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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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31 Knots

The days and nights of everything anywhere

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On ne s’est toujours pas remis du coup de boule encaissé à l’écoute de « Talk Like Blood » que débarque « The days and nights of everything anywhere ». Tout a long de cet album, 31 Knots renforce un peu plus encore son statut de défricheur sonore, voire de ‘camoufleur’ de bonheur. Car, une chanson de 31 Knots, c’est toujours un tube en puissance. Mais un tube plombé d’assauts distordus, souvent salvateurs. Ici, la formation de Portland ne change pas ses habitudes, conservant toute sa rapidité, sa fluidité et sa virtuosité. Sur “Man Become Me”, les doigts de Joe Haege sprintent sur le manche de la six cordes telles les pattes d’une araignée engagée sur la finale olympique du 100 mètres. La bête tente d’établir les bases d’un nouveau record du monde. Et forcément, dans le stade, personne ne s’emmerde. Si les mélodies punk-pop de 31 Knots empruntent les chemins escarpés d'un prog-rock mathématique, on n'est pas loin d'un mauvais lancé de boulet à la Mars Volta. La musique de 31 Knots demeure d’une complexité déconcertante. Techniquement risquée, voire insensée, elle parvient pourtant à nous toucher de plein fouet. Radicalement. Comme un éclair, cet album vient nous foudroyer, sans même nous laisser le temps de respirer. 31 Knots est une collectivité d’aventuriers sans peur, des types déterminés à gratter loin, très loin. Quitte à percer l’exosphère pour mieux se perdre dans l’espace.

 

Too Much & The White Nots

Hootenanny

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Too Much and The White Nots est un collectif bien belge qui ne connaît pas la crise. Un septuor réunissant, un véritable ‘melting pot’ noir, jaune, rouge ; soit deux Wallons, une Bruxelloise d’origine néerlandophone ainsi que des Bruxellois d’adoption (français, italien). Et le collectif est parvenu à trouver le bon équilibre en n’hésitant pas à faire des compromis, pourvu qu’ils soient source de joie et de bonne humeur. 

« Hootenanny » constitue leur tout premier elpee. Leurs influences ? Ils les puisent essentiellement dans le folk des sixties et du début des seventies. Pensez d’abord à Bob Dylan. Pour la face étasunienne. Et Nick Drake. Pour l’insulaire. Des influences que le collectif revendique d’ailleurs. Evidemment, si on se limite à la scène contemporaine, ce serait plutôt du côté de Fleet Foxes qu’il faudrait lorgner. Tout en imaginant un chanteur dont le timbre est aussi nasillard que celui de Devendra Banhart.

Parfois légèrement teintées de blues, les compos de Too Much and The White Nots sont balisées par un violoncelle et des guitares. Une trame sur laquelle vient se greffer une multitude d’instruments, dont un ukulélé, des dununs, du glockenspiel et un xylophone. Bien que le climat soit le plus souvent allègre, une certaine tension est parfois palpable sur certaines plages. Quant aux vocaux, dispensés sous forme de dialogues ou conjugués en harmonie, ils communiquent beaucoup de vivacité aux chansons. Deux regrets cependant, certaines pistes tirent en longueur. Et puis, il y a cette reprise « My Moon, My Man » de Feist, absolument abominable…

Bonne nouvelle quand même, le groupe a bien la tête sur les épaules. Et il est conscient que c’est sur les planches qu’il parvient à donner le meilleur de lui-même. Il lui faudra donc encore bosser pour reproduire sur un support, tout le talent qu’il parvient à afficher en ‘live’…

 

Too Much & The White Nots

Un feu d'artifice visuel et musical.

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L'atelier 210 accueillait, ce jeudi 13 octobre 2011, les Too Much & The White Nots, à l'occasion de la sortie de leur premier album, "Hootenanny". Quatre ans après leurs débuts (sur les planches de l'atelier 210!), le public qui afflue pour les (ré)entendre jouer prouve, s'il le faut, que le combo bruxellois s'est taillé une belle réputation.

