Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (12 Items)

Reinhard Vanbergen & Charlotte Caluwaerts

L’allégeance à Reinhard Vanbergen et Charlotte Caluwaerts

Écrit par

"We Belong" annonce un nouvel album de la série “Inspired by”. Dans le passé Vanbergen et sa compagne de route Charlotte Caluwaerts se sont inspirés de divers artistes tels que Michaël Borremans, Kobe Desramaults, Diana Monkhorst, Zoro Feigl, Painting VR et Guttlin Guitars. Pour “Circle Back” leur septième elpee, qui fait partie de la collection “Inspired By”, ils ont puisé leur inspiration chez Kadir Ferati Balci

Balci a sélectionné de courts fragments de son travail, les transformant en une sorte de résumé visuel de son œuvre, qui s’étend des films aux documentaires. Il a ajouté une dimension supplémentaire à ces fragments, en inversant certaines parties et en présentant le tout dans une sorte de mouvement circulaire.

La collaboration entre Caluwaerts, Vanbergen et Balci n'est pas nouvelle. Le duo a ainsi déjà contribué à plusieurs projets musicaux réalisés par Balci.

Mais cette fois-ci, la musique ne devait pas être fonctionnelle, comme c'était le cas lors des coopérations précédentes (docu sur Stefan Hertmans, la série "Een Goed Jaar", la série "Storm Lara").

Dans le cas de "Circle Back", la musique est un monde en soi. Le contraste rend les images plutôt contemplatives, ce qui correspond bien à la réflexion de Balci sur son travail précédent. Le titre "Circle Back" n'aurait pas pu être mieux trouvé.

Autrefois Vanbergen a obtenu un diplôme de violoniste de jazz au Conservatoire de Gand. Et cela se ressent sur ce disque pour lequel il s’est entouré des meilleurs mucisiens belges, Dré Pallemaerts et Lara Rosseel, à la batterie et à la contrebasse, ainsi que, bien évidemment, Charlotte Caluwaerts qui ne manque pas de montrer à quel point sa palette s'est élargie au fil des années.

8 titres de jazz accompagnés chacun d'un clip de Kadir Ferati Balci, avec une séquence cachée, des sons psychédéliques et des paroles aliénantes, contemplatives et philosophiques. Une expérience réussie dont "We belong" se situe bien au milieu de toutes les atmosphères offertes par ce disque.

Pour découvrir la vidéo de « We belong », c’est ici

Charlotte Dos Santos

Trop artificiel…

Écrit par

Charlotte Dos Santos se qualifie elle-même de nomade brésilo-norvégienne, puisqu’elle puise ses origines au sein de ces deux patries. Un métissage qui lui a apparemment inoculé la bougeotte, puisqu’elle a préféré les Etats-Unis à l’Europe ou à l’Amérique Latine. C’est en effet à New York –au Berklee College Of Music plus précisément– qu’elle a reçu une formation de chanteuse, compositrice et arrangeuse. Il lui a suffi d’un seul album pour faire chavirer le cœur de la critique musicale internationale, un disque de soul/jazz groovy intitulé « Cléo » et paru en 2017, sur le label Fresh Selects. Et « Harvest Time », un Ep 5 titres, sort ce 13/03/2019.

Aaron Taylor assure le supporting act. Un chanteur black légèrement grisonnant et barbu (NDR : donc sympathique). Il est 19h50 et il n’y a que 5 spectateurs dans la salle. Heureusement, l’ABClub va se remplir progressivement pour être comble vers 20h15. Aaron se produit seul en s’accompagnant au synthé qui reproduit cuivres, basse et guitare. Atmosphérique, capable de monter dans les aigus ou descendre dans les graves, sa voix est superbe. Il invite le public à le suivre dans ses envolées vocales, mais l’absence de véritables musicos gâche la prestation…

Setlist : « Tack », « Jaded », « You’Re The Reason Why », « Blue », « Shooting Star», « Redbone ( Gambino) », « I Thing I Love You Again », « Lesson Learnt », « Spaceship ».

