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Kreator - 25/03/2026
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Motherland

Pour enregistrer son troisième album solo, Natalie Merchant a reçu le concours de T Bone Burnette (Wallflowers) à la coproduction. Une première, au cours de sa carrière en solitaire ! Et il faut reconnaître qu'il y a apporté sa griffe personnelle. Pas pour la musique, les arrangements ou les orchestrations. Non, paradoxalement, il s'est concentré sur la voix de Natalie. Pour lui conférer des inflexions glacées, crépusculaires et gutturales. Etonnant lorsqu'on sait que son timbre est plutôt miel et sucre. Une métamorphose qui lui permet de se frotter avec beaucoup de bonheur, au blues, au bluesgrass, au r&b et même au gospel. Mavis Staples est ainsi venu donner de la voix sur " Saint Judas " et " Build a levee ". Et puis d'aborder, sans le moindre complexe, la world music. A l'instar du reggae arabisant " This house is on fire ". L'opus recèle également l'une ou l'autre ballade plus intimiste, minimaliste, parfois légèrement électrifiée, dont un superbe titre ténébreux, hispanisant, au cours duquel elle murmure quelques mots dans la langue de Cervantès ; une chanson qui me rappelle quelque part le " Manhole " de Grace Slick. Seul l'alerte " Tell yourself " renoue avec l'acoustique ensoleillée du défunt 10.000 Maniacs. Une œuvre bourrée de charme et de délicatesse, dont le style lyrique, intimiste et poétique reflète les images des brumes automnales…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

All is dream

Après avoir commis l'impressionnant " Deserter's songs " en 1998, Mercury Rev nous revient avec ce qu'on pourrait considérer comme une suite à ce chef-d'œuvre. En fait Jonathan Donahue, le leader du groupe, est allé encore plus loin dans le labyrinthe de sa propre imagination ; au point de ne sortir que très rarement de ce périple opéré au cœur même de ses rêves. Ce qui explique sans doute le titre de ce nouvel album. Nonobstant l'un ou l'autre thème plus filmique, et en particulier l'ouverture " The dark is rising ", abordé à la manière d'une bande sonore de western ‘enniomorriconesque’, l'opus navigue en plein délire visionnaire ; et seules la guitare et la basse nous rappellent encore épisodiquement que Mercury Rev était un groupe de rock. Pour enregistrer ce disque, le trio yankee a reçu le concours de Toni Visconti à la coproduction. Pour ceux qui s'en souviennent encore, Visconti avait travaillé en étroite collaboration avec Bolan et surtout Bowie, au cours des seventies. En outre, l'ombre de Jack Nietzche plane également sur cet opus. Un illustre ingénieur du son qui avait notamment travaillé pour Neil Young. Approché par le groupe pour assurer la mise en forme de nouvel opus, il est malheureusement décédé une semaine avant que le groupe n'entre en studio. " All is dream " constitue le cinquième elpee de Mercury Rev. Un morceau de plastique qui laisse une grande place aux arrangements et aux orchestrations symphoniques, à l'instar de son précédent disque, " Deseter's songs ". De son falsetto presque ‘neilyoungesque’, Donahue nous entraîne au sein d'un univers peuplé de serpents, d'araignées, de sirènes, de lutins, de requins et autres figurants sur fond de mythologie grecque ou de textes hindous. Un univers parallèle où " All is dream "… Un must !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Arde

Troisième album pour cette formation madrilène qui reconnaît pour influences majeures Tindersticks et Calexico. Ce qui devrait vous permettre de vous donner une petite idée du style pratiqué par Migala. Si le disque s'ouvre par deux instrumentaux, qui auraient pu relever de la plume d'un Ennio Morricone, le reste de l'opus baigne dans une atmosphère ténébreuse à la mélancolie saumâtre. Une sensation accentuée par la voix d'Abel, dont le timbre campe un hybride entre celui de Léonard Cohen et de Bill Callahan. Et qu'il épanche tantôt dans la langue de Cervantes, tantôt dans celle de Shakespeare. Seuls l'allègre " Suburbian empty movie theatre " et " Last food around " concèdent une petite lueur d'espoir. Mais pour les autres… Le plus étonnant chez Arde se situe dans la texture des chansons. En fait, la texture basiquement folk est successivement revisitée par l'électronique, la pop, avant d'être traversée de collages post industriels. Une curieuse cohabitation entre guitares acoustiques, électriques, violon, accordéon, trompette, piano, synthés, samples et arrangements à caractère symphonique, ponctuée de bruitages aussi divers que bris de verre, crissements de pneus, circulation urbaine, cris, conversations, accidents de voitures, passage du train sur les rails, etc. On a même droit à trois titres plus tumultueux. Tout d'abord " La noche " et " Cuatro estaciones " et puis surtout le titre maître. Un fragment d'ambient noisy qui aurait pu naître d'une rencontre hypothétique entre My Bloody Valentine et Robert Fripp. Maintenant, n'imaginez surtout pas que les compositions soient envahies d'expérimentations ou de bidouillages technologiques. Non, le tout est dosé avec parcimonie, de manière à laisser le charme subtil des mélodies produire ses effets…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Green hills of earth

