La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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New Brutalism

New Brutalism de 087 à 089…

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New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record », propose trois plages : "088", "087" et "089". Enregistré en 2021 par Steve Albini et masterisé par Bob Weston en 2025, il sortira le 12 septembre 2025.

Le band, baptisé d'après un mouvement architectural défunt, a été fondé par Hall et Balch en 1996. Sa philosophie ‘moins c'est plus’ se reflète dans sa musique brute et honnête. Elliott a rejoint le groupe, suivi de Sonny Simpson et Basford. Après le départ de Simpson, Basford a repris la basse, puis Elliott est revenu en 2021 comme chanteur.

New Brutalism utilise des instruments en aluminium fabriqués par les membres de la formation, choisis pour leur légèreté, leur constance et leur précision. Enregistré en 2021, « Requiescat Record » est dédié à la mémoire de Steve Albini. Malgré son titre, cet album est vibrant et vivant.

En attendant la sortie de cet Ep, le combo a partagé le single "089". Et il est en écoute

 

 

Thalia Zedek

Question bateau pour le Thalia Zedek Band…

Thalia Zedek a annoncé la sortie du nouvel album de son groupe, « The Boat Outside Your Window », qui paraîtra ce 23 mai. Elle a également partagé le premier single « Tsunami », un morceau à la fois émouvant et enflammé. Cette chanson constitue la quintessence de Thalia Zedek, mêlant harmonieusement le personnel et le politique tout en juxtaposant une section rythmique grinçante et entraînante à sa voix inimitable. Sa guitare graveleuse est soutenue par la pedal steel éthérée de Karen Sarkisian, nouveau membre du TZB.

L'œuvre considérable de Thalia Zedek témoigne d'une vision claire, d'un style de jeu singulier et d'une gamme étendue. Sa capacité à transmettre des émotions brutes à travers ses histoires vivantes de perte et d'espoir, de lutte et de triomphe est inégalée. Sur « The Boat Outside Your Window », elle contemple l'absence et la distance, à travers des compositions aussi fougueuses que profondément émouvantes.

Pour enregistrer « The Boat Outside Your Window », le noyau dur du band impliquant Zedek (guitare et chant), le bassiste Winston Braman et le batteur Gavin McCarthy (Karate) a été rejoint par la guitariste de pedal steel Karen Sarkisian dont les contre-mélodies ajoutent une touche d'étrangeté aux chansons. Tout au long de l'opus, Thalia révèle habilement comment les réalités extérieures se manifestent dans nos mondes intérieurs.

Le single « Tsunami » est en écoute

 

Echolalia

Echolalia

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L’écholalie (NDR : en anglais Echolalia) est une tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, habituellement de l'interlocuteur, en guise de réponse verbale.

Echolalia, c’est aussi un quatuor texan, originaire de Nashville, qui a enregistré son album éponyme dans une ancienne abbaye datant de 1160, située sur l'île de Wight. Cette abbaye restaurée, est aujourd'hui transformée en studio d'enregistrement.

L'album d'Echolalia est une œuvre unique, à la fois pastorale, psychédélique, confortable, progressive, familière et inattendue.

Hormis les ballades, les morceaux de l'album tirent un peu dans toutes les directions. Caractérisé par sa mélodie doucement douloureuse et sa steel guitare gémissante, "Dreams Of You" ouvre l'elpee. Paru en single, "Odd Energy" se distingue par sa rythmique lyrique et propulsive avant de s’enfoncer dans le psychédélisme. Les lignes mélodiques de "Little Bird" sont hantées par Paul McCartney. Romantique, "Blood Moon" est tramé sur des accords de piano martelés. Si "Rainbow Road" rappelle le style vaudeville des Tiger Lillies (les sticks de drums à balais jazzyfiants), "The fox and the grapes" lorgne vers une forme de folk prog qui invite paradoxalement un moog.

L'album s’achève par "In The Pub", une plage qui sort vraiment de l’ordinaire. Dans l’esprit de Beck et sur un ton hip hop, elle recrée l’atmosphère particulière qui règne dans un pub.

Podcast # 74 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Aline Chevalier

Aline Chevalier a le coeur léger…

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Née en Normandie, c'est à Nantes qu'Aline Chevalier a grandi : trop de pluie et de mélancolie ! Un vieux piano échoué dans le salon de famille devient très tôt son jouet et passe-temps favori. Pas mieux pour chasser ‘les monstres de l'enfance avec assurance’ et s’ouvrir au monde des songes, aux chansons de Barbara et aux sièges en skaï des salles de cinéma.

Elle fait du théâtre, un peu de cirque, chante et part sur les routes d’Europe avec son piano à roulettes. De ces évasions, Aline Chevalier crée son pays des merveilles en composant des chansons. Poèmes et chansons l'ont affranchie, ceux qu'elle a écrits, ceux qu'on lui a murmurés.  Ainsi, de sa voix feutrée, elle vient à son tour vous ravir en amie. À mi-mots…

« Satori », son nouvel elpee paru ce 10 janvier 2025, est une confession, une révérence aux ‘affres profondes’ comme lieu infini de beauté, d’exploration et de joie. Entre amours crawlés, plongée papillon et brasse coulée, C’est un enchantement hypnotique et infiniment généreux qui dévoile ses dix facettes. Entre cinéma à la dérive, tendresse en apnée et vent dans les voiles c'est un étrange monde que celui d'Aline Chevalier, magnétique et audacieux.

Ses chansons originales en français aux textes finement ciselés, mêlent instants suspendus en solo au piano et réjouissants duos rythmiques avec Gilles Belouin, vibraphoniste-percussionniste aux multiples couleurs.

Filmée sous l’eau, la vidéo du clip « Cœur Léger », est disponible

 

ALI

Introverse

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ALI est une des étoiles montantes de la scène rock alternative bulgare. C’est aussi le projet d’Ali Abdala. Son premier elpee s’intitule « Introverse ».