Place ensuite à Charlotte Dos Santos. Même topo, elle est seule sur les planches et s’installe derrière son  synthétiseur. Elle est vêtue d’un ensemble pantalon blanc et body en dentelle blanche à mi-épaule. Elle signale qu’il s’agit de la première fois qu’elle se produit en Belgique et semble en être ravie. Il n’y a pas de setlist, mais elle va nous réserver plusieurs morceaux issus de son dernier Ep, dont le très cool « Josef ». La tessiture de sa voix est superbe, mais un peu trop monocorde. Si bien qu’après quelques minutes, le set commence à patiner. Et au bout des 60’ de concert, c’est un sentiment de déception qui envahit votre serviteur. Je me répète, mais si l’artiste avait osé s’entourer de véritables musiciens, le résultat aurait été totalement différent. La musique, c’est le fruit d’une création, une forme d’art, et pas seulement la reproduction de sonorités par l’entremise d’une machine…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Charlotte

Force et Amour

Écrit par

Charlotte est la fille de deux personnalités qui sont parvenues à se faire une place dans le monde très fermé du show business alors que pratiquement tout le monde les a oubliées (ou presque).

Qui sont-elles ? Muriel Dacq (Tropique) et Alec Mansion (Léopold Nord & vous) qui ont vendu près de deux millions de disques au cours des années 80. Qui peut se targuer aujourd’hui de pouvoir réaliser une telle prouesse ?

Nouvelle voix dans le paysage musical belge donc, la demoiselle évoque Lana Del Rey tant dans le mysticisme qu’à travers l'esthétique, les vidéos, le style vestimentaire et (accessoirement) musical.

Intitulé « Force et Amour », son elpee est plutôt réussi. L’essentiel des ingrédients sont réunis : un soupçon d’électro, une voix suave susceptible de vous flanquer des frissons partout (NDR : la plage d’ouverture vaut à elle seule le détour), des titres courts et des refrains que l’on aimerait revivre en boucle…

Ses quatre premiers singles « Pars », « Ta peau », « Fuis » et « Je plane » ont été largement diffusés sur les ondes radiophoniques et ont suscité une franche curiosité chez les auditeurs.

Sur fond de dream/pop, cet opus est un condensé d’émotions fulgurantes et intransigeantes entre rêve et réalité. Quelque chose de positif avec un spectre plus dark à la fois.

Les textes sont écrits en français et racontent de vraies histoires engageantes et faussement légères. Elle s’épanche sur des amours passionnément envoûtants lorsqu’elle n’aborde pas l’individualisme ou la collectivité (« Nous sommes ») à travers le prisme des yeux d’une jeune fille de son époque.

Elle aime aussi (se) raconter sur des sujets plus personnels « Ta peau », titre qui dépeint une relation de couple fragile et fusionnelle à la fois. Charlotte est une toute jeune femme qui déborde d’idéaux alors que les séparations et les divorces n’ont jamais enregistré un tel boom aujourd’hui. Paradoxe quand tu nous tiens…

Si vous aimez l’univers d’un certain Daughter, groupe de shoegazing britannique, drivé par Elena Tonra, vous devriez succomber à l’expression sonore libérée par cet LP.

Bref, de l’amour il y a, sans aucun doute. De la force, un peu moins, en tout cas dans le sens primitif du terme. Si ce n’est alors de la force de persuasion. Ou la force de l’amour ?

