La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Ghinzu

Ghinzu est attendu dans d’autres mondes…

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Après dix-sept ans de silence discographique, Ghinzu signe enfin son retour. Et pour cause, il sortira un nouvel album ce 29 mai. Son titre ? « W.O.W.A, ». Premier aperçu de cette renaissance créative : le single « Out of Control », un titre incendiaire déjà disponible et à écouter absolument pour replonger dans l’énergie brute et expressive du groupe. Et il est en écoute  

Ce quatrième elpee, affiné à partir de près de 90 idées initiales, ramène Ghinzu à l’essentiel tout en ouvrant de nouvelles perspectives sonores. Entre héritage alt‑rock 90’s, influences de Queen, Nirvana ou The Melvins, et inspirations visuelles puisées chez Gerhard Richter ou Francis Bacon, le groupe embrasse une esthétique plus instinctive et puissante.

Mixé à Los Angeles par Dave Sardy – connu pour ses collaborations avec Oasis, LCD Soundsystem ou Soulwax – « When Other Worlds Await » se présente comme une œuvre tendue, vibrante, émotionnelle, fruit d’un long processus de distillation artistique.

Pour célébrer cette sortie majeure, Ghinzu remontera sur scène le 5 juin 2026 à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.

Ben Mazué

Ben Mazué en famille…

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Ben Mazué dévoile le premier single de son nouvel album. Un extrait au titre évocateur : "C'est l'heure". Ce morceau est une véritable invitation à vivre pleinement chaque instant : aimer, profiter, pardonner, et savourer la vie, plutôt que de laisser le temps s’échapper.

Quatre ans après "Paradis", son LP certifié disque de platine et suivi d'une tournée ayant réuni plus de 100 000 spectateurs - et couronnée par la Victoire de la Musique du concert de l'année en 2022 - Ben Mazué s’apprête à dévoiler son nouvel opus, "Famille", qui sortira le 28 février.

Enregistré à Paris et coproduit par l’artiste lui-même et Guillaume Poncelet, ce long playing donnera lieu à un tout nouveau spectacle, que Ben Mazué présentera sur scène en 2025.

En attendant, découvrez le clip de « C’est l’heure » ici

 

 

Ghinzu

De retour sur les planches et déjà au top !

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Afin de célébrer les 20 ans de son album emblématique « Blow », Ghinzu opère son grand retour en accordant une série de dates exceptionnelles, dont 5 concerts à l’AB. Et les spectacles ont été décrétés quasi-soldout dans l’heure de mise en vente des tickets d’entrée. Votre serviteur assite à celui du mardi 11 juin 2024.

Pas de supporting act et l’affiche attire un public multigénérationnel.

Paru en 2004, « Blow » a servi de B.O. à de nombreux films et en particulier pour « Dikkenek », « Les Chevaliers Du Ciel », « Taken ». Et surtout le titre maitre pour le documentaire environnemental « Nous Resterons Sur Terre » ainsi que le long métrage néerlandophone « Ex-Drummer ». Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la formation devrait sortir, prochainement, son quatrième opus ; il serait même prêt à 80%. Le band va même nous réserver quelques morceaux, au cours du show. On l’attend avec impatience !!!

Au sein du line up, le leader/chanteur/claviériste John Stargasm, le bassiste Mika ‘Nagazaki’ Hasson (également impliqué chez Polyphonic Size) et le guitariste Greg Remy sont toujours au poste. Mais c’est Antoine Michel qui assure les drums alors que Jean Montevideo se consacre aux claviers, à la sixcordes et aux backing vocaux.

C’est la bande originale préenregistrée du film Rocky, « Going The Distance, qui sert d’ouverture. Et puis, le quintet attaque « Blow », alors que Stargasm mime les gestes du boxeur. Proches des structures prog, les multiples parties et variations d’intensité, entre douceur et rage, se succèdent tout au long des 9 minutes, et sont aussi susceptibles de rappeler Muse…

Déjà, les fans se bousculent, sautent dans tous les sens en scandant les paroles, et le concert opère un virage chaotique qui se marie bien avec l'élégante excentricité de la musique et du style de Ghinzu. De façon générale, ce sont les morceaux les plus nerveux du groupe qui fonctionnent le mieux. A l’instar de « Cockpit Inferno » au cours duquel les claviers sont puissants et la section rythmique devient entêtante. Mais également « Dragon », « Mirror Mirror », « Until You Faint » et « Mine » dont les riffs résonnent avec violence dans le temple de l’AB.