"Green hills of earth" constitue déjà le 5ème album de cet ensemble californien. Un disque dont la plupart des compositions puisent généreusement dans l'univers des sixties. Celui des Faces, du Who, des Kinks, du Cream, des Byrds, et même des Beatles. En particulier sur " Seaward son ", le dernier fragment ; une chanson dont le raffinement évoque tantôt " Abbey Road ", tantôt " Magical Mystery Tour ". Un raffinement manifesté tout au long de l'œuvre. Et en particulier au niveau des arrangements. Les ballades demeurent cependant leur point faible. Et le recours au mellotron leur donne une coloration un peu trop surannée, à mon goût. Pire encore, " Sarah Belum ", aurait pu figurer dans le répertoire des Bee Gees, première époque. Mais c'est dans l'exercice du revivalisme le plus vivifiant et le plus allègre que Mother Hips me paraît le plus convainquant. A cause des lignes de guitare claires, chatoyantes, des accès de basse versatiles, aventureux, des harmonies vocales impeccables ; et puis surtout de ce sens mélodique tellement contagieux, hérité en ligne droite de la pop des sixties…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Life in the city

Ce trio californien puise généreusement dans la pop des sixties. Et en particulier celle du Who, des Kinks, du Cream, des Byrds, des Beatles et même des Bee Gees. Ce sont les termes que j'avais utilisés pour chroniquer leur cinquième opus, " The green hills of earth ", paru il y a quelques semaines. Et puisqu'on en est aux références, " Smoke ", un des trois fragments de ce disque, me rappelle soudainement le Free et Thin Lizzy, nonobstant son parfum country. Vous ne serez dès lors pas étonnés d'apprendre que le titre maître de ce nouveau single aurait pu relever du répertoire des Posies, les deux formations partageant la plupart des mêmes influences. Seul inédit, " Life in the city " aurait mérité, un quart de siècle plus tôt, de prendre place dans le bac de 45trs à slows, d'une discothèque mobile, au même titre que " I'm not in love " de 10CC ou de " Guitar man " de Bread. Qui a dit nostalgique ?…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Barracuda

Les sept compositions qui figurent sur le nouvel elpee de Motorpsycho ont été concoctées lors des sessions d'enregistrement de leur album précédent, " Let them eat cake ". Mais jugées trop rock, elles avaient été mises (provisoirement !) au placard. Ce qui n'avait pas empêché la formation norvégienne d'en utiliser l'une ou l'autre sur les planches. A l'instar de " Up' gainst the wall (high time) " et de " Dr. Hoffman's bicycle ". Trop rock, ou plus exactement trop r&b. Mais un r&b abordé dans l'esprit des Small Faces, d'Allman Brothers Band, pour lesquels ils avaient déjà rendu un hommage à travers " A song for a Bro " sur le dernier opus ; et puis des Rolling Stones auxquels ils adressent un clin d'œil sur " Star star star ". On a même droit en fin de parcours à une incursion dans le prog rock, question de rappeler, sans doute, que Motorpsycho apprécie toujours ce courant musical…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Phanerothyme

Depuis la sortie du superbe et mésestimé " Let them eat cake ", l'influence exercée par Flaming Lips, sur cette formation norvégienne, est de plus en pus palpable. A cause de la richesse des arrangements et puis du soin apporté aux harmonies vocales. Des arrangements qui flirtent même avec la symphonie, alors que les vocaux se conjuguent le plus souvent sur un mode falsetto. C'est à nouveau le cas sur le tendre et mélancolique " Bedroom ", le jazzyfyiant B.S., ainsi que sur " For free ", littéralement fustigé par un groove pulsant. Caractérisé par la superposition de ses lignes musicales et vocales, " Lanslide " lorgne même vers le prog rock de Gentle Giant. Des lignes qui épousent les courbes mélodique, au sein d'un univers presque médiéval… Les arrangements peuvent pourtant devenir envahissants, philspectoriens. A l'instar des dernier fragments de l'opus. On se croirait même revenu à l'époque de Love. Faut d'ailleurs croire que le groupe fait ici une fixation sur l'histoire de la musique américaine. Californienne très exactement. C'est tout à fait évident sur le remarquable " Go to California ", composition qui revisite à la fois les Byrds, les Beach Boys, les Doors et Iron Buttefly. Les Byrds et les Beach Boys, vous devinez aisément pourquoi. Les Doors en vertu du recours au clavier, ma foi, ‘manzarekien’. Le papillon d'acier, dès que Snah torture sa guitare, à la manière d'Eric Braunn. Pensez à In-A-Gadda-Da-Vida. Un véritable trip psychédélique au cœur des sixties.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