Charlotte

Il est aujourd’hui beaucoup plus difficile de se forger un nom qu’un prénom…

Écrit par

Déjà 11 années que le superbe parc du château d’Enghien accueille le LaSemo, un festival on ne peut plus iconoclaste puisqu’il mêle musiques, arts et cultures.
A l’affiche, une toute jeune artiste au doux nom de Charlotte, fruit légitime de Muriel Dacq et d’Alec Mansion, y est programmée, cette année…
Nouvelle voix dans le paysage musical belge, elle évoque Lana Del Rey même si elle réfute cette filiation un peu impromptue selon elle.
Elle a débuté dans le monde de la danse aux côtés de sa sœur Betty. Cap ensuite vers Paris pour y suivre les cours ‘Florent’ et enfin terminer sa course artistique effrénée dans la chanson où elle s’y sent plus à l’aise.
La donzelle se produit sur la scène de la Guinguette, un espace farfelu dont le décor est constitué de vieilles caisses en bois, à l’image d’une bibliothèque géante un peu vieillotte.
Peu prolixe, atteinte d’une timidité maladive, mais touchante derrière ses grands yeux bleus azur, elle se dévoile sereinement et calmement aux lecteurs de Musiczine.

Charlotte, tu es la fille de Muriel Dacq et d’Alec Mansion. Tes parents ont vendu près de deux millions de disques à eux deux, au cours des années 80. Deux questions viennent immédiatement à l’esprit. Premièrement, avoir choisi un nom de scène aussi passe-partout n’est-il pas en soi une manière de manifester sa neutralité ? Secundo, comment perçois-tu le fait d’être ‘la fille de’ ?

Je vais répondre aux deux questions en même temps. J’ai volontairement omis mon patronyme parce que l’univers dans lequel je navigue m’est propre. Rien à voir avec celui de mes parents ! Je me suis créé une véritable identité musicale. Et puis, je voulais vraiment que l’on me considère comme ‘Charlotte’ et non pas comme ‘Mansion, la fille de l’autre’. Contrairement à ce que la masse populaire peut penser, il est aujourd’hui beaucoup plus difficile de se forger un nom qu’un prénom. Depuis toute petite, je sais que si je veux me faire une place au soleil, cet objectif viendra davantage du fruit de mon travail que via un piston.

Est-il vrai que tes parents t’ont toujours déconseillée de te lancer dans un milieu où on ne se fait pas de cadeaux ?

C’est exact ! Je dois t’avouer qu’adolescente, le monde du show-business m’angoissait terriblement. Je n’avais pas du tout envie d’y mettre les pieds. Je n’y percevais que de l’hypocrisie. Aujourd’hui, je conçois les choses différemment. Cet univers me semble beaucoup plus supportable. 

Généralement, les parents poussent pourtant leur rejeton à poursuivre leurs rêves non ?

En ce qui me concerne, je ne me pose pas trop de questions. Les événements évoluent naturellement. C’est le destin ! J’ai passé du temps à faire mûrir mon projet. Je suis assez fière du résultat. Je pense que c’est mieux ainsi au final…

On te sent très proche de Lana Del Rey, tant à travers l'esthétique, les vidéos que dans les styles vestimentaires et musicaux. Que t’inspire cette artiste ?

C’est totalement involontaire de ma part ! Je dois t’avouer que je ne suis pas énormément son parcours. Je ne l’ai découverte que récemment en concert. La photo qui a été utilisée pour la promotion ressemble fort à sa pochette, c’est vrai. C’est tout à fait involontaire. Mais, être comparée à cette artiste me procure énormément de plaisir, évidemment (rires).

La chorégraphie « Pars » a été imaginée par ta soeur (Betty Mansion). Est-ce un atout de bosser en compagnie de ses proches ?

Travailler en compagnie de tes proches appartient à la philosophie d’une génération nouvelle. Je suis très heureuse d’avoir pu collaborer avec ma sœur parce que nous avons fait de la danse ensemble durant des années. Elle était tellement convaincante dans ce secteur que j’ai préféré m’éclipser afin de me concentrer sur d’autres créneaux. Elle a assuré la chorégraphie du clip.

La concentration et la substance semblent importantes pour toi. On te sent très perfectionniste dans l’âme. Dans ce métier, certaines personnes abordent leur rôle avec beaucoup de légèreté, sans que cette perspective ne puisse pourtant poser problème. N’as-tu pas l’impression de t’emprisonner dans un personnage qui n’est peut être pas le tien ?

Il est extrêmement difficile de se démarquer de nos jours. J’ai préféré choisir une ligne de conduite plutôt classique. Mais, je souhaite développer mon image à l’avenir. Je n’ai pas l’intention de rester toute ma vie vêtue d’une robe blanche !

