Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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samedi, 17 septembre 2016 17:29

Dot Legacy pense aux autres…

Dot Legacy est un quatuor français qui pratique une forme de « Fuzzed-Out rock », un style au sein duquel les harmonies vocales sont particulièrement soignées. Jugez vous-même sur le clip de « Story of Fame », ici

Son nouvel album, « To the others » paraîtra ce 25 novembre 2016.

En concert

27/09 – BE, Malle – Jeugdhuis Babylon

28/09 – BE, Ghent – Kinky Star

29/09 – FR, Caen – La Demeuree

30/09 – FR, Nantes – La Scene Michelet

01/10 – FR, Paris – Espace B

03/10 – FR, Poitiers – Le Cluricaume Cafe

26/11 – FR, Nancy – Le Hublot

27/11 – FR, Paris – Venue TBA

28/11 – FR, Nantes – Le Ferailleur

http://www.dotlegacyband.com/

 

 

samedi, 17 septembre 2016 17:28

Ubikar sur sa planète Bukowski!

Trio electro-rock français, Ubikar mélange des sonorités électroniques et organiques pour créer une musique à la fois puissante et immersive, où on retrouve la rage de RATM et les visions existentielles de Massive Attack. Et cette expression sonore hybride est née d’une multitude de collaborations, dont celle opérée en compagnie du MC sud-africain MC Ben Sharpa. Ce dernier a ainsi apporté un précieux concours sur le dernier elpee, « Altitude.Zero », paru en mars 2016.

Pour voir le clip « Planet Bukowski », c’est ici

 

 

 

mercredi, 14 septembre 2016 12:16

Ce n’était pas intentionnel…

Viet Cong a donc décidé de changer son patronyme en Preoccupations. Trop de critiques s’étaient abattues sur la formation pour le choix de ce nom. Les victimes des massacres perpétués par le Front national de libération du Sud Viêt Nam n’avaient vraiment pas apprécié la formule. Une situation qui avait poussé certains organisateurs de spectacles, en Australie, à annuler purement et simplement leurs dates de concerts. On peut affirmer que l’histoire du combo canadien est loin d’être une histoire tranquille ; et pour cause, deux de ses musicos militaient au sein de Women, jusqu’à ce que le guitariste, décède. C’était en 2012. C’est ainsi qu’est né le fameux Viet Cong. Mais tout ceci méritait des explications. Accordées par le guitariste Scott Munro (NDR : il porte une barbe impressionnante !) ainsi que le bassiste Mat Flegel. Particularité, les réponses sont constamment interrompues ou complétées par l’un ou l’autre interlocuteur, comme s’il s’agissait d’une conversation à bâtons rompus. Donc pour ne pas constamment hacher le texte, les répliques ont été fusionnées… 

Mais abordons immédiatement le sujet qui fâche : le changement de patronyme. Les musicos ont déclaré qu’ils ignoraient cet épisode douloureux de l’histoire, parce qu’ils étaient canadiens. Et qu’ils regrettaient cette option. Pourtant, au cours des eighties, il n’était pas rare qu’un groupe adopte un nom qui suscite la controverse. Pensez à Joy Division, New Order, Gang of Four, Indochine, Dead Kennedys, Front 242, Suicide, The B52’s et la liste est loin d’être exhaustive. En fait, c’était un choix, la plupart du temps, purement provocateur, alors bien dans l’air du temps. Finalement on se demande si au départ, il n’était pas volontaire, vu qu’il s’inscrivait bien dans l’esprit du post punk. Et en même temps, c’était un bon moyen pour se faire de la promo. Mais vu l’époque que nous vivons, la contestation s’est répandue comme une traînée de poudre ; une époque au cours de laquelle la communication règne en maître, et notamment grâce aux (ou à cause des) réseaux sociaux. Qui font la pluie et le beau temps. En fait, aujourd’hui, dès qu’un artiste devient subversif, des mouvements, qu’ils soient religieux, associatif ou moraux, en appellent à la censure. Ainsi, les humoristes, les caricaturistes et bien sûr les musiciens deviennent les premières victimes. Maintenant en changeant l’appellation du band, on peut aussi considérer cette volte-face comme un désaveu de ce fameux esprit post punk. Le débat est lancé !

