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La fuite d’Ellside

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Kaz Hawkins

Un album ‘live’ pour Kaz Hawkins…

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S’il est un lieu où le talent de Kaz Hawkins s’exprime parfaitement c’est bien la scène. Cet album enregistré au Summer Camp Festival de Brezoi, en Roumanie, en est la preuve irréfutable. Devenu l’un des festivals de blues qui compte le plus en Europe, Brezoi a depuis longtemps couronné Kaz Hawkins comme l’une de ses reines, la Nord-irlandaise étant chaque année l’une des têtes d’affiche de l’événement. Cet enregistrement en public de 12 titres est une nouvelle pierre à l’édifice musical de Kaz Hawkins qui prend de jour en jour de la hauteur pour tutoyer dorénavant les sommets du genre. Un pur régal !!!

Cette artiste est née pour le live. A suivre sans hésitation !!! Une Irlandaise qui a du coffre. Enjoy !

La vidéo live de « Because You Love Me » est disponible

Kaz Hawkins

La nouvelle rencontre de Kaz Hawkins

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Dès qu’elle chante, Kaz Hawkins nous entraîne dans son univers personnel haut en couleurs. Ses mots sont simples et décrivent parfaitement les émotions qu’elle exprime par le biais d’une expression artistique en phase avec son esprit libre et attachant.

Kaz Hawkins n’a jamais caché son passé douloureux, mais son histoire personnelle est devenue une force à travers des textes émouvants et une interprétation d’une sincérité et d’une intensité rares ! Commençant par des reprises durant 20 ans, Kaz s’est découvert un talent de compositrice à travers les poèmes qu’elle écrivait en cachette. Ces poèmes devenant ses propres paroles quand elle a commencé à reproduire des mélodies qui lui trottaient dans la tête. Des ballades comme « Because You Loved Me » et « Lipstick And Cocaine » (rebaptisée plus tard « One More Fight ») lui ont permis de se faire connaître, des chansons qui ont trouvé très rapidement un public dès leur parution. Son public est éclectique : jeune, vieux, masculin, féminin, de langue anglaise ou pas… Tout le monde est touché par ses morceaux qui sont la marque de fabrique de cette artiste nord-irlandaise unique. Mais le monde de Kaz est aussi fait d’importantes références blues et soul, de riffs de guitares et de performances scéniques légendaires.

En janvier 2023, Kaz Hawkins a eu 50 ans, un âge qu’elle ne pensait jamais atteindre et c’est pourquoi elle a voulu faire de toute cette année une célébration particulière de cet événement et de cette vie exceptionnelle. Et que pourrait être plus exceptionnelle que la sortie d’un nouvel album avec de nouvelles compositions. C’est ainsi qu’est apparu « Until We Meet Again », un album à l’image de sa créatrice, plein de couleurs vives et de vibrations positives, créé à l’intention de tous ceux qui luttent afin de les aider à trouver la force de se battre et de survivre. Un projet unique fait de touchantes ballades, de titres gospel, de solos de guitares rock et qui adresse même un clin d’œil à son pays d’origine grâce au rajout des sonorités irlandaises dans le mix final. Les yeux rivés sur ce nouveau chapitre, Kaz Hawkins nous propose là un immense éclat de son rire si communicatif. « Until We meet Again » est le manifeste de Kaz Hawkins pour affirmer que l’on peut être tout ce que l’on a envie d’être.

La vidéo de « Standing Tall » est disponible ici

« Until we meet again » paraîtra ce 26 mai 2023.

