Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Suede 12-03-26
Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Song to the siren : Live in San Sebastian

A cours de l'an 2000, Naomi Yang et Damon Krukowski avaient collaboré avec la formation japonaise de psyché folk, Ghost. Une collaboration qui avait débouché sur la confection d'un album intitulé tout simplement " Damon and Naomi with Ghost ". A l'issue des sessions d'enregistrement, le duo est parti en tournée, emmenant pour la circonstance le guitariste du groupe nippon, Michio Kurihara. Un périple qui a transité par San Sebastian, en Espagne ; ville plébiscitée par le trio pour immortaliser cet événement. Les onze fragments de cette plaque sont issus de leurs trois premiers elpees. Une œuvre qui baigne au sein d'une solution sonore atmosphérique, mélancolique, alternant climats visionnaires, contemplatifs, lysergiques, cotonneux, fruit d'un mélange chatoyant entre cordes de guitares acoustique et électrique (NDR : torturées par de multiples effets de pédales), mélange purifié par les superbes et délicates harmonies vocales échangées entre les deux ex Galaxie 500. Des harmonies qui atteignent même parfois la magie d'un duo célèbre : Simon & Garfunkel. Un seul bémol, le ton parfois qui se plait dans la nonchalance. Une carence heureusement gommée dès que l'intensité électrique se fait plus présente. N'empêche, cet opus est largement au-dessus de la moyenne !

 

mardi, 31 décembre 2002 17:42

Trailer tales

Cet excellent quintet batave vient d'enregistrer son troisième album. Un disque beaucoup plus intimiste, paisible, lo fi que " Seaborne West " ou encore " Happy Trauma ". La plupart des chansons baignant dans une forme de mélancolie douce réminiscente de Belle & Sebastian. Jelle Paulusma, le leader du groupe, se limite même au chant et à sa six cordes acoustique sur deux titres : " Swords & words " et le morceau maître, pour lequel il a quand même pris le soin de napper la mélodie d'une légère bruine de claviers. Les musiciens de Daryll-Ann reconnaissent pour influence majeure Neil Young. Celui des Byrds et de Buffalo Sprinfield. Ce qui explique pourquoi, les chansons se chargent parfois d'intensité électrique. A l'instar du psychédélique brumeux " A piece of work (I'm trying her) ". Les Beatles également. Feu George Harrison, en particulier. Les harmonies vocales sont donc soignées, limpides. Et la somme de toutes ces influences se manifeste à travers le contagieux " It's only love ". Un hit potentiel ! Daryl-Ann se montre cependant le plus audacieux lorsqu'il teinte ses compositions de jazz cool singulier. Un peu à la manière des High Llamas. La sonorité des claviers aquatiques y est certainement pour quelque chose. Mais également le ton plus frivole, plus ensoleillé, plus guilleret…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Hate

Après avoir commis trois elpees taillés dans le folk pop visionnaire, les Delgados ont été invités à réaliser la bande sonore d'un film documentaire consacré à l'œuvre de l'artiste iconoclaste Joe Coleman. Un travail, au départ, assez décousu, que Dave Fridman (Flaming Lips, Mercury Rev) est parvenu à refondre par une mise en forme splendide. Un mélange de beauté et de mélancolie qui s'est concrétisé sur l'album " The great eastern ". C'est dans le même esprit que le quatuor a décidé d'enregistrer " Hate ". Mais en faisant, tout d'abord, appel à l'ingénieur du son Tony Doogan, considéré aujourd'hui un peu comme le cinquième membre du groupe. Et pour mettre la touche finale, les bandes ont été judicieusement retouchées par… maître Fridman en personne ; qui en assure, en outre, la production. Résultat des courses, l'univers sonore imaginé par les Delgados, tout au long de " Hate ", n'a jamais été aussi proche de celui des Lips ou du Rev. L'instrumentation basique se fond ainsi à merveille dans les arrangements et les orchestrations de cordes, parfois enrichies de chœurs. Somptueuse, cinématique, la musique glisse comme une rivière qui charrie des sentiments de douleur, d'esthétisme et de mélancolie, des sentiments alimentés par les contes ténébreux et bouleversants d'Emma Pollock et d'Alun Woodward, des contes qu'ils chantent de leurs timbres tellement fragiles et vaporeux ! Un bien bel album !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Read music / Speak spanish

Au sein de ce projet, on retrouve Conor Oberst, l'homme à tout faire de Bright Eyes et Denver Dalley, le leader d'Omaha. Un quintette au sein duquel les deux personnages ont conjugué leurs efforts pour assurer la composition des dix fragments. Des compositions aux lyrics très engagés, posant des réflexions sur la société américaine. Leur mode de vie, les méfaits du capitalisme, la destruction de la nature, le consumérisme et même les institutions du mariage. " The happiest place on earth " a même alimenté la controverse. Prémonitoire, puisque écrite avant le 11 septembre 2001, cette composition fait un constat effrayant des conséquences de la guerre moderne (" Il y avait ici une ville, et aujourd'hui, il n'y a plus rien… ") Côté musical, l'opus débute sur un mode intimiste, confessionnel, avant de prendre progressivement du corps. La voix sinueuse, désillusionnée, frustrée d'Oberst zigzague alors entre les mélodies, un peu à la manière de Stephen Malkmus, lorsqu'il sévissait encore chez Pavement. Pas question de lo-fi, cependant. La texture instrumentale est beaucoup trop riche. Alimentée par des riffs de guitare crépitants, malsains, plombée par la ligne de basse implacable, infiltrée de claviers vaporeux et pourchassée de drums prémédités, elle libère une intensité à la fois ténébreuse et tumultueuse, tout en contribuant à la mise en place d'un sens mélodique savoureusement décalé. Du grand art !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Let´s get worse