« Il est exact que lors de nos tournées, de nombreux spectateurs d’origine vietnamienne sont venus protester. On les a écoutés. Ils nous ont raconté les histoires des réfugiés de cette guerre. Et elles sont tragiques. Aussi on comprend parfaitement pourquoi nous les avons offensés. C’est donc bien la raison pour laquelle nous l’avons changé. Et puis, on a sondé nos fans. Et ce sont eux qui ont décrété qu’il fallait le modifier, face à tous ces détracteurs. On ne fait pas de politique ! On cherchait simplement un nom qui tienne la route, sans jamais penser qu’il avait une telle connotation cruelle. Joy Division et New Order ont eu certainement dû essuyer autant de critiques que nous. Mais pas aussi rapidement. Aujourd’hui, via Internet, la réaction est instantanée. Et comme la société vit dans un monde du politiquement correct, elle s’est encore davantage amplifiée. On a croisé Andy Gill (NDR : c’est le leader de Gang of Four), lors d’une émission radiophonique, et il nous avait confié qu’il recevait constamment des lettres ou des messages de menace… » Et c’est finalement Chad Van Gallen qui en a déniché un ? « C’est exact. Car c’est bien plus facile quand il émane de quelqu’un d’extérieur au groupe… » Sur la toile, même les clips attribués à Viet Cong ont été réaffectés à Preoccupations. Etait-ce une manière de tourner la page, définitivement ? « Bien sûr, c’est l’objectif ; mais ce n’est pas nous qui avons pris l’initiative de procéder à cette adaptation sur Youtube. On suppose que c’est le label qui s’en est chargé. Et il subsistera jusqu’au moment où on changera de nom… » (rires) 

Abordons maintenant le thème des vidéos. Celle –superbe par ailleurs– consacrée à ‘Silhouette’, tout d’abord. Parce qu’elle semble à la fois communiquer un message écologique mais en même temps futuriste. A cause de références empruntées à la science-fiction (le film de Kubrick, ‘2001 odyssée de l’espace’ ?) et au danger que représente l’énergie nucléaire (La catastrophe de Tchernobyl ?) « Les références seraient plutôt à puiser du côté de ‘Blade Runner’ ou encore ‘Alien’. Ce sont ces films qui nous ont inspirés. Oui, c’est vrai, ‘2001 Odyssée de l’espace’, quand même. Et puis le réalisateur nous invités à tirer parti de films d’épouvantes issus des années 80. Des films lugubres, austères, désabusés, peu réjouissants pour le futur, au cours desquels, il ne se passe rien… » ‘Anxiety’ a été filmé en noir et blanc. On y remarque la présence de personnages masqués. Est-ce une symbolique ? Puis d’un esprit quittant le corps d’une femme nue. Et enfin des images d’une rivière tumultueuse qui coule au coeur d’une forêt glauque. Tout un contexte qui suscite immédiatement des questions surnaturelles : les esprits, la vie après la mort, la métempsychose et bien sûr l’existence de Dieu… « Pour que tout soit clair, cette vidéo n’était pas du tout le fruit de notre idée. En fait, on avait donné carte blanche au réalisateur. De temps à autre, on lui fournissait l’un ou l’autre tuyau qui recevait très souvent un écho. Mais pour le produit final, on l’a laissé bosser dans son coin… »

