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Bright Eyes

Le Yam 421 ou le 5 000 pour Bright Eyes ?

Bright Eyes sortira son nouvel elpee, « Five Dice, All Threes », ce 20 septembre. Ce sera son 10ème. Lors des sessions, Conor Oberst, Mike Mogis et Nate Walcott ont reçu le concours de plusieurs invités dont Cat Power, Matt Berninger de The National et Alex Orange Drink de The So So Glos. Parallèlement à l'annonce de l'album, la sortie du premier titre, « Bells and Whistles », est accompagnée d'une série de dates de tournée aux États-Unis et en Europe.

« Bells and Whistles » est une chanson rythmée et hystérique qui navigue quelque part entre New York et Los Angeles, et dont les paroles cinglantes font référence à Banksy, à la princesse Diana, aux Mets, au bar Edendale de Silverlake ou encore aux pièges du monde de la musique ainsi qu’au plus grand film de Kevin Costner. La vidéo, réalisée par Josh Boone, a été filmée à Omaha, au Nebraska, et met en scène, entre autres, un photobooth magique et une bagarre dans un bar.

Conor Oberst déclare à propos du morceau : ‘C'est une chanson sur les nombreux détails de la vie qui peuvent sembler insignifiants, frivoles ou temporaires sur le moment, mais qui finissent par former votre destin’.

Autoproduit et enregistré dans le studio de Mike et Conor, ARC, à Omaha, Nebraska, Five Dice, All Threes est un disque d'une intensité et d'une tendresse peu communes ainsi que d’une forme d’exorcisme communautaire. Soudée, la formation opère par mouvements distincts, mais chaque musicien possède sa propre de l'ambition et met en exergue des enjeux émotionnels toujours plus grands.

Comme d'habitude chea Bright Eyes, la musique est chargée de sous-entendus qui invitent à une écoute profonde. Sur ces nouvelles chansons, le trio embrasse la qualité insaisissable qui l'a rendu si durable et influent à travers les générations et les genres, tout en apportant un ‘son’ familial d'une chambre d'Omaha à des publics fidèles à travers le monde.

Le clip consacré à « Bells and Whistles » est disponible ici

 

 

 

Bright Eyes

Cassadaga

Écrit par

Conor Oberst, le cerveau de Bright Eyes, est un monstre sacré, une sorte de légende vivante. Et franchement, on songe à prendre le pari : dans quelques années, les autorités américaines songeront à remplacer la Statue de la Liberté (symbole rendu caduque par l’érosion de l’échelle des valeurs) par un buste de Conor Oberst (nouveau résident new-yorkais, par ailleurs). Sans relâche, depuis ses quatorze ans, l’enfant d’Omaha, dans le Nebraska, étudie les bases de la country folk américaine pour mieux la sublimer. Autant dire que le garçon sortait des disques avant même d’entrevoir ses premières poussées d’acné. « Cassadaga », sixième album de l’éphèbe, marque une nouvelle étape dans la carrière de Bright Eyes. Enfin signé sur une major, Oberst délaisse ses introspections dépouillées pour privilégier la densité et quelques levées instrumentales ancrées dans la plus pure tradition du ‘classic rock’.

Qu’il chante l’amour ou des faits sociaux teintés d’implications politiques, Conor Oberst emprunte toujours cette même voix : chevrotante et gavée d’une foule d’émotions (à faire pleurer les plus réjouis). Et si les premières écoutes sont susceptibles de condamner ce disque à la rubrique des albums écrasés par la banalité, il serait dommage de s’arrêter en (si bon) chemin et de ne pas approfondir les idées avancées par Conor Oberst et ses compagnons d’aventure (au rang des invités, on reconnaît notamment Gillian Welsh ou M. Ward). Car le fil des écoutes se révèle vite des plus précieux. « Cassadaga » est un disque à apprivoiser. Comme la belle pochette de cet album, les subtilités harmoniques se décodent ici avec patience.

L’Amérique a enfanté bon nombre d’artistes (con)sacrés en son cœur : Bob Dylan, Bruce Springsteen ou Woodie Guthrie. Avec des titres comme « Four winds » et « Soul singer in a session band », Bright Eyes rejoint (sans mal) ce lignage patriotique. Préparons-nous déjà à suivre la discographie du bonhomme. Les perspectives sont vastes et toujours réjouissantes.

Bright Eyes

I´m Wide Awake It´s Morning / Digital Ash In A Digital Urn

Petit homme prolixe et volubile, Conor Oberst sort deux albums d’un coup: l’un country-americana (« I’m Wide… »), l’autre électro-pop-new wave (« Digital… »). A son âge (une vingtaine d’années) c’est quasi un exploit, d’autant que dans les deux cas on peut a priori parler d’étonnante réussite. Si « Digital… » pêche parfois par nonchalance, « I’m Wide Awake… » impressionne par sa maturité : on pense à Bob Dylan en pleine goguenardise sixties, voire à un Will Oldham qui viendrait de muer, les culottes courtes rangées pour de bon dans le placard. Même Emmylou Harris, grande prêtresse country devant l’éternel, a répondu présente à l’appel : son chant si doux illumine l’écriture d’Oberst, sur trois titres de l’album. Jim James de My Morning Jacket s’occupe lui des chœurs sur « At The Bottom Of Everything » (chair de poule), et l’on prie pour que jamais ça ne s’arrête. La pedal steel et les cuivres ? Ils sont forcément là, et pas las : jamais chez Bright Eyes on ne s’ennuie, parce qu’Oberst vient de la pop et qu’il sait trousser d’impeccables gimmicks. C’est surtout décelable sur « Digital Ash… », son exercice new wave : avec des titres comme « Gold Mine Gutted » ou « Take It Easy (Love Nothing) », Conor Oberst joue son petit prince de la pop à synthés. Plus anecdotique parce que moins émouvant, « Digital Ash… » aurait sans doute pu faire un bon EP. Sur la longueur ça tanne, au contraire de son pendant country. Une question de goût sans doute, mais chez Bright Eyes y en a pour tout le monde. Vous en reprendrez bien une louche ?

