Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Servo

Un monstre qui ronge le Servo…

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Servo est un trio rouennais qui s’est spécialisé dans un post-punk dansant alternant entre des contemplations instrumentales évasives et embrumées et une violence implacable où tous les instruments explosent en même temps, le tout couvert d’un chant contrasté entre monotonie et puissance hallucinée. Son troisième elpee, « Monsters », est paru ce 8 décembre 2023 et se distingue par des rythmiques plus musclées et une dimension mystique poussée à l’extrême. L’accent est mis sur la puissance et la brutalité de chaque morceau. Une fois la tempête passée vient le temps des détails, inventer une complexité qui doit être aussi prévisible qu’inattendue pour l’auditeur.

Composé de textures musicales mystiques surchargées de violence esthétisée, « Monsters » donne l'impression d'assister au sermon d'un pape fou, haranguant ses ouailles sur une chaire noire. Le mélange de goth, de kraut, de pysch et de post-punk dans le breuvage des sorcières donne une bande-son de comédie musicale d'horreur prête à vous exploser la cervelle - comme Joy Division se battant avec IDLES sous l'œil de Dario Argento.

La vidéo consacrée à « Thank you maniac » est disponible ici et celle à « Day and night monsters », là

 

Graham Reynolds & Marta Del Grandi

Graham Reynolds et Marta Del Grandi s’attardent dans le silence…

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Graham est un compositeur moderne par excellence, ingénieux et sinistrement poignant. Quant à Marta, c’est une compositrice éclectique réputée pour ses influences modernes et ancestrales stimulantes.

« Linger In Silence » est un vrai suspense, soutenu par des cordes qui montent en puissance jusqu'au crescendo. Marta chantonne, le piano de Graham se soumet, un accordéon fredonne et une guitare en acier gémit ; la scène change, la tension monte. Le morceau est épique avec des cymbales qui s'écrasent au beau milieu d'un symbolisme enjoué.

Le résultat est la double interprétation d'une même chanson : « Linger In Silence » est le résultat d’une brève rencontre en anglais et en italien qui offre deux points de vue dérivés d'une même mélodie évocatrice. La construction est lente avec une section centrale panoramique et, inévitablement, une fin remarquable.

‘J'ai vu Marta del Grandi en concert pour la première fois au printemps dernier à Austin. Un spectacle fantastique ! Lorsque la collaboration est devenue possible, j'ai sauté sur l'occasion. Elle apporte tout un monde de créativité sonore et pousse le matériel vers de nouveaux horizons, en ajoutant des paroles et des voix avec sa touche personnelle. J'espère que nous pourrons bientôt nous retrouver sur scène ensemble’, explique Graham.

‘C’était un honneur de collaborer avec Graham, j'ai écrit et enregistré les voix au Lac Majeur l'été dernier et les paroles sont inspirées par le calme et la paix de ce magnifique scénario’, ajoute Marta, élève de jazz au Conservatoire G. Verdi de Milan...

« Linger in silence » est en écoute là

 

 

Neon Fields

Neon Fields dans la cage aux lions…

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Neon Fields est un groupe britannique qui s'est formé en 2020, juste avant que la pandémie mondiale ne frappe. Pendant les périodes de fermeture qui ont suivi, le trio établi à Bristol a repoussé les limites du genre en partageant sa musique à distance et en affinant ses sonorités dans l'isolement. Le résultat est un style unique et sophistiqué qui révèle des paysages sonores cinématiques, des tonalités industrielles et des récits créatifs.

Neon Fields se prépare à sortir un nouvel opus, en attendant, il nous propose son nouveau single, « Cage of lions », et il est disponible solus forme de clip ici

 

 

Hot Garbage

Le rêve précieux de Hot Garbage

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Le groupe torontois Hot Garbage publiera son nouvel opus, "Precious Dream", le 19 janvier 2024. En attendant, il nous propose, sous forme de clip, "Mystery", un deuxième extrait de cet elpee. Et il est disponible ici

"Mystery" livre la curieuse histoire de Judy et Billy au milieu d'un riff surf fuzzé et tordu. Après avoir réussi à convoquer la Mosrite de Davie Allan, perdue depuis longtemps, les psych rockers canadiens choisissent de plonger dans la chromesthésie (NDR : La chromesthésie est une des formes de la synesthésie -il en existe une centaine de différentes- qui fait apparaître des sensations colorées lors de la stimulation par des sons et des notes musicales ; et la synesthésie est un phénomène neurologique, non pathologique, par lequel deux ou plusieurs sens sont associés) peignant une fresque musicale stylée sur l'amnésie volontaire et la confusion béate. Le morceau se construit avant d’atteindre un point culminant intense et tourbillonnant -un sentiment familier pour ceux qui connaissent les travaux précédents du groupe- avant de laisser l'auditeur retomber dans le crochet de guitare hypnotique du morceau, le laissant effectivement se demander : ‘What was this all about ?’