Kamikaze Palm Tree

Kamikaze Palm Tree ensablé…

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Après avoir gravé deux Eps et un album (« Good Boy », 2019), Kamikaze Palm Tree publiera son second opus ce 12 août. Intitulé « Mint chip », il s'enfonce encore plus profondément dans son sac à malices. Lors des sessions, le duo énigmatique Dylan Hadley / Cole Berliner a reçu le concours de Josh Puklavetz à la basse, de Laena Myers Ionita au violon et de Brad Caulkins à la clarinette. Issu de ce long playing, « In the Sand » est paru en vidéo et est disponible

 

 

The Rock'n'roll Kamikazes

All kinds of people

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Malgré son patronyme, cette formation n’est ni yankee, ni insulaire, mais italienne. Elle est née en 2010, lorsque le chanteur/guitariste Andy McFarlane (ex-Hormonauts) et son vieil ami Peppe Degregoriis (ex-batteur de Little Victor and the Boomers) on décider de s'associer. Ils sont bientôt rejoints par Nicolo Fiori à la basse ainsi que Guy Portoghese au saxophone et à l'harmonica. L’année suivante, le combo grave "Tora! Tora! Tora!", un disque qui agrège rhythm & blues, swing et soul. Malheureusement, Portoghese décède en octobre 2012. Il a cependant depuis été remplacé par Eugenio Pritelli, un chanteur/guitariste issu du groupe de psychobilly, The Horrible Porno Stuntmen.

"All kinds of people" constitue donc leur second opus. Plus immédiat, il est censé remettre au goût du jour l’héritage laissé par Screamin' Jay Hawkins et Howlin' Wolf!

Très remuant et dansant "Mai Tai" s’ouvre dans le jump, le jive et le swing. Des voix féminines soutiennent celle d'Andy. Le travail rythmique opéré par Nicolo et Peppe est particulièrement soigné. Psychobilly, la guitare peut faire son entrée. "Who he?" est davantage rockabilly. La voix est excellente. Spasmodique, un piano s’immisce dans l’ensemble toujours bien balisé par la basse et la batterie. Quoique toujours bien rythmé, "Out of this bow" reste dans le rythme, mais le blues s’y infiltre, notamment grâce à l’harmo qui soutient les vocaux. Bien plus blues encore, "Wreck" incite à la nonchalance. Nous sommes entraînés dans ces marais louisianais où peut apparaître à tout instant la silhouette d'un alligator. Une angoisse finit par nous envahir. Un sentiment dramatique bien rendu les accents réverbérés de la guitare. Nos Kamikazes semblent avoir pris un immense plaisir à reprendre un hit qui a alimenté les juke-boxes, au tout début des 60s, "The Wanderer" de Dion Di. Imprimé sur un tempo rapide, "Bank notes" est sculpté dans un rockabilly susceptible de rappeler les débuts du King. Et on macère toujours dans le rock'n'roll nerveux tout au long de "Physique". La voix adopte un profil rockabilly sur "Two fiftyone", un morceau néanmoins judicieusement contaminé par le blues. Toujours à cause de cet harmonica qui s’autorise un billet de sortie et malgré la présence d’une guitare aux accents métalliques. Rock'n'roll à l'italienne, "Tutti I Venerdi" est interprété dans la langue de Verdi. Adriano Celentano n'est pas loin sur ce morceau caractérisé par ses accords de gratte rageurs. Et, au micro, on retrouve la voix de feu Guy Portoghese. Les miracles de la technologie ! Une seule ballade, "Start again", une chanson reprise en chœur par les musiciens. Blues immédiat et primaire, "All kinds of people" libère énormément de groove. Et à cet instant, on décèle les vibrations que produisaient autrefois la légende Howlin' Wolf ! La finale nous plonge dans le monde sauvage des animaux. Ce "Kamikaze jive" évolue pourtant sur le rythme soutenu du rockabilly et du jive, et permet même aux cordes de McFarlane et Pritelli d’entrer en transe…

 

Kazumasa Hashimoto

Strangeness

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Kazumasa Hashimoto n’en est pas à son coup d’essai. Déjà responsable d’une discographie comptant 5 éléments (4 LPs et 1 B.O.), le Japonais propose un cinquième recueil studio d’une qualité inattendue. « Strangeness » est le type même de disque dont la sortie (trop) discrète constitue un véritable gâchis pour l’auteur. Il ne faut être pas forcément familier à l’univers d’Hashimoto pour deviner, dès la première écoute, que l’homme a de la suite dans les idées.