Mêlant émotion brute et paysages sonores complexes, il nous entraine au cœur d’un voyage à travers les pensées et les sentiments introspectifs.

Grâce à des mélodies cinématographiques, des moments explosifs et énergiques, des harmonies délicates et des riffs mémorables, sans oublier des textes qui abordent les problèmes sociaux, la musique d’ALI se singularise par ses contrastes qui fluctuent entre douceur et éclats intenses et agressifs, démontrant toute l'étendue des capacités du groupe.

Produit et enregistré par Kaloyan Dimitrov, les touches finales de mastering ont été apportées par Robin Schmidt, connu pour son travail pour des grosses pointures comme Arctic Monkeys, Nothing But Thieves et les Pixies.

Adapté, « Bliss + Blasphemy » a même été choisi pour une campagne mondiale lancée par l'organisation de protection des animaux FOUR PAWS. Et il figure, bien sûr, sur cet opus en version originale. Il est même disponible sous forme de clip ici

Podcast # 62 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Malice K

AVANTI la Malice K…

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Malice K est le projet de l'artiste visuel et compositeur new-yorkais Alex Konschuh, qui est né et a grandi à Olympia, dans l'État de Washington. Mais c'est lors d'un séjour à Los Angeles qu'il a approfondi son travail musical et est devenu membre du collectif d'artistes DeathProof Inc.

Après avoir gravé deux Eps de 20 minutes, il sortira son premier opus, « AVANTI », ce 23 août 2024.

Malice K a partagé son nouveau single et sa vidéo « The Old House » (clip ici), une compo qui fait suite à son premier single, « Radio » (vidéo ), paru en début d’année.

Il y a des fantômes partout dans « AVANTI », un album qui donne l'impression d'être habité, comme si l'on regardait une maison abandonnée à travers une fenêtre maculée d'empreintes digitales crasseuses, les reliques d'une vie bien vécue étant éparpillées à l'intérieur…

Les chansons de Malice K sont directes, simples et inébranlables, car il sonde l'intériorité des souvenirs et des erreurs saturées d'une intensité innée qui vous aspire dans son monde noueux et viscéral, si barbelé qu'il pourrait faire couler le sang.

 

Alice Martin

Les échos lointains d’Alice Martin

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Alice Martin est une jeune chanteuse, auteure, compositrice et guitariste belge.

Influencée par la culture pop et folk américaine, elle accorde ses premiers concerts de rue à 17 ans en reprenant du Joni Mitchell, Fleetwood Mac mais aussi Alanis Morissette ou KT Tunstall.

Très vite elle passe à la composition. Elle part seule sur la route du blues et se frottera au public américain dans les clubs à Nashville, New Orleans ou NY.

Après avoir gravé une poignée de singles qui ont bénéficié d'un bel airplay, Alice a sorti son premier Ep, « Far And Echoes », dans un registre qui oscille entre folk doux et pop électrique.

Les chansons traitent de la quête de l'épanouissement, de son émancipation en tant que femme, de désillusions et d'amour aussi

Extrait de cet Ep, « Blueridge final » est disponible sous forme de clip

 

 

Cali

Un show épuré, mais d’une intensité rare…

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Entre folklore et fêtes, Mons est une ville historiquement et culturellement riche. Elle s’est d’ailleurs vu octroyer le titre de Capitale Européenne de la Culture, en 2015.

Elle accueillait, en son sublime théâtre, un lieu hautement symbolique au style néo-classique, ce samedi 24 février 2024, un artiste de choix, Cali.

À mi-chemin entre chanson française et rock, Bruno Caliciuri, à l’état-civil, revendique depuis toujours une position d'artiste concerné par les problèmes de société et du monde, sans hésiter à s’investir publiquement.

Véritable touche-à-tout, Cali multiplie ses engagements, tant dans l’univers du théâtre, de la poésie, de la littérature que, bien sûr, de la musique.

Ce soir, il est accompagné de Steve Nieve, brillant musicien, mais surtout claviériste d'Elvis Costello, qui a aussi travaillé et joué pour Morrissey, Paul McCartney, Mick Jagger, David Bowie, Vanessa Paradis, Alain Bashung ainsi que Daniel Darc ; et est resté un grand ami, jusqu’à la fin, de Lou Reed et Laurie Anderson.

Steve et Cali se connaissent bien. Le premier a participé à l’enregistrement de plusieurs albums du second, dont l’hommage à Léo Ferré, « Cali chante Léo Ferré », publié en 2018…

D’une capacité d’environ 500 personnes, la salle est bondée. Ce théâtre ‘à l’italienne’, avec ses balcons et ses murs drapés de velours grenat, est le parfait endroit pour des spectacles intimistes.

C’est sans doute pourquoi il a choisi cet endroit afin de fêter les 20 ans de « L'Amour parfait », son premier opus paru en 2003, mais suivant la formule piano/voix, alors qu’en général, il se produit en compagnie d’un groupe.

Alors qu’il est un peu plus de 20 heures, l’homme de petite taille et son comparse bardé d’un bandonéon, grimpent sur le podium en chantant « Roberta », une compo issue de l’elpee « Menteur ». La toute première claque d’une série puisque plein d’autres déferleront comme un rocher qui déboule sur une route à toute vitesse et que l’on ne peut éviter.

Très inspiré et inspirant, Cali possède en lui de grandes valeurs humaines. Il a ce besoin du contact avec le public. Ni une, ni deux, il prend la main d’une petite fille au premier rang et l’invite à monter sur scène pendant « Sweetie » ou encore s’approche de cette femme enchantée de porter un pull du même coloris que celui du troubadour tout en s’amusant sur « La fin du monde pour dans 10 minutes ». Et si la vie ne tenait qu’en quelques secondes d’une poésie fine ?