Bright Eyes

Lifted

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Quatrième album pour Conor Oberst, alias Bright Eyes; et le moins que l'on puisse dire, c'est que les expériences qu'il a menées en compagnie d'Olivia Tremor Control, d'Ambulance et surtout de Desaparecidos lui ont ouvert de nouvelles perspectives sonores. Bien sûr, plusieurs fragments de cet opus sont taillés dans la lo fi la plus dépouillée. A l'instar du premier morceau, " Big picture ", qui attend près de 9 minutes avant de se libérer. Neuf minutes d'un long gémissement latent, capricieux, souligné d'un grattage acoustique discordant. " Laura Laurent ", ensuite. Même si en bout de course, il est rejoint par quelques soûlards invités à assumer les chœurs. Et enfin le final, " Let's not shit ourselves " ; une chanson vaguement country de plus de dix minutes. Mais le plus intéressant procède de ses compositions les plus élaborées, les plus agitées. Et je pense tout particulièrement à " Method activity ", un fragment qui capture la douleur de l'émotion, à la manière névrotique du Cure de " Three imaginary boys ". Un climat cold qu'on retrouve sur le superbe " Lover I don't have to love ", une chanson hymnique qui aurait pu naître de la collaboration entre Robert Smith (circa " 17 seconds ") et Lou Barlow (Sebadoh). Tout aussi remarquable mais plus ténébreux encore, " Don't know when, but a day is gonna come " se consume lentement avant d'éclater dans un déluge de cordes et de guitares. La lo fi de Bright Eyes peut se faire également complexe et agitée, à l'instar de " Waste of paint " ; ou encore emprunter le rythme d'une valse languissante. Comme sur " False advertising ". A moins quelle n'épouse un ton désespéré, plus introspectif, emprunté plus que probablement à Will Oldham. Mais cette démarche est beaucoup plus habituelle pour Orberst, car plus proche du style qu'il avait adopté sur ses elpees précédents…

Bright Eyes

Letting off the happiness

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" Letting off the happiness " n'est pas un nouvel album de Brigt Eyes, mais un elpee paru en 1998 qui bénéficie, enfin, d'une distribution officielle en Europe. Au début de cette année, il nous avait gratifié d'un opus fort intéressant et surtout particulièrement original ; un disque dont j'avais d'ailleurs dit le plus grand bien. " Letting off the hapiness " est tout aussi intéressant. Mais beaucoup plus expérimental, il est aussi plus difficile à assimiler. Partagé entre chansons intimistes, limitées au vocal versatile de Conor Oberst et à sa six cordes acoustique, et compositions étrangement déchirées entre country industrielle et lo fi alternative, où une foultitude de collaborateurs , parmi lesquels figurent des membres de Cursive, Lullaby For the Working Class, Drip, Neutral Milk Hotel, Of Montreal, Sorry About Dresdin et quelques autres, se partagent accordéon, claviers étranges, drums, samples, pedal steel ou piano, cette œuvre reflète les pensées et les inquiétudes confessées par Conor Oberst, chanteur/compositeur et surtout seule constante de l'entité à géométrie variable, Bright Eyes…

 

Bright Eyes

Fever and mirrors

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Bien qu'âgé à peine de 20 ans, Conor Oberst est déjà considéré comme un vétéran de la scène locale de Omaha, dans le Nebraska. Faut dire qu'en 1994, il montait déjà son premier groupe, Commander Venus. Avec lequel il a d'ailleurs enregistré un album. Et lorsque la formation a splitté, les membres du groupe en ont profité pour fonder le label Saddle Creek ; sur lequel on retrouve aujourd'hui Lullaby For The Working Class, Cursive et bien sûr Bright Eyes. Qui vient donc de commettre son troisième opus ! Un groupe à géométrie variable qui repose sur une seule constante : Conor Oberst. Pour enregistrer " Fever and Dreams " il a quand même reçu un gros coup de main de Michael Mogin et d'Andy Lemaster. Au mixing et à la production. Mais également aux vibraphones, aux percussions et aux claviers. Ils sont ainsi parvenus à défroisser le folk torturé de cet artiste qui ne l'est pas moins. Car, à l'instar d'un Will Oldham, auquel il est souvent comparé, Conor base son écriture sur l'acoustique. Quitte à l'électrifier lors de la mise en forme. Ce qui lui permet d'épancher de sa voix frissonnante, énigmatique, des lyrics tout aussi déconcertants ; sorte de contes de fées sous acide, au sein desquels il projette ses visions, ses démons qui le rongent, lorsqu'il ne dissèque pas son moi interne. Tout un programme ! " Fever ans mirrors " se révèle, en tous cas, un disque fort intéressant et original. Une œuvre qu'on pourrait situer à la croisée des chemins de Palace (Of course !), de Cockney Rebel et de Berlin Blondes. Mais en plus lo fi…