Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Deerhoof

Actually You Can

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Votre serviteur ne compte plus les albums de Deerhoof chroniqués pour Musiczine. Entre 1994 et 2021, la formation a enregistré la bagatelle de 17 long playings. Et, alors que « Actually You Can » est soumis à la chronique, « Devil Kids » est paru en décembre 2021 et « Miracle-Level », en mars 2023.

Comme d’habitude, explorer l’œuvre de Deerhof, c’est plonger dans une sorte de chaos sonique au sein duquel des mélodies inventives et improbables éclosent. La voix si particulière de Satomi Matsuzaki confère une dimension unique au noise rock expérimental du groupe californien (NDR : il est issu de San Francisco). Les plages de cet LP oscillent entre morceaux quasi-pop (« Scarcity is Manufactured ») et dissonances assumées (« Epic Love Poem »). Le tout est enrobé de non-sens et de critique acerbe du capitalisme.

S’agit-il du meilleur ou le moins bon album du quatuor ? Difficile à dire ; mais finalement la réponse à cette question n’est pas très importante, puisque Deerhoof a fait du Deerhoof pur jus. De quoi ravir les aficionados du band américain…

Deerhoof

Le chat de Deerhoof

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Deerhoof a publié "My Lovely Cat", son nouveau single dédié au célèbre chat Lil Bub. Ecrit et chanté en japonais par Satomi Matsuzaki (qui a également illustré la pochette), "My Lovely Cat" est aussi groovy que doux-amer, et marque la première sortie de Deerhoof depuis son LP, "Actually, You Can", paru en 2021.

Le clip d’animation de "My Lovely Cat" est disponible

 

 

Deerhoof

Future Teenage Cave Artists

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15 chapitres discographiques –en autant d’années d’activisme indie– déjà pour ces vieux briscards de Deerhoof ! « Future Teenage Cave Artists » parvient-il à conserver la flamme intacte insufflée depuis 1994 par ces doux dingues issus de San Francisco ? Pour la circonstance, la formation californienne a décidé de composer son premier album concept. Le thème ? Dans un futur proche, les populations devront quitter en masse leurs maisons pour rejoindre des pâturages plus verts, lorsque les humains et les animaux seront massacrés de façon inexplicable… Dans ce chaos, les ados continuent à créer… Tout un programme donc !

Dès le début de l’opus Satomi scande : ‘Gonna paint an animal on a cave wall/Gonna leave it there forever while empires fall’ (Trad : Je vais peindre un animal sur un mur de grotte / Je vais le laisser là pour toujours pendant que les empires s’effondrent) sur le relativement pop titre maître. Mais les sonorités dissonantes des grattes ciselées de Deitrich et Rodriguez refont rapidement surface. Comme d’habitude, il faut supporter la voix parfois irritante de Satomi (une version alternative de Kazu Makino, la chanteuse de Blonde Redhead) mais la créativité sonique du groupe est demeurée intacte (« ‘Farewell’ Symphony »). Bref, ce mélange d’une grande pureté entre structures quasi-jazz et vision indie rock est toujours aussi unique en son genre. Et cette flamme n’est pas près de s’éteindre…

Deerhoof

La gymnastique, c’est fantastique…

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Fondé en 1993, Deerhoof est un groupe underground à l’esprit DIY. Bref, à la pointe de l’expérimentation. Issu de San Francisco, il réunit la chanteuse/bassiste Satomi Matsuzaki, le drummer Greg Aunier ainsi que les guitaristes John Dieterich et Ed Rodriguez. Dans le cadre de l’édition 2014 des Nuits Botanique, il s’était investi dans le Congotronics Vs Rockers, en compagnie de musiciens congolais, américains et européens. Avant-gardiste, sa musique oscille entre noise, pop, punk, rock, jazz et prog. La formation avait assuré le supporting act de Red Hot Chili Peppers, au Sportpaleis, en novembre 2016. Et ce soir, il est programmé en tête d’affiche, au Nijdrop d’Opwijk. Une opportunité à ne pas manquer, surtout quand on sait que cette salle est limitée à 300 spectateurs…

Manngold assure le supporting act. Un sextuor gantois réunissant deux drummers, Karel de Backer et Matthias Standaert, un bassiste, Bruno Coussée, un claviériste qui se sert d’un vieux synthé Korg, et deux guitaristes, Kwinten Mordijck et Rodrigo Fuentealba. Ce dernier en est le leader. Il a sévi a sein des backing groups de Gabriel Rios et de Kris Dane, mais également milité au sein du Fifty Foot Combo, de Novastar et même d’Arsenal. Des artistes ou groupes que votre serviteur apprécie. En outre, il a collaboré à de multiples projets, et notamment en compagnie de Mauro Pawlowski, Bert Dockx, Steven de Bruyn, Bart Maris, Teun Verbruggen ou encore Karen Willems. 

