Du line up initial, il ne reste plus que Carol Decker (NDR : c’est une rousse, il n’y a pas photo !) et Ronnie Rogers. Carol déploie une énergie phénoménale pour dynamiser le set. Puissante, sa voix domine toute l’instrumentation. Qui manque quand même de consistance. Mais est-ce une raison pour compenser cette carence par un volume sonore bien trop élevé. Si bien, que le concert ne semble intéresser que les fans de la première heure. Pour les autres, il se révèle sans intérêt et constitue un moment propice pour aller se désaltérer…

Big Country enchaîne. Un combo écossais fondé en 1981 par feu Stuart Adamson, ex-leader du mythique Skids, et le guitariste Bruce Watson. Ce dernier est le dernier membre fondateur du band écossais, puisque le drummer Mark Brzezicki n’a rejoint le line up qu’en 1982. Aujourd’hui, il implique le fils de Bruce, Jamie, à la seconde gratte, le bassiste Scott Whitley et le chanteur Simon Hough, dont la voix rappelle étrangement celle d’Adamson. Seule différence, il a les cheveux peroxydés et ne joue que de la sèche. Le combo est en forme et semble prendre son pied sur les planches. Son set va inclure ses principaux hits, dont « Look away », « One great thing », « Wonderland », « Fields of fire » et l’incontournable hymne « In a big country ». Rafraîchissantes, carillonnantes, glorieuses, jumelées, les cordes de grattes adoptent régulièrement les tonalités celtiques, dites ‘cornemuse’, marque de fabrique de la formation. Bruce dialogue régulièrement avec le public, l’invite à frapper dans les mains ; en outre, son subtil humour ‘scottish’ fait littéralement mouche, notamment quand il exhibe une bière, qui n’est pourtant pas bien belge. Chargé de passion et d’amour de la musique, le concert laisse la foule pleine de bonnes vibrations. On n’en demandait pas plus…

Les roadies viennent suspendre un blackflag noir, sur le quel est reproduit le logo ‘Fisher Z’, en arrière-plan. Pendant tout ce temps, les musicos opèrent leur soundcheck. Y compris John Watts, coiffé d’un petit chapeau, et dont on peut admirer la superbe gratte de couleur bleue et jaune. Fischer Z vient de publier un nouvel album. Intitulé « Building bridges », il remet au centre du jeu de quilles la guitare. Et on va s’en apercevoir tout au long du show. Pourtant, si la set list inclut plusieurs morceaux de son dernier elpee, ce sont les classiques qui vont faire la différence. Depuis « Room service » (NDR: ben oui, le titre au cours duquel on entend à tue-tête 'It’s all right') à « Marleen », en passant par « So close », le tube « The worker » et « So long », toutes des chansons que la foule reprend en choeur. Le reggae blanc fait encore des ravages, un style pas vraiment dans les cordes de votre serviteur, mais que le band insulaire parvient à faire apprécier. Au sein du combo, figure Jamie Bush, le drummer qui a participé aux sessions de son dernier essai et puis de jeunes musicos. Dont un claviériste, également coiffé d’un petit chapeau, un bassiste, qui caresse ses cordes à l’aide de ses doigts, et un second gratteur. John a toujours le sens de l’humour. Se référant tantôt à la bière belge (NDR : décidément), aux piqûres de moustiques essuyées lors de son séjour en Belgique ou encore se lançant dans un histoire abracadabrante sur la destination du suppositoire. Tout en tirant parti d’attitudes théâtrales. Sa voix n’est plus capable de monter autant dans les aigus, mais elle est toujours aussi savoureuse. Et son backing group tient parfaitement la route. Ses compos adoptent un profil bien plus électrique, ce qui leur communique davantage de punch. De quoi réjouir l’auditoire. Probablement le sommet du W-Festival ! Fischer Z, John nous le rappelle, reviendra en Belgique, ce 14 novembre à Borgerhout, salle De Roma.

