Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Hooverphonic
giaa_kavka_zappa_09
Enzo Porta

Enzo Porta

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Arroz Con Mango

Emmené par le pianiste/arrangeur Jorge Gomez, le collectif de Miami Tiempo Libre est en circulation 2001. Leur « Timba » (genre proche de la salsa) les a entraînés à travers le monde entier. Ce nouvel album propose des morceaux majoritairement up-tempo et mélodiques, conçus expressément pour les plaisirs de la danse. Nonobstant la touche latin-jazz, le son est un peu clinquant et moins rêche qu’à Cuba. Les paroles parlent de filles, de fêtes et d’exil (il existe une énorme communauté cubaine à Miami). Ce n’est certainement pas nouveau, mais c’est plutôt bien fait ; et puis surtout cette musique devrait plaire à ceux qui ne ratent aucune soirée où les rythmes latins sont rois.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

In The Heart Of The Moon

On ne présente plus Ali Farka Touré, maire de la ville de Niafunké au Mali et surtout guitariste magnifique. Il s’est associé à une autre pointure de la musique malienne, le joueur de kora Toumani Diabaté. Ensemble ils revisitent des traditionnels maliens et composent quelques nouveaux morceaux où l’improvisation se taille la part du lion. Un album instrumental tout simplement lumineux et émouvant qui s’écoute comme on boirait de l’eau fraîche et pure dans le désert du Sahara, à 12h30. Chaque chanson est une gorgée d’eau qui nous ramène un peu plus à la vie, nous fait voir les choses sous un meilleur jour. La production de Nick Gold est exemplaire de sobriété et les rares instruments qui viennent quelquefois soutenir les deux maîtres ne sont jamais décoratifs. Quand on pense que le disque a été enregistré en trois sessions de seulement deux heures… Que dire de plus ? Que « Heart of the Moon » recèle les plus belles choses entendues cette année et que ce serait une grave erreur de passer à côté… Go and check it out baby !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Blitzkrieg Pop

Projet électro germanique mené par Marco Haas, T.Raumschmiere a décroché un petit succès l’an dernier en commettant le single « Monstertrruckdriver ». Il revient avec plus ou moins la même formule et contrairement à ce que le titre pourrait le faire supposer, cet elpee ne contient aucune reprise des Ramones. Le blitzkrieg de Marco commence par « Stick Like me » une mauvaise imitation de The Exploited en version électro. On continue par quelques instrumentaux un plus inspirés constellés de saturations digitales, de sons échantillonnés en ‘8 bits’ (définition sonore digitale de basse qualité) ou ‘industriels’, obsession récurrente chez les musiciens allemands, excepté peut-être chez David Hasselhoff. On retombe tout de suite dans les horreurs ; et en particulier le lamentable « A Mess ». Surchargé par un gros synthé basse qui s’évertue à singer une guitare, ce fragment est chanté mollement par le dénommé Quasimodo Jones. Dans un registre métal décadent, Sandra Nasic (chanteuse de Guano Apes) essaye de donner un peu de panache à un « Very Loud Lullaby » qui nous rappelle les impayables Scorpions. « 3 minutes of Happiness » reprend le son de synthé mortuaire de Joy Division. Il est chanté/parlé par Judith Juillerat et reste un des moments les plus convaincants de la plaque. L’instru « Patridiot » rappelle aussi Joy Division et dénote un petit effort mélodique de la part de Marco Haas. Ce dernier clôture l’album par une beuglante sur le poussif « Blitzkrieg Pop », cavalcade punk-électro triste comme un mois de novembre en Pologne.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Little Heart Attacks

A les entendre, on pourrait penser que ces chauffeurs du dimanche répètent dans une petite ville de la banlieue de Manchester. On imagine bien un grand « Union Jack » accroché au mur du local de répèt’ et un buste en plâtre de Liam Gallagher posé sur un ampli pour motiver les troupes… Mais on s’aperçoit qu’on a tout faux. Ces cinq gaillards viennent de Toledo (Espagne) et ont beaucoup dû écouter les Byrds, les Beatles ou encore les Kinks. Aucune audace sonore ou musicale n’est donc à espérer sur cet album qui bénéficie d’une solide exposition européenne grâce au label Naïve. Attendez-vous plutôt à une collection de chansons essentiellement pop-rock où les guitares et l’orgue Hammond se taillent la part du lion. Un ensemble de bonne tenue dont on regrettera la production fadasse et quelques morceaux qui s’étirent un peu abusivement au de-là des cinq minutes (quand 3 auraient largement suffi). Néanmoins, trois fragments très chouettes et estivaux haussent le niveau : la ballade « Often », le très Beach Boys « Can’t You See » et « Tears and Years ».
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Young dangerous heart

Subtitle est le projet solo du MC/producteur Giovanni Marks. Originaire de la côte ouest des Etats-Unis, l’homme fait aussi partie du groupe Labwaste (NDR : responsable il y a peu de l’album « Zwarte achtegrond ») et participe à un nombre incalculable de projets plutôt confidentiels. Cet album reflète les goûts du bonhomme : hip hop, rock, mais aussi free jazz et électro (dans la lignée des productions les plus rêches du label Warp). Le flow un peu plat et monotone de Giovanni est rehaussé de beats plutôt originaux et quelquefois efficaces (surtout sur « Leave Home », le très bon « I Feel Nothing » et le titre maître). L’atmosphère abstraite évoque Anti Pop Consortium et l’écurie Anticon ; alors que certains morceaux titillent facilement les nerfs, comme ce « Fast food/fast death », aussi difficile à écouter qu’une impro sauvage d’Albert Ayler. Pas facile d’accès donc, cet elpee se révèle fort intéressant pour sa créativité (surtout à la prod) ; même si on regrettera le manque de feeling et de chaleur que dégage l’ensemble.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Schizophonia