Abordons, maintenant, le nouvel elpee de Preoccupations. Il est éponyme. Y figure en pièce centrale, un morceau de plus de 11 minutes. Il raconte, apparemment, l’histoire d’une personne qui a perdu la boule. La compo est divisée en trois parties et recèle autant de mélodies différentes, avant une longue finale instrumentale. Déjà sur ‘Viet Cong’, la formation avait utilisé le même processus. Explications « Sincèrement, ce n’était pas intentionnel. Mais il est exact qu’en bout de compte, il constitue la pièce centrale. C’est la raison pour laquelle on l’a insérée au milieu. On en avait discuté ensemble. Car on estimait que ce n’était pas une bonne idée d’entamer un album par un morceau aussi long. Finalement, il a trouvé sa place, car il se plaisait bien là. Et puis après cette plage, la suite est différente. Il agit un peu comme une charnière. Donc on n’a pas dû trop tergiverser pour choisir cet emplacement. Il est vrai que cette façon de procéder ne marche pas toujours ; mais on a agi en faisant preuve de bon sens… » Sur ce nouvel elpee, il y a davantage de claviers que sur celui de ‘Viet Cong’. Certaines interventions rappellent même les débuts de New Order. Etait-ce pour rendre les morceaux plus accessibles ? « Oui, c’est probable. En fait, on n’écoute pas beaucoup de musique actuelle, mais plutôt celle du début des eighties. Et bien évidemment, elle influe sur la nôtre. On adore les sonorités dispensées par les synthés de cette époque. Et le claviériste est un fan de ce type de claviers. C’et un ‘nerd’, un ‘geek’, un ‘crack’. Sur l’album ‘Viet Cong’, il y en avait autant ; mais ils se fondaient dans l’ensemble. Ce qui explique pourquoi les guitares ressortaient davantage… » Selon la bio, les lyrics des chansons se focalisent sur les privations de la vie et la manière dont on vous les décrit. Ce qui méritait, manifestement, des éclaircissements… « On voulait établir le tracklisting comme une set list. Rendre les chansons aussi évidentes, simples, dépouillées et directes que possible. Je ne suis pas expert pour traiter le problème des privations dont est victime la société, mais l’existence future me semble quand même sombre. Et donc l’esprit visite ces lieux obscurs… »

C’est Graham Walsh, musicien chez Holy Fuck, qui a mis en forme l’opus. Qui l’a choisi ? Et pourquoi ? « On le connaît depuis longtemps. Il bosse aussi chez Sub Pop et avait produit le premier album de Metz. Un groupe particulièrement punky. Et il avait trouvé un son très particulier pour le groupe. Qu’on avait adoré. On avait réalisé les sessions en comité restreint. Cependant, notre manager a appelé Graham. Pour améliorer le son. En plus c’est un de nos potes. C’est facile et confortable de bosser avec lui. Il a de bonnes idées. C’est un touche-à-tout et il joue notamment des claviers. En écoutant les compos, il réoriente aisément le travail des artistes… » Pas d’aide extérieure ? « Dan Boeckner (Wolf Parade, Operators) et Julie Fader (Great Lake Swimmer, Chad Van Gallen, Holy Fuck) chantent sur ‘Memory’ et Aaron Grant joue des claviers. Zut, je me souviens de ne pas l’avoir crédité pour sa collaboration… »

La voix de Matt est particulièrement ample. Elle peut faire penser, tour à tour, à de Brett Anderson (Suede), Ian Anderson (Jethro Tull), Neil Diamond et surtout Ian McCulloch (Echo & The Bunnymen). C’est bien sûr Matt qui répond à cette question. « J’en suis flatté. J’écoute la musique d’Echo & The Bunnymen tous les deux jours. Edwyn Collins ? C’est plausible. Neil Diamond ? Pas vraiment. Bah un peu quand même. Et puis, ça fera plaisir à mes parents… » (rires)

