L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Boulevard des Airs

Bref mais intense

Écrit par

Boulevard des Airs (BDA) célèbre ce soir son grand retour au Cirque Royal, sixième étape d’une tournée 2026 qui inaugure véritablement la série des Zéniths et des grandes salles en Belgique, en France et au Luxembourg. La formation tarbaise investit les planches du Cirque Royal sous la bannière de son sixième opus, « Je rentre à la maison », dont elle dévoile de larges extraits à l’auditoire. BDA séduit par ses méga-hits — « Cielo Ciego », « Emmène-moi », « Je me dis que toi aussi », « Bruxelles » ou encore « Allez Reste » (en compagnie de Vianney) —, fusionnant pop, folk, chanson et musiques actuelles. Peines, amour, engagement : le répertoire du combo touche chaque spectateur. Le travail autour du dernier disque explore notamment la thématique du harcèlement scolaire.

Cinq ans après « Loin des yeux », la formation, née dans la cour de récréation du lycée Marie-Curie de Tarbes, revient sur le devant de l’estrade avec « Je rentre à la maison ». Ce long playing, encore plus dansant que les précédents, alterne thèmes intimistes et universels, sonorités world, pop, folk et électro, et permet à BDA de dialoguer avec des invités tels que Carbonne, L.E.J. et Lémofil, un exercice qu’ils affectionnent. Cette fois, Boulevard des Airs, fidèle à son esprit de partage, relève un nouveau défi : le titre éponyme de l’opus devient le socle d’un projet pédagogique destiné aux établissements scolaires et associations. Dans ce disque, le mot ‘maison’ s’entend au sens large du terme : racines, identité, famille, odeurs, images, pays, toit, paysages, amis, attachement à ce qui nous construit — la ‘maison’ dans toutes ses acceptions. Il s’agit d’un refuge intérieur, fait de souvenirs, de visages, de couleurs et de saveurs : une identité-puzzle propre à chacun, en perpétuelle évolution.

Avant le supporting act, un documentaire d’une dizaine de minutes est projeté sur un écran géant, afin d’expliquer le projet pédagogique de BDA. Il est présenté par Florent Dasque et le nouveau chanteur du groupe, Eyal.

La première partie est assurée par une chorale d’enfants et d’adolescents, à savoir la chorale de l’association ’One Star One Destiny’.

Elle est constituée de jeunes gens âgés de 10 à 16 ans. Plus de septante filles et garçons rejoignent l’estrade, entourés par des instrumentistes : un bassiste, un préposé à la guitare électro-acoustique, un violoncelliste, un clarinettiste et une claviériste installée sur le côté droit, dans les gradins supérieurs. L’auditoire demeure clairsemé. La chorale interprète « Emmène-moi », « Bruxelles » puis « Je rentre à la maison ». Belle performance pour ces adolescents et initiative remarquable de la part de BDA, qui a convié cette chorale.

À 20 h 25, lorsque les huit musiciens de la BDA apparaissent devant nous, la salle affiche complet. Le décor s’articule autour de diverses estrades de hauteurs variées, sur lesquelles s’installent les six instrumentistes, protégés par des parois vitrées et ceinturés de rampes de LED. L’ensemble évoque une vaste demeure, sublimée par des jeux de lumière. Au-dessus du podium, en arrière-plan, s’élèvent, au rythme de la musique, six immenses pavillons (anciens conduits d’écoute de tourne-disque, dits gramophones, semblables à celui du célèbre tableau ‘La Voix de son maître’), dont le centre accueille des spots LED.

Le concert débute sur les chapeaux de roue : toutes les lumières convergent vers l’avant pendant l’installation des artistes, notamment le batteur Chacha Angela, positionné au centre et en fond, sur son estrade. À sa droite, les cuivres : Jean-Baptiste Labe (trombone) et Manu Aurousset (trompette). Le guitariste Jean-Noël Dasque se place devant le batteur, tandis que sur les deux estrades de gauche prennent place Jérémie Plante, derrière les claviers, et, juste devant, Laurent Garnier (basse, clavier), laissant toute la place à l’avant pour Florent Dasque, aux six cordes et au chant, accompagné du nouveau vocaliste Eyal, très interactif auprès de la foule. C’est bien sûr l’ADN du duo : interactivité et talent pour chauffer la fosse.

Après une introduction très électro, le set enchaîne sur « Demain de bon matin ». Les sons s’articulent autour du batteur, solidement soutenus par les six cordes et des cuivres omniprésents.