Les doigts du pianiste glissent sur les ivoires dans un exercice de style virtuose, nous réservant d’impressionnantes descentes fracassantes de plusieurs gammes. Un concert où il fait aussi bon d’entendre que de voir.

Alors que jusque-là, il était resté très intimiste, il adopte tout à coup un ton plus pêchu, tantôt grâce à l'utilisation d’une boîte à rythmes sur « Menteur » ou encore sautillant de siège en siège en clamant ‘mon amour’...

Puisque l’enjeu est de rendre un hommage à ses débuts, Bruno embraie par « C’est quand le bonheur », avec en toile de fond, un écran géant reproduisant son image et celle de son chat, ravivant l’illustration de la pochette de cet LP.

Un des titres majeurs dans sa carrière qui lui a permis de se faire connaître auprès du grand public.

Une compo miroir, car malgré la reconnaissance, le succès, les rencontres, les critiques positives et le rendu du public, tout reste relatif. La seule, vraie et unique question serait ‘C’est quoi le bonheur’ ? Il ne lui reste plus qu’à affronter les méandres de la vie et à arracher le précieux sésame.

Un bonheur prétendu partagé en tout cas par les quelques centaines de personnes présentes ce soir.

Cali est on ne peut plus heureux de célébrer cet anniversaire avec le public belge qui le lui rend bien depuis le début de sa carrière.

Entre amour désordonné, hasards de l’existence et affres du temps passé, l’artiste se livre joyeusement tout au long de « Elle m’a dit », une compo empreinte de nostalgie, écrite seul dans une petite chambre, lors d’une rupture fracassante. Il n’hésite pas à clamer qu’il ‘s’est fait jeter comme une merde’. De quoi raviver chez certains de vieux souvenirs que l’on pensait définitivement enterrés.

Cet inconditionnel de U2, Simple Minds, The Waterboys ou encore Hubert-Félix Thiéfaine, sait se montrer humble et empathique. Il raconte avoir reçu la demande d’un fan dans sa loge au cours de l’après-midi. Sa mère n’a d’yeux que pour lui et fête son anniversaire ce soir. Quoi de mieux, dès lors, que l’icône de la chanson française lui offre un bouquet de fleurs…

Sans hésitation, Caliciuri s’exécute sur l’éblouissant « Pensons à l’avenir », tandis que Nieve, dans un français approximatif, se charge des vocalises avec une jubilatoire colère qui masque mal l’infinie tristesse et le désespoir de ne pas injurier cet avenir qui semble à nouveau prometteur.

Un moment inoubliable pour les artistes et cette dame dont la joie irradiait sur son visage et le public. Les yeux, d’abord embués, ont ensuite laissé place à des larmes qui se sont mises à couler, inévitablement, sur les joues.

Lorsqu’il ne caresse pas les ivoires, Steve, multi instrumentiste dans l’âme, se consacre au mélodica (un instrument de musique à vent, plus précisément à anches libres) ou encore au xylophone dont il joue en intro sur « Tes désirs font désordre », un morceau aux accents dramaturgiques. Et il est à l’aise sur tous ces instruments.

Bruno fixe tendrement sa propre image projetée en filigrane, contemple le temps passé et revit les moments intenses à travers le rétroviseur de sa vie. Il remercie l’ange qui lui a porté la main sur l’épaule lorsqu’il était petit tout en fixant le ciel, le regard vide, s’interrogeant d’une part sur cette double décennie passée et d’autre part sur la fierté de ses parents maintenant disparus.

Et puis, il passe au « Grand Jour est Arrivé », une comptine fébrile et immensément positive où il est question de prendre le temps de savourer sa séparation sur fond d’humanité et l’auto-flagellation, le tout posé sur drap d’humour léger.

Après ses nombreuses ‘turpitudes’ et voltefaces, le Perpignanais se pose au côté de son musicien et entame paisiblement un « Fais de moi ce que tu veux ». Le public s’émerveille devant la complicité qui s’opère entre les deux compères.

Cali prend ensuite place derrière le piano et, en véritable mélomane, s’approprie instinctivement l’instrument. Steve quant à lui, quitte l’estrade, plonge dans la fosse, armé de son mélodica pour un « Différent », qui ne laisse personne indifférent…

Interprété en mode piano/voix, « Tout va bien » constitue un des moments forts du concert. Un morceau au cours duquel on discerne un peu mieux la face obscure des textes de l’enfant perdu et les cicatrices du temps passé.

Un show épuré, mais d’une intensité rare ! Tout y est parfait. Le spectacle, Cali, son musicien, sa complicité avec le public, le choix des chansons, la richesse des émotions et « L’Amour parfait », chanté tantôt en français, tantôt en anglais, prouvant une fois de plus qu’une amitié sincère et durable lie les deux personnages.

Sous une expression toujours aussi théâtrale, en mode piano/voix, Cali est parvenu à imposer son style en revisitant les chansons d’un album devenu culte et à transformer des épreuves difficiles en épisodes énergiques grâce aux variations ludiques et aux mots d’une force puissante dont seul l’artiste a le secret.

Les uns et les autres s’éclipsent derrière les rideaux, le public haletant d’impatience reste sur sa faim. Il en veut encore et encore…

Les faisceaux des projecteurs déclinent, comme pour faire durer la douleur des spectateurs… lorsque soudain les notes de « Quoi » de Jane Birkin retentissent, comme pour rendre un bel hommage à la femme qui nous a quittés en juillet 2023. Une belle personne aux multiples talents, à la fois actrice et chanteuse. Un moment suspendu et un Cali tout en retenue, mais aux anges.

Il y a plus de deux heures que l’artiste se livre et pourtant il a encore de belles surprises à offrir. A commencer par cette version ultra vitaminée de « 1000 cœurs debout » où, accompagné par Baptiste Lalieu, aka Saule, il va mettre littéralement le feu. Ils se connaissent très bien, et se sont déjà produits ensemble pour « Avant qu’il ne soit trop tard », qui figure sur le dernier album de Saule, « Dare-Dare ».

