Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Bruce Springsteen

Un manifeste de Bruce Springsteen dans les rues de Minneapolis

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Le Boss, Bruce Springsteen, se lève une fois de plus pour affronter un moment difficile de l’histoire des États-Unis, en écrivant un nouvel hymne urgent intitulé « Streets Of Minneapolis », qu’il a partagé plus tôt cette semaine.

À propos du morceau, Bruce déclare :

‘J’ai écrit cette chanson samedi, je l’ai enregistrée hier et je vous la présente aujourd’hui en réaction à la terreur d’État qui s’abat sur la ville de Minneapolis. Elle est dédiée au peuple de Minneapolis, à nos voisins immigrés innocents et à la mémoire d’Alex Pretti et Renee Good’.

Le single est en écoute ici

 

Bruce Springsteen

Letter to you

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Le nouvel elpee du boss est dédié à des camarades décédés ; des musiciens qui figuraient, à une époque ou une autre, dans ses backing groups. Et tout particulièrement son saxophoniste Clarence Clemons, disparu en 2011 (E Street Band) et puis George Theiss, plus récemment, des suites d’un cancer. Ce dernier est l’avant-dernier membre de Castiles, band au sein duquel ils militaient au cours de leur adolescence. « One minute you’re here », morceau qui ouvre l’opus et « I’ll see you in my dreams », qui le clôt, évoquent le souvenir de ces défunts.

Coproduit par Springsteen et Ron Aniello, « Letter to you » traduit le sentiment de nostalgie éprouvé par l’artiste. Autant dans les lyrics que la musique. Alternant ballades mélancoliques et plages rock mid tempo, généreusement alimentées par les musicos de l’E-Street Band (Hammond, piano, drums, basse, sax, grattes électriques et acoustique), le 20ème LP studio du septuagénaire ne devrait pas perturber ses nombreux aficionados. Sur l’excellent « If I was a priest », compo qui date de 1972, et « Song for orphans », il emprunte des inflexions à Bob Dylan. On retrouve également l’un ou l’autre refrain hymnique. A l’instar de « Ghost », un rock flamboyant souligné de chœurs. On épinglera encore la très jolie mélodie de « Last man standing » et l’offensif « Burning train » ; mais il faut reconnaître que ses berceuses romantiques, parfois enrobées d’orchestrations symphoniques auraient plus facilement eu leur place sur le dispensable « Western stars ».

Bruce Springsteen

Western Stars

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Soit la musique de Bruce Springsteen est riche, alors fertilisée par des tas d’instruments basiques (basse, guitares, orgue, piano, drums), ou épurée, trempant alors dans le country/folk. Mais pour enregistrer ce « Western stars », le boss a voulu ajouter des arrangements symphoniques. Parfois subtilement, mais souvent, jusqu’à l’emphase. Ce qui ne pose pas trop de problème, lorsqu’il marche sur les traces de The Divine Comedy. A l’instar de « The wayfarer » ou de « Sun down », deux morceaux au cours duquel, il croone comme Neil Hannon voire Neil Diamond. Mais en général, ces arrangements surchargent inutilement les compos, et notamment les plus country/rock. Pourquoi en remettre une couche, lorsque les interventions de pedal steel et de Hammond sont aussi lumineuses ? Enfin, étonnant, sur « Chasin’ wild horses », une plage traversée par un violoncelle, et « Somewhere north of Nashville », Springsteen emprunte les intonations de Dylan. Sans quoi, sur ce long playing, il décrit une nouvelle fois l’Ouest américain, à travers ses road trips, mais aussi nous parle des héros qui l’ont inspiré, dont John Wayne sur le titre maître. Une petite déception ! M’enfin, pour la fin de l’année, Bruce devrait graver un nouvel LP, mais flanqué de son E Street Band…

Bruce Springsteen

Bruce Sprinsteen & 1 (Dvd)

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Produit par Ridley Scott, ce documentaire aligne toute une série de témoignages recueillis auprès des fans du Boss qui expliquent la raison pour laquelle il mérite leur admiration. Des anecdotes, des souvenirs, des moments d’émotion entrecoupés de quelques archives qui s’adressent surtout à ces inconditionnels.