Vient ensuite « Si la vie avance », extrait du long playing de 2018 « Je me dis que toi aussi ». Cette chanson assume pleinement le virage électro. C’est ce versant que votre serviteur savoure : des sonorités ciselées, des claviers parfaitement synchronisés au batteur. Premier extrait du nouvel opus à découvrir sur les planches : l’éponyme. Ici, la connexion entre le band et les spectateurs s’avère totale (l’auditoire est en ébullition). Les deux frontmen expliquent le message avant d’entamer la chanson. La chorale, postée sur les côtés, entonne le refrain à tue-tête, suivie de près par toute la salle. Les lumières inondent le podium et éblouissent la fosse.

« Bruxelles » embraie : ils jouent à domicile, expriment leur amour pour la Belgique et embrasent l’estrade. S’enchaînent « Ce n’est pas si facile » et « Balkan ». Le nouvel elpee invite à la danse et distille une mélancolie, porté par des guitares acoustiques foisonnantes et des claviers. Sur « Balkan », la folie s’empare du public, galvanisé par les cuivres et surtout un immense sousaphone qui mène la danse. L’énergie festive, marque de fabrique de Boulevard des Airs, rayonne.

Le spectacle touche à sa fin, mais le final capte toute l’attention, notamment pendant « Allez Reste ». Le duo de chanteurs s’assied sur le bord des planches et entame la chanson en acoustique. Ils invitent la foule à reprendre le refrain. Cela ne prend pas. Ils se relèvent et laissent carte blanche à l’auditoire pour l’interprétation : d’abord « rock’n’roll », puis « reggae », « afro », « disco » et enfin « rap ». Cette liberté séduit la fosse et la formation prolonge le plaisir. Sans interruption, ils lancent le rappel par « Seul ici », puis « Regarde-moi », et concluent sur « Je me dis que toi aussi ». Voilà, c’est terminé. Bref mais intense.

Toujours portés par une énergie débordante et une interaction directe auprès de la foule, les concerts offrent un mélange de pop et de chanson française. Nous avons profité d’une ambiance scénique soignée, pour un moment festif. Un peu court : rappel inclus, 75 minutes. L’auditoire quitte la salle conquis et joyeux, des étoiles plein les yeux.

Setlist : « Intro », « Demain De Bon Matin », « Si La Vie Avance », « Je Rentre A La Maison », « Bruxelles », « Ce n’est Pas Si Facile + Balkan », « Emmène-Moi + Salsa », Pas Mieux Ailleurs », « Allez Reste »

Rappel : « Seul ici », « Regarde-Moi », « Je Me Dis Que Toi Aussi ».

(Organisation : Live Nation & Next Step)

 

Boulevard des Airs

Loin des Yeux

Écrit par

 

Fondé en 2004, Boulevard des Airs a vite conquis le public grâce à la diversité de son répertoire, oscillant entre world, pop et électronique. Sans oublier des titres fédérateurs qui font encore les beaux jours des ondes radiophoniques.

Une tournée stoppée en plein élan un 7 mars 2020, après le Zénith de Toulouse, en raison des conditions sanitaires strictes dues à la COVID, d’une part, et des échanges entre artistes via les réseaux sociaux, d’autre part, ont fait germer dans l’esprit de BDA l’idée de revisiter ses plus grands tubes en invitant des artistes hexagonaux à les réinterpréter.

« Loin des Yeux », constitue donc la genèse d’un vaste programme de deux chapitres, constitué tant de jolies collaborations que de titres ancestraux présentés sous une angulaire acoustique. Ce qui apporte à l’ensemble quelque chose de très épuré et magique, à l’instar de « Emmène-moi » feat L.E.J. ou encore « Je me dis que toi aussi » feat Jérémy Frerot.

Un opus hybride, à la fois personnel et collectif, qui permet au mélomane de découvrir de l’intérieur le combo et tout particulièrement sur « Et nous vraiment », un titre au cours duquel Sylvain Duthu retrace avec nostalgie la carrière musicale de la clique.

En tirant parti d’une symétrie parfaitement organisée, BDA produit un format unique, ambitieux et introspectif, dans la parfaite lignée de ses précédents exercices. Les thématiques peuvent être aussi lumineuses ("Abécédaire", sorte de fusion des inspirations des membres du band), que sombres ("Va-t-en", complainte sur le sort d'un migrant), lorsqu’elles ne sont pas engagées ("Que tout recommence", cri d’espoir pour retrouver la scène).

Vingt-quatre chansons à la dimension égale, composées et orchestrées avec cohérence, intelligemment (re)construites, faisant transparaître une belle palette d’émotions au Panthéon de la sensibilité.

