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The Day a la tête vide…

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The Day est un duo de dream-pop partagé entre Anvers et Hambourg, dont le nouveau single, "Empty", vient de paraître. A première écoute, on pense à du Tahiti 80 (cette voix falsetto !) en moins funk.

Contrastant avec l'ambiance euphorique et optimiste de la musique, les paroles expriment la désillusion et l'épuisement. Pourquoi les racistes sont-ils encore et toujours invités à une discussion sur le racisme dans notre société ? Pourquoi les voix qui nient la catastrophe climatique se voient-elles accorder une place aussi disproportionnée au nom de l'équilibre, alors que le monde brûle littéralement ? Nous sommes renvoyés aux mêmes points encore et encore et ne faisons aucun progrès... Face à la crise climatique, à l'injustice sociale ou à la pandémie, tant de mauvaises décisions sont prises, et elles semblent si prévisibles.

Après deux EPs DIY et un premier album ("Midnight Parade"-, The Day envisage de sortir un second opus, l’an prochain…

"Empty" est en écoute ici

 

L’introspection ultime de Circuit des Yeux…

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Le sixième album de la chanteuse et compositrice Haley Fohr, mieux connue sous le paronyme de Circuit des Yeux, publiera son nouvel son nouvel album, « -io », le 22 octobre.

 « -io » constitue son œuvre la plus élaborée à ce jour. Sa voix qui s’étale sur 4 octaves se mesure à un ensemble de 24 musiciens à cordes, cuivres et vents. Des musiciens renommés issus des scènes jazz, classique et expérimentale de Chicago. L'album a été enregistré l'automne dernier par Cooper Crain au studio Electrical Audio de Chicago et mixé par Marta Salogni (Björk, Holly Herndon), avec Fohr comme arrangeur et productrice.

Cet LP a été composé suite au deuil d’un ami proche, et enregistré en pleine pandémie ; et cette situation a influé sur le climat de ce disque. Elle a déclaré, à ce sujet : ‘Je suis devenu obsédée par les trous noirs, qui sont la force gravitationnelle ultime. Il y a aussi une telle métaphore synonyme de la mort. Les choses y entrent, elles ne peuvent aller que dans un sens. Elles y entrent et n'en ressortent jamais…’

Et en raison des restrictions imposées par le COVID, Fohr ne pouvait enregistrer qu'avec six autres musiciens à la fois dans le studio.

Son premier single, « Dogma », est disponible ici

, une compo qui traite des problèmes des dogmes, bien sûr, dogmes qui engendrent la violence… un sujet tellement contemporain, mais aussi historique, car il ronge la civilisation depuis des siècles et des siècles, soit depuis que les religions ont banni la tolérance de leur vocabulaire…

Photo : Evan Jenkins

Les Têtes Raides explosent…

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« Bing Bang Boum » constitue le quinzième album de Têtes Raides. Il sort sept ans après le précédent ; mais, surtout, le line up historique du groupe est reconstitué.

Ils sont tous là : Christian pour les mots, Grégoire au sax, Cali à la basse, Lulu à la batterie, Pierrot au trombone, Anne-Gaëlle au violoncelle, Édith au clavier, Serge à la guitare. Ils étaient présents au tout début, sont arrivés sur « Mange tes morts », sur « Les Oiseaux » ou à peine plus tard. Ils avaient pris du recul, plus ou moins longtemps. Et voici donc les retrouvailles avec cette équation géniale éclose à la fin des années 1980 : chanson, punk-rock et musique de cirque, énergie turbulente et vertige poétique, méditations électriques et pogo existentialiste, expressionnisme binaire et valse rebelle…

Nouveauté, ce son qui a gagné en âpreté, en raucité, en grain. Nouveauté, ces séquences et ces nappes qui se mesurent aux instruments habituels du groupe. Nouveauté, la certitude que Têtes Raides, cette troupe singulière, ne s’arrêtera pas à la célébration amorcée en 2020 avec l’album et l’annonce de la tournée ‘30 ans de Ginette’, et que le groupe expérimente toujours.