Le plus intéressant procède des 6 titres immortalisés sur la scène d’Hyde Park, dont deux en compagnie de McCartney (« When I saw her standing there » des Beatles ainsi que le standard de r&b popularisé par les Isley Brothers et les Fab Four, « Twist and shout »). Et franchement ce (trop) court bonus vous donne vraiment envie d’aller assister à un concert de Srpingsteen. Soutenu par son E-Street Band (cuivres et chœurs y compris), il s’y révèle impressionnant de maîtrise et de charisme…

 

Bruce Springsteen

Collection : 1973-2012

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Les 18 compos les plus populaires du boss, enregistrées entre 1973 et 2012, réunies sur cette compile. Il doit d’agir déjà de la septième. Bref, si vous ignorez tout de Bruce Springsteen, ce disque constitue la meilleure manière de se familiariser avec son style bien yankee. Mais si vous êtes un inconditionnel, seul le booklet peut vous sembler intéressant. En ce mois de septembre l’artiste et son E Street Band tournent en Amérique du Sud (‘Wrecking ball tour’), puis feront un break avant d’accorder toute une série de dates aux Antipodes, soit en Australie et en Nouvelle-Zélande, à partir de février 2014.

 

Bruce Springsteen

Wrecking Ball

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Bruce Springsteen serait en colère. Enfin, c’est ce qui transparaît dans les lyrics des chansons de son nouvel opus. Il rejoint en quelque sorte les rangs des indignés aux States, qui en ont marre des spéculations financières, des institutions bancaires qui jouent aux apprentis-sorciers, etc. Bref, de cette dérive du néo-libéralisme. Ce sont d’ailleurs les thèmes qu’on retrouve dans les textes de ses chansons. Très bien ! Mais, Bruce ne nous apprend rien de bien neuf. Il enfonce, en quelque sorte, des portes ouvertes. M’enfin, il est populaire, et si son message peut avoir un quelconque impact sur les décideurs à travers le monde, alors on pourra le remercier. Mais honnêtement, j’en doute…

Venons-en maintenant à l’aspect musical de son 17ème album studio. Lors des sessions d’enregistrement, outre son E-Street Band, il s’est entouré d’une armée de collaborateurs. Sur trois compos, on retrouve même feu son ami saxophoniste Clarence Clemons, membre de son groupe, décédé l’an dernier. La plupart des plages de ce « Wrecking Ball », sont inondées d’arrangements. Luxuriants, ils asphyxient littéralement les mélodies. On a même droit à des chœurs gospel. Les hymnes ‘springsteeniens’ sont plutôt rares, et lorsqu’ils émergent, c’est sans grande conviction. Finalement, c’est quand le boss en revient à plus de simplicité qu’il retrouve des couleurs. Sur son rock plus carré, « We take of our own » qui ouvre la plaque, tout d’abord. Mais surtout lors de ses compos qui trempent dans le country/folk. Tout d’abord, « Easy money », un morceau digne des Pogues et puis « Death to my hometown ». Caractérisé par ses interventions de flûte celtique (penny whistle), il aurait pu figurer au répertoire des Dropkick Murphys. Et puis en fin de parcours, l’excellent « We are alive », une plage allègre, balisée par un banjo et hantée par le spectre de Johnny Cash. On épinglera encore une piste qui sort du lot par son originalité, « Rocky ground », une ballade mid tempo, légèrement soul, au milieu de laquelle un intermède de rap a été judicieusement glissé, un peu dans l’esprit de Beck. Dommage que tout l’album ne soit pas de cette trempe. Une petite déception…

 

Bruce Springsteen

The promise - The lost sessions : Darkness on the Edge of Town

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Comme son sous-titre le précise, cette œuvre réunit des titres qui avaient été éliminés de l’album “Darkness on the Edge of Town”, publié en 1978. Dont « Fire », popularisé par Robert Gordon. Et surtout le célèbre « Because the night » que le boss avait écrit en compagnie de Patti Smith, en 1978. Une compo traduite, à l’époque, en hymne rock, par la Chicagolaise.  La compile recèle, en outre, des versions différentes de morceaux, qui figuraient sur l’édition originale. La plupart d’entre eux avaient cependant déjà été retenus pour différentes compiles, dont le triple elpee « Live 1975-1985 » ; mais il en restait encore. De quoi ficeler ce double opus, en attendant une suite à « Workin on a dream », dont la sortie remonte à janvier 2009.