Vous vivez tous aujourd’hui dans différentes villes, au Canada. Et dans votre pays, les distances sont quand même longues entre elles. Alors comment faire pour organiser les répétitions ? « On se réunit à un endroit intermédiaire. Donc pas où on vit. Avant d’entamer cette tournée, on s’était fixés rendez-vous dans un bled, en Colombie Britannique, où un de nos amis possède une petite église qu’il a transformée en maison ; et on y a vécu pendant de longues semaines. Ce n’est pas loin de Victoria. On a eu beaucoup de boulot, car de nombreux intervenants ont participé aux sessions. Mais tout s’est bien déroulé. Puis on a étudié le minimum de compos à assimiler que l’on s’est mis à répéter. En fait pour traverser le Canada de part en part, il ne faut que 5 heures d’avion (?!?!?). Pour nous cet endroit est intéressant, car on peut s’y retrouver pendant une semaine avant de partir en tournée. Pour l’enregistrement du prochain album, on n’a pas encore déterminé où sera notre point de chute. Peut-être retournera-t-on au même endroit. En fait quand on travaille, on emporte le minimum de matos nécessaire. Et puis auparavant, on peut aussi bosser chacun de notre côté. Bricoler sur un clavier. Mike et moi, par exemple, on se charge de la section rythmique sur le deuxième morceau. Et les autres, sur un autre titre. On aime beaucoup expérimenter pour voir où la chanson va aboutir. Le processus est différent entre répéter avant un concert et répéter avant d’attaquer les sessions d’enregistrement. Pour l’album ‘Viet Cong’ et celui-ci, on a d’abord rôdé le répertoire en ‘live’. On s’est ainsi cumulé plus de 50 shows ! »

Depuis quelques années, la scène canadienne est en pleine ébullition. D’abord celle de Toronto, d’où ont émergé des groupes comme Broken Social Scene, New Pornographers, Feist, Metric, et puis de Quebec, avec notamment Godspeed You ! Black Emperor et Arcade Fire. Si ce n’est pas nécessairement une source d’inspiration, c’est certainement une source de motivation. « Parfois. Il est toujours sympa de voir des gens de son pays qui réussissent. Et de constater que de la bonne musique est appréciée par des gens à travers le monde. On n’écoute pourtant pas nécessairement d’autres groupes. Mais la scène canadienne est tellement petite que tout le monde se connaît. On ne considère donc pas cette situation comme une source de rivalité… »

Alors quelles seront les futures préoccupations du groupe ? « Simplement continuer de faire ce qu’on fait. On n’a rien changé d’autre que le nom. Et puis se produire en concert et enregistrer un autre album. »

Album « Preoccupations », sortie ce 16 septembre 2016.

(Merci à Vincent Devos)

dimanche, 04 septembre 2016 13:46

Thought rock fish scale

Quatuor canadien (NDR: issu de Halifax, en Nouvelle Ecosse, très exactement), Nap Eyes nous propose son second elpee. Intitulé « Thought rock fish scale », il fait suite à « Whine Of Mystics », paru l’an dernier. Un disque enregistré sur un 4 pistes, sans le moindre overdub.

La voix de Nigel Chapman est plutôt grave et rassurante. S’il emprunte les inflexions à Jonathan Richman, son timbre rappelle plutôt Calvin Johnson. Plaqués ou surf, les accords de gratte sont dispensés comme de frugales méditations. Les compos sont le plus souvent imprimées sur un tempo laid back. Les percus sont austères, mais les mélodies, soignées. Bénéficiant d’une excellente trame narrative, focalisée sur les questions existentielles du leader (NDR : il est tour à tour rongé par ses doutes, ses angoisses et ses frustrations, la solitude, et surtout, par le temps qui passe), les morceaux évoluent dans un climat mêlant lo fi, rock slacker et indie folk, des chansons à la fois simples et rafraîchissantes qui naviguent à la croisée des chemins de Bedhead, The Go-Betweens, Luna et Modern Lovers…

 

dimanche, 04 septembre 2016 13:39

Parting glances

Airwaves, c’est le projet de Nicole Schneit, une chanteuse/compositrice/guitariste issue de Brooklyn qui a passé son adolescence sur les mêmes bancs du collège que Dan Deacon. Elle a choisi pour patronyme, une chanson de Guided By Voices. Pour enregistrer « Parting glances », son troisième elpee, elle a reçu, outre celui de son backing group, le concours de Jarvis Taveniere (Woods), à la mise en forme. Mais également d’une multitude de collaborateurs. Ainsi, sont venus lui prêter main forte, Becca Kauffman et Felicia Douglass d’Ava Luna, JB Townsend (Crystal Stilts), Brian Betancourt (Hospitality) ainsi que de Jana Hunter (Lower Dens), cette dernière aux harmonies vocales, pour deux titres, « Horse Race » et Thunder ».

