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Le parfum de vie de Goudi

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BB & The Bullets

BB & The Bullets à marée haute…

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Habitués aux ovations debout, BB & The Bullets attirent les foules partout où ils se produisent en Nouvelle-Zélande, grâce à leurs performances solides, sublimées par ce qui est sans aucun doute l’un des meilleurs guitaristes locaux.

Le guitariste cherche délibérément à créer un son de guitare qui reflète ses influences (comme SRV, Jeff Beck et BB King), mais avec une touche personnelle. Il pense que le son d’un guitariste vient de ses doigts, de son approche du jeu et de sa sensibilité mélodique, plutôt que d’un équipement particulier. Cela dit, il adore sa Fender Strat, une magnifique Strat de 1989, ainsi qu’une réédition de la 1964 de Clapton. Il possède quelques guitares qu’il apprécie particulièrement. Pour l’enregistrement de l’album de BB & The Bullets, il cherche à conserver intact le son live du trio. Tout réside dans la batterie, tout repose sur ce magnifique kit Sonor et sur la façon dont Brad en joue. Pas d’overdubs de guitare trop nombreuses ; et il évite globalement les claviers, sauf sur le morceau-titre, « High Tide ». Sur ce morceau, son ancien camarade Eddie Rayner (de Split Enz) joue de l’orgue Hammond. Impérialement parfait !

Côté influences, cela commence par George Martin, Geoff Emerick et les Beatles. Leurs innovations sont toujours inspirantes. En ce moment, il écoute beaucoup Peter Gabriel et il est sous le charme de Bonnie Raitt. Ses sources d’inspiration vont de Sturgill Simpson à XTC, en passant par les Sex Pistols et The Clash ! À cela s’ajoutent Johnny Cash et la country. Et puis, le blues… une influence majeure depuis son plus jeune âge : d’abord Django Reinhardt (bon, pas vraiment le blues, mais à 14 ans, il a été attiré par le blues manouche, puis BB King, SRV, et enfin, complètement conquis par Jeff Beck. L’apprentissage est continu.

Le vidéo clip de « High Tide » est disponible 

 

Bullet For My Valentine

Plein les oreilles, mais surtout plein la vue…

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Ce dimanche 26 février, l’Ancienne Belgique célèbre la grand-messe du metal. A l’office : les vétérans gallois du trash metal, Bullet For My Valentine, le groupe de groove metal progressif Jinjer et des vétérans américains Atreyu. La cérémonie est sold out depuis longtemps. Le concert est sold out depuis belle lurette.

Atreyu ouvre les hostilités à 18h55. Fondée en 1998, sous le patronyme Retribution, la formation de metalcore californien avait changé de nom lorsqu’elle s’était rendue compte qu’un autre band issu du même Etat, répondait à la même appellation.

Depuis le départ du frontman, c’est l’ex-drummer Brandon Saller qui assure le chant. Très grand, il dépasse tout le monde d’au moins deux têtes. Il signale d’emblée : ‘An Atreyu show is fucking fun as shit’. Une vraie bête de scène ! C’est Kyle Rosa qui le remplace derrière les fûts. Le line up est complété par deux guitaristes, Dan Jacobs et Travis Miguel ainsi que le bassiste Marc McKnight. Les gratteurs sont assez mobiles et déambulent constamment. Ils participent également aux backing vocaux. Brandon invite deux audacieux, dans la foule, à se faire un câlin, tout en pratiquant le crowdsurfing. Les musicos sont très interactifs. A deux reprises, Brandon demande à la foule d’exécuter des round circles. Seule une petite dizaine de personnes s’y aventurent, mais se dégonflent rapidement. Mais le quintet n’en démord pas. Et si au cours de « Let The Bull », l’auditoire joue les choristes, pendant « Save Us », Saller –en pleine forme– traverse la fosse pour interprète le très accrocheur « The Time Is Now » et se faire offrir une bière par un spectateur. Puis l’auditoire répond favorablement à l’invitation officielle d’ouvrir le premier circle pit de la soirée sur « Ex’s And Oh’s ». La température monte en crescendo et atteint son pic sur « Battle Drums », au cours duquel musicos et aficionados se déchaînent chacun de leur côté mais en parfaite communion. « Blow » clôt un set de 30’ qui a qui filé à toute allure, un morceau au cours duquel les deux sixcordistes vont entrer en duel, lors d’une joute électrique particulièrement huileuse. Une excellente entrée en matière !