Les textes sont écrits en français et traitent d'amour passionné et envoûtant. Tu es une toute jeune femme qui déborde d’idéaux. Les séparations et les divorces n’ont jamais eu aussi la cote aujourd’hui. N’y vois-tu pas là dedans un certain paradoxe ?

Ce dont je parle justement dans mes textes, ce sont les moment très difficiles que j’ai vus ou moi-même vécus. C’est en quelque sorte une thérapie. Analyser le passé pour mieux l’affronter. J’espère aussi que d’autres personnes trouveront à travers mes chansons une caisse de résonance afin qu’elles se sentent moins seules et puissent poser un regard extérieur sur ce qu’elles vivent pour mieux les vivre.

Tu as collaboré avec Alex Germys. Il a un talent indéniable, un physique attrayant et un cerveau bien rempli ; bref, il a tout pour plaire. Peux-tu m’en dire davantage sur cette rencontre ?

Alex Germys est mon manager ! Il joue aussi un peu le rôle de directeur artistique sur le projet. Je ne le connaissais pas, à la base. Je suis très heureuse de travailler avec lui. Il m’apporte énormément. J’espère que notre coopération va durer (rires).

Certains admettent que la mouvance electro/pop – dream/pop dresse un pont entre les musiques du passé et une véritable modernité. Imagines-tu qu’elle puisse être perçue, comme le fossoyeur du rock’n’roll ?

Je ne sais pas quoi répondre… Je pense que nous sommes dans une période où il y a un vivier de nouveaux artistes et a fortiori un contenu intéressant. A l’époque, je voyais par exemple mon père fort tracassé lorsque les téléchargements illégaux ont commencé à pulluler sur le net. Aujourd’hui, c’est un peu plus contrôlé. Les plates-formes de streaming comme Spotify offrent un avantage double. L’utilisateur y trouve un catalogue presque infini et l’artiste est rétribué, ce qui le rend moins anxiogène.

Tu es d’origine namuroise. Les étrangers parviennent difficilement à comprendre ce qu’est la belgitude. Pourtant certains artistes s’y sont relativement décomplexés. Je pense notamment à The Experimental Tropic Blues Band, lorsqu’il a imaginé sont concept/concert ‘The Belgians’. Tes chansons respectent une forme plus traditionnelle. Elles sont donc plus exportables en quelque sorte…

Je fais ce que j’ai envie de faire ! Jamais, je n’ai réfléchi une seule seconde à l’aspect purement marketing. Le mois dernier, j’ai participé aux Francos de Montréal. Le public scandait mon nom durant la prestation alors qu’il ne me connaissait pas. La musique peut constituer un prisme génial, même à des kilomètres à la ronde. Je ne suis pas formatée. C’est en concert que je me rend compte si mes chansons impactent ou pas...

Interview réalisée le samedi 7 juillet 2018, dans le cadre du festival LaSemo.

 

Charlotte Gainsbourg

Rest

Écrit par

Charlotte Gainsbourg appartient à cette catégorie d’artistes qui soit parvenue à vivre à travers l’ombre de leurs parents.

Fille de l’union entre l’homme à la tête de chou et Jane Birkin, elle s’impose depuis les années 2000, grâce à la crème de la crème du moment.

On se souviendra notamment du très hypnotique « 5:55 », produit par le duo electro Air, en 2006, pile poil deux décennies après avoir publié « Charlotte for Ever », premier album de la chanteuse composé par le paternel ; un opus qui recèle le sulfureux « Lemon Incest » (paru aussi une première fois, en 1984, sur « Love on the Beat »).

Sans oublier « IRM », pour lequel elle avait reçu le concours de Beck, un opus gravé trois années plus tard. Tout comme pour « Stage Whisper ». Tombé dans les bacs, fin 2011, ce double elpee réunissait 11 anciens titres en version ‘live’ et 8 originaux.