Exclusivement instrumentale, l’expression sonore mêle krautrock, noise, psychédélisme et punk. A ce jour le combo a publié deux elpees, « Manngold De Cobre », en 2014 et un éponyme, en 2016, un opus qui a bénéficié du concours de Stuart Matthews (Quakers, Massive Attack, Portishead), à la mise en forme. 

Tout le monde est en ligne sauf les deux préposés aux fûts, plantés en retrait. Il faut au moins 10 minutes avant d’appréhender l’univers de Mannglod. Qui parfois me fait furieusement penser à celui de Pawlowski. Le concert démarre sur les chapeaux de roues, par « Boogie ». Les drummings sont parfaitement en phase. Les cordes de grattes sont effilées. Plus yankee, « Intro » se révèle davantage aventureux, mais parfaitement maîtrisé. Les cordes scintillent tout au long de « Stunde Null », un morceau au cours duquel la rythmique attaque de front. Et elle monte dans les tours au fil du frénétique « DMB ». « DEMT » vire au punk. « Manngod » et « Glückskugel » décollent littéralement avant de s’achever, 30 minutes plus tard, au bord du précipice…

Deerhoof est venu défendre « Mountain Moves », son dix-septième LP, à l’écoute sur Bandcamp, depuis 3 jours. Il tombera dans les bacs, ce 8 septembre.

Satomi, la bassiste/vocaliste, a enfilé une salopette shorty aux rayures bleu marin. Le line up implique également deux gratteurs et le drummer, Greg Saunier, qui s’est planté en bord d’estrade, à droite.

Cristalline, puérile, spasmodique, la voix de Satomi est vraiment particulière. De petite taille, elle s’éclate en gigotant sur les planches. Les deux sixcordistes multiplient les impros. Pas de souci, la section rythmique, veille. Et tout particulièrement le drumming (NDR : une caisse claire et une grosse caisse, dont il joue, pieds nus), qu’on pourrait qualifier de fédérateur. Et impressionnant ! « I Will Spite Survive » est une nouvelle compo. Noisy/rock lo-fi, donc dépouillé, « Snoopy Waves » (« Offend Maggie », 2008) nous replonge au cœur des eighties. Les drums sont arides. Tout en changeant régulièrement de rythme, les accords de gratte se révèlent hypnotiques. Et deviennent carrément monstrueux pendant « Spirit Ditties Of No Tone » (« The Runners Four », 2005). Un peu comme si on vivait une rencontre hypothétique entre AC/DC –pour  l’efficacité– et Arto Lindsay –pour la folie. Les cymbales s’emballent (NDR : ça rime !) Les titres s’enchaînent à toute allure. Particulièrement bruitiste, « Twin Killers » couvre les parties vocales de Satomi, qui troque sa basse contre la guitare d’un de ses partenaires, pour « The Perfect Me ». Ce qui va lui permettre de s’autoriser davantage de sautillements, et de postures en ciseaux à l’aide de ses bras et de ses mains. « Isla Bonita » scintille de mille feux. Satomi nous parle de son instrument. « Exit Only » s’immerge au cœur même de l’expérimentation. Et pourtant, les aficionados connaissent cette compo et la savourent. « There’s That Grin » est dynamisé par les percus sauvages. Greg dégouline de sueur, tellement il se livre. Régulièrement, il se rapproche de Satomi, mais à genoux, pour arriver à sa hauteur, car elle doit à peine mesurer 1 m 50. Il demande, en plaisantant, s’il doit causer flamand ou français. Des interludes qui lui permettent de reprendre son souffle…

En rappel, le combo nous réserver « Basket Ball Get Your Groove Back », un extrait de « Offend Maggie », long playing paru en 2008. Rayonnante, Satomi est une adepte de la gymnastique. Elle coache même son public. Il est conquis et suit ses instructions rigoureusement. De quoi se dérouiller les jambes et clôturer un concert… en souplesse…