La convivialité est de rigueur dans cette petite salle. Le public est plutôt jeune, mais on croise aussi une vieille dame accompagnée d'enfants.

La première partie du concert est assurée par Sinus Georges. Seul à la guitare et au chant, ce gai et sympathique luron est accueilli avec bienveillance, malgré une influence très marquée de  pop-chanson française-un peu reggae et une voix dans la lignée d'Anis, de Patrice, d’Ayo voire de Tété... Les textes ne sont pas d'une grande profondeur, (l'une des chansons s'intitule "Viens par ici que j't'attrape") mais c'est vers la fin du set que Sinus Georges se rattrape un peu, en interprétant des compositions apparemment plus récentes, et un peu moins stéréotypées.

Après une petite pause, les sept membres des Too Much s'installent dans le joyeux bazar disposé sur la scène. Beaucoup d'instruments (violoncelle, contrebasse, calebasse, guitare, flûte, harmonica, harmoniums, carillon, tube, guimbarde, didgeridoo, charango...) et des micros pour tout le monde, une lampe épileptique, un téléphone scotché au pied de micro. L'espace prend des allures de cirque, les musiciens arborant chignons, vestons de cow-boy, robes dorées ou tissus années trente. Les genres s'y côtoient pour un feu d'artifice visuel et musical.

Venus d'horizons musicaux différents, les membres de Too Much & The White Nots se sont rejoints pour cette belle expérience, éclectique malgré une classification folk. Le concert s'ouvre par un premier morceau dynamique et décalé, qui entraîne de suite les plus timides bassins. Vient ensuite un titre plus lent qui met le violoncelle à l'honneur, ainsi que les voix dont les types se répondent.

Darshen Golan (guitariste et chanteur) est au centre, et si c'est lui qui initie la plupart des morceaux, l'improvisation de tous a certainement permis d'enrichir les compositions. La spontanéité et l'amusement sont palpables, et chacun se met à danser, enfants émerveillés par le dompteur d'ours et la fildefériste.

Quelques reprises sont jouées, dont « My Moon My Man » de Feist, dans un admirable arrangement qui le rend franchement méconnaissable. Entonné par un duo d'harmoniums, il monte en puissance quand la violoncelliste, le contrebassiste et Choekita, la chanteuse à la voix grave s'en mêlent. Très rythmé, il semble partir en tango, puis s'accélère, s'étoffe, se répète et prend une direction plus électronique.

Sur « Folk is not dead », tous les membres scandent, non sans ironie, la phrase empruntée au slogan ‘punk is not dead’. La lampe de salon se met à clignoter comme lors un orage, le rythme et les bouches s'exagèrent, jeu auquel l'auditoire prend part.

Le groupe n'hésite pas à nous emmener dans des contrastes marqués, et quand la violoncelliste et le contrebassiste interrompent leur duo pour laisser exploser les percussions, les fauves sont lâchés et le plaisir embrase la salle entière.

Quelques ballades balancent cette furie, dont une reprise de Daniel Johnston, plus sage et introspective. On pense furtivement à Moriarty, et ses odeurs de Far West, mais l'on aurait tort de vouloir comparer les Too Much, et surtout, ce serait très long, vu la souplesse du répertoire.

Généreux, les Too Much n'hésitent pas à en faire un peu trop, avec classe et autodérision.

Trois morceaux de rappel continuent résonner dans l'atelier 210. Les musiciens attrapent des percussions et deviennent batucada, puis terminent par « Elise », chanté en acoustique et en rang d'oignon, les sept complices tapant des mains, sautant et jouant de la sonnette de vélo et du réveille-matin.

Too Much & The White Nots se produira en concert le 25 novembre au Rideau Rouge à Lasne, et probablement d'ici peu sur d'autres scènes bruxelloises.