Pour les photos, c’est ici

Setlist : « Strange Powers of Prophecy », « Let the Bull », « The Time Is Now », « Ex's and Oh's », « Save Us », « Drowning », « Battle Drums », « Blow ».

Jinjer embraie. Une formation ukrainienne fondée dans la région de Donesk, en 2009, et établie aujourd’hui à Kiev. Il n’y a plus de membre originel au sein du line up. Aujourd’hui, il implique le bassiste Eugene Abdukhanov, le drummer Vladislav Ulasevish, le guitariste Roman Ibramkhalilov et la chanteuse/frontwoman, Tatiana Shmayluk. Bien que la langue maternelle des musiciens soit le russe, idiome parlé dans l’est de l’Ukraine, Tatiana Shmayluk s’exprime en anglais. A ce jour, le combo a publié six elpees studio, dont le dernier, « Wallflowers », est paru en 2021. Depuis ses débuts, la musique de Jinjer a évolué. Elle fusionne ainsi des éléments de groove metal, de death metal, de metal progressif, de djent et de metalcore tout en s’autorisant des incursions dans le jazz, le rap, le rock ou encore le reggae.

Le set s’ouvre par « Who's Gonna Be the One ». Tatiana est vêtue d’un pantalon noir en latex et d’un body de couleur mauve. Le climat est plutôt sombre. Le light show ne se focalise guère sur les artistes. Glacial, le band semble prendre une certaine distance par rapport à l’auditoire, reflétant ainsi le drame qui se déroule dans son pays, depuis un peu plus d’un an…

Show woman, Miss Shmayluk est cependant remuante et occupe tout l’espace scénique disponible. Faut dire que le matos de BMTH est conséquent. Sa maitrise vocale est impressionnante. Sa voix peut osciller du super mélodique au chant hurlé et guttural, ponctué de grognements… disgracieux. La technique du guitariste est spectaculaire. Que ce soit à travers les riffs ou les solos. Ses doigts glissent sur les cordes à la manière de Steve Vai…

Pour les photos, c’est

Setlist : « Who's Gonna Be the One », « Judgement (& Punishment) », « Home Back », « Wallflower », « Perennial », « Pit Of Consciousness », « Call Me A Symbol », « Copycat »

Place alors à la tête d’affiche, Bullet For My Valentine (BFMV). Son dernier long playing –un éponyme– est paru en 2021. Depuis, il a quand même publié un single, « Omen », en août de l’an dernier. C’est la cinquième fois que votre serviteur assiste à un de leurs shows.

Le light show est imposant. Un mur de lumières est disposé sur toute la longueur du podium. Au moins 60 projecteurs sont disposés par 4 dans des caissons en bois, sur une hauteur d’un mètre cinquante. Il y en a partout, même au plafond. De quoi aveugler la foule…

Le drummer Jason Bowld est prisonnier sur son immense estrade. Placé au moins à 3 mètres de haut, il siège derrière une double batterie. Elle est énorme. Les trois gratteurs s’installent devant le ‘mur’ : Matthew Matt ‘Tuck’ (lead vocal, guitare rythmique), Michael Padget (guitare solo) et Jamie Mathias (basse). Ces musiciens participent également aux chœurs

En intro, les haut-parleurs crachent le « Chop Suey » de System Of A Down et le « Duality » de Slipknot. Les fans entonnent bruyamment les paroles de « Knives », révélant un avant-goût de ce qui va suivre…

Matthew, Michael et Jamie auraient pu se passer de microphones, tant le public les supplée. Il connaît les paroles par chœur et même celles des refrains des compos qui vont suivre.

Issu de « Gravity », « Over It » baigne au sein d’un metalcore moins sauvage.

BFMV allie avec intelligence, puissance et goût des compositions aux mélodies tranchantes et à la musique agressive.  

« Piece Of Me » et « 4 Words (to Choke Upon) » sont particulièrement ‘catchy’.

Les solos de Michael sont carrés, véloces et précis. Mélodique, chargée d’émotions contrastées et souvent torturées, la voix de Matthew alterne le chant éraillé ou clair. Elle rappelle même parfois l'éloquence d'un Chester Bennington (Linkin’ Park). Quant aux polyphonies vocales, elles sont impeccables.

