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Black Dice

Repo

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‘Go where new experiences await you’. L’invitation est signée Black Dice. Et lorsqu’on connaît les expériences opérées par ce trio originaire de Brooklyn, on est en droit de se poser la question de savoir s’il est bien judicieux de le suivre. Parce que j’invite les amateurs d’électro carré dont les beats sont toujours parfaitement en phase, de passer leur chemin. En effet, contrairement au titre de ce nouvel opus, « Repo » n’est pas de tout repos et seuls les plus téméraires oseront affronter cette galette gorgée de saturations et de contretemps. Des expérimentations sonores uniques en leur genre que ces Newyorkais mènent depuis leur formation, en 1997.

Dès leurs débuts chez DFA, Black Dice a suscité une forme de respect. Notamment en concoctant des titres tels que « Smiling Off », « Cone Toaster » ou encore « Endless Happiness ». Un respect qui s’est depuis mué en influence. Notamment pour un groupe comme Animal Collective. Black Dice est même devenu une référence en matière d’électro noise ; et cette neuvième rondelle (déjà !) en est une parfaite démonstration. Réunissant 14 titres oscillant de 30 secondes à 6 minutes, cet elpee regorge de surprises. Au menu : compos déstructurées par des samples et des boîtes à rythmes, balayées de guitares distordues, grinçantes, venimeuses et raffinées par l’électronique. Sans oublier la fanfare version techno primitive, les bruitages foudroyants et les remarquables bidouillages sonores ! Bref, après neuf albums, Black Dice ne se réveille toujours pas de son cauchemar et ça, c’est vraiment cool !

Black Dice

Creature Comforts

‘Ecouter ce disque est une expérience. Extrêmement jouissive ou totalement insupportable’ : voilà ce qu’on écrivait à propos du précédent disque de Black Dice, « Beaches & Canyons »… Le constat s’avère dans ce cas-ci plus ou moins identique… A la différence qu’ici les avis seront sans doute encore plus tranchés, tant le groupe se retranche dans un univers délirant que beaucoup trouveront trop hermétique. Le ‘confort’ du titre n’est pas à chercher dans ces huit titres d’une aspérité inquiétante : s’y frotter c’est s’y perdre (s’y pendre ?), avec le danger de ne plus retrouver la lumière. Y pénétrer sans précautions, c’est prendre de sacrés risques…. Mais encore faut-il détenir l’outil adéquat pour se frayer un chemin parmi ces bruits menaçants, ces vagues de torpeur abyssale, ces échos d’un monde parallèle… Une hache ? Un dico sur la musique concrète ? L’intégrale de Throbbing Gristle ou de Neubauten ? Un tube d’aspirines ? Difficile à dire : autant tout emporter. Dans un sac de survie.

Black Dice

Beaches & Canyons

Ecouter ce disque est une expérience. Extrêmement jouissive ou totalement insupportable. Pour ce quatuor basé à Brooklyn, les limites à ne pas franchir n'existent pas : du rock, de l'électro, du jazz, de la musique concrète, peu importe quels genres, pourvu qu'ils soient maltraités, souillés, étirés, écartelés. Assez proche de la démarche expérimentale et improvisée de ses compatriotes Jackie-O Motherfucker, Black Dice n'éprouve aucune peur à tenter l'impossible, c'est-à-dire n'importe quoi. De ce chaos bruitiste où s'entrechoquent batterie folle, riffs atrophiés, machines endiablées, flûtes orientales (" Endless Happiness "), bruits d'oiseaux et de ressac, cris de possédés, voix déformées, ressort une impression tenace d'assister à la genèse d'un nouveau genre, sans cesse en ébullition, né sur les cendres d'un rock mutant qui aurait rendu l'âme face à toute cette démence. La seule évidence tient donc dans la manière de réagir : c'est certainement une expérience hors du commun, qui touche à tous nos sens… Mais le résultat, lui, est à l'appréciation personnelle. Soit on adore, et c'est la transe, soit on déteste, et c'est l'indifférence. Plus fort que Can et Montage, plus violent que Sonic Youth et Throbbing Gristle (" Big Drop " et ses hurlements tétanisants), la musique de Black Dice, en fin de compte, se vit plus qu'elle ne s'écoute. Basées avant tout sur la répétition, source d'hypnose (les vagues d'" Endless Happiness ", à l'effet relaxant), les cathédrales bruitistes de ce " Beaches & Canyons " n'auront certes d'impact que sur les plus coriaces, mais une fois leurs effets ressentis, à travers l'épiderme, et jusqu'au cerveau, c'est l'addiction assurée.