(Organisation Atelier 210)

 

31 Knots

Trump Harm

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Il a fallu attendre trois longues années avant que 31Knots réserve un successeur à « Worried Well ». Il faut dire que durant cette longue période, Joe Haege était bien trop occupé de fricoter avec sa compagne, au sein de Tu Fawning.

Premier coup d’œil du côté de « Trump Harm » : l’art work de sa pochette. Aussi ignoble que celui du précédent elpee. Pas bien grave, c’est ce qui fait aussi partie de leur charme.

En 2008, 31Knots avait opéré un virage à 180°. Explorant les eaux plus claires de la pop au détriment des flots délirants et imprévisibles de ses premiers elpees. On était donc curieux de voir et surtout d’entendre comment la bête difforme avait évolué.

Pour notre plus grand bonheur, le trio de Portland a de nouveau muté. 31Knots s’amuse et cela se sent. On retrouve bien sûr, des caractéristiques spécifiques, rencontrées sur les disques précédents. Comme les tappings impressionnants du guitariste (le splendide « Stand Up »). La basse d’une fluidité déconcertante, également. Et puis la voix de Haege toujours aussi concernée et énervée (« One Tongue Room (Come To My Senses) »). Sans oublier quelques morceaux au format pop, dans la lignée de « Worried Well », comme le single « Candles On Open Water ».

« Trump Harm » diffère par la présence de sonorités électroniques et du recours à la reverb pour la voix (« Onanist’s Vacation »). Si à première écoute, on est plutôt surpris, au fil du temps, on finit par s’acclimater à l’expression sonore, pour finalement avaler les dix titres comme du petit lait.

Dans l’univers de l’indie rock, 31Knots est vraiment une formation qui brille par son originalité. Et « Trump Harm » en est une nouvelle démonstration. Bien sûr, « Talk Like Blood » demeure leur chef-d’œuvre. Mais pas de quoi faire la fine bouche, le petit dernier est quand même excellent. 

31 Knots

Comité réduit pour show exceptionnel

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Aaah, la rentrée. Une nouvelle saison qui commence, d’innombrables concerts qui se profilent à l’horizon… Et, surtout, la joie de retrouver le Botanique, sa serre surchauffée, son bar design et son ambiance inimitable. Ce soir, direction l’Orangerie où 31Knots vient présenter son dernier bébé, « Worried Well ».

On ne se bouscule pas à la porte de l’Orangerie. A l’intérieur, la salle est quasi déserte. Effet amplifié par un rideau déployé au fond de la salle. Il dérobe un tiers de sa capacité. Un public plus ou moins enthousiaste salue la prestation des Canadiens de Ladyhawk. Une ouverture dont je n’ai pas pu voir grand-chose, arrivée tardive oblige.

Quelques minutes plus tard, The Constantines prend place sur le podium. Un set légèrement brouillon et trop long pour une première partie. La prestation manque de cohérence. Ce qui n’a pas empêché cette dernière d’être acclamée par ses fans et les autres.

22h. Enfin. Le trio à l’honneur ce soir fait finalement son apparition. Tandis que ses deux comparses entament l’intro de « The Breaks », Joe Haege chantonne les premiers vers. Caché. A genoux. Derrière son laptop. Un sac brun sur la tête. 31Knots enchaîne ensuite par  quelques extraits de « Worried Well », son dernier opus, ainsi que les excellents « Talk Like Blood », « Polemics » ou encore « It Was High Time To Escape ». Le temps de se rechausser, d’arracher son horrible chemise, ses bretelles et son pantalon, pour dévoiler une tenue plus décontractée, Joe adresse quelques mots à son public. Le meilleur moment de la soirée sera atteint lors d’un extraordinaire « Man Become Me », extrait de l’indispensable « The Days And Nights Of Everything Anywhere ». La formation affiche une assurance sans faille. Le leader arpente toute la largeur du podium, communiquant une énergie incroyable à son public. Le combo avait déjà tout fracassé lors de sa prestation, à Dour. En 2006. Aujourd’hui, les trois prodigieux musiciens de 31Knots ont confirmé leur statut de bêtes de scène. A cause de leur prestation magistrale, quasi théâtrale. Dommage que le public n’a pas été au rendez-vous. Il aurait même été judicieux de déménager le spectacle à la Rotonde. Elle aurait été remplie…