Le spectre de Ian Curtis plane tout au long de cet elpee, ou plus exactement celui de Joy Division. Ce qui revient au même puisque feu Curtis était le chanteur de cette formation mythique. Pourtant Desert Hearts ne nous vient pas de Manchester, mais de Belfast. Un trio qui peut compter sur deux vocalistes. Qui ne possèdent pas de voix exceptionnelles, mais dont les timbres languissants sont très complémentaires. " Let's get worse " est donc hanté par la cold wave. Et les drums lugubres, légèrement reverb ainsi que la basse entêtante, lourde, alimentent cette atmosphère claustrophobe. Mais cette cold wave est syncopée, découpée dans les riffs de guitare torturés, angulaires, fiévreux, parfois même velvetiens voire mybloodyvalentinesques. Et ce n'est pas la présence ponctuelle d'un piano ou d'un dobro qui y change quelque chose. Pourtant, lorsque la musique prend une forme plus lo fi, c'est plutôt aux Palace Brothers qu'on se met à penser. Pas tout à fait étonnant, lorsqu'on sait que Will Oldham est un type aussi marrant que ne l'était Curtis. En moins suicidaire, il est vrai. En fin de parcours, le groupe nous propose une dimension quelque peu différente de son horizon sonore. Plus prog. A l'instar de " No more art ". Toujours aussi ténébreux, mais davantage contemporain, proche de Placebo, chez " A new end ". Bref, si on ne rigole pas souvent, à l'écoute de cette œuvre, elle a le mérite de libérer une dose d'émotion et d'intensité suffisantes pour nous flanquer le spleen…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Too much is always better than not enough

Auteur d'un mini album six titres l'an dernier, cet ensemble suédois nous revient avec un nouvel opus. Un disque toujours aussi marqué par le rock boogie généreux et débraillé pratiqué par les Faces et les Stones, à la fin de sixties et au début des seventies. Mais également par le rythm'n blues des Animals. Surtout lorsque la formation embrasse ( !?!?!) deS slows langoureux, trempés dans les claviers spumeux. Le disque concède également du rock'n roll échevelé. Deux fragments caractérisés par ce piano qui roule et ce rythme qui rocke. A l'instar du cuivré " Charity song " et de l'irrésistible " Bound to ravage ", qui aurait pu naître d'une rencontre hypothétique entre Chuck Bery et Status Quo. Mais la meilleure surprise de l'opus nous vient de " The one's to my lady ", une compo de heavy folk, abordée dans l'esprit du volume III de Led Zeppelin. Dommage que les Diamond Dogs ne se montrent pas plus souvent inspirés que sur ce titre. Car le reste manque singulièrement de pêche et de groove. Un peu comme lorsque Rod Stewart s'était mis à exploiter un peu trop commercialement la veine soul. L'histoire est un éternel recommencement…

 

mardi, 31 décembre 2002 17:03

Dinosaur Jr

Fondé en 1985 par Jay Mascis et Lou Barlow (NDR : futur Sebadoh et Folk Implosion), Dinosaur Jr a laissé une trace indélébile dans le paysage alternatif du rock, influençant au passage des formations aussi illustres que Sonic Youth, Nirvana, les Lemonheads ou encore Buffalo Tom ; alors que le groupe reconnaissait lui-même pour influence majeure, le Crazy Horse de Neil Young. Les dix fragments qui composent cet elpee sont issus de sessions d'enregistrements accordées à la BBC entre 1988 et 1992. Ce qui explique pourquoi on retrouve encore, sur certaines compositions de cet opus, la basse aventureuse de Barlow. Ce sont également les plages les plus féroces, les plus urgentes, véritables brûlots d'électricité rugissante, chargés de distorsion et de feedback. A l'instar de " In a jar ", " Budge " ou encore de " Raisins ", rehaussé par la présence d'une voix féminine. Car la voix de Mascis était et est toujours aussi écorchée, gémissante. On a cependant droit, avec " Keeblin " et " Get me ", à deux versions acoustiques, démontrant par là que Dinosaur Jr était également capable d'évoluer dans un registre plus paisible ( ?!?!?). Un document !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Beautysleep