Le troisième album des rockeurs électro de Montpellier aligne dix morceaux calibrés pour les pistes de danse. Quelques chanteurs et chanteuses (dont l’ex Ride Mark Gardener) prennent leur tour de rôle tout au long de cet opus bien produite mais qui ne brille sûrement pas par son originalité. On n’est d’ailleurs jamais bien loin du pastiche. A l’instar de « Fiction Dancer », dont le refrain est carrément pompé au « Love Like Blood » des Killing Joke, au très Phoenix « Body to Body » ou encore de « Bitch » qui sonne comme un remix d’AC/DC. Entre les beats disco et le rock le plus électrique, les Français préfèrent ne pas choisir ; et dans certains cas ça marche, comme sur « Cubicle », morceau totalement couillon mais qui va sûrement faire un malheur à la radio et dans les soirées. Vous l’aurez compris, la musique dispensée sur ce « Schizophonic » n’est pas vraiment à écouter dans votre salon, mais va sûrement faire danser tous vos amis à votre pendaison de crémaillère ou à la prochaine soirée Rock’n’Brol. Du bon boulot quand même, surtout au niveau de la production (les guitares et les beats sont magnifiques) ; et de toute façon bien plus drôle que le dernier opus de Daft Punk ? Non seulement, le duo essayait de semer sur le même champ sonore, mais avec encore moins d’inspiration… Allez Karoutcho, fais péter !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Better Off Dead

Prélude à un album prévu pour septembre, le single « Better Off Dead » a été magistralement produit par Allan Muller (Metal Molly) et investit déjà les playlists de Studio Brussel. Un boogie rock au son énorme (surtout la batterie) dont la mélodie pop à souhait, les chœurs et les guitares en avant nous font immanquablement penser à… Metal Molly, mais aussi aux moments les plus pop d’Evil Superstars. Bref, une mise en bouche sympathique qui laisse augurer le meilleur pour le long format à venir.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Surfing The Volcano

Le premier album de ce duo français se pose en héritier de l’électro ‘jouette’ pratiquée en son temps par Roudoudou ou encore Bentley Rythm Ace : des samples aux sons incongrus ou puisant dans les musiques traditionnelles, un abus des gimmicks sonores (sons de jeux vidéo, etc.), des programmations rythmiques complexes. Ajoutez-y des voix sous la stricte influence de la pop anglaise (Stone Roses) et vous aurez un tableau plus ou moins fidèle de la solution dispensée tout au long de ce disque. De l’électro pas vraiment taillée pour les dancefloors mais qui devrait facilement servir de fond sonore lors de vos soirées entre amis. Anecdotique donc, même si on décèle chez nos gaillards un certain talent pour la mélodie et les beats susceptibles de faire mouche sur le prochain album. En attendant ce premier essai souffre d’une production un peu lisse et d’un abus de gimmicks sonores.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Principles Of Geometry

Ce duo lillois pratique la musique électronique telle qu’elle plaît aux esthètes et aux intellectuels : bourrée d’accidents rythmiques, de gros sons de synthés analogiques, de bleeps divers et de bruit blanc. Pas exactement de la musique de danse mais plutôt une musique d’atmosphère qui évoque un film d’anticipation pessimiste où des méchants cyborgs domineraient le monde. A rapprocher des Boards Of Canada pour leur amour des grosses rythmiques et des mélodies épiques, cet album plaira donc aux inconditionnels du catalogue Warp. Malgré la qualité du travail fourni, on regrettera l’absence d’originalité de l’ensemble, tant il reste fidèle aux clichés et aux codes en vigueur dans cette niche musicale. A l’arrivée on s’ennuie un peu et on cherche en vain un point d’entrée au sein de cet univers un peu hermétique.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Parola d’Onore

Surtout connu pour sa participation au Radio Bemba Sound System de Manu Chao, Roy Paci est pourtant une des figures majeures de l’underground italien depuis plus d’une dizaine d’années. On ne compte d’ailleurs plus les albums transalpins et internationaux où le talentueux trompettiste sicilien est venu souffler… Troisième album enregistré en compagnie d’Aretuska, « Parola d’Onore » continue dans la lignée des deux précédents. Roy ne se contente pas de jouer de la trompette, mais il chante aussi en sicilien, italien, espagnol et en anglais ‘macaroni’. Il élargit le spectre musical exploité sur « Tuttaposto ». Le ska est certes toujours présent, mais les influences des musiques latines, africaines, ragga ou drum and bass se font de plus en plus sentir. A l’arrivée on obtient un très un bon elpee empli de chansons à l’énergie positive et aux textes ironiques sur la nouvelle Italie de Berlusconi… A cet égard, la reprise de « Malarazza » de Modugno, les ballades « Boca Dulza » (aux cordes renversantes) et « Anna », les pêchus « Up and Down » et « Shock Politik » sont des compos particulièrement réussies. Bref, du tout bon, à découvrir d’urgence.
Page 19 sur 51