Des dizaines de fans n’y tenant plus finissent sur la scène afin d’y fêter la joie, le bonheur, l’extase et un onirisme sans fin. Les sourires deviennent rires, les yeux s’écarquillent et alors que l’amour entre les générations s’invite, les différences culturelles et sociales s’estompent également.

Afin de taquiner son ami de toujours, Bruno lance pour défi à son acolyte de chanter du Led Zeppelin. En l’occurrence « Whole lotta love ». Challenge parfaitement relevé sous les cris hilares d’un public qui ne s’attendait pas à pareille surprise, il faut bien l’avouer.

Enfin, Caliciuri, à l’instar de « Pas la guerre », rappelle aux aficionados que derrière le conflit, se cache, au milieu, les enfants.

Concerné par la vie et les problèmes du monde et la bêtise des hommes, le concert de ce soir sera dédié au charismatique militant anticorruption et ennemi numéro un de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, assassiné honteusement alors qu’il n’avait que 47 ans.

Cali retourne définitivement en coulisses, alors que Steve s’enfonce dans la foule pour reprendre « Your Late Night Evening Prostitute » dans sa langue natale avec pour seule arme, son instrument de prédilection, le mélodica.

Cette fantaisie façon ‘Cali 2.0’ aura duré en tout et pour tout pratiquement deux heures trente. L’homme dont la réputation est de mettre le feu partout où il passe n’a pas failli à la règle. Une fois de plus, mais certainement pas une fois de trop.

 

 

 

 

 

Principe Valiente

Un Principe Valiente lumineux…

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La formation de dark pop, Principe Valiente, sortira son cinquième elpee, « In this light », durant ce mois de mai. Marquant une évolution audacieuse dans le parcours de plus de dix ans du groupe suédois, les dix chansons méticuleusement conçues de l'album dévoilent les paysages sonores éthérés et l'allure sombre et ambiante qui les ont propulsés sur la scène alternative sur son premier opus –un éponyme– paru en 2011.

« In This Light » est une symphonie de mellotrons, d'échantillonneurs et de synthétiseurs analogiques qui s'harmonisent avec la résonance céleste des guitares Rickenbacker 12 cordes et Gretsch jouées par Jimmy Ottosson, enrichies par un piano mélodique et une basse distordue caractéristique, le tout enveloppé par la voix énigmatique du chanteur Fernando Honorato.

Signe d'un changement de direction pour le duo actuel, le single qui en est extrait, « Something New » dure moins de trois minutes et adopte une approche dream-pop directe. Et il est disponible sous forme de clip

 

Malice K

Malice K sur les ondes…

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Malice K est un artiste né à Olympia, WA, et basé à Brooklyn, dont la palette sonore est composée d'alt 90s et de lyrisme effronté, créant une rare fusion de pop rock indie décalé. Ancien membre du collectif d'artistes Deathproof Inc, il s'est forgé une notoriété comme artiste atypique à la nature capricieuse, passant d'un punk-thrash-rock provocateur à des textes mélodiques et acoustiques. Ce musicien visionnaire tisse de manière complexe des récits empreints d’émotion à travers sa musique. Grâce à un engagement pour l'authenticité et une éthique de la vieille école, son art illumine le paysage moderne. Il vient de publier un nouveau single. Intitulé « Radio », il y met en avant sa vulnérabilité brute et son lyrisme introspectif, et il est disponible sous forme de clip .

 

Talisco

Talisco, c’est ici…

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Il y a 10 ans, Talisco surprenait en gravant des singles comme « Your Wish » et « The Keys », des hymnes électro rock, des productions orchestrales, des chœurs, des riffs de Telecaster et de refrains fédérateurs, avec, en chef d'orchestre, Jérôme Amandi.

Virage vers le français pour un nouvel album, des textes parlent de prises d'élan pour un saut dans le vide, de plongées intérieures pour fuir la surface, de vivre l'instant présent dans l'urgence.

Quatrième elpee du groupe, « Cinematic » est une fresque électro pop, incluant –et c’est une grande première– des titres dans la langue de Molière.

Jérôme Amandi, le leader, compose des albums comme des BOs, ses titres naissent toujours d'une image, d'un moment vécu ou fantasmé.

Une image d'un coucher de soleil du Pays basque où Jérôme à récemment posé ses valises ou d'un soleil brûlant de la Californie où le groupe est resté longuement.

Tourné en clip, « C'est ici » résume bien le projet

 

 

 

Yalisco

L’air nocturne inspire Yalisco…

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L’air nocturne inspire Yalisco…

Yalisco, c’est une formation helvète qui pratique une forme de rock/garage inspiré par les 60’s (ces reverbs surf !) et le jazz (le drumming syncopé !). Après avoir discrètement révélé deux premiers titres, "Long Summer" et "High Tide", ce quatuor genevois nous propose son nouveau single, "Night Air", une ballade mid tempo aux sonorités ensoleillées et dont la destination nous importe peu : on y est juste bien. Le morceau bénéficie d’un clip vidéo disponible ici

Eponyme, l'album sortira le 19 janvier 2024.

Talisco

Ma musique est instinctive…

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Chaque dernier samedi du mois d’août est synonyme de joie et bonne humeur dans la cité sonégienne. Le centre culturel y concocte en effet un vaste programme multidisciplinaire entre animations de rue et concerts totalement gratuits. Les seuls maîtres-mots sont la joie et la bonne humeur.

Si, cette année, la météo s’est montrée capricieuse, les plus courageux se sont pressés pour y découvrir une belle brochette d’artistes. Et pas des moindres puisque Talisco était l’une des vedettes à s’y produire.

Méconnu pour beaucoup, Jérôme Amandi, à l’état civil, est l’auteur de plusieurs succès dont « Your Wish » et « The Keys ». La gloire lui importe pourtant peu. Talisco est un passionné cherchant encore et toujours cette paix intérieure qu’il fantasme tant.