Je ne vais pas vous décortiquer toutes les compos qui figurent sur cette double plaque. Simplement vous préciser qu’elles avaient été enregistrées en compagnie du E Street Band. Et puis qu’à cette époque, le boss était en bisbille avec son ex-manager, un conflit qui va même se muer en conflit juridique. Ce qui explique le ton ténébreux et austère de la plupart des chansons, même si la seconde plaque se révèle un peu plus allègre. N’empêche le résultat est tout à fait convainquant et échappe à la catégorie des compiles de type ‘Fonds de tiroirs’…

 

Bruce Springsteen

Working on a dream

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Seizième album en 36 ans de carrière pour le boss. Un disque pour lequel il a de nouveau bénéficié de la collaboration de Brenda O’Brien, à la production. Ce qui ne semble plus être une très bonne idée. Car les arrangements sont devenus un peu trop envahissants. D’ailleurs les meilleures compos de cet opus, sont aussi, le plus souvent, les moins sophistiquées. Et je pense tout particulièrement au blues rural « Good eye » et au ‘dylanesque’ « The wrestler », une compo qui a servi de B.O. au film du même nom, réalisé par Darren Aronovky », mettant notamment en scène Mickey Rourke. Bien sûr l’ensemble tient la route, et des plages comme l’‘enniomorriconesque’ « Outlaw Pete », l’hymnique « Queen of the supermarket », caractérisé par ses superbes harmonies vocales et ses cordes de guitares ‘byrdsiennes’ ou encore le ténébreux « Life itself » ne manquent pas d’allure. On épinglera également l’hommage rendu à Danny Federici, l’organiste du E Street Band, décédé des suites d’un cancer l’an dernier, sur « The last carnival ». Mais, ce lyrisme des orchestrations me fout les boules. Alors, imaginez, lorsque Bruce se prend pour un crooner à la Randy Newman (« This life » et « Kingdom of days »), on se demande s’il n’a pas pris un coup de vieux. En outre, on ne peut pas dire que son duo échangé en compagnie de son épouse, Patti Scialfa, sur le morceau country folk « Tomorrow never knows », soit une réussite. Hormis le titre maître pro-Barak Obama, peu de militantisme sur cet elpee pour ce natif du New Jersey qui fêtera ses 60 balais le 23 septembre prochain. Et pour qui on craint quand même des signes d’essoufflement. Enfin, seul l’avenir nous le dira. Si vous parvenez à vous procurer une version collector, sachez qu’elle est enrichie d’un Dvd consacré aux sessions d’enregistrement. 

Bruce Springsteen

Magic

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Cinq ans que l’E Street Band n’avait plus enregistré en compagnie du boss. Aussi on pouvait s’attendre à un album très rock et énergique comme seul Springsteen est capable de nous fourguer. Ce n’est pas tout à fait ce qu’il nous a concocté. En fait, passé le premier titre, « Radio nowhere », plutôt enlevé et bien cadencé, l’opus fait la part belle à la pop mélodique hyper léchée. S’il n’y avait l’instrumentation luxuriante et les accès de saxophone, plusieurs compos auraient même pu figurer au répertoire de REM. On a même droit à des arrangements de cordes fastueux sur l’apaisant « Your own worst enemy » et à une chanson réminiscente du New Mersey Sound. Celui d’Icicle Works, très exactement, sur « Girls in their summer clothes » ; Bruce empruntant même les inflexions de Ian McNabb. Surprenant ! Heureusement, le reste de l’opus redresse la barque. Tout d’abord « Gypsy biker » et « Long walk home », deux plages sculptées dans un rock bien carré et hymnique ; voire « Last to die », malgré les arrangements symphoniques assez envahissants. Parcouru par un harmonica et élégamment balayé par une section de cordes, « I’ll work for your love » mêle habilement instrumentation électrique et acoustique. Une très belle chanson aux accents dylanesques. Tout comme le titre maître, une ballade émouvante privilégiant guitare sèche, mandoline et violon. Ainsi qu’un bonus track, au cours duquel Springsteen se fend d’un titre folk épuré, limité à la voix, au piano et à la sèche. Le spectre du Zim n’est pas loin. A moins que ce ne soit celui de Pete Seeger. Il ne faut pas oublier que l’an dernier, Bruce avait consacré l’intégralité d’un album à des reprises de l’activiste new-yorkais. Et aussi bien Bob que Bruce vouent une grande admiration à Seeger, tout en demeurant très engagés dans les domaines écologique, sociologique et politique. « Magic » n’échappe pas à la règle et notamment le bouleversant « Devil’s arcade ». Bruce dit tout le bien qu’il pense des pertes subies par les Etats-Unis en Irak. Construit en crescendo, ce morceau imprimé sur un tempo new wave oscille entre minimalisme et maximalisme. Bref, à 58 ans le boss a encore de beaux restes. Mais à mon humble, avis en choisissant Brendan O’Brien (Pearl Jam, Aerosmith, Red Hot) pour le produire, il n’a pas fait le bon choix.