Écrit pour l’essentiel en 2019, l’elpee s’est miraculeusement trouvé en synchro avec ce que les musicos ont vécu dans l’étrange année perdue. Cri d’urgence, de liberté, d’humanité, besoin de vivre pleinement une fraternité déliée et franche.

Manifeste citoyen et poétique, « Bing Bang Boum » est évidemment un disque politique en même temps qu’il échappe à l’actualité. Cette intemporalité dialoguant avec l’époque est une singularité que l’on retrouve aussi dans la musique de Têtes Raides.

« Peur, » issu de cet LP et doublé d’une vidéo est disponible ici 

Les lignes de vie tracées par Sweet Gum Tree

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Multi-instrumentiste et fidèle à une élégance résolument british, l’Angevin Arno Sojo a choisi pour patronyme Sweet Gum Tree, il y a déjà plus d'une décennie.

Une démarche artistique également validée par des collaborations auprès de membres de Tindersticks, The Church ou R.E.M., la chanteuse Heather Nova ou encore Isobel Campbell, dont le featuring sur "Bird Of Passage" aura marqué les esprits raffinés. 

Sur des collages réalisés par Charlie Stopford, Sweet Gum Tree égrène avec nostalgie des souvenirs londoniens, dont cette session en forme de pèlerinage aux studios Abbey Road, dans une ambiance personnelle et intimiste à l'esthétique lo-fi assumée.

Le charme résolument DIY du montage, qui documente également les séances du nouvel album 100% analogique mis en boîte chez Kerwax (en compagnie du batteur des Tindersticks et du sax de Zenzile), trahit le même penchant décomplexé que Kurt Vile pour le fingerpicking, les sofas et les guirlandes lumineuses.

Le nouveau single et clip "Lifelines" est disponible là

 

L’Eldorado de Catherine Graindorge

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« Eldorado ». Une fable, une légende qui a poussé les conquistadors de plus en plus loin à travers un continent à la recherche de richesses. Un mythe, un Graal. Au fil du temps, il est devenu un mot chargé de plusieurs significations et de possibilités. Il peut aussi être un endroit pour trouver l’espoir et du réconfort, découvrir ses rêves. Voilà la musique d’« Eldorado », le deuxième album de Catherine Graindorge.

Bien qu’elle soit surtout connue pour ses collaborations avec un éventail d’artistes allant de Nick Cave à Yann Tiersen, en passant par Bertrand Cantat et Mark Lanegan, son travail pour le trio Nile on waX et ses compositions de musique de films ou théâtre, il y a plusieurs années que Graindorge voulait sortir un deuxième elpee. Mais « Eldorado » a connu une période de gestation beaucoup plus longue que prévue.

Une attente fructueuse. La musique, dit-elle, est devenue comme un journal intime. Chaque page apporte son lot de réflexions et de résonances. Elle a travaillé avec le producteur John Parish (PJ Harvey), qui joue aussi divers instruments sur l’album, dont la guitare sur le morceau hommage « Eno ». Graindorge lui avait envoyé son premier album, et cela a conduit à une amitié et à enregistrer la majeure partie de ce disque dans son studio.

Comme une série de sentiers perdus, la musique d’« Eldorado » prend de curieux détours. Elle passe de l’immobilité à la frustration. Les choses ne sont pas tout à fait ce qu’elles semblent être.

Le disque est très personnel, débordant de contes et réminiscences, comme « Rosalie », un morceau qu’elle a composé après avoir appris la mort d’une femme rwandaise qu’elle connaissait par l’intermédiaire d’un proche de son père.

« Lockdown » est en écoute là

 

Dirty Sound Magnet rêve d’ouvrir la boîte de Pandore…

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Composé par Stavros Dzodzos, enregistré par Marco Mottolini, mixé par Stéphane Chapelle et masterisé par Paul Gold, du studio Salt Mastering à New York (USA), le nouvel album rétro boogie-rock de Dirty Sound Magnet sortira début 2022.