Vingt-quatre plages partagées entre 12 inédits et 12 morceaux adaptés par des gens que BDA apprécie beaucoup, comme Claudio Capéo, Doya, Jérémy Frérot, Gauvain Sers, LEJ, Lola Dubini, Lunis, Patrick Bruel, Tibz, Tryo, Vianney et Yannick Noah

Plus qu’une relecture, une invitation à la soif de découverte, entre pop et variété, qui fait autant de bien que les rayons de soleil.

« Loin des Yeux », peut-être, mais pas loin du cœur !

Boulevard des Airs

Bruxelles

Écrit par

10 ans déjà que Boulevard des Airs roule sa bosse. Un collectif de 9 musicos dont les deux premiers hits, « Cielo Ciego » et « San Clemente », figurent sur le premier elpee, « Paris-Buenos Aires », un disque (NDR : d’or) qui s’est vendu à plus de 80 000 exemplaires et lui a permis une nomination aux Victoires de la Musique (Révélation Scène).

Depuis, la formation a gravé un deuxième opus en 2013, « Les Appareuses Trompences », et a enregistré un changement de line up, puisque Mélissa a remplacé Kevin, parti faire le tour du monde.  

« Bruxelles » constitue donc son troisième essai. Si toutes les prises de son ont été réalisées dans le ‘home studio’ à Tarbes, c’est au sein de l’ICP bruxellois que se sont déroulées, les opérations de mixing et de mastering, sous la houlette d’Erwin Autrique (Benjamin Biolay, Cali, Keren Ann, Calogéro, Alain Souchon, …)

Les influences de BdA sont multiples ; elles oscillent du rock au reggae, en passant par le jazz, le folk, l’electro et les musiques traditionnelles. Les textes sont chantés tantôt dans la langue de Voltaire, de Cervantès ou de Shakespeare. Des textes qui parlent de la ville, d’amour, de liberté, de temps qui passe et de révolte.

Enrichi de chœurs atmosphériques, « Si je m'endors, mon amour » baigne dans un climat flamenco. A cause des cordes. Une atmosphère hispanique qu’on retrouve tout au long du refrain de « Mentira », une compo pourtant reggae. Et encore sur « Lo Vamos A Intentar », une plage ensoleillée au cours de laquelle l’espoir d’un monde meilleur est symbolisé par l’intervention de la trompette.  

Paru en single, « Emmène-Moi » est une ballade soulignée de cuivres jazzyfiants. « Demain De Bon Matin » adresse un clin d’œil au « Déserteur » de Boris Vian. Pas étonnant que Zaz y participe, puisqu’elle est considérée comme un nouveau porte-drapeau des valeurs de la liberté et de l’antimilitarisme. Sur un ton pourtant festif, « Tu danses et puis tout va » dénonce les injustices de ce monde. « On Se Regarde » nous parle d’un vieux couple qui vit ensemble depuis longtemps. Les époux n’ont plus rien à se dire. L’ennui les ronge et progressivement ils s’éloignent l’un de l’autre…

Deux pistes plus rock : le cuivré « J' Nous Imagine » et le percutant « Je Resterai ». Un morceau contaminé par le drum&bass : « Ce Gamin-Là ». Quant au titre maître, légèrement électro, il trahit une vision de la capitale européenne par les Provençaux.   

Pulpul, le chanteur du groupe ibérique Ska-P, prête sa voix à l’énergique « Quiero Sonar ». Un style qu’on retrouve sur « Laisser Faire », piste au cours de laquelle les cuivres s’en donnent à cœur joie.   

Les nouveaux troubadours du XXIème se produiront à Bruxelles ce 23 mars 2016 à la salle de la Madeleine et sillonneront l’hexagone de février à juillet…

 

Boulevard des Airs

Paris-Buenos Aires

Écrit par

En cette période hivernale, ce disque a le potentiel pour réchauffer les cœurs…

Fondé en 2004, Boulevard des Airs réunit des musiciens aux goûts et aux influences différents, souhaitant tirer un maximum parti de cette forme de pluralisme. Leurs références oscillent ainsi de Brassens à Red Hot Chili Peppers, en passant par Rage Against The Machine, Jacques Brel et Bob Marley. Chez Boulevard des Airs, la diversité est au pouvoir. Les stations radiophoniques diffusent régulièrement “Mundo Loca”. “Cielo Cengo” devrait suivre le même parcours. Les plages sont interprétées dans un joli mélange de français et d’espagnol. Si le groupe revendique l’étiquette ‘Rock’n’Reggae’, la plupart des pistes lorgnent plutôt vers le ska. Celui de la Ruda, par exemple. Boulevard des Airs assure la première partie de la tournée de Tryo. Cause à effet, mais sur « Paris-Buenos Aires », la bande à Guizmo semble avoir laissé son empreinte…

Néanmoins, cet album est un véritable plaisir pour les oreilles, que je vous conseille de consommer avec excès…