Le light show est spectaculaire : leds, stroboscopes, projecteurs, lasers, etc.)

Dans la fosse, la foule pogote sec et les round circles se multiplient ; mais heureusement, la sécurité veille au grain, et en particulier pour les adeptes du crowdsurfing. Et Stargasm n’hésite pas à se mêler aux antagonistes.

Le band ira également puiser l’un ou l’autre morceau dans « Electronic Jacuzzi » et » Mirror Mirror », ses deux autres elpees studio, parus en 2000 et 2010.

Pendant « Cold Love » et « 21st Century Crooners », les voix du public recouvrent presque les instruments.

Interprété en mode piano/voix, l’envoûtant « Sweet Love » permet à tout le monde de souffler. Les spectres de dEUS et d’Archive se mettent à planer.

John Stargasm est en continuelle communion avec son auditoire. Emu, il semble ravi de la réaction des fans de la première heure, qu’il complimente à plusieurs reprises. Il rejoint encore la fosse pendant « The End Of The World ».

La setlist est structurée de telle sorte que Ghinzu offre à son audience deux rappels : un premier composé de 5 chansons, ouvert par le sublime « Sweet Love », qui va aller crescendo jusqu’à « Mine » et ainsi replonger la fosse dans le chaos et un second encore, au cours duquel Ghinzu va nous réserver « Forever », morceau absent des plateformes de streaming mais joué en live dès 2015. Au bout de 90 minutes de set, le public est conquis par la performance, malgré une majorité d’oreilles dont les tympans ont fini en compote…

Ghinzu n’a rien perdu de sa superbe en live, qui a tant contribué à sa réputation et son succès.

Setlist : « Going The Distance » (préenregistré), « Blow », « Jet Sex », « Cockpit Inferno », « High Voltage Queen (The Reign Of) », « Dragon », « Sea-Side Friends », « Barbe Bleue », « The Dragster-Wave », « 21st Century Crooners », « Cold Love », « Do You Read Me ? », « The End of the World », « Dracula Cowboy », « 'Til You Faint »

Rappel 1 : « Sweet Love », « Mother Allegra », « Mirror Mirror », « Dream Maker », « Mine ».

Rappel 2 : « This War Is Silent », « Forever »

(Organisation Ancienne Belgique + Progress Booking)

 

Grand Corps Malade, Ben Mazué & Gaël Faye

Ephémère

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Lorsque trois amis de longue date se lancent le défi de s’imposer un court séjour aux confins de Saint-Rémy-de-Provence pour y concrétiser leur désir de croiser des rimes sur des hymnes enchanteurs, le résultat se décline sous la forme de cet opus intitulé « Ephémère ».

En seulement 7 morceaux (un titre composé par jour), Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye ouvrent une parenthèse unique et figée dans un tumulte prolifique pour y conjuguer leurs talents.

Réalisé sous la houlette de Mosimann et Guillaume Poncelet, cet opus constitue un triptyque conceptuel qui magnifie trois plumes d’une efficacité redoutable. Et le titre-phare, « On a pris le temps », en est le plus bel exemple, résumant à lui seul l’urgence de se (re)concentrer tout en créant un espace de liberté pour les autres.

L’exercice de style est intéressant, chacun apportant à l’autre une caractéristique qui lui est propre sans que l’un d’entre eux ne prenne l’ascendant. Si les genres varient, afin d’aérer au maximum l’œuvre, le résultat s’avère particulièrement cohérent. Quant aux voix, elles se conjuguent à l’unisson.