(Organisation Nosta + Toutpartout)

Deerhoof

The Magic

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Ne comptez pas sur les cerveaux –en ébullition constante– des membres de Deerhoof pour mettre un jour fin à leurs divagations sonores, toujours à mille lieues de tout carcan prédéfini… Le quatuor réunissant Greg Saunier, Satomi Matsuzaki, Ed Rodriguez et John Dietrich n’a pourtant plus rien à prouver tant il a été adoubé par les médias de tous bords… Un éventuel succès commercial cette fois ? Impossible, tant leur musique est excentrique et libre ; et en écoutant « The Magic », manifestement, la formation n’a pas changé de cap. Ce 16ème elpee a été enregistré au milieu du désert du Nouveau-Mexique, une œuvre qui se nourrit de rock (« Kafe Mania »), funk (« Debut », « Model Behavior »), pop (« I Don’t Want to Set the World On Fire »), métal (« The Devil and His Anarchist… »), jazz (« Nurse Me »), punk (« That Ain’t No Lie To Me ») mais aussi de hip-hop (« Life is Suffering ») ; et même de doo-wop, tout en conservant cette touche lo-fi décalée. Pourtant, la technique de ces Californiens (NDR : ils sont issus de San Francisco) est irréprochable. Et tout en affichant une dextérité impressionnante sur leurs instruments, ils prennent un malin plaisir à nous désorienter, sans pour autant nous perdre. Deerhof possède définitivement quelque chose de magique…

 

Deerhoof

Breakup Song

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Dans quelle nouvelle aventure Deerhoof allait donc nous entraîner sur « Breakup Song », sa dernière œuvre en date ? Propice à la mélancolie exacerbée, à l’instar du titre de l’elpee ou aux attaques agressives pour la conjurer ? Aucune de ces deux options n’a été retenue par la formation étasunienne, bien entendu…

Dès les premières notes du titre maître qui ouvre l’opus, on reconnaît le style unique en son genre de Deerhoof, hanté par la voix bizarre, haut-perchée de Satomi Matsuzaki. Des guitares fofolles (« To Fly or not to Fly »), des rythmiques arythmiques prodiguées par Greg Saunier, une déconstruction permanente faussement innocente, des claviers pop 80’s (« Zero Seconds Pause ») ou des ambiances tropicales (« The Trouble with Candyhands »)… la créativité est permanente tout au long de ce long playing dédié à la fête (« We Do Parties ») ! Complexes, leurs compos se savourent comme des bonbons acidulés qui n’ont jamais deux fois le même goût… Pourtant, parfois, le mélomane a l’impression qu’en essayant constamment d’innover, les Californiens se mordent légèrement la queue. Mais ce souci de remise en question permanent, entretenu tout au long de leurs 12 albums, mérite qu’on leur tire notre chapeau. Et ce « Breakup Song », dont la durée n’excède pas judicieusement les 30 minutes, est de la même trempe. D’ailleurs, le point de rupture est loin d’être atteint !

 

Deerhoof

Deerhoof Vs. Evil

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A travers Satomi Matsuzaki, sa chanteuse d’origine japonaise, les Californiens de Deerhoof ont toujours été en quelque sorte les grands frères détraqués de Blonde Redhead. Le trio concocte depuis des années une musique bizarre, intransigeante et inclassable qui, si elle s’est adoucie au fil du temps, ne caresse pas les oreilles tout en demeurant extrêmement originale. « Deerhoof Vs. Evil » constitue leur 10ème album publié depuis leurs débuts, en 1996. Et le combo vient de frapper un nouveau coup sonique et unique à la fois. Entre les élucubrations bruitistes, le rythme lent et étrange de « The Merry Barracks », la guitare hispanisante du superbe « No One Asked to Dance », les deux minutes rock n’ roll loufoque de « Dance the Jet » ou le plus exotique « Hey I Can », pas la peine de chercher la moindre ligne conductrice tout au long de leurs 12 nouveaux titres. A mi-parcours, on croit même rêver, Deerhoof aurait composé son premier véritable single, « Super Duper Rescue Heads !», un morceau qui pourrait passer sur les ondes les plus mainstream ! Mais, très vite, pour notre plus grand bonheur, les effets de pédale refont surface. Donc les accords de guitare dissonants. Mais aussi le falsetto bizarre de Satomi. Deer… ouf (ahah…)! Les Américains sauvent la face… même s’ils marchent sur les plates bandes de Yeasayer, pour la circonstance.