Miss G. n’avait osé jusqu’alors se frotter à la langue de Verlaine, préférant s’assurer dans une zone de confort, en empruntant la langue de maman.

Changement de direction ici, puisque la majorité des compositions sont interprétées en français. Hormis les refrains, en anglais.

Ce mélange idiomatique communique une touche très ‘frenchy’ aux compos et reflète l’audace à laquelle se sont livrés les géniteurs de ce disque.

Enregistré à New York, ce bébé d’une série que l’on espère encore longue a été mis en forme majoritairement par un DJ, compositeur et producteur parisien, répondant au nom de SebastiAn.

Le poulain de l’écurie électro Ed Banger est ainsi parvenu à réinventer un genre en lui apportant autant de chaleur que de délicatesse. Si certains producteurs se seraient contentés d’appauvrir le format des compos en leur injectant une forme froide et industrielle, sa patte très caractéristique confère à l’ensemble un univers très aérien.  En outre, elles adoptent également une vision organique grâce au concours de Vincent Taeger (Poni Hoax) et du multi-instrumentiste Emile Sornin (Forever Pavot).

En parcourant les onze plages, l’auditeur navigue entre deux eaux, tantôt empreintes d’une nostalgie profonde dans laquelle on aime se napper. A l’instar de « Dans vos airs » et « Les crocodiles ». Ou se révèlent nettement plus dansantes, comme « Sylvie Says » ou de « Deadly Valentine ».

Puissant, l’opus laisse planer l’ombre du padre « Lying With You » ou de sa sœur, « Kate », disparue tragiquement en 2013…

Cerise sur le gâteau, sa petite Alice s’y colle au détour d’une plage cachée dans laquelle elle s’amuse véritablement à pousser la chansonnette sur l'air de « Twinkle Little Star ».

Bref, Dame Gainsbourg parle avec justesse et sincérité dans une œuvre intimiste et déchirante et nous réserve là le plus joli cadeau de toute sa carrière.

Charlotte Gainsbourg

Stage whisper

Écrit par

L’année 2011 a été bien remplie pour Charlotte Gainsbourg. Elle a en effet accouché de son troisième enfant, ainsi que de ce double album, intitulé « Stage Whisper ».

Cet opus réunit 11 enregistrements live et 8 nouveaux titres studio, dont 4 écrits par Beck. Un Beck que l’on retrouve à la production, tout comme Noah & the Whale, The Villagers ou encore Connan Mockasin.

Sur « Terrible angels», le titre d’ouverture, l’empreinte de Beck (à l’écriture et à la production) est bien visible (ou plutôt audible). La voix de Charlotte berce littéralement « Memoir », une longue ballade. Une voix toujours imparfaite, mais qui vient se poser délicatement sur cette compo signée Conor O’Brien et Renaud Letang.

Pour le reste, cette partie ‘studio’ semble provenir de chutes de bandes, abandonnées lors d’une session d’enregistrement. De quoi satisfaire les fans, mais pas vraiment en rameuter de nouveaux. Pas de quoi non plus remonter sa cote de popularité dans les critiques, qui ont tendance à la délaisser au profit d’autres artistes issues de l’Hexagone.

Le live est bien plus intéressant et surtout diversifié. Depuis l’entraînant « IRM », caractérisé par son côté disco/pop, au plus intimiste « Just like heaven », en passant par un « Heaven can wait » plus allègre que sa version studio.

C’est d’ailleurs de ses enregistrements en public que nous est donc venue la bonne surprise. Elle qui  fuyait la foule comme la peste ou semblait si angoissée lors de ses rares passages TV, nous épaterait presque par moment.

Et si à l’image de feu son père, son chant n’est jamais impeccable, Charlotte semble tout comme ‘Gainsbarre’ perfectionniste. Peut-être qu’un jour, elle parviendra à conquérir sa France…

 

Charlotte Gainsbourg

Terrible angels (Ep)

Écrit par

C’est ce 7 novembre que sortira le double album de Charlotte Gainsbourg, « Stage Whisper (Live & inédits) ». Un opus très attendu par les fans puisqu’il réunira 11 enregistrements live et 7 inédits studio (dont 4 écrits par Beck).