Tom Bailey, c’est le dernier membre fondateur de Thompson Twins, un groupe qui s’était séparé en 1993, et dont le Néo-Zélandais Alannah Currie était également l’autre pôle. En 2014, Bailey a participé à la fameuse tournée ‘Retro Futura Tour in the USA’ ; ce qui lui a donné envie de poursuivre sa carrière sous le patronyme Tom Bailey’s Thompson Twins. Donc pour y interpréter les compos de son ex-groupe mythique, mais en compagnie d’un tout nouveau line up. Exclusivement féminin, puisqu’il implique Amanda Kramer (claviers/backing vocals), Charlotte Raven (également claviers/backing vocals) et Paulina Sczepaniak (drums électroniques). Le set qui bénéficie à nouveau de superbes projections vidéo et d’un excellent light show nous rappelle que Thompson Twins a aligné toute une série de tubes (« Doctor doctor », « Hold me now », « You take me up » et « Love on your side ») ; mais malgré les talents de chanteur et de multi-instrumentiste affichés par Tom, le concert –trop électro à mon goût– ne parvient pas à restituer les heures de gloire du band…

Front 242 doit encore monter sur les planches, mais comme le groupe belge n’a toujours pas décidé de composer de nouveaux morceaux, et après avoir assisté, au cours des dernières années, à plusieurs de ses shows, coulés dans un même moule, votre serviteur décide de rentrer au bercail. En sortant du site, on checke un peu la future affiche du festival, entrevue sur les écrans, lors des intermèdes, qui annoncent, notamment, la participation de DAF, Modern English, Chameleons, Kim Wilde, Midge Ure, A Flock of Seagulls et Clan of Xymox, pour l’édition 2018. Ce sera du 16 au 19 août ! En espérant que le temps soit encore de la partie. Mais quatre jours de festival pour des quinquas, va falloir entretenir sa condition !

(Organisation : W-Festival)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

samedi, 19 août 2017 03:00

W-Festival 2017 : samedi 19 août

Changement de site pour la deuxième édition du W-Festival, puisque si l’an dernier, elle s’était déroulée à Wortegem-Petegem, près d’Audenarde, en 2017 elle s’est implantée sur le champ d’aviation d’Amougies. En 1969, ce village avait déjà accueilli le premier grand festival sur le Continent. Et l’affiche proposait notamment Pink Floyd, Ten Years After, The Nice, Yes, Gong, Soft Machine ainsi que Frank Zappa. Le W-Festival se concentre surtout sur les eighties. Pas étonnant que l’auditoire réunisse une majorité de quinquas. Et ce samedi, on recense 7 300 spectateurs, alors que la veille, on dénombrait déjà 1 500 âmes, lors d’une soirée destinée aux campeurs.

Hormis les VIP ainsi que les artistes, spectateurs et journalistes doivent parquer leur véhicule dans un immense champ de blé, qui vient d’être moissonné. Ouf, il fait sec. Et pourtant, à quelques kilomètres, il est tombé des hallebardes.

Le temps d’arriver sur le site (au bout d’une petite dizaine de minutes de marche, quand même), de retirer son accréditation qui donne droit au backstage, moment au cours duquel on saluera l’amabilité du personnel, les Kids ont terminé leur show. Mais Stéphane est déjà sur place…

En 1976, Ludo Mariman et quelques potes d’école, dont les frères De Haes, ont la ferme intention de se rebeller contre le monde des adultes. Si aujourd’hui, Facebook & Co. est devenu la référence, à l’époque, le punk reste encore un des meilleurs moyens de contester l’establishment. C’est alors qu’ils fondent Crash, alors que l’âge de ses membres oscille entre 12 et 18 ans. Et vu le contexte, ils modifient le patronyme, tout naturellement, en The Kids.

Tout va très vite pour eux ! Une année seulement après sa formation, le band assure le supporting act pour Iggy Pop et Patti Smith, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. Ce qui va également lui permettre de se produire New York.

Manifestement, les musicos jouissent encore d’une popularité intacte. Certains ont pris de la bouteille… et du bide ; mais le talent est toujours présent. 

Les fans inconditionnels se sont déplacés en nombre aujourd’hui, gobelet de bière à la main et fumette aux lèvres. Woodstock et Amougies, même combat ? Les cheveux longs en moins, alors. Ils arborent fièrement leur T-shirt sur lequel est mentionné à l’encre route : ‘The Kids 1976-2016’. Le plus jeune d’entre eux doit avoir cinquante balais, au minimum !