L’album nous réserve également des moments drôles, à l’instar de « Qui a kidnappé Benjamin Biolay », lorsque le trio nous replonge en 2021, lors de la soirée des Victoires de la musique 2021, au cours de laquelle Biolay avait décroché celle de l’artiste masculin. Ou nostalgiques, comme sur « Sous mes paupières », morceau qui s’épanche sur les souvenirs d’enfance. Et même encore quand il s’agit de la crédibilité des artistes à défendre « La cause » intelligemment, une piste régie par un sample de… « La superbe », de ce même Biolay !

Enregistré avec l’intention première de donner du plaisir, « Ephémère » se savoure comme un livre ouvert où défile les inspirations d’hommes qui, franchi le cap de la quarantaine, se questionnent et se positionnent aussi obstinément sur le temps de « Tailler la route ».

Et si « Ephémère » n’était qu’une merveilleuse histoire de temps ? Ou peut-être tout simplement la promesse d’une pause, d’un répit ?

Grand Corps Malade, Ben Mazué & Gaël Faye

L’éphémère, selon Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye

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Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye décident de miser sur l’éphémère afin de produire un objet musical né du désir de croiser leurs rimes et leurs émois. Chacun des trois frères de cœur a eu la superbe intuition de prendre le temps, pour mieux le laisser aux deux autres.

Courant avril, les trois artistes se sont retrouvés une semaine au studio La Fabrique où ils ont écrit 7 morceaux composés par Mosimann et Guillaume Poncelet.

« On a pris le temps », en ouverture de cet essai discographique baptisé « Ephémère », raconte avec mélancolie ce désir de maîtriser la course des horloges pour toujours souffler sur les braises de l’inspiration. On y comprend que pour ces trois garçons, le paradis ressemble à une feuille blanche. Cette promesse d’une pause, d’un répit, se révèle aussi pour chacun, un rendez-vous avec lui-même.

Dans le cadre idyllique et propice du studio d’enregistrement de La Fabrique à Saint-Rémy-de-Provence, le trio parie donc pour un allongement des secondes. Ce moment d’introspection collective imposée mais naturelle, ressemble alors à un inventaire, un état des lieux, un état des mieux et des moins bien, à mi-parcours d’une trajectoire artistique enfin balayée par les vents de la reconnaissance et du succès public.

Pour regarder et écouter le clip de « On a pris le temps » ici

Aszul

Le parcours sans fin d’Aszul…

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Aszul représente la nouvelle voix du R’n’b contemporain. Mélangé à de la soul et de la pop, sa musique est dansante.

Après avoir gravé "T'étais où" puis "Leaké" en 2021, Aszul revient aujourd'hui en affichant une nouvelle vision pour sa musique, plus vulnérable, authentique…

"Je cours et je cours encore", c’est le titre du premier morceau qui surfe sur cette nouvelle vague d'authenticité, en collaboration avec LeJeune Club.

Elle décrit une jeune femme qui court 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour collecter les ressources nécessaires afin de réaliser son rêve : faire de la musique.

Au sens plus large, la chanson s’adresse à toute personne qui s’épuise afin de réaliser un rêve ou de s’offrir une vie meilleure dans le futur.

À force de courir après le temps, après l’argent, après le succès, après les gens... on finit à bout de souffle et on passe à côté de la magie qui se cache dans le moment présent.

Un morceau rempli de douceur, de tendresse et de vérité sur des sonorités profondes et planantes.

Le clip " Je cours et je cours encore " est à découvrir

 

Ben Mazué

Des nouvelles (single)

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Ben Mazué se dévoile et ose ouvrir son cœur, tout en créant une intimité forte avec ses auditeurs. Ils sont ses confidents. Il les laisse entrer dans sa vie. Il leur donne sa confiance en se livrant, en leur offrant son intimité. Il leur parle comme à un ami, à une amie et leur confie, ses doutes, ses peurs, ses joies, ses peines dans une générosité et une douceur immense.