Histoire de nous faire patienter, Because Music publie donc cet Ep découpé en 4 titres et enrichi de 2 vidéo-clips.

Sur « Terrible angels», le titre d’ouverture, l’empreinte de Beck (à l’écriture et à la production) est bien visible (ou plutôt audible). La voix de Charlotte berce littéralement « Memoir », une longue ballade. Une voix qui n’est toujours pas (et ne le sera sans doute jamais, mais celle de feu son père ne l’était pas davantage) parfaite, mais qui vient se poser délicatement sur cette compo signée Conor O’Brien et Renaud Letang.

Et l’intérêt de cet Ep procède aussi de la présence de 2 titres immortalisés en public. Soit l’entraînant « IRM », caractérisé par son côté disco/pop, et le plus intimiste « Just like heaven ».

Deux pistes qui démontrent une nouvelle fois, qu’à l’instar de Gainsbarre, Charlotte est toujours parvenue à bien s’entourer.

 

Charlotte Gainsbourg

Pari gagné !

Écrit par

C’est après avoir publié « IRM », son troisième album, composé par le génial bidouilleur californien Beck Hanson, que Charlotte a enfin décidé de monter sur les planches, exercice de style qu’elle redoutait tout particulièrement. Loin de la pression parisienne, la fille de Jane et Serge a rôdé son set aux Etats-Unis, lors d’une petite quinzaine de dates, en avril dernier. Son concert lillois n’est que le quatrième de sa première tournée française, entamée le 14 juin ; elle se produisait la veille, à Bruxelles. Et pas de première partie pour ce spectacle programmé à l’Aéronef.

20h15 précise, les lumières de la salle s’éteignent. Suivis par ses cinq musiciens, la sylphide Charlotte fait son apparition. Elle s’excuse presque de déranger l’assistance, et entame son set par le titre maître de son denier opus. Son timbre vocal est certes fragile, mais il s’intègre parfaitement à l’ensemble, porté par une section rythmique de haute volée. Le band fait montre d’une grande cohésion ; l’aspect dépouillé et sobre du light show ajoutant à la magie, d’entrée de jeu. Si au cours des quatre ou cinq premiers morceaux, la voix de Charlotte semble se fondre dans le collectif, c’est à partir de « Heaven can wait », son nouveau single, que son timbre va prendre toute son expression. Une perception confirmée par le plus rock « Trick Pony » ainsi que « The song that we sing », extrait du précédent opus « 5.55 », paru en 2007 (NDR : sous la houlette du duo versaillais Air). Passé ce moment plus enlevé, la belle se réapproprie le « Just like a woman » de Bob Dylan, une adaptation tout en délicatesse, quelle accorde juchée sur un tabouret.

« IRM », dont la plupart des compos servent d’ossature au tracklisting, reprend ensuite ses droits, avant de laisser place à la première reprise, tant attendue, ‘du meilleur, du plus grand, du plus beau’, comme elle se plait à qualifier son père… Mais pas évident d’opérer un choix dans l’immense répertoire de Gainsbourg. Elle s’attaque donc à « L’hôtel particulier », un extrait de « L’histoire de Melody Nelson », édité en 1971. Sous-estimé à sa sortie, cet elpee est devenu culte depuis. Une œuvre qui nous démontre combien l’homme à tête de chou était en avance sur son temps et puis son art à transcender les genres. Composé il y a près de 40 ans, ce morceau d’une modernité étonnante est magnifié par sa fille et ses cinq musiciens, alors, en véritable état de grâce. On ne pouvait rêver plus bel hommage. La boucle semble donc bouclée. Bien qu’en plein apprentissage de la scène, la belle peut-être fière de l’honneur qu’elle vient de faire à ses parents (« L’histoire de Melody Nelson », sur lequel Jane Birkin chante, a également été porté à l’écran).