I-tunes:

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=263087969&s=143446

MSN-music:

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6208931

 

 

 

Bruce Springsteen

We shall overcome / The Seeger sessions

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Je dois avouer qu’avant d’écouter le 21ème album du Boss, je craignais le pire. 13 compos traditionnelles, toutes associées à Pete Seeger, avaient de quoi laisser les aficionados les plus fervents de Springsteen, sceptiques. Né en 1919, Seeger fut un personnage clef du mouvement folk revendicatif. A l’instar de Woodie Guthrie, il est considéré comme un des guides spirituels de la musique folk américaine. Il constitue d’ailleurs une des influences majeures pour Bob Dylan. Mais rendre hommage à un tel monstre sacré, en évitant les chausses –trappe de la banalité, était un pari risqué. Ce que Bruce est parvenu à gagner en faisant preuve d’imagination, sans pour autant dénaturer les compositions. Comment ? En engageant toute une armada de musiciens. Dix-sept en tout ! Qui ont enregistré ces versions en trois jours. Au sein du salon du Boss ! Dans une ambiance festive, comme il se doit. Et le résultat va au-delà de toutes les espérances, la bande de joyeux drilles privilégiant la spontanéité sur tout schéma conventionnel. Violon, accordéon, banjo, cuivres et une multitude d’autres instruments participent activement à cette ambiance de fête, la voix graveleuse de Springsteen mettant un point d’honneur à la rendre la plus allègre possible. Le disque est accompagné, en outre, d’un DVD consacré à un reportage vidéo sur l’enregistrement de l’album. Une bonne surprise !

Bruce Springsteen

Devils & dust

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Trois ans après avoir commis “The rising”, en réponse aux attentats du 11 septembre, Bruce Springsteen nous revient sous une formule plus intimiste. “Devis & dust” n’est cependant pas tout à fait un nouvel elpee, puisque les compositions ont été écrites il y a une dizaine d’années. Elles constituent même, quelque part, une suite à The ghost of Tom Joad », paru en 1995. Pas d’E Street Band donc, mais quelques collaborateurs. Et notamment le producteur/bassiste Brendan O’Brien, le drummer Steve Jordan (NDR : un pote à Keith Richards), la violoniste Soozie Tyrell et la choriste (NDR : son épouse !) Patti Scialfa. Sans oublier la section de cordes. Tout un éventail de collaborateurs qui finalement n’interviennent que très parcimonieusement. Histoire de mettre d’abord en exergue la guitare sèche du boss et sa voix tantôt nasillarde mais douce, tantôt rugueuse et écorchée, narrant des textes qui traitent de thèmes spirituels. Histoires de vie, de deuil, de foi, de rédemption et d’amour qui déchirent la conscience de l’Amérique et des Américains. L’opus est accompagné d’un DVD paru en France et aux States sous le format ‘dual disc’, c'est-à-dire un support associant les deux technologies, en proposant le compact disc sur une face du disque et le DVD sur l’autre.