Trois titres inédits figureront sur la réédition (sortie ce 3 décembre 2021) de l’album « Paradis » (NDR : une pépite couronnée d’or en France !) dont le single, « Des nouvelles ». Dans cette chanson, il rend un hommage poignant à sa maman, un hommage qui s’adresse également à toutes les mamans du monde. Interrogeant le vide qu’un être cher laisse derrière lui.

En mode piano/voix, la musique est d’une simplicité magnifique.

Sur l’opus, paru en novembre 2020, Ben Mazué emmène son public avec lui sur l’île de la Réunion à la recherche d’un paradis, perdu et à (re)trouver. Ses paroles sont délicates, ses réflexions profondes et d’une intelligence fondamentale. Cette quête fait écho à celle du Grand Jacques et de ses Marquises.

Aznavour disait qu’il était un des auteurs de chansons les plus autobiographiques de son temps. Aujourd’hui, Ben Mazué est un champion athlétique du genre pour le plus grand bonheur de ses auditeurs…

Méthode Chanson


 

Ben Mazué

Paradis

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Trois ans après avoir gravé « La femme idéale », c’est-à-dire celle qui partageait son existence, et à qui il rendait un vibrant hommage, tout en constatant que l’amour s’effilochait au fil du temps, Ben Mazué nous raconte l’histoire d’un couple qui, tristement, prend fin. La sienne, en l’occurrence.

Plutôt que de se morfondre en remords et regrets, il a décidé de traduire cette situation en chansons et de communiquer toutes ses émotions sur ce coin de « Paradis », sis au cœur de l’emblématique Ile de la Réunion.

Emouvantes, efficaces et sincères, ses compos projettent des images pastel qui sentent bon le soleil et le sable chaud, au sein d’un climat empreint de quiétude.

Le propos repose donc sur un vécu paradoxalement sombre et optimiste, un antagonisme qui soulève des thématiques comme, par exemple, faire des enfants, l'amour d’un jour et de toujours ou encore ces décisions à prendre auxquelles nous sommes souvent confrontés.

Enrichies de cuivres et de cordes, les compositions sont bien construites et mettent bien en exergue la voix douce et veloutée d’un poète des temps modernes. Jamais, elles ne sombrent dans la mièvrerie à deux balles ; et il en émane une vérité viscérale où les sentiments sont remplis d’espoir

Porte-drapeau de la joie et de la bonne humeur, Mazué fredonne ses textes sur l’étendard de la vie avec une telle conviction et une telle sagesse, qu’au fond, tout le reste n’a plus vraiment d’importance. Et si la recette du bonheur était là, tout simplement ?

Bref, une œuvre qui fait plus de bien qu’une thérapie.

Zucchini Drive

Being Kurtwood

Zucchini Drive, c’est l’alliance explosive entre le Flamand Tom de Geeter (aka Siaz) et le Suédois Marcus Graap, de Stacs of Stamina. Pour rappel, Siaz est l’un des MC’s des excellents Cavemen Speak (et de Gunporn), sans doute l’un des groupes de hip hop les plus inventifs de notre plat pays… et les moins médiatisés. Comptant déjà cinq albums à leur actif, les Cavemen Speak s’avèrent en fait les seuls représentants post-/avant-hop made in Belgium. En bref du rap à la Anticon, s’abreuvant aux sources de l’électronica et du post-rock, et dont le flow se veut le plus souvent acide et mitraillette, comme sous hélium. Pour cet album de Zucchini Drive, Siaz et Graap ont réussi à s’entourer d’une pléthore de producteurs de qualité : Alias (d’Anticon), Lord Grunge (de Grand Buffet), Markus Acher (de Notwist et Lali Puna), Styrofoam, Bernard Fleishmann,… Bref l’internationale de l’indietronica (Morr Music) et du hip hop de traverse, pour un disque saturé d’ambiances mélancoliques et éclectiques (bref un bon disque). Big up au titre produit par Alias, dont le sample de cordes et le beat suave rappellent le meilleur de DJ Shadow, et à Markus Acher, qui réussit à nous captiver malgré sa voix de chiot battu. Pour le reste c’est du rap plein de groove, même si les puristes trouvent sans doute l’exercice un peu trop intello. On pense donc à cLOUDDEAD, à Boom Bip, à 13 & God et à Cavemen Speak (forcément), et rappelons-le ‘c’est du Belge’ ou quasi. Comment se fait-il que ces types ne soient pas connus, c’est là le grand mystère… Parce qu’il faut bien l’admettre : leur hip-hop s’avère quand même bien plus subtil que celui du « district 1030 », ridicule à force de clichés. Big up, donc, et plutôt deux fois qu’une.