« Hearts Burst Into Fire » est un morceau qui n’avait plus été exécuté depuis longtemps. Il l’est à nouveau par la volonté des fans. Le spectre de Green Day se met même à planer. Sympa !

Tout au long de « Scream Aim Fire », le batteur frappe sur ses fûts, à une cadence infernale. « All These Things I Hate (Revolve Around Me) » est une ballade semi-acoustique, empreinte de nostalgie. Matthias se réserve l'intégralité du premier couplet. C’est le calme avant la tempête. Tribal ou frénétique, le batteur reprend son train d’enfer. Et comme le light show dépend de l’intensité du drumming… on n’y voit plus grand-chose…

Le concert s’achève par l’impétueux « Death By A Thousand Cuts ». Un retour au metalcore burné originel…

Le quatuor gallois va nous réserver trois titres percutants en rappel : « Your Betrayal », « Tears Don't Fall » et « Waking The Demon ». Que du bonheur !

Bullet For My Valentine se produira dans le cadre des Lokerse Feesten, le 8 août prochain.

Pour les photos, c’est ici

Setlist : « Knives », « Over It », « Piece Of Me », « 4 Words (to Choke Upon) », « You Want a Battle ? (Here's A War) », « Hearts Burst Into Fire », « The Last Fight », « Shatter », « All These Things I Hate (Revolve Around Me) », « Scream Aim Fire », « Suffocating Under Words Of Sorrow (What Can I Do) », « Rainbow Veins », « Don't Need You », « Death By A Thousand Cuts ».

Rappel : « Your Betrayal », « Tears Don't Fall », « Waking The Demon ».

(Organisation : Live Nation et Biebob)

 

Bullet For My Valentine

Temper Temper

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Au milieu des années 2000, âge d’or du mouvement metalcore, il était facile de passer outre le côté ultra-formaté d’un groupe comme Bullet For My Valentine, pour ne profiter que de la musique. Objets marketing pleinement assumés, les Anglais incarnaient une version métal du groupe à minettes, à une époque où le look émo (NDR : rimmel, ongles vernis et grosse mèche de cheveux teints qui retombait sur le visage) n’avait pas encore envahi le milieu comme une maladie honteuse. Vu sous cet angle, l’envie n’y est pas, je vous l’accorde. Mais force est de reconnaître que musicalement, un album comme « The Poison », sorti en 2005, n’a rien à envier aux Caliban et autres Killswitch Engage qui cartonnaient à l’époque. Efficace, catchy, violent quand il faut et ultra mélodique dans les refrains, il se laissait écouter sans peine, pour peu qu’on ne soit pas un puriste refusant catégoriquement que la volonté de faire un carton ait une influence sur la musique. Pour ma part, peu importe : quand ça le fait, ça le fait.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Alors certes, on est loin des discours de l’époque où le combo se définissait comme le nouveau Maiden (rien que ça !). Il a certes pris un peu de bouteille et n’a plus grand-chose à voir musicalement avec ce qu’il proposait il y a presque dix ans. Plus mélodique, plus abouti, plus hard rock que Metal, assagi au niveau du look, on pourrait presque croire qu’il a atteint sa maturité, aussi cliché que soit cette expression. Certes, c’est toujours aussi formaté pour plaire aux jeunes filles, mais à l’instar d’Avenged Sevenfold, l’efficacité est au rendez-vous. L’instrumentation est irréprochable. La voix l’est tout autant. Et si le band a abandonné l’étiquette ‘metalcore’, il en a profité pour laisser l’auto-tune dans la benne (en tout cas on ne l’entend plus) ; ce qui en soi, suffit à sauver l’entreprise. Bref, en faisant fi du nom, de la réputation, et de tout le cirque qui tourne autour de BFMV, si cet elpee de hard rock est commercial, convenu et pas surprenant pour un sou, il est diablement efficace et épingle toute une série de hits en puissance !

 

Bullet

Highway Pirates

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En découvrant l’album « Bite The Bullet » du groupe Bullet en 2008, votre serviteur avait été l’un de ceux qui avaient cru au retour à la vie du groupe hard rock allemand des eighties. Celui-là même qui avait bercé sa jeunesse au son de deux plaques vinyliques d’anthologie, les terribles « Execution » de 1982 et « No Mercy » de 1984. Grossière erreur, car ce Bullet-ci était beaucoup plus jeune (NDR : formé en 2001) et d’origine suédoise, issu de la ville de Växjö plus exactement. Pourtant, il était facile de tomber dans le piège : même patronyme, style musical similaire et vocaliste au timbre quasiment identique. 