"Mystery" devrait plaire aux fans de A Place to Bury Strangers, The Jesus and Mary Chain ou The Cramps…

Hoorsees

Hoorsees voit tout en grand…

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En deux albums, le quartet parisien Hoorsees s’est construit une solide réputation de faiseur de mélodies pop imparables auprès du public français ainsi qu’américain, par l’intermédiaire du label new-yorkais Kanine Records (Grizzly Bear, Chairlift, The Pain of Being Pure at Heart...)

Son troisième elpee, « Big », paraîtra ce 12 janvier 2024. Le groupe y explore, pour la première fois, des sonorités plus électroniques, résultat d’une influence inédite jusqu’ici chez eux : la ‘French Touch’ du début du millénaire. Il aura fallu, et c’est un comble, que le groupe traverse l’Atlantique lors d’une tournée pour qu’il se décide à se pencher enfin sur « Bankrupt » de Phoenix et « Discovery » de Daft Punk, à force d’entendre le public américain les rappeler à leur héritage. En signe avant-coureur, la band nous propose un premier single, sous forme de clip.

Couplets moqueurs et refrains pop imparables, « Artschool » fait la part belle aux claviers no wave, aux rythmiques robotiques façon Talking Heads et aux riffs de guitares aiguisés dans l’esprit des premiers albums des Strokes. Un titre qui évoque la vie des étudiants ‘arty’, insupportablement cools en toutes circonstances, dont on a un peu honte d'être envieux. 

La vidéo est à voir et écouter là

 

 

Johnny Mafia

Johnny Mafia mange des bonbons pour vomir…

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Fondé par quatre lycéens à Sens (c’est dans l’Yonne), pas tellement un berceau historique du rock, Johnny Mafia s’est construit au fil du temps une implacable réputation de groupe de scène. Et en trois albums et des tas de concerts, il est parvenu a su s’imposer en tête de liste d’une nouvelle scène française qui n’en finit plus de surprendre.

Presque trois ans après la sortie de « Sentimental », son dernier elpee, suivie d'une tournée qui les aura emmenés jouer aux quatre coins de l'Europe et jusqu'en Corée du Sud, Johnny Mafia est de retour avec un nouveau single, « Vomit Candy », accompagné d’un clip réalisé et produit par La Sale Affaire ! Il est disponible ici

 

Sekushi

Sekushi souffle comme un bœuf…

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"Beef" constitue le second single du quatuor anversois Sekushi (sexy en japonais) qui figurera sur son double Ep qui n'est pas encore sorti. Une compo qui mêle plusieurs styles dans un son homogène.

Le riff surfeur, soutenu par une basse et une batterie stables, vous plonge rapidement dans une transe qui n'est interrompue qu'à mi-parcours par un petit mouvement harmonique. Les breaks apportent suffisamment de variations rythmiques pour que le son reste frais et excitant, et vers la fin, vous êtes toujours immergé dans un bain chaud de voix psychédéliques.

« Beef » est en écoute là

 

Kill The Thrill

L’autophagie de Kill the Thrill…

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Avec « Capitan », les Marseillais de Kill the Thrill naviguent dans un paysage de rêve.

Kill the Thrill est doté d'une vision unique et insaisissable. Le duo français rêve d'un mélange abrasif mais hypnotique de rock industriel, de post-punk et de dark wave. Dès lors, le morceau extrait de son prochain album, « Autophagie », est accompagné des hallucinations surréalistes d’une vidéo cinématographique qui pourrait donner des cauchemars à David Lynch.

D'une durée de près de 10 minutes, « Capitan » est un voyage épique, bien que patient. Le premier plan de la vidéo apparaît lentement dans l'obscurité, comme si la caméra essuyait le sommeil de son œil. Les cordes bourdonnent comme des mouches tandis que le riff se transforme en un groove au format industriel, le tout servant de cadre à la voix patinée de Nicolas Dick.

Une mer d'images décousues inonde l'écran : statues englouties, flore en fleurs, colibris suspendus en plein vol. D'une manière ou d'une autre, ces visions surréalistes s'assemblent, gravitant autour du rythme régulier de la chanson, comme si elles étaient assemblées par leur propre logique onirique. Avant le rideau final, une apothéose de synthétiseurs rugit avec toute la terreur et l'émerveillement de la vie elle-même.

Voici ce que Dick et la bassiste Marylin Tognolli déclarent au sujet de leur nouveau single : ‘« Capitan » est un vaisseau habité, englouti par la réalité, en route vers son propre naufrage. Ce n'est pas un naufrage conçu comme une punition divine, mais comme un destin presque bienfaisant pour ce qui ne trouve pas sa place dans la compagnie des hommes. Le cycle avale tout et le recrache tout ce qui est simulacres, organique et inerte. Le clip a été monté comme un récit, chaque image faisant partie de l'allégorie. Une allégorie de paradis terrestres et temporaires...’