La plus souvent dream pop, la musique d’Air Waves partage d’ailleurs de nombreuses affinités avec Lower Dens, mais également Beach House ; encore que parfois, certaines compos trempent dans l’alt-country (« Frank »), l’indie rock (« Thunder », « Sweet Talk ») ou même, lorsque les claviers deviennent vintage, le garage (« Lines », « Thunder »). Une constante, le débit vocal fragile, laconique de Nicole, qui apporte un côté rafraîchissant à l’expression sonore.

dimanche, 04 septembre 2016 13:38

Wake up and dream

Lors de l’enregistrement de son précédent elpee, « The great scam », Tom Van Laere avait décidé d’introduire des cuivres. En catimini. Mais lorsqu’il s’est produit dans le cadre du festival Cactus, en 2014, il avait carrément fait appel à une section. Fallait donc s’en douter, tout au long de « Wake up and dream », le sixième elpee d’Admiral Freebee, ils sont encore plus présents. Enfin, pas seulement, car lors des sessions d’enregistrement, outre son fidèle backing group, il a reçu le concours d’une dizaine de collaborateurs. 

Et c’est le titre éponyme qui ouvre le long playing, une compo truffée de bruitages, aux arrangements riches, qui oscille entre pop, rock et prog, un peu dans l’esprit d’un Floyd circa « Dark side of the moon ». Mais en général, et selon sa bonne habitude, les références –innombrables– aux artistes yankees sont bien plus présentes. Tom emprunte le timbre vocal nasillard du Zim sur le dylanesque « Maybe this is the end », un morceau sculpté dans les cordes semi-acoustiques (dobro, sèche) et la slide. Premier single à avoir été extrait de l’opus, « Too much of everything » est carrément hanté par Lou Reed ; soutenu par des chœurs masculins contagieux (référence à Monty Python ?), la voix de l’Anversois s’avérant étonnamment déclamatoire. De nombreux titres sont imprimés sur un mid tempo. Même les ballades. A l’instar de « Buddy », un r&b qui lorgne vers Mink Deville. « Let’s plan a miracle » constitue un hymne bien sudiste (ZZ Top ?) Humoristique, « The easy way in (Kim Bassinger) » est un pastiche des Pixies. Et si on retrouve des traces de Lloyd Cole ainsi que de Tom Petty, parsemées tout au long de cet LP (NDR : non, ce ne sont pas des pokémons), paradoxalement le groove irrésistible de « Bad year for rock’n’roll (part 2) » est digne du groupe australien Midnight Oil. Encore plus curieux, sur « Let it shine » (NDR : c’est le deuxième single extrait de la plaque), une plage enrobée de chœurs gospel, Tom adopte les inflexions de Mick Jagger. Ah oui, car le plus souvent, sa voix rappelle celle de Steve Kilbey (The Church). Et pour que votre info soit complète, sachez que c’est Tom qui se charge de la mise en forme. Excellent !  

 

dimanche, 04 septembre 2016 13:37

It came from N.Y.C

White Zombie est un combo de heavy metal qui a sévi de 1985 à 1998, avant que son leader, Rob Zombie (NDR : de son vrai nom Robert Cummings), ne décide d’entamer une carrière solo. Après des débuts confidentiels, la formation va entrer dans les bonnes grâces d’Iggy Pop, qui va ouvertement la soutenir. Le succès est au rendez-vous, et elle signe chez le label major Geffen. Chez qui elle décroche deux tubes, « Super charger heaven » et « More human than human ». Aujourd’hui encore, White Zombie est considéré, par VH-1's, comme le 56ème meilleur groupe de metal de tous les temps.