Ghinzu

Le bénéfice du doute...

Cette soirée avait tout de l'événement : trois groupes wallons qui remplissent la grande salle de l'AB, temple culturel flamand, un mois à l'avance ! Une première, qui symbolise à elle seule l'excellente santé de notre rock. Un rock de qualité que bon nombre de néerlandophones continuent pourtant à bouder sous prétexte de… Sous quel prétexte ? L'accent francophone ? John de Ghinzu a été élevé en anglais, et Sharko a séjourné longtemps aux Etats-Unis. L'amateurisme ? Il est bien loin le temps où le rock wallon n'arrivait pas à la cheville de dEUS, Zita Swoon, enzovoorts… Aujourd'hui, des groupes comme ceux présents ce soir, et bien d'autres (Hollywood Porn Stars, Mud Flow, Showstar, Hank Harry, Austin Lace,…), n'ont aucun mal à rivaliser avec leurs pairs flamands. Quid alors de l'indifférence nordiste ? Peu importe, puisque ce sold out sonne déjà comme une première reconnaissance à l'échelle nationale. Il était temps ! Le disque de Girls in Hawaii est même encensé dans la presse néerlandophone, et commence à tourner sur Studio Brussel. La nouvelle génération des songwriters wallons pourrait donc faire de l'ombre aux illustres kadors pop de l'école flamande. Tom Barman se lance dans la house pour contrer l'offensive (Magnus). Danny Mommens grogne en français et crie son amour pour les chansons de Gainsbourg (Vive la Fête). Ne reste plus qu'à Studio Brussel de rebaptiser son émission « Brussel Vlaams » « Wallonie Vlaams », pour rétablir la balance et respecter les nouvelles règles en vigueur. Parce que le rock wallon ne compte plus rester bien longtemps dans l'ombre. Suffit qu'il sorte du bois en file indienne, et le voilà sur scène à l'AB, devant 2000 personnes en folie, qui crie son nom, pour qu'il revienne. Pas de panique : il est bien là, et il compte bien rester, jusqu'au triomphe, jusqu'aux disques d'or, jusqu'à la première place du hit parade de VT4.

Pour Girls in Hawaii, c'est donc plutôt bien parti. L'accueil que lui réserva le public de l'AB en est la preuve irréfutable. Il faut dire que l'acoustique de l'AB est exceptionnelle : dans de telles conditions, la pop élégiaque des Girls ne pouvait que faire mouche. Une claque, qui augure d'une belle carrière, aussi bien nationale qu'internationale (ils viennent de signer un deal de distribution avec Sony France).

Sharko, lui, est déjà un habitué des planches. C'est donc avec décontraction qu'il aborda la soirée, jamais avare d'une petite blague ou d'une galipette. Son set, marqué par quelques baisses de régime, prendra son véritable envol lors d'un lâcher de ballons colorés, qui transformera la salle en joyeux bordel digne d'un concert des Flaming Lips.

Quant à Ghinzu, dont c'est le grand retour après trois ans d'absence, il vaut mieux leur laisser le bénéfice du doute : après à peine trois quarts d'heure d'un concert nerveux mais plutôt monocorde, John et sa bande quitteront brusquement la scène, sans offrir de rappel à un public pourtant toujours chaud. On aurait aimé, pour marquer le coup, un final grandiose avec les trois groupes jammant jusqu'à l'épuisement, brûlant un épouvantail à l'effigie de Ducarme et reprenant la Brabançonne avec juste ce qu'il faut d'ironie. Mais non : alors que la fête battait son plein, les lumières se rallumèrent et le public, penaud, de sortir en rang serré dans le froid de la nuit bruxelloise. Il n'empêche que ces quelques heures d'intense énergie nous auront réchauffé le cœur, et prouvé à quiconque que notre rock se porte à merveille. Ce n'est que le début. Aujourd'hui l'AB, demain Werchter. Un brin d'orgueil régional ne peut pas faire de mal, de temps en temps… Même si la question, bien sûr, n'a guère d'importance. De toute évidence, le rock n'a que faire des querelles linguistiques. Qu'il soit flamand ou wallon. Vous lisez trop la presse écrite, à demain bonsoir.