Se livrant en anglais depuis le début de sa carrière, il entame un virage à 180 degrés en publiant un nouvel elpee ce 29 septembre 2023 au sein duquel il ose se frotter à la langue de Shakespeare.

Entre musiques, projets et introspection, cet artiste est un homme d’exception qui a fait d’une passion, un métier à part entière. Compte-rendu d’une rencontre…

Tu crées une musique à la fois lumineuse, subtile et complexe. On y découvre beaucoup de superpositions tant dans les sons que dans la voix. Comment expliques-tu cette direction artistique ?

De manière globale tout simplement ! Je ne vais pas te faire rêver ! Je ne suis pas en haut d’une colline pour y puiser l’énergie solaire ou de la nature. La façon dont je crée est on ne peut plus simple ! Lorsque des idées et des fantasmes musicaux me traversent l’esprit, je m’assieds devant mon ordinateur, guitare à la main. Je m’aide de claviers et des sons qui m’entourent. Je mets à plat toutes les idées qui se bousculent dans ma tête. A vrai dire, je ne crois pas que le processus créatif soit le plus important. L’essentiel est tout ce qui se situe en amont : les éléments que je pioche ci et là, de mes rencontres, des voyages que j’ai pu réaliser, des frustrations et les fantasmes également. Tous ces éléments sont les plus importants pour la création.

La musique de Talisco est franche, directe, immédiate et ne s’éparpille pas. Ton approche est plutôt instinctive ?

Oui, effectivement, ma musique est instinctive. Je refuse d’ailleurs qu’elle le soit autrement.

Paradoxalement les produits formatés sont aujourd’hui pourtant très présents. Quel regard portes-tu sur l’industrie musicale ?

Je me garde bien de poser un regard sur l’industrie musicale. C’est un domaine qui ne m’intéresse pas ! Ça reste du business. Et je n’ai pas l’intention de regarder comment les autres l’abordent, ni même de m’en inspirer. Je trace ma route, voilà tout.

La pub 4G de Bouygues Telecom s’est approprié en son temps « The Keys » et « Sun » a été choisi comme générique d’une série sur France2, ‘Un si grand soleil’. Finalement, le grand public connaît tes chansons sans forcément savoir qui s’y cache derrière. N’est-ce pas un peu frustrant ?

Pas du tout ! J’adore ça ! A vrai dire, c’est ma plus grande réussite. Je n’ai jamais travaillé pour que mon nom soit connu. Très sincèrement, je m’en fous complètement. D’ailleurs, mes idoles ne sont pas des gens notoires, mais des producteurs qui ne sont pas nécessairement des figures marquantes dans le domaine de la musique. Qu’elle soit écoutée et qu’elle me permette d’en vivre reste le plus important. Lorsque je me lève le matin, je compose. Lorsqu’une chanson paraît, peu importe qu’elle soit signée Jérôme Amandi ou Talisco. Vraiment, ce n’est pas essentiel.

Finalement, tu es comme l’artisan, fier de ton travail…

Oui, c’est exactement cela ! Grand bien me fasse de ne pas être connu, je n’ai pas à me soucier de mon image. Je n’ai pas envie de me lever tous les matins et de me préoccuper du temps qui passe sur mon physique, ma tête ou encore mes cheveux. Il n’y a que l’aspect musical qui m’intéresse.

De qui es-tu le plus fier ? De l’homme ou de l’artiste ?

Bonne question ! Je dirais de l’homme parce que je n’ai jamais dissocié l’homme de l’artiste ou encore l’aspect artistique de moi-même. Je n’ai jamais porté cette double casquette. Je suis simplement une personne qui fait de la musique avec acharnement et passion.

A t’entendre, tu sembles être quelqu’un de très humble et qui a les pieds bien sur terre, tout en sachant exactement dans quelle direction tu souhaites te diriger…

Je pense que sans les valeurs du travail, l’aspect artistique ne vaut strictement rien…

Je sais que tu n’aimes pas devoir expliquer ton son en termes de genre. Mais, comment te définis-tu en tant qu’homme et artiste ?

C’est difficile à dire. Je me considère simplement comme quelqu’un qui fait de la musique pour se faire du bien.

La musique impacte directement l’homme et l’artiste. Si je la conçois triste, elle va me remplir de tristesse et m’épuiser. Je la vis pleinement. A vrai dire, je me plais à composer des morceaux positifs, puissants et assez ouverts parce qu’ils me grandissent. Si je réalise un disque uniquement dans cette veine, ça me fait du bien fou et ça me porte.

Tu sais, Talisco n’est qu’un nom derrière lequel se cache une personne à part entière.

Tu possèdes des origines espagnoles. As-tu choisi ce nom de scène en fonction des consonnances latines ?

Effectivement. Un nom, c’est comme un tableau. Derrière, Talisco, il n’y pas d’histoire en soi. C’est un univers qui permet de m’évader.

Contrairement à certains artistes qui estiment devoir servir de porte-drapeau de causes nobles et justes ou encore évoquer une tranche de vie à travers leurs compositions, les thématiques de tes chansons misent plutôt sur le fantasme, la rêverie et la liberté. Est-ce une forme de modestie ?

Ce n’est pas mon tempérament tout simplement. J’admire ceux qui y parviennent à travers leurs chansons. Mais, c’est délicat en ce qui me concerne parce que je n’ai pas vraiment d’idées à faire passer, mais simplement l’énergie et les envolées de ma musique. Elle est là pour transporter, voyager et faire du bien. Je sais que certains de mes auditeurs sont gravement malades. Si mon travail peut leur apporter un peu de réconfort, pour moi, c’est gagné. Je ne suis pas assez calé pour traiter des thèmes lourds et graves comme l’écologie ou la politique. Et puis, ce sont des sujets qui, objectivement, ne m’intéressent pas.

