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Television

Le punk/rock américain vient de perdre un de ses pionniers : Tom Verlaine est décédé ce samedi 28 janvier 2023.

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De son véritable nom Thomas Miller, Tom Verlaine est décédé ce samedi 28 janvier, à l’âge de 73 ans, à l’issue d’une brève maladie. Après Jeff Beck et David Crosby, il vient s’ajouter à une longue liste de disparition de musiciens célèbres dans l’univers du rock, enregistrée en ce début de l’année 2023.

Considéré comme un des pionniers du punk américain, ce natif du New Jersey avait fondé Neon Boys en compagnie de Richard Hell (NDR : il quittera le navire dès 1975 pour rejoindre Johnny Thunders and The Heartbreakers avant de former les Voidoids), en 1972 avant d’opter pour le patronyme Television à partir de 1974, recrutant pour la circonstance Richard Lloyd. La formation s’illustre au sein du circuit underground new-yorkais en élisant résidence au CBGB’s, à l’instar des New York Dolls, des Ramones, des B-52’s, de Patti Smith, des Stilettos (futur Blondie), des Cramps et des Talking Heads. Entre autres.

Guitariste au toucher subtil et singulier, inspiré par le jazz de John Coltrane et le psychédélisme, responsable de textes poétiques (NDR : raison du choix de son pseudo Verlaine) qu’il interprète d’une voix étranglée, Tom va influencer une multitude de sixcordistes, et notamment The Edge (U2), Thurston Moore (Sonic Youth), Steve Wynn (Dream Syndicate), Will Sargeant (Echo & The Bunnymen), Edwyn Collins (Orange Juice), John McGeoch (Magazine) ainsi que Lloyd Cole. Et la liste est loin d’être exhaustive.

En 1976, Television signe chez le label major Elektra sur lequel il grave « Marquee Moon », un elpee dont le titre maître (en écoute ici)

deviendra un véritable hymne du punk/rock américain. Dans la foulée, le combo publie « Adventure », un second opus qui se solde par un échec commercial retentissant, alors qu’il recèle quelques perles. Television ne résiste pas à ce revers et se sépare. Tom se lance alors dans une carrière solo émaillée de quelques excellent long playings, mais sans pour autant récolter davantage de succès. En 1991, Television se reforme, sort un excellent LP éponyme. Depuis, il se produit sporadiquement en concert, situation qui va perdurer pendant deux bonnes décennies, même si Richard Lloyd quitte définitivement le band, en 1997, pour raisons de santé. En 1996, Tom avait participé à la tournée mondiale qui avait marqué le retour de la chanteuse et poétesse Patti Smith. Outre ses nombreuses collaborations, il avait encore publié un album solo en 2006, « Around ». Television avait enregistré une dizaine de morceaux destinés à un nouvel opus, dont la sortie était prévue pour cette année…  

RIP

 

 

The Television Personalities

My Dark Places

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Fondé en 1977, TV Personalities est un peu considéré comme le parrain du D.I.Y.. A l’instar de The Fall et de Wire, il est en outre un des rares groupes a avoir réellement embrassé l’esthétisme punk. Et puis il a influencé des groupes comme Jesus & Mary Chain ou encore Pavement. Mais The Television Personalities, c’est avant tout Dan Treacy. Un personnage devenu au fil du temps accro à l’héroïne. Ce qui lui a valu de multiples cures de désintoxication, causé de graves désordres psychologiques, et au cours des dernières années, coûté un séjour à l’ombre. On comprend mieux ainsi sa disparition du circuit musical depuis 1998, date de l’enregistrement de son précédent opus. Maintenant, il faut reconnaître que plus grand monde ne lui prête intérêt depuis la sortie de « The painted word », un elpee qui remonte déjà à 1985. Evoluant quelque part entre la lo-fi, le psychédélisme ‘sydbarrettien’ et l’indie typiquement britannique, « My dark places » n’est pas un album facile. Et en particulier les quatre premiers morceaux du disque. Et il faut être très ouvert à l’expérimentation (pour ne pas dire l’improvisation pure), pour ne pas jeter précipitamment l’éponge. Heureusement, la suite est beaucoup moins impénétrable. Depuis le boogie woogie « Velvet Underground » au mélancolique « There’s no beautiful way to say goodbye », ballade partagée entre piano sonore, mélodica, violoncelle et la voix fragile de Treacy, tellement proche d’un Mark Oliver Everett (Eels), la plaque recèle toute une série de compositions de bonne facture. Et en particulier le candide « I’m not your typical boy », le noisy « She can stop traffic », le bouleversant « Tell me about it », la prière funéraire « Knock it all down », la nouvelle version du désenchanté « I hope he’s everything you wanted me to be », rebaptisée pour la circonstance « I hope you’re happy now » et le titre maître, dont les lyrics torturés sont administrés sur l’air de « Frères Jacques ». Des lyrics qui reflètent les épreuves que Dean a vécues au cours des dernières années : l’ennui, l’amertume, la dépression, la rupture, la colère, la paranoïa, le dégoût de soi-même et le délire. Maintenant, la plupart de ces titres sont abordés avec un esprit tellement torturé, qu’on ne sait pas trop s’il s’agit de folie, de génie ou d’excentricité. Peut-être les trois.

The Television Personalities

I was a mod before you were a mod

Apparemment, ce disque pourrait être un nouvel elpee du légendaire TV Personalities. C'est en tout cas ce que les maigres notes du booklet laissent supposer. Un booklet qui préfère s'étaler en long et en large sur le mouvement mod plutôt que de nous éclairer sur la matière première en présence. D'autant plus que fondé en 1980, la formation n'en est pas à sa première séparation, ni reformation. Un passé assez chaotique pour un projet, plutôt qu'un groupe, imaginé par Dan Treacy. Injustement sous-estimé, à l'instar d'un Yeah Yeah Noh, TV Personalities n'a pas eu la chance ou l'opportunisme de prendre le bon wagon en marche lorsque le train de la house est passé, préférant comme son maître spirituel, Nick Drake, épancher son honnêteté émotionnelle âpre, sarcastique, cinglante à travers un style postcard minimaliste, post cold, mod punk, aux mélodies plaintives, maladivement romantiques, vaguement psychédéliques. Après avoir influencé, parmi les plus notoires, plus que probablement Jam, Clash et les Smiths, TV Personalities se pose aujourd'hui comme une des principales sources d'inspiration de Tindersticks...