« Strangeness » unit très subtilement une pop bucolique à des arrangements post-classiques. Et pour la première fois de sa carrière, le maestro introduit des parties chantées au sein de ses compositions. Gutevolk, artiste relativement inconnue dans nos contrées, accompagne au micro son compatriote. La combinaison des douces vocalises de Hirono Nishiyama (NDR : le vrai nom de Gutevolk) et de la touche éthérée des arrangements d’Hashimoto confère à l’ensemble une fascinante atmosphère séraphique.

Un seul reproche est à adresser à ce « Strangeness ». Le disque se clôture sur le titre-maître, une plage instrumentale de plus de 20 minutes qui, sans être tout à fait lassante, aurait gagné à n’en compter que la moitié. Mais peut-être est-ce là la manifestation d’un esprit nébuleux préférant l’abondance des idées au confinement pur et simple de l’imagination… Vivement conseillé.

 

Kazumasa Hashimoto

Tokyo Sonata Original Soundtrack

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Un mellotron, des notes éparses de piano, des ‘drones’ électroniques, quelques cuivres, une reprise du “Clair de lune” de Debussy... Ces quelques éléments constituent la bande son minérale et fascinante composée par Kazumasa Hashimoto pour illustrer les images de « Tokyo Sonata ». Un film de Kiyoshi Kurosawa qui a reçu le prix du jury dans la section ‘un certain regard’ du festival de Cannes 2008.

Il est rare d’accrocher à une musique de film sans l’avoir visionné préalablement ; mais c’est le cas ici. La musique mystérieuse de Hashimoto recèle un pouvoir de fascination tel que l’écoute de ce disque s’apprécie et se goûte indépendamment des images. Les 22 thèmes (dont plusieurs versions du principal) illustrent à merveille la quête d’une famille à la recherche d’une unité perdue. Mélodieuse et expérimentale à la fois, mélancolique et apaisée, cette belle partition devrait ravir les amateurs de musique classique contemporaine. A découvrir!

 

Kaz

Hier ou demain

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En mentionnant au dos de la pochette, ‘Si vous ne vous appelez pas B Cantat, B Corgan, T York ou JJ Daran, votre graveur s'autodétruira’, Kaz affiche clairement, mais de manière très originale, ses influences majeures. Encore qu'après avoir écouté ce mini CD 6 titres, je n'y ai décelé que l'ombre (NDR : mauvais calembour !) de Noir Désir. D'ailleurs tout au long de cet opus habillé d'une pochette au cubisme mystérieux, l'ambiance n'est vraiment pas à la fête. D'abord, il y a les lyrics qui posent un regard sur l'homme, ses sentiments, ses joies, ses erreurs, ses côtés sombres. Ensuite la musique qui, hormis le dispensable " Rêver un cauchemar " et le très joli instrumental " Aya ", un fragment dont les accents électro-acoustiques me rappellent Bel Canto, se nourrit aux mélodies lancinantes, douloureuses, ténébreuses. Un peu comme chez Yel. Et c'est un compliment ! Le très intense " L'idiot " en est la plus belle démonstration. Mais le plus souvent, Kaz semble hanté par l'esprit de Nirvana. Celui de l'elpee " In Utero ", nonobstant le vocal haut perché de Guillaume (NDR : une belle voix qui ne colle pas nécessairement au style pratiqué par le trio issu du Loiret), dont les inflexions peuvent rappeler parfois Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers). C'est évident sur " Le ciel me brûle " et puis sur la valse lente " Les amants ". On y retrouve même cette mélancolie maladive, torturée, criblée d'accès de fièvre électrique. Si l'impression globale reste positive, avec de meilleurs arrangements, des enchaînements un peu mieux soignés et une production à la pointe, ce disque prendrait une toute autre dimension…