Après plusieurs tournées intenses à travers le monde depuis 2014, tu sors un nouvel opus porté par un single en français « C’est ici », une première dans ta carrière. On le sait, l’anglais est plus musical et exportable. Ce choix traduit-il le besoin de se challenger ? Comment comptes-tu aborder ta carrière, à l’avenir.

Franchement, j’ignore si je vais renouveler l’expérience. A la base, il s’agissait d’un ‘one shot’. Lorsque je compose, je n’ai aucune idée de la direction vers laquelle je vais aller. Le français était une manière de me surprendre. J’ai réalisé quatre disques et j’ai toujours parlé de la même chose. J’adore cela et je ne m’en lasse pas. Je vis pleinement les bons moments et peu importe l’environnement ou la couleur. Toutes mes chansons parlent d’évasion et le français reste une très belle expérience quoiqu’il en soit.

En formule ‘live’, des musiciens t’accompagnent. Mais Talisco est d’abord et avant tout un projet personnel ?

Tu sais, jouer seul serait chiant. Le concept ne m’intéresse pas du tout. Je préfère de loin partager un bon moment entre potes et vivre quelque chose de merveilleux.

Si certains artistes conçoivent leur disque de manière plus ou moins orientée pour le ‘live’, chez Talisco, on prend un plaisir partagé à écouter sa musique, aussi bien assis confortablement dans son salon que lors d’un concert. Quelle est la formule dans laquelle te sens-tu le plus à l’aise ?

Il m’arrive d’y penser. Parfois, je crée des sons qui possèdent un potentiel énorme en ‘live’, mais je ne compose pas dans cette optique. Parfois, je me demande s’il ne faudrait pas changer de fusil d’épaule, car certains de mes morceaux sont impossibles à reproduire en concert. Dommage, mais c’est bien la preuve que je ne pense pas uniquement en fonction du ‘live’.

Les sonorités de Talisco sont influencées par Ennio Morricone et la guitare, en particulier, parce qu’on y associe cette notion de liberté, mais aussi et surtout par la musique des années 80. Quels sont justement les artistes de cette décennie qui t’ont le plus influencé ?

J’y pensais, il n’y a pas très longtemps. J’en ai discuté avec ma mère. J’avais entre deux et dix ans durant cette décennie. Pourtant, mes parents m’achetaient déjà des disques. Je citerai A-ah ou Simple Minds. Mais plus généralement les groupes de cette génération. Les chansons étaient punchy et se distinguaient par de grandes mélodies et des envolées fantastiques. Ensuite, dans les années 90, j’ai surfé sur la vague du Rock. Je devais avoir 13-14 ans. Ecoute le premier album de A-ah, c’est juste grandiose. De même que Cock Robin ; comment ne pas tomber sous le charme ? Ces musiques te hissent vers le haut tout en exhalant un parfum de nostalgie. Lorsque je prends du recul sur ma musique, j’ai cette sensation.

On le sait moins, mais tu travailles aussi, en parallèle, sur d’autres projets, dont Old Caltone, référence à Dracula, avec Sébastien Thebault. Il s’agit d’une musique plutôt conceptuelle et élitiste puisqu’elle s’adresse à un public cible. Les multiplier te permet-il de prendre de la distance par rapport à Talisco, plus dense et populaire ?

C’est une soupape pour moi. C’est quelque chose de théâtral et je m’en amuse. Je suis très proche du projet Talisco, pas de celui-ci. Talisco est très instinctif alors que Old Caltone est nettement plus pensé. Il faut le considérer comme de la mise en scène. Il me permet de prendre du recul.

Les réseaux sociaux, s’ils appauvrissent la pensée, peuvent se révéler indispensables pour un artiste qui souhaite se faire connaître et partager. Quel est ton rapport face à ce média ?

Oui, évidemment, ils peuvent constituer un outil exceptionnel. Pour être tout à fait honnête, je suis plutôt mauvais élève, mais j’y travaille. Je suis plutôt passif, je n’utilise pas ces canaux de manière très saine. Pour schématiser, il y a deux types d’individus : ceux qui sont actifs et passent leur temps à faire des stories ou des montages et les autres, comme moi, qui ne font que regarder du contenu. Il m’arrive de regarder des conneries, du genre ‘un crocodile mange une vache’. Non seulement, le temps que j’y passe est perdu, mais ce passe-temps ramollit le cerveau.

Ta conception du bonheur est de trouver la paix intérieure. Artiste épanoui et la tête sur les épaules, Jérôme, dis-moi, l’as-tu enfin trouvée ?

Je l’ignore ! Nous y travaillons tous au quotidien, j’en suis convaincu ! Nous cherchons exactement les mêmes choses dans chacune de nos existences. Beaucoup pensent qu’avoir un bon travail, de l’argent ou encore de la reconnaissance sociale est synonyme de bonheur. Alors qu’au contraire, une personne peut être très heureuse et épanouie alors qu’elle ne possède rien. On rencontre souvent cette paix intérieure dans les pays pauvres. Dans notre société occidentale, nous ne fonctionnons qu’à travers le matérialisme et la position sociale. Personne ne nous a jamais inculqué le sens du bonheur. Si je n’ai pas trouvé la paix intérieure, je l’effleure parfois du bout des doigts. J’essaie en tout cas de maintenir le cap. C’est le travail de toute une vie.

Talisco. Nouvel album « Cinematic ». Sortie ce 29 septembre 2023.

En concert, le 16 novembre au Rideau Rouge  et le 17 nov à l'Atelier Rock de Huy.

bar Italia

Un second album pour bar italia, la même année…

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Moins de six mois après avoir publié l’album "Tracey Denim", bar italia nous en propose un second au cours de la même année 2023. Intitulé "The Twits", il sortira ce 3 novembre. Il a été enregistré par le trio pendant huit semaines, à partir de février 2023, dans un home studio improvisé à Majorque, et a été mixé par Marta Salogni. L'art de la chanson de bar italia, à la fois économe et évocateur, y prend des tournures rauques, mystiques, négligées, parfois sinistres et totalement engagées.

