Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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The Delano Orchestra

Parfum d’Auvergne au Botanique…

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Le Botanique (Bruxelles) et la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand) s’étaient donc associés pour nous proposer une soirée 100% auvergnate. A l’affiche Youth Disorder, Matt Low et The Delano Orchestra. Fait plutôt rare, l’Orangerie est en configuration assise ; mais c’est souvent sous cette forme que votre serviteur y a assisté aux meilleurs spectacles…

Il n’y a pas plus de 50 personnes pour accueillir Youth Disorder. Les musicos sont à peine âgés de 20 printemps. Un quatuor qui va nous réserver set rafraîchissant et plutôt dynamique, dans un style qu’on pourrait décrire à la croisée des chemins d'Artic Monkeys, de Queens Of The Stone Age et de Joy Division. Vraiment sympa !

Place ensuite à Matt Low. Lui affiche déjà 34 balais. Il milite chez Garciaphone et The Delano Orchestra, mais respectivement comme guitariste et bassiste. Il vient de publier un clip en noir et blanc sur la toile. Intitulé « Blow », il est issu d’un deuxième Ep, baptisé « Hangar Nuit » (NDR : il fait suite à un premier, « Banzai », publié en octobre 2015), dont les textes ont été écrits par Jean-Louis Murat. Un disque qui sortira ce 13 novembre. Pas étonnant que les paroles soient exprimées dans la langue de Voltaire. Dans un registre qu’on pourrait situer quelque part entre Benjamin Biolay et Vincent Delerm, même si on peut définir sa musique comme pop/rock. Alexandre Delano vient lui filer un coup de main, pendant le concert, au violoncelle. Pas de setlist. Matt se consacre aux vocaux, bien sûr, et à la guitare. L’artiste va nous réserver des extraits des deux Eps, dont le fameux « Blow » ainsi que le superbe morceau atmosphérique, « L'Aventure ».

Le line up de The Delano Orchestra réunit six musiciens. La formation rencontre un succès certain en Grande-Bretagne, dans l’univers du rock alternatif. A ce jour, elle a gravé six elpees ; en outre, elle a apporté son concours à Jean-Louis Murat pour enregistrer son LP, « Babel ». Le line up implique donc le chanteur/guitariste Alexandre Delano (NDR : c’est le leader !), le bassiste Matthieu Lopez (aka Matt Low), le trompettiste/claviériste Julien Quinet (il se charge également des machines) et le drummer Christophe Pie. Le sextuor a sorti son dernier long playing, « Nibtu », au cours de ce mois d’octobre.

La set list va d’ailleurs réserver une place prépondérante aux titres de cet opus. La trompette et le violoncelle apportent une jolie touche d’originalité à la musique du band français. Et en alimentant un climat romantique et atmosphérique, ces interventions vous transpercent l’âme…

Le set s’ouvre par le tendre instrumental « Amman ». Les ivoires s’immiscent discrètement. Les percus sont classieuses. Un peu dans l’esprit d'Archive. Caractérisé par ses guitares rageuses, « Everything » (« Eitsoyam ») est sculpté dans une forme de post-rock onirique. Il y a des vocaux, mais ils sont contenus, afin de mettre en exergue une instrumentation parfaitement exécutée. « Seawater » (« Now That You Are Free My Beloved Love ») traite d’une rupture amoureuse. L’orchestration est de plus en plus riche. Il en émane une langueur, un spleen, susceptibles de torturer l’esprit ; alors que volcaniques, à l’instar des collines qui traversent l’Auvergne, l’expression sonore devient tumultueuse, comme si on assistait à une rencontre improbable entre les Pixies et Girls In Hawaii. Et « Trouble » lorgne carrément vers la bande à Antoine Wielemans. « Paloma » est une superbe composition. La voix est vaporeuse. Et le violoncelle accentue encore davantage cette impression de mélancolie.

Alexandre signale que dans 'leur pays', ils sont peu sollicités pour se produire en concert. Ce qui les pousse à jouer dans des maisons de retraites. Il ajoute que les vieux ont besoin de se toucher. Il invite donc le public à venir s'enlacer et occuper le dancefloor. Un slow langoureux défile donc devant nos yeux.

« November », c’est le mois des couleurs chatoyantes peintes par l'automne. Mais également de la chute des feuilles. C'est l'été indien qui précède les premiers assauts de l’hiver, là-bas, vigoureux. Et après avoir interprété « Olga », le voyage s’achève par « Outro ». En rappel, The Delano Orchestra va nous réserver « The Escape », un titre qui parle de lui-même, avant le retour de la troupe au cœur du Massif Central…

(Organisation Le Botanique et la Coopérative de Mai)

The Delano Orchestra

MVAT MVCT MLWY

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Quelques mois après avoir publié le magnifique « Eitsoyam », les Clermontois du Delano Orchestra ont décidé d’emprunter des chemins de traverse pour concocter un album instrumental… « MVAT MVCT MLWY » propose 6 plages pastorales, douces et intrigantes. Une œuvre conceptuelle, partagée en sections, destinée à un ensemble de 6 solistes (violoncelle, violons, piano et trompette). Défilant lentement, l’expression sonore soulève inévitablement quelques clichés : elle serait donc atmosphérique, cinématographique et proche du post-rock…

Alexandre Rochon et sa bande accommodent les parties instrumentales de leurs 4 précédents albums à l’aide de nouvelles mélodies. De quoi vous abandonner dans un univers sonore en apesanteur, aux harmonies délicates et aux chœurs célestes, mais aux méandres multiples.  Une œuvre parfaite si vous souhaiter illuminer vos nuits sous la tente, dans les bois, cet été…

 

The Delano Orchestra

Eitsoyam

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Fine fleur de l’excellente maison clermontoise Kütü folk (NDR : sur laquelle on retrouve également les tout aussi excellents Hospital Ship, St Augustine et Zak Laughed), The Delano Orchestra publie son nouvel opus en même temps que sort ‘Royal Weekend’, le film consacré au plus célèbre des Delano, le 32ème président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt. Fruit du hasard ? Peut-être pas ! Car après avoir écouté « Eitsoyam », on soupçonne fort que ce soit prémédité.