« Autophagie » sortira le 26 janvier 2024. En attendant, le clip consacré à « Capitan » est disponible là.

 

 

Sprints

La missive de Sprints…

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La formation dublinoise Sprints sortira son premier elpee, Letter To Self, le 5 janvier 2024.

Le quatuor garage punk a partagé un nouveau titre et une vidéo consacrée à Up and Comer, qui fait suite aux singles autonomes Adore Adore Adore et Literary Mind, parus précédemment.

Formé en 2019, Sprints pratique un punk/rock abrasif, influencé par les premiers Pixies, Bauhaus, Siouxsie Sioux, King Gizzard, Savages et LCD Soundsystem. Ses Eps Manifesto (2021) et A Modern Job (2022) ont suscité l'enthousiasme de la presse musicale britannique, qui les a soutenus à de nombreuses reprises.

Karla Chubb, chanteuse, guitariste et compositrice principale, explique que leur premier album est profondément personnel et autobiographique dans ses paroles et ses thèmes clés, tandis que sur le plan sonore, il explore un espace inspiré par leur amour du gothique du début des années 80, du noise rock des années 90 et d'influences plus modernes. Il revisite leurs moments les plus vulnérables et les imprègne d'un garage-punk viscéral. L’album vise à transformer en positif ce qui est considéré comme intrinsèquement négatif : les sentiments d'anxiété, de colère et de rage. C'est cathartique, c'est honnête, c'est brut.

Le premier single Up and Comer s'attaque au syndrome de l'imposteur. ‘C'est un récit invisible qui a été construit par les doutes et la négativité dont j'ai été nourrie par les autres’, explique-t-elle. ‘C'est une chanson qui s'attaque à ces idées et qui, au lieu de les laisser continuer à me freiner, me voit enfin me libérer de ce que l'on attendait de moi.’

Chubb, le guitariste Colm O'Reilly, le batteur Jack Callan et le bassiste Sam McCann se sont rendus dans la vallée de la Loire en France pour enregistrer l'album en 12 jours avec Daniel Fox du Gilla Band. Le résultat est un album d'une puissance stupéfiante, dont le message central est l'acceptation de soi.

Le clip de Up and comer est disponible là

 

 

The Bevis Frond

The Bevis Frond se focalise sur la nature…

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Après avoir gravé Little Eden en 2021, The Bevis Frond publiera son nouvel opus studio, Focus On Nature, le 1er mars 2024.

Le nouveau single, Focus On Nature (en écoute ici), vient de sortir. Il révèle des sonorités de guitares sur plusieurs niveaux, lesquels soutiennent une contemplation onirique de la nature et de ses voies mystérieuses. Quant aux harmonies du refrain, elles se développent jusqu'à une apothéose symphonique grisante.

Ces 75 minutes de mélodies glorieuses oscillent du psychédélisme des années 60 au folk anglais, en passant par les Wipers de Seattle, la pop de Dinosaur Jr et les explorations dignes d'Hendrix. Ainsi, il y a toujours un élément d'anglicité enjouée dans leur musique. Fortement influencés par les Lemonheads, Teenage Fanclub, Elliot Smith, Pavement et Dinosaur Jr, les Bevis Frond livrent une nouvelle œuvre exceptionnelle qui vient s'ajouter à leur immense catalogue.

Focus On Nature commence par un résumé perspicace de cinq minutes de la crise climatique Heat avec un riff brûlant et un solo incendiaire. Nos vies et notre époque sont soumises à un examen, à partir des badinages du groupe en cavale qu’on trouve sur The Hug et Here For The Other One. Il y a une fantaisie mystique sur Happy Wings tandis que Leb Off est une vision sombre de l'austérité de l'après-guerre sur fond de psychédélisme doucement gratté. Tout au long du chemin, il y a des histoires de guerre réelles, dans la perspective de notre inéluctable avenir et de cocktails diaboliques.

Comme son précédent elpee, Little Eden, Focus On Nature étudie la lassitude du monde mais remplit une toile plus grande : le fast-food et le réchauffement climatique, les cœurs brisés et les nuits passées à sortir terminées depuis longtemps, l'immortalité quotidienne et le fait d'être un cadeau de Dieu. C'est comme si Townshend était à son plus haut niveau thématique, Big Star dans toute sa gloire acoustique, équilibrant parfaitement le combo rock garage punky qui finit par aboutir à Empty avec les breaks de Gilmour qui élèvent le tout à la noblesse de l’art.

Actuellement en phase finale de production, Nick Saloman fait également l'objet d'un nouveau film documentaire dont la sortie est prévue en 2024.

 

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