Issu de ce futur opus, « My little Tony » est disponible sous forme de clip

En concert

Samedi 25 novembre – Trix, Anvers

Dimanche 26 novembre – Botanique, Bruxelles

 

Califone

Villagers

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25 ans de carrière déjà pour Califone, la protéiforme formation emmenée par l’ex-Red Red Meat, Tim Rutili. Son rock expérimental rayonne depuis plus de 2 décennies, de Chicago à Los Angeles, et revêt des habits particulièrement accessibles sur cette nouvelle œuvre mêlant habilement power-pop (« McMansions »), folk (« Villagers », « Skuknkish ») ou r’n’b mutant à la Lambchop (« Eyelash »). Un mix charmant et mélancolique, d’apparence simple mais d’une réelle complexité sonore, bercée par la voix chaude de Rutili. Une belle porte d’entrée dans un univers unique qui pourrait s’ouvrir à un large public…

Alice Cooper

Alice Cooper sur la route…

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Alice Cooper publiera un nouvel opus ce 25 août 2023. Intitulé « Road », il a été enregistré en compagnie de ses collaborateurs de longue date, soit Bob Ezrin à la mise en forme, mais également tous ses musiciens, à l’écriture et à la composition.

‘Pour Road, je voulais que le groupe soit impliqué dans la création de toutes les chansons’, explique Alice. ‘Je ne les vois que lorsque nous sommes sur la route. Je voulais donc qu'ils soient aussi soudés qu'ils le sont pour le concert, mais sur de nouveaux morceaux. Quand on a un groupe aussi bon, je crois qu'il faut le montrer, et c'est ma façon de le faire…’

En attendant, il nous propose son premier single, "I'm Alice", sous forme de clip, et il est à voir et à écouter

‘Je suis le Maître de la Folie, le Sultan de la Surprise... alors n'ayez pas peur, regardez-moi dans les yeux…’

 

bar Italia

On est quand même resté sur sa faim…

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bar italia est une formation londonienne qui aime entretenir le mystère. Jugez plutôt. A la base, il s’agit d’un trio réunissant les guitaristes/chanteurs Jezmi Tarik Fehmi et Sam Fenton ainsi que la chanteuse Nina Cristante. Comme cette dernière est née à Rome, on pourrait croire que le patronyme s’inspire de la botte. Ce n’est pas le cas. En fait s’agit d’un titre de l’album de Pulp, « Different class ». La formation est responsable de trois elpees, à ce jour ; soit « Quarrel », en 2020 et « Bedhead » l’année suivante, deux mini-elpees sortis chez World Music, le label de Dean Blunt, et puis « Tracey denim », paru ce 19 mai 2023 chez Matador, écurie sur laquelle elle vient de signer. Enfin, si la (brève) carrière solo de Nina est ponctuée d’un LP et d’un Ep, celle de Fehmi et Fenton s’épanouit également chez Double Virgo, auteur d’un long playing et de plusieurs Eps, à ce jour.

Depuis sa création, le groupe s’est enveloppé dans un voile de mystère, en se limitant à un minimum de photos, en ne livrant que des bios laconiques et en n’accordant aucune interview. À notre époque où les mass médias et tout particulièrement les réseaux sociaux sont considérés comme incontournables par les artistes, cette attitude est déconcertante et reflète peut-être une nouvelle perception du rock alternatif...

Il revient à Driving Dead Girl d’assurer le supporting act. Fondé en 2003, le band a déjà connu quelques changements de line up. Quatre elpees à son actif, dont le dernier, « Rupture », est paru en 2021. On débarque au beau milieu du set, que le quintet semble mener de main de maître. Le claviériste, le drummer, le bassiste et les deux guitaristes, dont l’un d’eux, chapeau mou enfoncé sur le crâne, double au chant. Il s’agit de Dimitri Rondeau qui est manifestement en pleine forme. Il descend dans la fosse, remonte sur le podium, et finit par grimper sur un retour de scène sis à l’extrême droite. De ce qu’on a pu entendre, la musique de DDG oscille entre cold wave, garage et shoegaze, mais surtout, elle ne manque ni de charme, ni de punch…

Place ensuite à bar italia. Mais avant ce concert, les haut-parleurs diffusent plusieurs titres de l’album des Fab Four, « Abbey Road ». Et puis, afin d’ajouter une couche à l’occulte, ce n’est pas un trio qui débarque sur l’estrade, mais un quintet. Les trois membres fondateurs sont bien présents, mais ils sont soutenus par une section rythmique impliquant un drummer ainsi qu’une jeune bassiste, à la longue chevelure rousse… en short.

Plutôt jolie, Nina Cristante semble avoir opté pour une mini-jupe de couleur rouge et un tricot de teinte blanche. Mais après quelques titres, elle ôte sa petite laine pour laisser apparaître une mini robe écarlate, retenue par de fines bretelles et laissant apparaître, lorsqu’elle se retourne, un dos nu. Elle a une taille de guêpe (NDR : pas étonnant, puisqu’elle est aussi nutritionniste) et pourrait aisément participer à un défilé de mode. Elle se déhanche sensuellement, nonchalamment, le plus souvent les mains dans le dos. Tel un chuchotement, sa voix est fragile, frémissante et presque enfantine. Celle de Fehmi (chaussé de grandes lunettes rondes, il a un petit côté à Lou Barlow) est plutôt capricieuse, empruntant tour à tour les timbres de King Krule, Tom Verlaine ou David Byrne, alors que celle de Fenton est claire et soyeuse. Ils chantent alternativement, un peu comme s’ils se répondaient, mais parfois construisent ensemble, de superbes harmonies. Ce qui permet de soigner le sens mélodique. Les chansons sont courtes (NDR : elles dépassent rarement les 2 minutes). Cependant, les textes abordent des thèmes aussi sérieux que l’anxiété, la solitude, les ruptures, l’amour non partagé, le désir de solitude. Pas de présentation. Pas d’interaction avec le public (estimé à plus ou moins 120 personnes). Pas de merci. Juste les compos et un petit intervalle entre celles-ci, comme si on écoutait l’intégralité d’un album. L’expression sonore se nourrit de slowcore, de noisy et de shoegaze. Cependant, lorsque les morceaux montent en intensité, le spectre Thurston Moore se met à planer.   