Passée la déception de ne pas avoir assisté à la résurrection de l’un de mes héros de jeunesse, il a bien fallu me faire une raison. Le Bullet allemand était mort et enterré (NDR : Pas tout à fait puisque certains de ses membres militent encore chez U.D.O.). Tant pis d’ailleurs, puisque le petit Suédois est carrément aussi bon, si pas meilleur que son aîné.

« Highway Pirates », le nouvel opus du quintet, est un rêve devenu réalité pour les oreilles d’un fan de hard rock/métal des eighties. Imaginez un combo qui ‘rocke’ aussi dur et fort qu’Accept, AC/DC et Krokus à l’époque de leur gloire !

Comme l’étaient les albums classiques de ces trois géants du hard rock, « Highway Pirates » est un florilège de riffs entraînants et de refrains à chanter à tue tête. Une collection de titres qui font taper du pied et donnent envie de se secouer ce qui reste de sa calvitie. « Highway Pirates », « Stay Wild », « Blood Run Hot » ; chaque titre est un hymne à la gloire du hard rock. Les vocaux écorchés de Dag Hell Hofer empruntent autant au style d’Udo Dirkschneider (UDO, ex-Accept) qu’à celui de Brian Johnson (AC/DC). 

Bullet n’invente pas la poudre, mais il sait la faire parler. Si vous aimez le hard rock sans fioritures, « Highway Pirates » est une pépite du genre. L’achat indispensable de ce début d’année.

 

Bullet For My Valentine

Fever

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Bullet For My Valentine incarne l’archétype même du groupe métal taillé pour les ados qui se la jouent ‘rebelle’. Sorte de boys band du rock lourd, les Gallois signent un troisième album sculpté dans le même style que ses précédents essais. Au-delà du néo-métal, le combo s’est trouvé son identité propre en alliant à son métal core des éléments estampillés années 80, dans la façon d’aborder les soli de guitare notamment. Ces grands garçons se sont inspirés autant d’Iron Maiden que de Korn et entretiennent une image très fashion style ‘Je joue du heavy mais je suis aussi un éternel romantique’. Parfaitement coiffés, tatoués, mais pas trop, barbes de trois jours et piercings, cette image a tout pour plaire aux groupies de 15 ans. Musicalement, il serait inopportun de cracher dans la soupe car indéniablement, les quatre boys maîtrisent leurs instruments à la perfection. L’évolution est flagrante à l’écoute du titre d’intro « Your Betrayal ». Un morceau efficace, bétonné, hyper heavy, auquel il est impossible de résister avant l’arrivée du chanteur. Car c’est bien là que le bât blesse. Le chant est extrêmement ennuyeux au point de regretter que la plage ne soit pas entièrement instrumentale.

Dans son ensemble, l’œuvre est mélodique. Forte en riffs de guitare, elle a tout du filtre d’amour irrésistible. Bullet For My Valentine amorce doucement, mais sûrement, un virage vers un métal plus vintage, par le biais de la production soignée de Don Gilmore. « Begging for Mercy » communique de grands moments d’émotion, et « Fever » nous permet d’apprécier la fluidité du jeu de « Padge ». Un peu trop lisse et ‘passe-partout’ pour les amateurs de heavy dans la grande tradition, l’elpee enchantera les fans de métal à la sauce Slipknot ou Deftones. Un sacré son quand même, mais un chant qui lasse très vite et paraîtra bien ringard lors de la prochaine décennie.

 

Bullet For My Valentine

Une énergie communicative…

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Il y a déjà un bout de temps que le concert de Bullet For My Valentine était annoncé à l'AB. Je suis toujours sous le charme de leurs deux albums. Et j’avais eu la chance d’assister à leur set accordé à Paris. A l'Olympia, très exactement. Aussi, comme je les avais loupés au Graspop cette année, il n’était pas question de manquer leur prestation de ce mercredi, en Belgique. Au départ l’affiche était libellée ‘Bullet For My Valentine (AKA B4MV) + Lacuna Coil & guests’. Lacuna Coil est une formation dont je ne connaissais que le nom. Et en mon for intérieur, je craignais fort devoir me farcir un ensemble du style Within Temptation ou autre Nightwish, deux combos dont les envolées lyriques des chanteuses et les riffs plutôt lents et basiques ne me bottent pas trop.

