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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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The Easybeats

R.I.P George Young

George Young est décédé ce 22 octobre 2017, à l’âge de 70 ans. Il était né à Glasgow avant d'émigrer, en Australie, dès 1963, à Sydney, très exactement. Ainsi que toute sa famille. Il fonde les Esaybeats, l’année suivante, en compagnie de Stevie Wright, Snowy Fleet, Harry Vanda et Dick Diamonde. Ce quintet grave en 1966, "Friday on my mind", une chanson qui deviendra un  hit planétaire. Au sein de la formation, il se consacrait à la guitare rythmique.

A la mi seventies, il avait fondé Flash & The Pan, en compagnie de Vanda, duo de studio qui allait décrocher quelques tubes, dont les plus connus restent « Waiting for a train » et « Walking in the rain ».

George était aussi le frère aîné des deux gratteurs d’AC/DC, Angus et Malcolm. Son rôle a été essentiel dans la genèse du célèbre groupe de heavy metal, formé en 1973. Il a d'ailleurs produit les premiers albums de ce band devenu mythique.

 

Easy Bill & The Big Beat

Stay tuned!

Écrit par

Easy Bill Bower réside à Denver. En 2001, ce jeune chanteur/guitariste monte la formation Easy Beat en compagnie du bassiste RD Jones, du drummer Craig Westwood, du saxophoniste Ken Plum et du pianiste Mark Richardson. En 2003 le combo commet un premier elpee fort prometteur : "Midnight Creep". Un disque enregistré dans le studio de Radio KUVO, là où Easy Bill animait son radioshow : le "R&B Jukebox". Ce nouvel opus a été concocté à Elgin, dans l'Illinois ; et de nouveau sous la houlette de l’excellent bluesman, Nick Moss!

L'entrée en matière brille de mille feux. Les accents jump de la guitare alimentent ce "My kind of woman", une espèce de west coast rockabilly que Bill chante sur un ton convaincu et convaincant. Tout est bien en place et en particulier le sax de Ken Plum et le piano de Mark Richardson. Ce dernier se révèle un claviériste très talentueux. Il introduit "$100 woman", un boogie jump qui vous électrise jusqu'au bout des doigts de pieds. Le pianiste est insatiable. Il ne relève pas la tête, même lorsque notre Easy Bill prend le relais. Il chante comme s'il était sur une scène au beau milieu des fifties, l'époque du rock'n'roll naissant. La machine du Big Beat maintient le tempo pour attaquer "The kind of girl". Du vrai rock'n'roll made in New Orleans. Pourtant au bord de l’asphyxie, les danseurs sont incapables de déserter la piste. Bill chante. Il semble possédé par sa musique. Plum et Towber s'entredéchirent à coups de soli hyperactifs. Bill habille sa guitare d'une tonalité bien T-Bone Walker pour aborder le lent et savoureux "Jeanine", une plage imprimée sur un tempo louisianais qu'aurait bien revendiqué Guitar Slim. Il exploite ici toute l’amplitude de son registre vocal. Ce jeune homme progresse à pas de géants et lorsque les cordes peuvent s'évader, il nous confectionne un solo magique, épaulé par son ami Gerry Hundt. Excellent! Le Big Beat est définitivement lancé. Le riff cher à Elmore James nous conduit… "On your hook". Le saxophone, le piano et l'orgue s'accrochent à la slide, mais le son est pourri, poisseux, tout droit issu de ces tous vieux juke boxes des 50s. On se croirait revenu dans les studios de Leonard Chess à Chicago. Le son bien gras de la Gibson dirige les débats. Le "Right string but the wrong yo-yo" de Willy Perryman (Piano Red, Doctor Feelgood), répercute des sonorités surannées. Hilares, les musiciens s’abandonnent au plus profond de cette plage à la cacophonie mesurée ; et pour cause, Chris Beers tape dur sur ses fûts. Instrumental, "Fruit boots" (NDR : une compo qui figure au répertoire du saxophoniste Red Prysock) poursuit dans le même style. Ken Plum fait hurler son saxophone, pendant que Bill accorde un solo époustouflant sculpté dans le West Coast jump, réveillant en notre for intérieur, les meilleurs plans du légendaire Hollywood Fats. Le Big Beat ne desserre pas son étreinte. Toujours aussi infecté par ce R&B qui rocke, "Twenty-five lies" met en exergue, une nouvelle fois, la complicité entre les différents instrumentistes. Lorsque le combo change radicalement de style, ni la chaleur ni la qualité n’en font les frais. "City girl" emprunte un Bo Diddley beat imparable. Le son des cordes est pourri à l’extrême. Billet et Nick Moss sont réunis pour notre plus grand bonheur ; et le retour de Gerry Hundt à l'harmonica est un régal pour les oreilles. Le "Honey bee" de Little Milton nous replonge dans un R&B dévastateur, tempétueux, dansant. Cette plage autorise des échanges lumineux entre l'orgue et la guitare très largement amplifiée. Hundt souffle alors dans un registre très Sonny Boy Williamson pour exécuter "Back in the game", un Chicago shuffle issu de de la plume de Bill Towber. Ce superbe album s’achève par "Stay tuned!", une plage instrumentale, théâtre d'échanges entre les différents solistes, dont les deux gratteurs réunis, Easy Bill et Nick Moss. Le pied!