Direction l'Âge d'Or du rock'n'roll par l’intermédiaire de son nouveau single, "Pandora's Dream" et son boogie diabolique !

Dirty Sound Magnet distille un rock psychédélique et bluesy, porté par une irrésistible rythmique funk. Si des noms tels que Graveyard ou Radio Moscow viennent tout en suite à l'esprit en écoutant DSM, l'expérience sonique qu'il propose est unique ; le groupe la qualifie de ‘retour mystique vers le futur’.

A l'instar du nouvel LP, le premier single "Pandora's Dream" a été enregistré live au studio du Dirty Sound Magnet. Le trio a souhaité recréer un son naturel et organique en travaillant sur une production épurée, en se servant seulement quelques micros et une table de mixage vintage.

Issu de ce futur long playing, "Pandora's Dream" est en écoute ici

 

Qui peut résister à Rodrigo Leão

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Le nouveau single de Rodrigo Leão s’intitule "Who Can Resist", écrit par Kurt Wagner, frontman de Lambchop qui le chante en compagnie de la Canadienne Michelle Gurevich.

Après "Friend of a Friend", c'est le deuxième single extrait de son nouvel album "A Estranha Beleza da Vida", dont la sortie est prévue en octobre.

"Who Can Resist" est un bon exemple du casting vocal minutieux que Rodrigo recherche pour ses albums : la sélection de chanteurs qui correspondent aux ‘personnages’ créés pour l'histoire de chaque chanson ou de chaque disque.

Pour ce nouveau single, Rodrigo recherchait une voix à laquelle il pouvait s'identifier, comme un ‘alter ego’.

"Who Can Resist" a été composé durant l'été 2020, pendant le confinement de Rodrigo.

C'est une chanson heureuse et libre, à l'image de l'album dont elle fait partie : "A Estranha Beleza na Vida", un disque que Rodrigo considère comme la liberté de pouvoir créer sans frontières, sans limites".

A l’instar du précédent single "Friend of a Friend", ainsi que pour le long playing, la pochette de "Who can resist" a été réalisée par le célèbre écrivain et illustrateur Afonso Cruz.

Découvrez le clip de 'Who can resist' ici

God save Mycatisgreen !

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Marre de cet été pourri ? Envie de soleil ? Marre du virus ?

Paperheartmusic vous propose le vaccin anti-déprime de l'été : "Cat save the Queen" de Mycatisgreen !

Composé et enregistré en solo durant le mois de mai, avec une guitare pour enfant et une vieille batterie qui prenait la poussière, "Cat save the Queen" est un Ep qui sent bon la pop lo-fi des années 90.

Courrez y jeter une oreille, on vous assure que l'été vous semblera tout de suite plus ‘green’... et surtout plus ensoleillé…

Le clip de "Cat save the Queen" est disponible là

 

Chez Sonic Tides, l’herbe est plus verte qu’ailleurs…

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Sonic Tides est un groupe liégeois de rock alternatif à la musique névrotique et hypnotique.

Son nouveau single, “The Grass Grows”, est paru le 23 juillet dernier. Le clip complètement fou qui l’accompagne a été réalisé par Alex Orma, et met en scène Bright Eze (vice-champion mondial de bodybuilding en 2020) en premier rôle.

“The Grass Grows” est à voir et écouter ici

 

Les moineaux et les petites choses de Big Thief…

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Big Thief vient de publier deux nouveaux titres, "Little Things" et "Sparrow". "Little Things" a été enregistré sous la houlette de Shawn Everett aux Five Star Studios, à Topanga, et "Sparrow", sous celle de Sam Evian à Flying Cloud Recordings dans les Catskills. Les deux chansons ont été produites par James Krivchenia, le batteur de Big Thief. Il s'agit des premières nouvelles compos du groupe depuis l'album "Two Hands", paru en 2019.

"Little Things" (en écoute ici) est une plage à la fois propulsive et frémissante, alors que "Sparrow" (en écoute là) aborde la face la plus contemplative poétique et métaphorique de son expression sonore.