Difficile de tomber amoureux de la musique de Deerhoof dès la première écoute mais votre –très relatif– courage nécessaire sera mille fois récompensé ! En concert le 26 avril à De Kreun à Courtrai.

Deerhoof

Offend Maggie

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Deerhoof est un peu considéré comme un groupe culte à San Francisco. Une formation indie au sein duquel militent Satomi Matsuzaki (vocaux et basse), John Dieterich (guitare), Ed Rodriguez (guitare) et Greg Saunier (batterie). « Offend Maggie » constitue déjà leur neuvième album. Il faut dire que le combo existe depuis 1996. Digne héritier de Sonic Youth, le quatuor californien reproduit les mêmes recettes de base instituée par ses aînés : mélodies bizarres, harmonies sophistiquées, dissonances maîtrisées, rythmes  asymétriques, structures complexes et improvisation. Cependant, Deerhof ne se contente pas de marcher sur les traces du gang sonique new-yorkais ; il a le bon goût de chercher constamment à se forger sa propre identité… Et la présence d’une chanteuse japonaise n’y est pas étrangère. A l’origine, elle avait débarqué dans la métropole pour étudier le cinéma.

Signe des temps, à l’instar de Liars, The Fiercy Furnaces ou encore OOIOO, Deerhoof fait aujourd’hui partie des ensembles contemporains les plus intéressants. Et on ne prend pas beaucoup de risques en annonçant qu’ils pourraient, à leur tour, avoir une influence majeure sur le futur du rock

Si vous n’avez jamais prêté l’oreille à la musique de Deerhof, cet « Offend Magie » risque fort de vous perturber. Pourtant, il constitue leur elpee le plus accessible à ce jour. Et pour cause, les cris et les gloussements dispensés sur les opus précédents, ont disparu. Imaginez Yoko Ono pousser les vocalises chez la bande à Thurston More. Néanmoins, plusieurs écoutes sont nécessaires pour pouvoir apprécier ce disque à sa juste valeur. Cette nouvelle stabilité n’empiète cependant jamais sur leur rafraîchissante singularité. Faut dire que si le groupe est en voie de reconnaissance médiatique, il refuse de quitter la marge de la production rock actuelle. Parmi les belles chansons à la fois mélodiques et dissonantes, on épinglera le titre maître, une plage caractérisée par cette judicieuse incursion dans l’univers africain et puis le plus conventionnellement rock « The tears and music of love ». Déjà un goût de top de fin d’année…

 

Deerhoof

The runners four

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Huitième album pour Deerhoof. Vingt chansons, 56 minutes, une plombe d'effusions noisy qui tournoient dans des entrelacs de mélodies sucrées. Originaire de la baie de San Francisco, le trio présente des caractéristiques typiquement indie. Indépendante jusqu’à l’os, cette musique viscérale chavire dans un univers tortueux où les belles mélopées sautillent, pieds liés à des riffs solidement sanglés. Derrière le micro, le timbre de l’espiègle Satomi Matsuzaki apostrophe celui de Kazu Makino (Blonde Redhead). Les chevauchées délirantes de Deerhoof évoquent les élucubrations foldingues d’Erase Errata, sans oublier d’inviter l’héritage libertaire de Sonic Youth. Les chansons respirent d’inspirations, se chantent à tue-tête (« Wrong Time Capsule », « Twin Killers »). Goûtant ici (« Midnight Bicycle Mystery ») et là (« Bone-Dry ») aux joies de l’expérimentation, « The Runners Four » n’en demeure pas moins un disque abordable et mélodique. Et ce, même si les tympans dégustent sur « Scream Team ». Pour l’occasion, Deerhoof délivre son album le plus long. Ce ne sera pas le moins bon : en déplaise aux amateurs de courtes distances. Partout, des refrains catchy s’élèvent et galopent à la lisière de la folie électrique qui anime le trio. Dynamique au possible, toujours sur le qui-vive, rarement policé, le rock de Deerhoof suit une trajectoire parallèle, volontairement ignorée des ondes hertziennes.