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Little Sammy Davis

Ten years and forty days

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Sammy Davis est né le 28 novembre 1928. A Winona, dans le Delta du Mississippi. A cette époque, de nombreux bluesmen s’y sont révélés… Il émigre cependant en Floride. Il y rencontre le guitariste Earl Hooker. Dès 1952, ils décident d’enregistrer ensemble. C’est également l’époque à laquelle Sammy opte pour le sobriquet de Little Sam Davis. En 53, il part pour Chicago où il supplée régulièrement Little Walter au sein de son backing group, les Mighty Aces. Fin des sixties, il s'installe à Poughkeepsie, dans l'état de New York. Mais en 1970, son épouse disparait prématurément. Aussi, il se retire du monde musical. Une absence qui durera pendant vingt ans.

Sam n’est jamais parvenu à se forger une grande notoriété. Pourtant, il a côtoyé des stars prestigieuses du blues comme Albert King, Muddy Waters, Pinetop Perkins ou Jimmy Reed. En 1995, il édite un elpee, sous son propre patronyme, sur le label Delmark. Intitulé "I ain't lyin'", cet elpee lui permettra de décrocher l’award du "Comeback artist of the year" auprès du magazine Living Blues. Un retour qu’il avait néanmoins déjà opéré depuis quelque temps, en rejoignant le groupe Midnight Slim. Impliquant les frères Scribner, deux musiciens de couleur blanche ; soit le guitariste Fred Scribner et le drummer Brad.

« Ten years and forty days » constitue le second opus du combo. Il était paru en 2001, sur un label indépendant. Ne bénéficiant alors d’aucune distribution officielle, il suscite enfin un regain d’intérêt. Ce qui explique pourquoi il n’est chroniqué qu’aujourd’hui. Pour la circonstance, Sam est soutenu par le Midnight Slim, c’est-à-dire les frères Scribner susvisés, le bassiste Jack Geisenheimer et le pianiste Neil Eisenberg.

Son "Fine lookin' woman" ouvre l'album. Le timbre vocal de Sammy surprend par sa finesse. Un chouia élimé, il est irréprochable. Il lui colle même à la peau, et nous rappelle certains bluesmen originels. Son jeu d'harmonica est clair, concis et très caractéristique. Il est talonné par les cordes de son ami blanc, Freddie Scribner. Une excellente entrée en matière, qui s’inscrit parfaitement dans le cadre du Chicago blues. Signé Guitar Slim, "Done got over" évolue à un excellent niveau ; une plage toujours largement inspirée par le blues de la Cité des Vents. Tout comme "I'm going", un morceau au cours duquel Scribner s’autorise une sortie parcimonieuse aux cordes. Changement de cap pour "Since you been gone". Sammy se révèle un vocaliste étonnant et très inspiré tout au long de cette bien jolie ballade soul. Imprimé sur un tempo mesuré, "Hear my train coming" est une compo particulièrement originale. Davis chante d'une voix nonchalante face aux cordes réverbérées de son gratteur. L’atmosphère chaleureuse et contagieuse du Chicago southside enveloppe le notoire "Forty days and forty nights", un titre issu de la plume de Muddy Waters, ainsi que la cover du "Early I the morning" de Sonny Boy Williamson I, dont la version effleure notre sensibilité à fleur de peau. Le "Saturday night fish fry" de Louis Jordan véhicule les accents swing du R&B des années 40 et 50. L’émotion de Davis est profonde, lorsqu’il interprète seul, en se limitant à sa voix et à son harmonica, le "Fat rat" de Big Mama Thornton. Un feeling qu’on retrouve tout au long du country blues acoustique "The claw". Un frisson nous parcourt encore l’échine, quand il se réserve seul aux vocaux, le soul blues primaire mais fragile, "She's not another woman"!

Little Sammy est un petit bonhomme au look toujours très élégant. Habituellement, il est vêtu d’un costume trois pièces de teinte bleu éclatant et porte une cravate rouge. Il est, en outre, coiffé d’un chapeau melon de couleur noire. Davis affiche aujourd'hui 80 ans et milite au sein de la formation de Levon Helm, l’ex-chanteur et batteur du Band. Victime d’une insuffisance cardiaque, Sammy a dernièrement été hospitalisé. Souhaitons-lui un prompt rétablissement.

 

Sammy

Tales of great neck glory

Sammy, c'est avant tout Jesse Hartman et Luke Wood. Un duo yankee qui se partage la composition, la mise en forme et l'essentiel de l'interprétation de ce " Tales of great neck glory ". Leur deuxième album. Pour lequel, ils ont à nouveau reçu le concours du mystérieux Corn. Plus à la production, comme sur le premier elpee. Mais toujours aux drums. Encore qu'il partage ce rôle avec un certain Alexis Flesig, et puis surtout Brendan O'Maley. Ce dernier pour deux titres. Alors que " live ", il assume cette fonction à plein temps. Pas davantage de trace de la bassiste Rebecca Odes qui, pour la circonstance, n'aura eu droit qu'à des remerciements… Hartman et Wood sont new-yorkais. Ce qui explique sans doute pourquoi ils revendiquent un héritage aussi prestigieux que celui du Velvet Underground, de Television et surtout de Sonic Youth. Même le timbre vocal détaché, laconique de Jesse rappelle celui de Thurston Moore. Mais un héritage remis au goût du jour, tantôt par la lo fi capricieuse d'un Pavement, la pop vivifiante de Menswear ou ténébreuse de Jesus & Mary Chain. A cause de ce flux d'électricité mélodique, chargé de feedback, épanché dans une effervescence malsaine, presque sinistre…