 

Blaudzun

Jupiter

Écrit par

Le 5ème opus du Néerlandais Johannes Sigmond, aka-Blaudzun (NDR : le patronyme est inspiré du nom d’un cycliste danois, qui a usé ses pneus de vélo, au cours des années 60…), constitue la première partie d’un triptyque qui sera donc enregistré en 3 actes au sein de différents studios, lors de périodes bien distinctes… le tout dans des conditions quasi-live.

Un cinquième elpee symbolisé par « Jupiter », la 5ème planète du système solaire… Premier constat : il s’agit de l’œuvre la plus pop de l’artiste qui ose, sans le moindre scrupule, le recours au saxo (« Everything Stops ») ou aux guitares légères et captivantes, réminiscentes des 80’s. Le concours de Tom Stewart (au piano), de son frère Jakob (à la guitare) et de Simon Levi (à la batterie) insuffle une belle dose d’énergie aux compos, des morceaux qui semblent s’inspirer du lyrisme d’Arcade Fire sur l’enflammé « Here is to Now », sans toutefois atteindre une même incarnation. En un peu plus de 30 minutes, le rock spasmodique du Batave parvient à réchauffer le bout de nos oreilles, grâce à des mélodies rock racées, bienvenues au cœur de ce climat polaire…  

Ghinzu

En espérant pouvoir danser jusqu’au bout de la nuit…

Écrit par

Le Festival des Libertés accueillait l’un des groupes contemporains les plus en vue, tant en Belgique qu’à l’étranger. Après cinq années d'absence, Ghinzu est remonté sur les planches, à Bruxelles, pour accorder un concert décapant et électrisant. Les murs du Théâtre National ont tremblé durant une heure et demie. Les fans inconditionnels du combo ont attendu impatiemment le retour des gladiateurs du rock alternatif ; et le résultat est à la hauteur de leurs espérances. Les héros de cette odyssée nocturne et éphémère sont acclamés comme il se doit. Retour sur une soirée décoiffante !

Le set s’ouvre par une bande sonore digne des génériques des salles obscures. Dantesque, le « Once upon a time in the West » d’Ennio Morricone retentit dans l’enceinte de ce théâtre classieux. Les cinq protagonistes s’avancent tels des conquistadors à la recherche de nouveaux territoires. Ce soir, c’est une scène qu’ils avaient déjà conquise la veille. Mais, dans la lumière des projecteurs et pour leur dernière représentation dans la cité qui les a vus naître, le band espère faire mieux. Beaucoup mieux. Autant dire que la température va monter crescendo.

Le chanteur, John Stargasm (NDR : Descamps de son vrai nom), s’installe au clavier et dispense quelques accords parfaits, suivi par ceux d’un autre claviériste, Jean Waterlot, alias Jean Montevideo. L’un des morceaux du nouvel opus ne convainc pas. L’utilisation du falsetto ou voix de tête dans ce fragment musical, appelé « Face », peine à s’harmoniser avec les autres instruments, même si l’artiste reprend son timbre plus grave à la fin de la chanson.