Tramé sur une ligne de basse profonde, « My kiss era » recèle quelques réminiscences du « If I only could remeber my name » de David Crosby, avant que le morceau ne se charge d’intensité. Des guitares qui deviennent tintinnabulantes tout au long de « Changer » et finissent par s’enflammer lors du final bien électrique, presque crazyhorsien, « Banks ». Et puis, au bout d’une heure de prestation, bar italia se retire, sans un mot, laissant la place à la suite de l’album des Beatles, « Abbey road », signifiant ainsi au public qu’aucun rappel ne serait accordé…

Un excellent concert, mais glacial. On est quand même resté sur sa faim…

Photos Ludovic Vandenweghe ici

Setlist

Skylinny
Nurse
Harpee
Rage Quit
Yes I’ve eat
Fob
Punkt
Friends
Mrs Morality
Best in show
My kiss era
Changer
Polly armor
Clark
No cd
Banks

(Organisation Aéronef)

Alice Spa

L’amour libre selon Alice Spa…

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En constante évolution depuis la sortie de son premier projet purement acoustique, Alice Spa mêle aujourd'hui des compositions électro-pop enjouées à sa plume mélancolique, une dualité sublimée par sa voix cristalline.

Dans son nouveau single, l’artiste bruxelloise met en chanson ses questionnements liés aux ‘nouvelles’ formes d’amour. Les difficultés émotionnelles, les paradoxes et dérives qu’elle observe.

D’une actualité brûlante à travers une mélodie pop entêtante, elle pose des mots sur notre manière de relationner. “Amour Libre”, c’est le deuxième single extrait de son prochain opus à paraître à l'automne 2023.

“Amour Libre” est à voir et écouter ici

 

 

Poésie Chevalier

Marie Lamy de La Chapelle et sa Poésie Chevalier…

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L’histoire du premier album de Poésie Chevalier, « Appelez-moi Poésie ! » trouve son origine en 2016. Marie Lamy de La Chapelle est encore la chanteuse de Kinoko. Le groupe vient de se séparer mais elle s’entête à mener à son terme la sortie de l’elpee « Viens, l’Orage ». Alors que l’éclatement du groupe la plonge dans une crise existentielle, elle rencontre, lors du Printemps de Bourges, le musicien rennais Yann Chéhu (James Eleganz, Success) qu’elle suit en Bretagne.

Celle qui se fait désormais appeler Poésie Chevalier se lance alors dans la recherche de sons qui donneront leurs couleurs à un projet d’album solo. Elle tombe sous le charme du synthétiseur DX7 qui lui rappelle les tubes des chanteuses des années 80. Après plusieurs maquettes réalisées en compagnie de Yann Chéhu, elle s’entoure du multi-instrumentiste rennais Bastien Larche (Carambolage, Volontiers...) et de l’ingénieur du son Paul-Edouard Laurendeau (Benjamin Biolay, Yseult...) À Bruxelles, ils réalisent un disque qui explore les nuances de la pop, de l’électro et de la variété française. Produit par Isabelle Chapis et son label ZRP (Her, Lewis Evans, James Eleganz), l’opus est logiquement intitulé « Appelez-moi Poésie ! »

Début 2022, Poésie Chevalier présente des extraits de son texte-manifeste à Paris lors d’une lecture organisée par l’autrice féministe Chloé Delaume. Elle continue à approfondir son travail en proposant au producteur Timsters de réinterpréter le single « Vague et bleu » sous l’influence de Kavinsky. 

Le nouveau clip consacré à « Vague et Bleu » est à découvrir ici

 

bar Italia

L’infirmière de bar Italia

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bar Italia est un trio londonien réunissant deux garçons et une fille. Il pratique une indie pop lo-fi dont les mélodies sont héritées de l'école indie britannique, et tout particulièrement de Felt. Les voix désenchantées sont capables de faire surgir de la brume sonore des accroches mémorables. Avec toute l'insouciance charmante des premiers Pavement, Sebadoh ou Galaxie 500, mais sans tomber dans le revivalisme des 90s.

Il vient de sortir son nouveau single, "Nurse !", sous forme de clip vidéo, et il et disponible

A ce jour, le band avait gravé deux albums et un Ep sur le label World Music de Dean Blunt, ainsi que plusieurs singles.

Califone

Le village de Califone

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Le nouvel elpee de Califone, « Villagers », sortira ce 19 mai 2023. Pour cet opus, Rutili s’est concentré sur l'endroit où l'émerveillement et le bonheur s'entremêlent alors même que les choses se désagrègent…

Enregistrées dans quatre villes et renforcées par un groupe de collaborateurs comprenant des collègues de longue date comme Brian Deck, Michael Krassner, Rachel Blumberg et Ben Massarella, les neuf compositions de l'album oscillent entre grooves tendus et explorations brutes en studio, mélangeant sans heurt des éléments de l'or AM classique, des expérimentations électroniques, des harmonies de Laurel Canyon et de la musique concrète dans une géographie sonore sans horizon.

Ce caractère illimité est omniprésent dans "The habsburg jaw", qui arrive en avant-première de l'album, accompagné d'une vidéo hallucinatoire et désarmante réalisée par Rutili lui-même. Et elle est disponible

 

 

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