Easy Bill & The Big Beat

Midnight creep

Écrit par

Le climat du Colorado est peut être aride mais le blues y reste vivace. Alors, une fois n’est pas coutume, mais je vous propose de nous y arrêter. Pour découvrir un certain Easy Bill Towber, un jeune musicien dont le point d’ancrage se situe dans les fifties ; et plus précisément la scène urban blues de Chicago.

Dès l'ouverture, vous être envoûtés par le climat sonore de ce premier opus. La production opérée par Nick Moss est impressionnante. Si vous appréciez Mark "Tee" Thijs, vous ne pourrez qu’adorer Easy Bill. Le "Gonna tell your mother" de McCracklin est un véritable brûlot. Une claque ! A cause de la sonorité de la guitare, mais aussi de la puissance et de la conviction du lead singer, que les autres musiciens soutiennent en chœur. La section rythmique est placée bien en avant. La basse de RD Jones et la batterie de Kyle Roberts constituent une base sûre et idéale pour cette musique propulsée dans ce 21ème siècle encore naissant. Deux autres instruments tirent encore ici leur épingle du jeu : l'harmonica de Gerry Hundt et le piano de Mark Richardson. Le rythme demeure aussi franc pour aborder "Starving for your love", une composition au cours de laquelle les cuivres renforcent l'impact de la guitare. Tout est parfaitement mis en place. Tous les musiciens ont posé leurs marques. Ce qui leur permet d’intervenir à tour de rôle. Tout au long de "Swinging on a vine", un R&B que n'aurait pas renié les Blues Brothers, le saxophone de Ken Plum, le piano et bien sûr la guitare s’en donnent à cœur joie. Quant à la voix de Big Bill, elle se joue des événements. Les néons s'éteignent. Les couples d'étreignent sur la piste de danse. Vous l'aurez deviné, le rythme ralentit. Une ambiance fin de soirée s'installe. Au milieu des volutes de fumées, Mr T-Bone Walker donne le ton : "Live to love" est un plaisir des oreilles. Les saxes de Ken susurrent des mots doux. La retenue d'Easy Bill impressionne. Dynamisé par les rythmes sautillants de la Nouvelle Orléans, "Shooty booty" reproduit une ambiance plus festive. Le saxophone et le piano s'envolent. Inspiré par le son southside de Muddy Waters, le vif "Whiskey drinking woman" opère un retour vers Chicago. Gerry y souffle comme Little Walter. Tous ces musiciens ont bien assimilé l'esprit du passé : celui de Chicago, de la Louisiane, mais aussi les ambiances plus feutrées de la West Coast. Le swing et la légèreté sont au rendez-vous. Et "Down boy", ainsi que "Spending time", un fragment au cours duquel le piano se fait jazzy, tant il swingue, en sont les plus belles démonstrations. Easy Bill mène son petit orchestre de main de maître sur l’excellente plage, "One more kiss", une bonne dose de joie de vivre dans la voix. L'harmoniciste Gerry Hundt opère un retour sur la plage titulaire. Responsable de la production (NDR : qu’il assure avec un rare bonheur), Nick Moss a ramené dans ses valises "Awful thoughts", une composition tellement imprégnée du Chicago des fifties (NDR : celui de Muddy Waters, bien sûr) qu’elle en devient un réel plaisir. Et lorsqu’Easy Bill délivre parcimonieusement ses notes, l'émotion ne peut que passer. L'album s’achève par "Side-track", un instrumental imprimé sur un rythme proche du célèbre "Honky Tonk" de Bill Dogett qui met en exergue le travail du saxophoniste. Si vous appréciez Tee, Nick Curran, Little Charlie & the Nightcats, je vous recommande cet opus qui est, je le confirme, une véritable réussite.