Deux jours avant la date du concert, le détail du programme est enfin dévoilé. Il y aura donc quatre groupes : Black Tide, Bleeding Through, Lacuna Coil et B4MV. Dès l’ouverture des portes, à 17h30, une horde d'ados se précipite pour pénétrer dans l’AB. Honnêtement, je dois avouer, qu’à cet instant j’ai pris un coup de vieux. Mais en même temps, j’étais rassuré de voir qu’une nouvelle génération d'‘headbangers’ était dans la place.

Il est 18h45 lorsque les premiers accords de Black Tide retentissent. A cet instant, la salle est à moitié pleine (NDR : ou à moitié vide, si vous préférez). Oscillant entre heavy metal et hard rock, les morceaux proposés par ce band issu de Miami ne sont pas très originaux. Mais je suis frappé par le jeune âge de ces musiciens. Et vu la maîtrise de leurs instruments, ils méritent le respect. Gabriel a commencé à chanter et jouer de la guitare vers l’âge de 8 ans. Aujourd’hui, il en a quinze. Et tant sur son manche que de la voix, il impressionne. Une question me traverse quand même l’esprit : ‘Gamin, y'a pas école?’. Zakk, le plus âgé, vient de fêter ses vingt printemps. Lors de cette tournée, justement. Leur périple, ils l’accomplissent en compagnie de B4MV. Sur scène, ils libèrent une énergie très contagieuse. Entre ados (les artistes et le public), le courant passe instinctivement. Honnêtement, j’estime quand même que leur musique manque d’originalité et d’inspiration. Bref, ce n’est pas génial ! Bien sûr, très souvent, un premier groupe souffre de l’approximation des balances. En outre, il faut avouer que le son manque singulièrement de puissance. Maintenant, il est aussi possible que mes capacités auditives se soient encore détériorées. Alors, Black Tide, un groupe prometteur ? Certainement. Pourvu que ses musicos n'attrapent pas le melon et se forgent un style vraiment personnel. 

C’est en parcourant leur page MySpace que je me suis quelque peu familiarisé avec la musique du deuxième combo, proposé à l’affiche de la soirée : Bleeding Through. Dès les premiers accords dispensés sur cette plateforme du net, j'avais déjà envie d'ôter les écouteurs de mes oreilles. A cause de l’omniprésence des synthés couvrant les riffs et la voix hardcore. Pas que je sois allergique aux synthétiseurs ; mais il est rare qu’un tel instrument apporte un plus chez un groupe de métal. A la limite pour soutenir une rythmique ou enrichir la solution sonore de samples. Un sentiment de déception m’a même envahi ; car finalement, le reste était quand même de bonne facture. Ce qui explique pourquoi, je n’ai même pas pris la peine de consulter la bio de la formation. M’enfin, comme le jour du concert, c’était compris dans le prix, je ne me suis pas trop tracassé. Et puis, fallait quand même jeter un œil sur le set, pour pouvoir en relater un commentaire. Finalement, j’ai pris une bonne décision en ne restant pas accroché au bar. A contrario des titres issus de l'album "Declaration", proposés en écoute libre, le synthé est bien moins présent. Résultat des courses, les compos passent beaucoup mieux la rampe. Attention, c’est le son du clavier qui est moins présent. Pas la claviériste. Car visuellement, Marta Peterson en impose… Tatoué et ne tenant pas en place une seule seconde, Brandan Schiepati s’est procuré la panoplie full-option du vrai chanteur hardcore : gueulante et rythmique magistrale… Les sonorités consommées par Brian & Jona sont puissantes. Tantôt véloces, tantôt lourdes, elles véhiculent des accents ‘Dimebagdarelliens’ (Pantera - R.I.P.) ou ‘Kerrykingiens’ (Slayer). A charge de la rythmique, constituée par Ryan (basse) et Derek (drums) de solidifier l’ensemble. Au sein du public, c’est l’affolement. Les spectateurs commencent à se bousculer. Un ‘circle pitt’ –débonnaire– se forme. Mais un type plus âgé, vêtu d’un t-shirt frappé des lettres ‘Hardcore Championship’ entame des mouvements de boxe/savate française. Le public plus jeune s’interroge et s’écarte du personnage, craignant de se prendre un ‘high kick’ dans la mâchoire et de devoir justifier l'hématome quand papa viendra les chercher… Personnellement, j’estime que ce groupe californien était la première bonne surprise de la soirée.