Le folk spectral, mystérieux, de ce sextuor français est également hanté par un esprit indie folk yankee. En outre, leur quatrième opus baigne dans une ambiance cinématographique. Et en particulier celle de ‘La Nuit du Chasseur’ (Charles Laughton, 1953). Un climat mis en forme, et de main de maître, par Peter Deimel. Après l’intro fantomatique « Everything », les pépites se succèdent et oscillent entre douce comptine (« Wollaws »), attaque légèrement noisy (« XxX »), virage subtilement pop, (« Light Games »), harmonies à la Fleet Foxes (« Dreams »), aura mystique et détraquée réminiscente de Sparklehorse (« November ») et électricité foutraque chère à Pavement (le magnifique « Always », caractérisé par l’intervention surprenante d’une trompette). A ce titre, The Delano Orchestra mérite d’être sacré président de la scène indie US ‘made in France’. Premier coup de cœur officiel en 2013 ! Et on n’oubliera pas de signaler une nouvelle fois que la pochette, véritable œuvre d’art, a été cousue main (Kütü folk)…

 

The Delano Orchestra

Will Anyone Else Leave Me?

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Après Schuller et Montgomery, The Delano Orchestra se pose comme la troisième bonne surprise à épingler sur la scène musicale indie hexagonale. Et on n’en est qu’à la moitié de l’année 2009 !  Cette formation auvergnate émarge plutôt à une forme de folk rock. Elle évolue même à mille lieues de la pop sur-vitaminée de Phoenix ; néanmoins, on peut déjà considérer son premier elpee comme une belle réussite.

Cinématographique voire contemplative, l’expression sonore évoque les grands espaces américains. Et le concours de cuivres accentue cette impression. On a également parfois l’impression d’être en présence de post rock ; mais enrichi de vocaux dont le chuchotement peut paraître hanté. Les morceaux sont longs. Atmosphériques. Pas toujours facile d’accès. Le coup de foudre n’est pas immédiat ; mais si vous succombez au charme de leur musique, vous ne parviendrez plus à en décrocher. Les influences oscillent entre Elliott Smith, Low, Sigur Ros et Sparklehorse. L’émotion est omniprésente. Parfois bouleversante. Tour à tour ténébreuse, mélancolique. La très belle voix plaintive d’Alexandre Delano y baigne comme un poisson dans l’eau. Parmi le tracklisting, j’épinglerai quand même « The Escape » ; une compo de huit minutes dont la superbe finale conjugue envolée de cuivres et intensité électrique. Dommage que les derniers morceaux de l’elpee tirent parfois en longueur. 

The Delano Orchestra relève de la structure coopérative Kütü Folk, un label issu de Clermont-Ferrand au sein duquel Alexandre Delano est impliqué. Une totale liberté est accordée aux artistes signés par l’écurie. Un objectif ambitieux destiné à ne pas étouffer l’originalité. Un bel exemple : La pochette de « Will Anyone Else Leave Me? » a été cousue à la main (NDR : Kütü = coud tout ?).

Et pour que votre info soit complète, sachez que le label Kütü Folk abrite également des talents en devenir comme St-Augustine ou Leopold Skin. Qu’on se le dise !

The Delano Orchestra

A Little Girl, a Little Boy, and All the Snails They Have Drawn

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Quand on découvre le patronyme du groupe sur la pochette, les premières interrogations surgissent. Qui sont-ils ? Jamais entendu parler, en tout cas. D’où viennent-ils ? De Clermont Ferrand ? Ah bon ! Quand ensuite, se dessine le titre de l’album, « A Little Girl, a Little Boy, and All the Snails They Have Drawn », c’est carrément perdu dans les interrogations que l’on enclenche la plaque. Un œil sur la bio ; et on apprend que c’est par la naissance de leurs propres histoire d’amour, que les auteurs ont composé les 14 titres de cet elpee. Les oreilles bien dressées, on craint devoir pénétrer dans un univers mièvre. Et bien pas du tout. Il est tout bonnement cosy. La voix susurrée de Derek Delano vient immédiatement se poser sur les cordes subtiles de son orchestre. Les accords précis libèrent puissance et émotion. La délicatesse du timbre de voix sublime les différents éléments qui viennent s’y associer. Piano, trompette, clavier : jamais la bulle de confort n’est mise en danger ; elle ne cesse d’ailleurs de croître. D’entrée de jeu, la qualité de leur folk pop s’impose. Elle ne trahira jamais la galette, s’efforçant brillamment de susciter constamment rêves et voyages. Evoluant au sein d’un univers coincé entre Mark Oliver Everett et sa bande (Eels), Sam Beam (Iron & Wine) et Ben Cooper flanqué d’Alex Kane (Electric President), l’accroche s’opère naturellement, sans même que l’on se sente happé ou forcé. Ce Delano Orchestra est une véritable énigme. Mais elle nous accueille spontanément dans son mystère. Les bras grands ouverts et le cœur sur la main. Le cœur étant vraiment, la cible stratégique des Français, il ne vous faudra pas longtemps pour les autoriser à y pénétrer. Un groupe à suivre, assurément !