Après avoir sévi chez les Throwing Muses et les Breeders, puis drivé Belly, Tanya Donelly a donc opté pour une carrière solo. Et " Beautysleep constitue son deuxième effort en solitaire. Enfin, pas tout à fait, puisqu'elle a reçu le concours de quelques collaborateurs ; et notamment David Narcizo ( Throwing Muses, Lakuna), Dean Fisher (Juliana Hatfield trio) ainsi que Rich Gilbert (Frank Black & The Catholics). De véritables amis sur lesquels elle a d'ailleurs toujours pu compter. Sans oublier feu Mark Sandman ; l'ex leader de Morphine signe d'ailleurs sa dernière apparition en studio. En apportant son concours aux backing vocaux sur " Moonbeam monkey ". Une composition qui, à l'instar de " Wrap-around skirt ", est profondément ancrée dans la tradition gothique du Sud. Pourtant, hormis le contagieux " The night you saved my life " et l'hymnique " Keeping you ", la débauche d'électricité a fait place à une forme de folk rock nourri aux arrangements richement texturés, qui doivent plus à la sophistication d'un Brian Eno qu'à la popcore des Pixies. D'ailleurs les guitares, aussi bien électriques qu'acoustiques, n'ont plus la préséance, et doivent composer avec les boucles, les samples, les claviers, le glockenspiel, et autres instruments pour tisser le fil mélodique des chansons. Des chansons dont les lyrics tentent d'établir un pont entre le monde charnel et spirituel. Des chansons romantiques, chargées de subtilités et de nuances sur lesquelles se pose la voix sucrée, argentine de Tanya. Qui ne hurle plus. Ou alors très rarement. Campant même ici un timbre à mi chemin entre Heather Nova et Dolly Parton. Et pour être complet, sachez que ce disque a été enregistré dans les célèbres studios de Fort Apache…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The last broadcast

Voici deux ans, ce trio mancunien nous livrait un premier album remarquable, " Lost souls ". Nous nous demandions donc, comment il allait pouvoir confirmer toutes ces excellentes dispositions. Pas de souci à se faire, " The last broadcast " est aussi remarquable. Mais il est très différent. Tout d'abord, la sensibilité mélodique est aussi fragile et contagieuse que chez le défunt Ride. Paradoxe, ce combo était également issu de Manchester. Même la conjugaison des harmonies vocales est aussi limpide que chez la bande à Mark Gardener et à Andy Bell. Et il arrive même aux guitares de scintiller, de pétiller, de s'agiter, avec une intensité blanche. A l'instar de "N.Y," ou de " Caught by the river ". Mais en général, ces cordes épousent un format semi-acoustique. Abordé très souvent dans l'esprit des Smiths (NDR : encore un combo issu de Manchester !). Une trame sur laquelle, Doves tisse ses mélodies tantôt tendres, tantôt extravagantes, tantôt allègres, tantôt somptueuses. La ballade bringuebalante " There goes so far " glisse ainsi progressivement dans la samba alors que " Satellites " agrège les arrangements orchestraux majestueux d'un Spiritualized et les chœurs gospel de Mercury Rev. Et on est pas au bout de nos surprises. D'abord à travers la cover pastorale du " Moonchild " de King Crimson, rebaptisée pour la circonstance " M62 song ". Une adaptation dont l'atmosphère est aussi désolée que chez Nick Drake. Un King Crimson qui hante également le baroque et futuriste " Friday's dust ". Celui de " In the Court Of The Crimson King ", pour être plus précis. Pas pour rien que les lyrics soient aussi impénétrables chez les Doves que chez Pete Sinfield. Comme son titre l'indique, " Pounding " martèle ses rythmes de drums métronomiques ; mais sur une chanson pop euphorisante. Enfin, tant le titre maître que " The sulphur man " réalisent la parfaite la fusion entre l'expression mélancolique d'un Mark Eitzel et l'élégance électro acoustique de Badly Drawn Boy. " The last broadcast " constituera plus que probablement un des " must " de l'année, mais il nécessite plusieurs écoutes avant de pouvoir véritablement être apprécié à sa juste valeur.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The pawnbroker´s wife

Vous appréciez Bill Callahan (Smog), Tom Waits et Nick Cave? Vous ne pouvez passer à côté de Johnny Dowd. Un Yankee qui, à travers ses lyrics, prend un malin plaisir à sonder les entrailles du rêve américain. D'une voix sombre, gémissante, écorchée, plus que limite, parfois soutenue par le timbre délicat de Sherwood Caso, il baragouine ses contes de mort, de décadence et de mort. En général sur une musique country/blues gothique. Mais lorsqu'il parvient à dynamiser sa solution sonore, ses compositions prennent une toute autre dimension. A l'instar du remarquable " Judgment day ", sorte de réplique psychédélique à l'urban blues. Pensez à une rencontre hypothétique entre les Doors et Iron Butterfly. Le rythme effréné (NDR : le drummer est loin d'être un manchot !) et les claviers rognés d'un côté, les riffs de guitare torturés de l'autre. Et si le " beefheartien " " Sweeter than honey " flirte avec le chaos mélodique, " Sweeter than honey " parvient à trouver un excellent compromis entre Jon Spencer Blues Explosion et Creedence Clearwater Revival. L'ombre de Jon Spencer plane même encore sur le redoutable " Woodie Guthrie Blues ".