Juste le temps, d'étancher sa soif en compagnie de mon pote Bernard (NDR : allez donc jeter un coup d’œil sur ses superbes clichés !) et d'assouvir un besoin en nicotine (ouais je sais…) et c'est déjà l'heure de Lacuna Coil. Hormis Cristian et Andrea –les vocalistes portent une chemise blanche et un gilet noir– tous les autres musiciens sont vêtus de la couleur des ténèbres. Le son est excellent. Et dès l’ouverture de leur show, on se rend compte que la machine est bien huilée. Les oreilles commencent à siffler. Le sextet milanais épingle quelques titres de son dernier opus "Karmacode". Il enchaîne par « Swamped », « Our Truth, Within Me » et s’offre un petit break en s’autorisant une excellente cover du "Enjoy the Silence" de Depeche Mode. Les spectateurs chantent et commencent à manifester davantage d’animation. Faut dire que la petite Cristina parvient, à elle seule, à occuper tout le poidum. On en oublierait presque le rôle de sa partenaire aux vocaux, Andrea. Les autres musiciens assurent. Que ce soit Cristiano et ‘Maus’ aux guitares, CriZ à la batterie ou Marco à la basse. Ils donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. Et dans les amplis…  A cet instant, une réflexion me traverse l’esprit : ‘VinZzzz t'es un vrai loser…’ Parce que mes préjugés venaient d’être complètement balayés. Lacuna Coil ne se le limite pas à une soprano qui chante sur 4 accords de guitare et un rythme ternaire (genre valse). Ce qu’il propose, c'est du bon ; du très bon même ! L’aspect gothique ne noie jamais l’ensemble. Leur métal tient la route. Il est contagieux et repose sur une rythmique sans solo.

Après avoir savouré la prestation des rossignols milanais, j'étais donc impatient de revoir enfin Bullet For My Valentine. Ce jeune groupe gallois jouit d’une excellente réputation chez les médias spécialisés (Kerrang, Metal Hammer,…) C’est même devenu un nouveau symbole dans l’univers du metal insulaire. Pourtant, à leurs débuts (NDR : c’est-à-dire vers 1997), ils se contentaient d’adapter des standards de Metallica et Iron Maiden. Leur premier opus, "The Poison", paraît fin 2005. Il est suivi par un Dvd live, l’année suivante. Un Dvd immortalisant un concert accordé au sein du mythique Brixton Hall de Londres. Notons encore qu’ils ont assuré la première partie d'Iron Maiden lors de leur périple opéré outre-Atlantique et de Metallica pendant leur tournée européenne. Et puis, début 2008, ils gravent leur second opus, "Scream, Aim, Fire". Paradoxalement, les influences de Metallica et de Maiden sont beaucoup plus évidentes que sur leur premier essai. A la limite, je me demande même si Metallica n’aurait pas eu intérêt à leur demander quelques conseils avant de concocter son dernier opus. (NDR : ne pas frapper, ne pas frapper !) Entretemps, signe de reconnaissance, Matt Tuck, le charismatique chanteur/guitariste a vu son talent de guitariste récompensé par la marque Jackson. Et pour cause, elle a créé un modèle de râpe portant sa signature! Lors de leur prestation accordée l’Olympia, j’avais quand même déploré leur manque de contact avec le public. Et puis une carence en énergie scénique.

