La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Grandma's Ashes

Le printemps de Grandma's Ashes…

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Grandma's Ashes et un trio féminin parisien qui pratique une forme de rock alternatif teinté de prog, de stoner, de gothique et… d’humour noir.

Après avoir gravé un Ep en 2021 (« The Fates »), le trio sortira prochainement son premier elpee. Il est d’ailleurs en cours d’enregistrement.

En attendant, il nous en propose un extrait, "Spring Harvest", sous forme de clip, et il est disponible ici

"Spring Harvest", la récolte du printemps, est un titre solaire qui inspire un état second de légèreté, de libération. Ce single s'inscrit dans une esthétique rock 90's dans la veine de groupes comme Hole, sans perdre de vue la base de la recette Grandma's Ashes : guitares saturées et riffs nerveux, refrains entêtants, ainsi qu'une section rythmique solide et élaborée.

Le groupe explique : ‘"Spring Harvest" est pour nous une sorte d'ode à la solitude et aux relations sans lendemain pour la combler, un temps. On avait très à cœur de retranscrire la mélancolie presque adolescente qu'on ressent lorsqu’on rêve à l'amour, torturé, seul dans son lit, en s'abandonnant à l'ivresse des sens pour mieux s'oublier.’

 

 

 

Bat For Lashes

Lost Girls

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Il aura fallu près de trois années pour que Natasha Khan revienne au-devant de la scène en publiant son cinquième opus.

Un opus semi-conceptuel narrant les errances d’un personnage fictif nommé Nikki Pink qui évolue dans un imaginaire cinématique très 80’s.

Ce qui pourrait, à tort, paraître prétentieux, voir ennuyeux. Certes, l’album nécessite une approche attentive et concentrée pour en saisir toutes les subtiles nuances, mais une écoute distraite en révèle déjà le potentiel.

Devenue totalement indépendante, l’artiste aux commandes dirige notre écoute par le biais de sonorités synthétiques froides et sombres et prend possession de son propre univers qu’elle nous renvoie en miroir.

À l’auditeur d’alors plonger et se laisser conter.

Prolifique malgré un relatif hiatus médiatique, l’Américaine, longtemps comparée à Kate Bush, laisse libre cours à ses visions, s’émancipe de toutes obligation contractuelle et délivre son album le plus mûr et le plus abouti.

Les dernières notes de « Mountain », dernier titre de l’œuvre, se font d’ailleurs écho de la majesté qui émane de ce beau et grand disque appelé à être, non pas un classique, mais sobrement une pièce majeure dans la discographie d’une artiste hors norme.

Hors des sentiers battus, Bat For Lashes trace le sillon de ces femmes fortes qui écrivent l’histoire à leur manière.

ASHES (France)

Something In The Air (Ep)

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Clémence de la Taille a choisi comme patronyme musical ASHES. La Bordelaise milite également au sein du duo Calame, en compagnie de son frère Arthur. Cette auteur/interprète est également peintre et sculpteur sur métal. Son projet implique également Syan, aux claviers et machines, matos dont se sert également Clémence. Cependant, elle se réserve les vocaux.

Ténébreuse, son électro/pop laisse quand même filtrer quelques rayons de lumière. Ce qui lui permet de créer des paysages sonores atmosphériques et envoûtants.

Il est clair que Clémence recherche la légèreté dans la puissance, la lumière dans l'ombre et l'équilibre dans la violence.

« So Do I » est censé transporter le mélomane au sein d’un univers vaporeux ; mais après s’être immiscé subrepticement sans le creux de l’oreille, la voix de Clémence est rattrapée par les beats frénétiques…

« Something In The Air » n’est pas une reprise de Thunderclap Newman, mais une plage électro/pop sucrée/salée par la voix feutrée de la vocaliste (le clip est à découvrir ici)

Une voix qui lorgne plutôt vers celle de Sharleen Spiteri sur « Lady In Black », une compo tendre, plaisante et à la mélodie accrocheuse… 

Le titre maître est étrange, envoûtant même. Il pourrait même servir de B.O. pour un film d’épouvante. Le spectre de Mike Oldfield plane même. Faut dire que son titre, « Ashes », a peut-être brûlé en enfer…

Bat For Lashes

The haunted man

Bat For Lashes c’est le projet de Natasha Khan, une Britannique d’origine Pakistanaise. Née à Brighton, elle ne manque ni de personnalité, ni de charisme. Et en plus, elle est particulièrement jolie. Un elfe plein douceur, d’innocence, de joie de vivre et d’optimisme En 2010, elle a décroché deux awards. Un pour le meilleur concert alternatif. Faut dire que ses spectacles sont à la fois ludiques, tendres ou dynamiques. L’autre pour la meilleure chanson contemporaine (« Daniel »).

Capable de jongler entre le piano, la guitare, la basse, l’autoharpe et les percussions, outre le chant, elle pratique une forme de folk ténébreux, menaçant, fragile, théâtral et gothique. Et ses inflexions vocales sont susceptibles d’évoquer tour à tour Kate Bush, Alison Godfrapp, Toni Halliday (Curve), Elisabeth Frazer (Cocteau Twins), Alison Shaw (The Cranes), Lou Rhodes (Lamb), Anneli Drecker (Bel Canto) et même Jón Þór Birgisson (Sigur Rós).

« The haunted man », son dernier elpee, révèle un face plus épanouie de l’artiste. Elle y aborde ses textes sous un angle philosophique et psychologique. Un disque qui recèle des compos tour à tour solennelles, claustrophobes, désinvoltes, cool, entraînantes, impératives ou à la limite explosives, mais toujours soigneusement construites… Les rythmes sont hypnotiques. Stimulés par l’électronique et alimentés par les basses, les synthés et les drums, ils grondent profondément. Et au sein de cet univers dramatique, la voix de Natasha libère une large palette d’émotions. Dans ces conditions, difficile de ne pas tomber sous le charme…

L’illustration de la pochette est superbe. Elle est signée Ryan McGinley. Dénudée, mais pudique, Khan porte un jeune homme sur les épaules…

 

Bat For Lashes

Fur and Gold

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Œuvre distinguée, aérienne, « Fur and Gold » met directement en évidence la tessiture flamboyante de sa chanteuse, Natasha Khan. D’emblée, sa puissance vocale éthérée se confronte aux inflexions royales de Björk. Le rapprochement est inévitable. Réputée inclassable, l’Islandaise entrevoit donc les premiers pas de sa progéniture. Bien moins porté sur les expérimentations, Bat For Lashes prône le retour à la nature, les promenades en forêt et quelques virées champêtres. Aujourd’hui installée dans la riche cité de Brighton après des années de bourlingue à travers les Etats-Unis et l’Europe, Natasha Khan se pose, entourée de ses instruments. Ici, le folklore croise le classicisme avec une élégance rare. Du folk psychédélique aux grandes dérives pianistiques, c’est tout un pan de la musique voluptueuse qui est revisité. De Björk (« Horse and I », « Tahiti ») à Kate Bush (« The Wizard ») en passant par Shannon Wright (« Sad Eyes »), Natasha Khan se faufile dans l’histoire de la pop tel un caméléon. Au rang de ses invités, on reconnaît les visages de Ben Chritophers (sur « Sarah ») et de Josh Pearson, l’ex Lift To Experience, venu poser sa voix et sa guitare sur deux titres (« Trophy » et « Seal Jubilee »). Enfin, les politesses d’usage imposent un clin d’œil appuyé au gourou barbu de la transe hippie, le beau Devendra Banhart. Tout cela est donc bien poli mais fort joli.