Le spectacle se clôture, de façon magistrale, par un festif « Couleur café » repris en chœur par la foule. L’air de ne pas y toucher –tout au long des 90 minutes qui ont passé trop vite– ‘la Gainsbourg’ a parfois flirté avec le sublime. Conquis, le public lui a réservé une ovation bien méritée qui s’est même prolongé bien longtemps après que les lumières ne soient rallumées…

A l’âge de 38 ans, Charlotte Gainsbourg a merveilleusement réussi l’épreuve de la scène. Un pari qui n’était pas gagné d’avance. En outre, elle dispose encore d’une belle marge de progression. Ce qui augure du meilleur encore, pour la suite.  

La manière dont elle mène sa barque suscite le respect. Et pour cause, non seulement ses choix de carrière, tant cinématographiques que musicaux, sont judicieux. En outre, elle est toujours parvenue à s’entourer de collaborateurs compétents (NDR : le Gainbarre pour "Charlotte For Ever" en 86, Air, Jarvis Cocker et Neil Hannon pour "5.55" en 2008, Beck pour "IRM" en 2009). De quoi démontrer, s’il le fallait encore, qu’elle n’est pas que la fille DE… mais aussi une artiste complète. En osant l’exercice du ‘live’, elle vient d’accomplir une étape importante dans sa carrière, pourtant déjà bien remplie.

Charlotte accomplit actuellement une tournée européenne, qui passe, bien sûr par la France ; mais qui reviendra également par la Belgique, puisqu’elle se produira lors du festival des Ardentes de Liège, ce 10 juillet…

 

Charlotte Hatherley

New worlds

Écrit par

Charlotte Hatherley est surtout connue pour avoir milité au sein de la formation Ash, entre 1997 et 2006. Comme guitariste. Sans oublier son concours apporté à Client et Bat for Lashes, lors de leurs dernières tournées. Et pourtant, cette Londonienne en est déjà à son troisième elpee solo. Le premier, « Grey will fade », remontant à 2004 et le deuxième, « The deep blue », à 2007. Ce qu’on sait moins, c’est qu’elle possède une très belle voix. Dont le timbre tantôt doux, tantôt capricieux, oscille entre Kate Bush et Lene Lovitch ; même si elle ne possède pas cette faculté de changer d’octave. N’empêche !

Enregistré quasi live, en une semaine, dans un studio de Londres, « New worlds » est paradoxalement caractérisé par une qualité de son presque parfaite. Faut croire qu’à l’issue des sessions, les ingénieurs du son ont réalisé un boulot exceptionnel. Et en lisant les notes de la pochette, on comprend mieux. Alan Moulder (A Perfect Circle, Blonde Redhead, Curve, Depeche Mode, Gary Numan, Lush, My Bloody Valentine, Nine Inch Nails, Ride, The Jesus and Mary Chain, Them Crooked Vultures, The Smashing Pumpkins, et j’en passe…) s’est chargé de mixer la plupart des plages. Ce qui explique sans doute le résultat obtenu. Et puis, elle s’était très bien entourée, bénéficiant notamment du concours de Rob Ellis (PJ Harvey) aux drums tout au long de l’elpee et d’Adem à la gratte et à la mise en forme, pour le dernier morceau de l’opus.

Mais venons-en au contenu de cette œuvre. Qui ne baigne pas en permanence dans l’électricité. La guitare est bien présente. Parfois même percutante ou dévastatrice. Mais elle peut aussi se faire acoustique. Et puis se conjuguer avec des tas d’autres instruments, comme le xylophone ou se fondre dans les arrangements. Sans quoi la plaque est partagée entre titres allègres, tantôt britrock (le très ‘blurien’ morceau maître), post punk voire new wave (NDR : en grattant bien, on finit par déceler des traces de Pretenders, Devo, Talking Heads, Joe Jackson et d’XTC), post grunge (Foo Fighters ?) mais surtout pop. A cause de ce sens mélodique souvent contagieux. On a quand même droit à quelques titres plus aventureux. Tout d’abord « Firebird ». Un morceau balayé de chœurs qui pourrait servir à une B.O. pour dessins animés. Des chœurs, mais staccato, qu’on retrouve sur le tout aussi étrange « Full circle ». Une ballade mid tempo délicate et enchanteresse aussi : « Cinnabar ». Un enchantement qui se prolonge sur « Wrong notes », un morceau tout aussi subtil, mais plus complexe. Bref, une bonne surprise pour cette artiste qui manifestement a cherché à nous entraîner vers de « New worlds »…