Bruce Springsteen

The rising

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L'E Street Band n'avait plus participé à la confection d'un album du boss depuis 1984. En 1995, il avait bien apporté son concours à l'enregistrement de trois inédits, destinés à enrichir un " Greatest hits ". Et puis en 1999, il avait également accompagné Bruce pour une tournée, ponctuée de l'opus " Live in New York City ". Mais pour le reste, Springsteen s'était depuis toujours passé de leurs services. Tallent, Clemmons, Weinberg et plus surprenant, les guitaristes Van Zandt et Nils Lofgren sont de la partie. Surprenant, car Lofgren avait remplacé Van Zandt, en 1984, juste avant que le groupe n'entreprenne une gigantesque tournée mondiale. Ils jouent ici ensemble. Et la râpe de Nils (NDR : faut pas oublier qu'il a joué avec Neil Young ; et en particulier participé à son chef d'œuvre " After the gold rush " !) fait des ravages sur deux morceaux de l'elpee : " Countin' on a miracle " et le remarquable " Worlds apart ", une chanson qui conte l'histoire des amours d'un soldat américain avec une musulmane, et qui bénéficie du concours d'Asif Ali Khan (tablas, harmonium, chœurs). Bruce Springsteen a toujours été l'interprète des joies et des peines des gens simples et des banlieues américaines. Ses lyrics en sont le plus parfait témoignage. Ce sont ses fans qui l'ont interpellé pour qu'il réagisse face aux événements du 11 septembre. " The rising " rend donc un hommage à la mémoire des disparus de ces attentats. Pas question ici d'incitation à la révolte prolétaire, mais un album photo de destins individuels. Tout ceci avec retenue et surtout dignité. Bref, si on ne peut pas parler d'album exceptionnel, il faut reconnaître que " The rising " est de bonne facture et surtout bien équilibré, alternant titres solides comme le rock, compositions tendres et délicates (" Nothing man " et " Empty ky "), plages hymniques (" Lonesome day ",…) et puis fragments marqués par la soul (celle de Sam Cooke sur " My city of ruins ") ou balayés de chœurs gospel. Le tout, bien évidemment, dominé par la voix âpre et virile de Springteen. Produit par Brendan O' Brien (Aerosmith, Korn, Limp Bizkit, Pearl Jam), cet elpee intègre également quelques boucles synthétiques et puis, plus étonnant encore, quelques orchestrations de cordes…

 

Bruce Springsteen

18 tracks

Cette compilation consacrée aux compositions préférées du boss a le bon goût de réserver une place à l’une ou l’autre bonne surprise. Et en particulier à une nouvelle version solo acoustique de " The promise ", que Springsteen avait commis en février 99, ainsi que deux raretés. Tout d’abord " The fever ", titre qui remonte à 1973, et " Trouble river ", une composition qui avait été écartée de l’album " The human touch ". On retrouve, bien sûr, et parfois sous des versions inédites, la plupart des standards de Bruce, tels que " Rendez-vous ", " Loose ends ", " I wanna be with you ", " Born in the USA ", " Pink cadillac " et bien d’autres ; mais pas de trace de " Linda let me be the one ", ni du pourtant très classique " Born to run ". M’enfin, célébrer un quart de siècle d’existence en " 18 tracks ", c’est déjà une fameuse performance…

Bruce Springsteen

Greatest Hits

Consacrée aux vingt dernières années, cette compile propose la plupart des hits du boss. Quatorze titres partagés entre "Born to run", "Thunder road", "Badlands", "The river", "Born in the USA", "Human touch", "Streets of Philadelphia" et quelques autres. Enrichie de quatre nouveaux morceaux : "Secret garden", "Blood brother", "This hard land" et "Murder Incorporated. Enregistrés en compagnie du célèbre E Street Band. C'est-à-dire, Nils Lofgren et Little Steven. Malheureusement, aucune trace du répertoire qui précède 1975, alors qu'un classique comme "Blinded by light" méritait largement sa place. Et puis, une sélection qui exclut un peu trop systématiquement les compositions les plus énergiques. M'enfin, c'est un "Best of", pardon un "Greatest Hits"...

 

Bruce Springsteen

The ghost of Tom Joad

Bruce Springsteen n'a consacré que sept des douze fragments de cet elpee à cet exercice de style minimaliste. Encore que pour les autres compositions, il se limite à quelques bribes de claviers, de piano, de violon, de drums de steel, d'harmonica ou d'accordéon. Enregistré en studio cette fois, "The ghost of Tom Joad" (référence au personnage central du roman de John Stenbeck), "The grages of wrath" raconte en douze fables les désillusions des immigrants mexicains face à la cruelle réalité de l'american way of life. Et en particulier, celles que vivent les Chicanos en Californie. Des contes douloureux, que Bruce ronge de l'intérieur uniquement de sa voix et de ses cordes de guitare acoustique...