Teint jauni, peau plissée et cheveux dégarnis, les musiciens montent d’un pas décidé sur l’estrade. On n’imagine pas encore ce qu’ils ont encore dans le falzar pour réserver un set plus ou moins crédible ! Ah, le rôle de drummer a quand même été confié à un jeune loup. Un kid, quoi !

Et tout au long d’une prestation particulièrement énergique, le band va nous balancer des riffs de guitare toujours aussi explosifs, en s’appuyant sur une rythmique inimitable.

L’auditoire scande les paroles des compos comme si c’était un hymne national. Faut croire que ‘Punk is not dead !’ (S.R.)

Chanteuse de Kosheen, Sian Evans est très peu populaire au Sud de la Belgique. Grande fan de Joni Mitchell, elle rencontre cependant un énorme succès en Flandre, aux Pays-Bas et en Angleterre. Elle s’était déjà produite l’an dernier au W-Festival, et on avait pu constater que si elle avait du coffre, c’était aussi une fameuse showwoman. Et tout comme en 2016, elle invite le public à frapper dans les mains tout en arpentant l’estrade de long en large. Vêtue d’une robe légère, qui ondule et lui moule impudiquement le corps tout en laissant deviner son intimité (question indiscrète, elle en avait une ou pas ?) suivant les caprices du vent, elle est soutenue par un guitariste, un claviériste, coiffé d’un chapeau de paille, un drummer et un bassiste dont la gratte est de teinte rouge écarlate (NDR : qui a dit de honte ?)… Et à nouveau, la voix de la Galloise communique l’essentiel du relief à une musique qui malheureusement en manque singulièrement. Sauf en fin de parcours, lorsque enfin, le set commence véritablement à décoller…

 

On se souvient surtout de Blancmange pour son énorme tube « Living on the ceiling », paru en 1982. Et pourtant les deux albums de la bande à Neil Arthur et Stephen Luscombe ont été certifiés disque d’or. A cette époque, on prédisait même au duo, un succès comparable à ceux de Depeche Mode et Soft Cell. Aujourd’hui, pour des raisons de santé, Stephen Luscombe ne peut plus tourner. Ne reste donc plus que Neil Arthur aux commandes. Il est soutenu par deux préposés aux synthés et aux machines, ainsi qu’un guitariste. Le leader n’a pas vraiment l’air concerné, et la synth pop, parfois à coloration orientale, fait vraiment pâle figure. On reconnaît bien l’un ou l’autre hit, dont le tube susvisé, mais au vu de la piètre prestation, on préfère aller se restaurer…  

 

Peter Hook était également présent l’an dernier, en compagnie d’un groupe. Privé de batteur, le team n’avait pas laissé un souvenir impérissable. En outre, la prestation était bien trop tirée en longueur. Sur les planches, le leader est toujours soutenu par son backing group, The Light. Il y a bien un drummer, au centre du jeu de quilles, mais en retrait. Un préposé aux synthés et aux machines, planté au fond à gauche. Un guitariste et le fils de Peter, à la seconde basse. Hook est vêtu d’un t-shirt blanc. Avant d’entamer le show, il rend un hommage aux victimes des attentats de Barcelone. Il se consacre au chant et en début de parcours, manifestement, sa voix tient la route. Surtout sur les compos de Joy Division. A l’instar d’« Atmosphere » qui ouvre les hostilités. Mais au fil du temps, elle finit par montrer ses limites. Notamment lorsqu’elle attaque les morceaux de New Order. En fait, son guitariste, qui se charge des backing vocals et à une seule occasion du lead, possède une superbe voix, proche de celle de Bernard Summer. C’est sûr, il pourrait aisément reprendre ce rôle. Ce qu’il ne fait pas encore suffisamment. N’empêche, musicalement, le set tient parfaitement la route. Et lors des titres de New Order, comme « Ceremony » ou « Everything’s gone green », on retrouve ces lignes de claviers tourbillonnantes si caractéristiques. « Isolation » est percutant. « She’s lost control » incite la foule à reprendre les paroles en chœur. Balisé par la boîte à rythmes, « Celebration » propose une variation funk. Et en finale, la foule entre littéralement en communion grâce à « Love will tear us a part  », Peter tendant le micro pour l’écouter chanter d’une seule voix. Peter est manifestement touché par cet épanchement d’émotion. Au vu du bonheur affiché par les festivaliers, ce moment privilégié risque de devenir inoubliable… Avant de quitter le podium, Hooky enlève son t-shirt et le balance dans la foule. Un concert impressionnant et bouleversant de sincérité !