 

Alex ‘Easy Baby’ Randle

If it ain´t one thing, it´s another

Écrit par

Alex ‘Easy Baby’ Randle est né en 1934. A Memphis, dans le Tennessee. Chargé de son éducation, sa grand-mère et son oncle lui enseignent l'harmonica. Il fait la connaissance de Howlin' Wolf, de James Cotton, de Joe Hill Louis et de quelques autres illustres musiciens, en jouant dans les juke joints de Memphis En 1956, il s'installe à Chicago. Pendant 20 ans, il va y fréquenter régulièrement la scène de Chicago, tout en assumant le job de mécanicien. Aujourd'hui, il ne se produit plus guère. Il a quand même commis un elpee en 1979 : "Sweet Home Chicago Blues", sur Barrelhouse. On y retrouve Eddie Taylor en personne à la guitare et Kansas City Red à la batterie. " If it ain't one thing, it's another " contitue donc son second album. S'il ne peut plus compter sur le fabuleux Eddie Taylor aux cordes, il bénéficie du concours des deux fils de l'ancien guitariste de Jimmy Reed. Timothy Taylor se réserve ainsi les drums sur quatre plages, tandis qu'Eddie Jr partage la guitare avec Johnny B. Moore. Eddie Jr est aujourd'hui âgé de 30 ans. Il n'a commis qu'un seul opus à ce jour : "Looking for trouble".

Sous-titré "A tribute to Eddie Taylor" (sur Wolf également), il est sorti en 1998. Cet elpee constitue déjà le 57ème volume des Chicago Blues Sessions du célèbre label autrichien. Il s'ouvre assez curieusement par "Lovey dovey", un rock'n'roll imprimé sur un bon rythme. Titre signature, le blues lent "Call me Easy Baby" nous ramène dans le Westside de Chicago. Il nous rappelle assez bien la démarche de Magic Sam ; mais ici, c'est l'harmonica qui est sur le devant de la scène. La voix transpire le vécu. Descriptive, un tantinet chevrotante, elle me fait penser à celle de Sonny Boy II. Flanqué de Johnny B à la guitare acoustique, il reprend d'ailleurs aussitôt "Let me explain", du même Sonny Boy. Ce qui démontre que Rice Miller est une de ses influences majeures. Bien saignant, imprimé sur un rythme galopant, "Baby you fine" permet au sémillant Alan Batts de se mettre en évidence. Easy pousse de courtes phrases, entrecoupées de silences, sur son harmo. La même formule est reproduite sur "Beggin' woman". Il empoigne son instrument chromatique pour amorcer un nouveau slow blues : "Sittin' here worryin". Une composition qu'il chante de manière remarquable, totalement naturelle, pendant qu'Eddie dispense avec retenue des grappes de notes, derrière son leader. Ce qui n'empêche pas, ensuite, les deux guitares de tirer leur épingle du jeu. Easy Baby accorde alors une version acoustique du 1er blues qu’il n’ait jamais appris : "Good morning little schoolgirl" de Sonny Boy I. Mais l'instant le plus poignant est sans doute son travail vocal sur "Good morning, Mr Blues". L'homme vit totalement ce qu'il chante. Omniprésente, sa sensibilité est fragilisée par les cordes de Johnny B. Inspiré sans nul doute par Muddy Waters, l'excellent "All pretty women" intègre bien la slide ; alors qu'en finale, la plage générique est consacrée à un spiritual. Un fragment au cours duquel le piano roulant de Batts et l'harmonica chromatique sont assez irrésistibles. Une découverte !

 

Easy Meat

New facts in the strange case of

Encore un ensemble néerlandais, mais beaucoup plus revivaliste. Flirtant aussi bien avec le rock, le blues, le rhythm’n’blues que le psychédélisme. On a même parfois l'impression de replonger un quart de siècle en arrière en pleine dynamique post blues conduite par des légendes telles que Spencer Davies, Traffic, Small Faces et Jimi Hendrix. Encore que le phrasé de guitare adopté par Thys Muse se révèle, à l'image de Robin Trower, plus filandreux. Et pour accentuer l'authenticité de cette expression passéiste, Easy Meat n'a pas hésité à parfumer le tout d'une pointe d'exotisme… Avec des fleurs ?