Organisation Botanique

 

31 Knots

Worried Well

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31Knots est sans conteste l’un des trios les plus inventifs et passionnants de la scène indie. Sur scène, la formation originaire de Portland exploite au maximum ses capacités et se réinvente systématiquement. Côté discographique, Jon Haege et ses deux partenaires n’ont cessé d’épater et d’émouvoir depuis le génial « Talk Like Blood » et plus, récemment « The Days And Nights Of Everything Anywhere ». « Worried Well » change quelque peu la donne. Après « Baby Of Riots », une intéressante introduction de quelques secondes, le trio déverse des morceaux blafards par rapport à ses œuvres précédentes. « Certificate », « Take Away The Landscape » ou le banal « Worried But Not Well » n’arrivent pas à égaler la puissance foudroyante des « No Sound », « Man Become Me » ou « The Story Of Ivan Normal ».

« Worried Well » fait état d’un 31Knots usé au niveau de l’écriture. Quelques extraits tels que « The Breaks », « Opaque », « Statics And The Heart Of Man » et l’excellent et original « Update The Mandate » permettent à la formation d’étaler un semblant de motivation. Ce nouvel essai laisse penser, dans l’ensemble, que l’aventure studio du trio soit en pleine phase d’affaissement. Une pente descendante toute relative cependant, « Worried Well » étant en réalité la première faute de parcours de 31Knots. Ne leur reste plus qu’à publier un essai ‘live’ afin de motiver à nouveau les troupes.   

 

31 Knots

Talk Like Blood

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Le trio s’est frayé une brèche, s’est échappé de Portland pour prêcher sa bonne musique à travers des contrées éloignées. Joe Haege, Jay Pellicci et Jay Winebrenner composent 31Knots, formation ingénue, génialement impromptue. A la commissure des charges électriques d’At the Drive-In, de la démence maîtrisée de Devo et de l’appétence noisy de Blonde Redhead, 31Knots serre les dents, rentre dedans. Pendant près de quarante minutes déchirées, articulées autour d’intraitables lignes mélodiques, les garçons plaquent des accords déroutants, surprenants. Joyeuses dérives dans lesquelles se noyer devient aubaine. A fleur de peau, les émotions accompagnent les riffs cinglants appuyés par Joe Haege. Pour son troisième album, 31Knots s’attache à marquer les esprits. Quelques réussites spontanées viennent ainsi s’accrocher à nos oreilles. En boucle, « Hearsay » et « Chain Reaction » se révèlent d’excellentes compositions. Des excentricités assumées façonnent également la personnalité d’un groupe généreux. Le désenchantement cabaret de l’éponyme « Talk Like Blood », les séquences ondoyantes de « Busy is Bold » confirment un sentiment éprouvé dès les premières écoutes : 31Knots est une rencontre enrichissante, une découverte avenante. Un disque qui ne limite plus Portland à la charnière de ses Kingsmen et Quasi Dandy.

31 Knots

It was high time to escape

Écrit par
Deuxième galette pour ce trio aux influences revendiquées : le mariage des seventies et des nineties. Autrement dit le prog (grand retour annoncé) d’un côté et l’indie rock à tendance post rock de l’autre. 10 titres livrant chacun sa petite surprise, ici un chant qui bascule, là une guitare qui dérape et toujours cette basse exploitée dignement. L’auditeur lambda ne s’ennuiera pas, mais l’auditeur lambda aime les hits de l’été. Et 31Knots n’est pas sponsorisé par une limonade ou une chaîne de télé.