You should know by now

Pour enregistrer son nouvel opus, Barbara Manning s'est entourée d'un nouveau groupe. Les Go-Luckys !, un trio teuton qu'elle a rencontré lors d'une tournée en Allemagne, puis engagé comme backing group. Si mes renseignements sont exacts, " You should know by now " constitue le neuvième album de Barbara. Un disque dont les premières écoutes peuvent paraître assez difficiles. Normal, puisque Barbara pratique une forme de post punk aride, grinçant, distordu, redoutable, rebelle, à la croisée des chemins des Breeders, de Sleater-Kinney, de PJ Harvey, de Come et des Raincoats. Les Raincoats, surtout à cause des lyrics radicaux et introspectifs que Barbara chante d'une voix plaintive, à la limite agaçante. Et pourtant, au fil du temps, l'oreille finit par apprivoiser ces mélodies sauvages, un peu comme un dompteur face à un fauve féroce, mais dont la vie est toujours suspendue au risque de l'accident fatal…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Record in red

Si vous aimez ou avez aimé la musique des Chills et des Moles, vous apprécierez celle de Marmoset. Evidemment, si vous ne connaissez aucun de ces groupes, cela vous fait une belle jambe… Marmoset nous vient d'Indianapolis. Un quatuor qui doit probablement avoir beaucoup écouté Syd Barrett. En solo, mais également à l'époque où il sévissait chez le Floyd. A cause du style qu'il pratique tout au long de ce " Record in red ", que je qualifierai d'excentrique, mais aussi de contagieux, de capricieux et d'énigmatique. Seul " Frendamine ", baigne dans un univers popcore, proche d'une Kim Deal. Les douze autres fragments allient à la fois simplicité mélodique et psychédélisme basique. A cause des inflexions vocales, tout d'abord. Sinusoïdales, légèrement reverb, elles accentuent le climat mystérieux des chansons. Tout comme les quelques filets de claviers aux sonorités poussiéreuses, presque mystiques. Des tonalités de la guitare, également. Plaquées ou syncopées. Le plus souvent acoustiques. Tout un contexte qui aurait pu se complaire dans une forme de revivalisme, s'il n'y avait la basse de Jorma Wittaker. Omniprésente elle dessine des motifs ténébreux, cold, un peu comme Peter Hook chez Joy Division et New Order. Ce qui donne un aspect tout à fait original à la solution sonore de Marmoset. Excellent !

 

lundi, 31 décembre 2001 02:00

Driving rain

Paulo a la pêche. Mieux encore, s'il avait eu la bonne idée de mieux sélectionner son tracklist, ce disque aurait pu revendiquer une place parmi les ‘musts’ de l'année. Seulement, Paulo est très généreux dans l'effort. Et parfois il pense aussi aux parents et aux grands-parents (NDR : qui a dit arrière-grands-parents ?) En fait, sur les seize titres qui s'étalent en un peu plus d'une heure dix, il pousse parfois encore la chansonnette, comme à sa plus mauvaise époque des Wings. Cependant, je ne m'attarderai pas trop sur les faiblesses de ce morceau de plastique, mais plutôt sur ses moments forts. Première constatation, les musiciens de son nouveau groupe sont américains. Et bigrement efficaces. En outre, les sessions d'enregistrement ont été réalisées à LA., sous la houlette de David Kahne. Et cet environnement a influencé la musique de l'ex-Beatles. Tout d'abord sur les très électriques, mais dans l'esprit de la west coast, " Lonely road " et " Your way ", le second succombant même aux charmes de la steel guitar. " Back in the sunshine again " lorgne même vers la new wave américaine de Tom Petty & The Heartbreakers. Beaucoup plus orientaliste, nonobstant le recours à la technologie moderne, "Riding into Jaipur" évoque inévitablement l'album "Revolver"; et surtout les interventions que Ravi Shankar avait dispensées à l'époque sur son sitar. McCartney s'est bien évidemment réservé deux hits potentiels. Le titre maître, tout d'abord. Et puis un morceau caché, joué en live, " Freedom ". Deux chansons qu'on siffloterait facilement sous la douche… Si le presque instrumental " Heather " laisse planer l'ombre du double blanc, la meilleure composition du disque s'intitule " Rinse the raindrops ". Un morceau de plus de dix minutes particulièrement fouillé, soigné, caractérisé par de nombreux changements de rythme, qu'on pourrait situer à la croisée des chemins d' " I want you " de l'elpee " Abbey road " et du " Do it again " du Steely Dan. Et encore, au fil des écoutes, ce morceau de prog dans sa vision la plus pop du terme, révèle de nouvelles surprises. Je vous laisse d'ailleurs le soin de les découvrir… Etonnant !