Place ensuite à Anne Clark. La petite blonde est devenue bien ronde (NDR : ça rime !) Elle est bien soutenue par l’ingénieur du son HerrB (Helicopter Electric Regenerative Rotor Brake), aux manettes et aux claviers, mais aussi par un aide-mémoire, placé sur un pupitre, pour lui rafraîchir la mémoire. Pratiquant ce qu’on appelle le spoken word, la poétesse/vocaliste va bénéficier d’un superbe montage vidéo pour enrichir son set. Qui s’ouvre ainsi par « Sleeper in Metropolis », soutenu par des projections d’images du célèbre film muet. Au fil de la prestation, elles se concentrent surtout sur le temps qui passe. En fin de parcours, elle nous gratifie d’un faux/vrai (biffer la mention inutile) rappel, pour clore définitivement le show par son autre hit, l’inévitable « Our darkness »…

Le 8 mars 1982, Human League accordait un concert aux Halles de Courtrai. Pas un souvenir impérissable ! En fait, Martyn Ware et Ian Craig Marsh avaient quitté la formation, depuis 1980, pour fonder Heaven 17. Pourtant, c’est à partir de cette époque que le groupe va commencer à récolter du succès. Bref, 35 ans plus tard (NDR : le combo compte quand même 40 ans d’existence), il se produit à quelques kilomètres de la ville flandrienne. Sur les planches, on remarque la présence d’une batterie électronique, sise au milieu, et de deux claviers, surmontés d’énormes keytar, dressés aux extrémités gauche et droite. D’une blancheur éclatante, tout ce matos est surélevé et installé en retrait. Devant, trois micros. Un central, destiné à Phil Oakey, et deux externes, à Susan Sulley et Joanne Catherall, les choristes. La première a gardé sa ligne. La seconde a pris quelques kilos. Et c’est un euphémisme ! Elles portent des robes de soirée, de couleur noire. Celle de Joanne est plus longue (NDR : elles vont se changer en cours de set). Et elles dansent sur place tout en assurant les chœurs. Des choeurs qui évoquent les B52’s sur « Soundtrack to a generation ». Les trois musicos ont revêtu des costards de couleur noire sur des chemises blanches. La classe ! Phil débarque vêtu d’un immense tablier de boucher. Il a la boule à zéro et est chaussé de lunettes fumées (NDR : qu’il ôtera au bout de quelques morceaux). Durant tout le show, il va souvent arpenter le podium de long en large, d’un bon pas. Le son est excellent et les projections superbes et variées (dominos, dés, jeu de monopoly, abeilles, papillons, têtes de politiciens qui se transforment en têtes d’animaux, etc.) Le deuxième titre, « Love action » rappelle de bons souvenirs à votre serviteur (NDR : c’était un indicatif de l’émission ‘Inaudible’ qui a squatté les ondes, fin des seventies et début des eighties, dans la région de Tournai) et incite déjà le public à remuer le popotin. Parfois, les deux préposés au keytar, empoignent l’instrument, et avancent devant leur console ; en général, pour libérer des sonorités davantage électriques. A l’instar du plus rock « The Lebanon ». La musique devient de plus en plus dansante. Les hits se succèdent, dont « Don't You Want Me », « Mirror man », « Keep feeling fascination » ou encore « Being boiled ». Bref, ces pionniers de la ‘dance music’ n’ont pas failli à leur réputation, même si certains titres ont parfois un peu trop flirté avec le disco…  

A demain !

(Organisation : W-Festival)

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