Les portes de la salle sont encore grandes ouvertes. Et on entend les premiers accords consacrés à l'intro du groupe. Le temps d’arriver sur les lieux et on peut observer la mise en scène. Les draps noirs ont cédé leur place à un énorme backdrop représentant la couverture de leur dernier album. La batterie est au centre du podium. A chaque extrémité, se dresse un mur d'enceintes de marque Mesa Boogie. Vu le matos, je m’attendais à être propulsé au fond de la salle, dès le premier accord de guitare. L'intro exécuté par Moose à la batterie prélude "Scream, Aim, Fire" (NDR : le morceau d'ouverture du dernier album). Et surprise, le son est réduit à sa plus simple expression. On entend à peine chanter Matt et les gueulantes de Jay. La ligne de basse est plus présente ; mais l’emprise de la section rythmique nous fait presque oublier que Matt et Padge tricotent comme des fous sur leur gratte. Il faudra attendre le troisième morceau ("The Poison") pour retrouver l’intensité du son, conforme à nos attentes. Faut croire que l’ingé avait enfin retiré retirer les croquettes enfoncées dans ses oreilles. Entre chaque colonne de haut-parleurs, des lignes de ‘leds’ lumineuses alimentent un light show tout bonnement exceptionnel. Les musiciens se libèrent. Le public est réceptif. Et on le sait, au plus le public donne, au plus le groupe restitue. Parmi cette équipe de showmen, Matt se réserve le premier rôle. Les soli de guitare de Padge sont parfaits ; et lorsque Matt vient le soutenir à la quinte ou à la tierce, on ne peut s'empêcher de penser aux exercices de style pratiqués par Maiden. Les morceaux s'enchaînent. Les ‘circle pitts’ aussi. Lorsque Matt annonce "Tears Don't Fall", le premier hit single du groupe, l’audience se déchaîne et reprend le refrain en chœur. Décidément, ce concert n'a rien à voir avec celui de l'Olympia. Ils sont dans leur trip. Leur énergie est communicative. Un véritable régal ! Paris n’était donc qu’un passage à vide. Après avoir opéré un périple européen, terminé des sessions d’enregistrement, sur une période de trois mois, le groupe était donc sur les rotules. En outre, et pour une fois, soyons un peu chauvin, le public belge s’est montré ce soir à la hauteur de sa réputation. On n’ira pas jusqu’à prétendre que le public hexagonal était un peu mou. Quoique… Une chose est sûre, l’audience de ce soir est parvenu à faire la différence ; et le groupe l'a bien senti. Le show s'est achevé par "Forever & Always", c'est-à-dire le dernier titre de l’elpee, "Scream, Aim, Fire", encore une fois repris en chœur par le public…

Playlist.

Scream, Aim, Fire
Eye of the Storm
Breaking the Demon
The Poison
Take It Down On Me
Last To Know
4 Words
Say Goodnight
Tears Don't Fall
Last To Know
All This Things I Hate
Forever & Always  

Organisation AB 

 

Bullet Union

Ruin´s Domino

Écrit par

Lorsqu’un groupe décide d’enclencher son album par une chanson intitulée « Yak Yak Yak You’re Fired !», on sait que ce n’est pas pour déguster un thé à la menthe sous un platane. Et lorsque Bullet Union engage son disque sur cette chanson, nos pressentiments se confirment. Les copains de Bullet Union sont des mort-(Test Icicles)vivants (Blood Brothers, Help ! She Can’t Swim, etc.), des électrocutés du cerveau. Mais « Ruin’s Domino » ne se cantonne pas à une simple décharge électrique. Les neuf morceaux de l’album courent derrière la mélodie sans jamais l’attraper. Démarche volontaire d’un groupe contestataire. Aussi, les quatre musiciens sont-ils capables de signer de belles enjambées mélodiques au milieu de leurs sprints massifs. Mais, au final, Bullet Union laisse les concessions de côté. Préférant hurler sa joie viscérale, urgente et éphémère de participer à cette mission suicide, le groupe se ligote aux amplis Marshall, pousse le volume dans ses ultimes retranchements et menace de tout faire péter. La guerre est déclarée, les distorsions renforcées.

Silverbullet

Citizen bird

Écrit par

D'après la biographie, le premier album de cette formation suédoise transpirait à plein pores le métal urbain des Stooges. Une caractéristique beaucoup moins évidente sur " Citizen Bird ", leur nouvel opus, même si le guitariste a souvent tendance à torturer sa guitare comme Ron Asheton. Nonobstant le clavier rogné, poussiéreux, leur nouvelle ligne de conduite se rapproche davantage de celle de Loop. A cause du tempo hypnotique qui balise le climat franchement psychédélique. D'ailleurs, sous sa forme la plus space rock, la solution sonore épouse un profil aussi obsessionnel que chez Hawkwind, alors que lorsqu'elle s'évapore dans l'éther atmosphérique, elle flirte avec l'univers de Spacemen 3. Au fil de l'album, les compositions se révèlent beaucoup plus éclectiques. Acoustiques, également. A l'instar de l'excellent " Axe moon ". Lorsqu'elles n'épousent pas un profil new wave. Surtout lorsque le synthé se substitue à l'orgue. Seul le final " I love you " nous rappelle que la musique de Siverbullet est profondément marquée par Iggy Pop et ses Stooges…