 

Charlotte’s Shadow

Eternal sleep (Ep)

Écrit par

Trio espagnol, Charlotte’s Shadow est manifestement hanté par la musique gothique du début des eighties. La cold wave aussi. Des influences qui oscillent de Cure à Bauhaus, en passant par Indochine (époque « l’Aventurier ») et Sisters of Mercy. La voix de J.Catala campe même un hybride entre Peter Murphy et Andrew Eldritch. Sur cet Ep 4 titres, la version radio de « Hush », morceau qui termine la plaque, une voix féminine vient déclamer quelques lyrics, à la manière d’Anne Clark. Bref, si leur solution sonore tient plus ou moins bien la route, elle manque singulièrement d’originalité ; et dans ces conditions sera inévitablement traitée de revivaliste…

Charlotte Gainsbourg

5:55

Écrit par

Evoquer Charlotte sans effleurer la mémoire de Serge n’est pas chose évidente. Charlotte Gainsbourg est donc bien la fille de son père. Mais certainement pas une fille à papa. Capable de se débrouiller seule, Charlotte sait s’entourer. Pour son retour à la musique, elle a donc choisi de s’oublier dans les mélodies de Nicolas Godin et Benoît Dunckel (les artisans de Air), de chanter les textes de Jarvis Cocker (Pulp) ou de Neil Hannon (The Divine Comedy). Aux manettes, l’incontournable Nigel Godrich fait des merveilles. Epaulée par de telles pointures, Charlotte ne pouvait manquer son rendez-vous, l’heure fatidique : « 5:55 ».

Près de vingt ans après « Charlotte Forever », les premiers mots de la chanteuse sont fredonnés en français (« 5:55 »). Une exception pour confirmer la règle : « Tel que tu es » mis à part, le reste du disque s’égraine dans la langue de Shakespeare. La deuxième chanson, intitulée « AF 607105 », évoque les aléas d’un voyage en avion. L’album peut enfin décoller. Lentement, d’un ton mélancolique, Charlotte pose son timbre sur une couette sonore aérienne, atmosphérique. Nonchalante, elle abandonne ce filet de voix aux étoiles, à la nuit. « The songs that we sing », premier single de ce recueil nocturne, relance le rythme de l’album. En fin de parcours, Charlotte se laisse aller au gré de « Morning song », hymne oedipien, seul titre du disque écrit de ses mains. « 5:55 ». Il se fait tard. Demain est un autre soir. Ne l’oublions jamais. Et Charlotte chantera... Forever.

The Good Charlotte

The Chronicles of life and death

Écrit par
Bénéficiant des faveurs de MTV, Good Charlotte devrait faire un tabac auprès des. Bien évidemment, il est inutile de préciser que malgré (ou à cause de ?) ce battage médiatique, l’originalité n’est pas au rendez-vous ; et pour cause, ces Américains campent dans la lignée des formations rock pour teenagers (Sum 41 et consorts) présentés habituellement par la chaîne musicale. Grosses guitares, grosse batterie, voix héroïques, production pas trop agressive, une ou deux petites ballades par-ci par-là et le tour est joué. On remarquera, malgré tout, la capacité du groupe à produire des refrains assez pop et facilement mémorisables. Un ou deux morceaux, comme le chouette « I just wanna live » et ses allures presque funky, sortent également du moule très classique proposé par Good Charlotte. Combiné à l’imagerie du groupe située dans la lignée de « L’étrange Noël de Monsieur Jack », « The Chronicles of life and death » devrait à coup sûr faire mouche chez les 12-17 ans…