A l’instar des Cramps, ce band new-yorkais s’est beaucoup inspiré des films d’épouvante de série B. D’ailleurs, les médias spécialisés estimaient que si sa musique monocorde et bruitiste naviguait quelque part entre punk, metal et la no wave, ils la considérait surtout comme une version plus thrash de celle proposée par la bande à Lux Interior. Vu le patronyme, ce n’est pas étonnant. Encore qu’en fin de parcours, la musique s’est résolument imprégnée d’indus. A son actif quatre elpees studio, un remix, quelques Eps, de nombreux singles, dont certains ont été pressés à 200 ou 300 exemplaires. Sans oublier les inévitables compiles.

En 2009, le combo avait déjà fait l’objet d’un coffret (« Let Sleeping Corpses Lie ») et puis rebelote, puisqu’un nouveau vient de sortir. Intitulé « It came from N.Y.C. », il est disponible sous la forme de 3cd, 5LP et est enrichi d’un livret de 108 pages. Il est également téléchargeable en format digital. Les 39 plages ont été remasterisées par le guitariste J. Yuenger. Le sampler qui sert de base à cette chronique réunit 14 pistes extraites de ce box.

Rob Zombie (NDR : par ailleurs excellent dessinateur de BD, mais aussi réalisateur de films), et la bassiste Sean Yseult Shauna Reynolds, alias Sean Yseult, sont les seuls à avoir vécu toute l’aventure du band. Le line up de la formation a d’ailleurs souvent changé. Pour votre info, sachez encore que Phil Buerstatte (NDR : drummer de 92 à 94, est décédé en 2003.)

Depuis 2007, soit après la sortie de l’album « Potion », Sioen est sorti des radars. Surtout au Sud du pays. Problème de promo ? Mauvais choix de label ? Probable. Et pourtant, il a encore publié deux albums en 2012 et 2015. Ce chanteur/compositeur a suivi une formation de musique classique à l'Académie de Gand, avant de se lancer dans le pop/rock. En compagnie d’un groupe. Puis en solo. Cette formation académique, il la met au service de ce style musical, en accompagnant sa voix au piano. Un peu à la manière d’un Peter Hammill. Une voix tour à tour douce ou rocailleuse dont il se sert pour communiquer ses émotions qui adoptent naturellement un ton dramatique. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir recours aux arrangements, qu’il soient basiques (guitare, basse, batterie) ou symphoniques (violon, alto, harmonium, saxophone, contrebasse) ; mais le plus souvent minimalistes.

Bref, pour célébrer ses 15 années de carrière, Gentle a décidé de sortir un double cd. Intitulé « Too good to be true », le premier réunit ses compos les plus notoires. Dont le titre maître, évidemment. Et le second, des enregistrements immortalisés ‘live’, des raretés ainsi que des inédits. On y retrouve ainsi le violoniste Renaud Ghilbert, futur Absynthe Minded, sur plusieurs plages. Mais également feu Toots Thielemans, le Matangi Quartet, etc.

 

Pour fêter ses 50 années de carrière, Marianne Faithfull publiera un ‘best of’ de ses récentes performances ‘live’ réalisées à travers l’Europe et tout particulièrement en 2016, au Roundhouse de Londres, ainsi qu’en 2014, à Budapest au Müpa. Ce dernier concert a également été immortalisé sur un DVD (mais également en Blue-Ray). Intitulé « No exit », ce box paraîtra ce 30 septembre.

www.mariannefaithfull.org.uk

 

dimanche, 28 août 2016 14:42

The Veils en totale dépravation

« Total Depravity », c’est le titre du cinquième opus studio de The Veils, paru ce 26 août 2016. Pour l’enregistrer, la bande à Finn Andrews a reçu le concours de El-P (Run the Jewels) ainsi que d’Adam ‘Atom’ Greenspan, à la mise en forme. Et suivant son habitude, la musique de cette formation a de nouveau pris un virage à 180°. 

29/10 : Paris - La Maroquinerie
25/11 : Bruxelles - Botanique

http://www.theveils.com/