Tandis que le public s’impatiente, la troupe entame son irrésistible ascension. Les jambes, tant des musiciens que du public, se délient. La température monte d’un cran. Les fans de la première heure se frayent un chemin pour être au plus près de leurs idoles. Les fauves sont lâchés, au grand dam des petits gabarits. Les ‘slammeurs’ osent la planche. Ils sont portés par un auditoire qui a compris que le spectacle a véritablement débuté. Le guitariste, Greg Remy, a enlevé le haut et on y contemple ses muscles saillants, typiques des sportifs de l’escalade. Le chanteur est debout sur son clavier. Il bascule dangereusement son pied de micro. Après plusieurs titres, une des cordes de la guitare de Jean Montevideo lâche. Il demande l’intervention d’un technicien. La chaleur grimpe encore.

La force du groupe est de varier les plaisirs auditifs mais aussi physiques. Le corps, en transe, a aussi besoin d’un temps de repos. C’est ainsi que les compos se suivent mais ne se ressemblent pas. Après des extraits issus de leurs anciens elpees, tels que « Mirror Mirror », « Dream maker » ou « 21st Century Crooners », l’artiste de quarante-deux balais (NDR : il a fêté son anniversaire ce 1er octobre), propose de nouveaux titres, plus calmes, mais aussi parfois davantage ‘noisy’, comme le doucereux « Forever » ou un « Out of Control », manifestement inspiré par les Beatles…

Le public a bien compris. Il n’est pas venu pour écouter la totalité du nouvel LP. En fait, il n’est pas encore prêt. Néanmoins, la troupe est parvenue à redonner goût à des compositions que l’auditoire a aimées, comme « Take it easy », « Do you read me » ou le très mystérieux et détonant « Blow ».

Le bonheur est présent et se lit sur les visages des mélomanes/danseurs. A tel point que la foule les rappelle à deux reprises. Mission accomplie pour Ghinzu. De nouveaux horizons sonores s’ouvrent pour le groupe. Qui cultive le secret comme il est parvenu à si bien le garder jusqu’à présent. Mais espérons qu’il ne tardera pas trop jusqu’au prochain long playing ; car les aficionados aimeraient continuer à danser jusqu’au bout de la nuit…

(Organisation : Festival des Libertés)

Pinkunoizu

Audacieux !

Écrit par

Rien de tel que de terminer un dimanche ensoleillé par un bon concert au Botanique. Et puis ce soir, se produisent à la Rotonde, deux poulains de l’écurie Full Time Hobby ; en l’occurrence Tunng et Pinkunoizu. Soit une formation anglaise et danoise. Il n’y a plus que quelques places disponibles, preuve que l’affiche est alléchante…

A 20h, le quatuor scandinave monte sur l’estrade. Il jouit d’une moins bonne notoriété que son compagnon de label. Et manifestement, l’auditoire ne s’est pas déplacé pour leurs beaux yeux. Alors que le combo ouvre son set, personne ne semble décidé à se lever. Au grand dam du public qui veut pénétrer dans l’hémicycle et reste coincé à l’entrée. Il faudra l’intervention d’un vigile pour décoller les fesses des spectateurs réticents. On connaît surtout Pinkunoizu pour son répertoire pop, accessible et coloré. Pourtant, ce soir, il va explorer sa face sombre et progressive. Trois morceaux en quarante minutes ! Emmené par une batteuse énergique et impressionnante de précision, Pinkunoizu s’embarque dans des morceaux longs et hypnotiques. Le chant, contrairement à la version enregistrée, est quasi absent. On a parfois l’impression d’assister à une jam session. Différence, mais elle est de taille, à contrario des ‘jam sessions’ habituelles, on ne s’ennuie pas. Même si tout le public ne semble pas adhérer à leur choix, j’estime qu’on ne peut qu’applaudir l’audace du groupe. Car si cette nouvelle orientation leur confère une nouvelle dimension, elle n’est pas de nature à rencontrer l’assentiment de l’observateur lambda. Chapeau bas donc !!!

Vingt minutes plus tard, plus aucun spectateur n’est assis. La Rotonde est maintenant pleine à craquer. Les mélomanes sont impatients de découvrir, en ‘live’, l’excellent dernier opus des Britanniques, « Turbines ». Depuis le départ de Sam Genders, hormis le remplacement de Becky Jacobs par une autre demoiselle, pour assurer la tournée, le line-up du groupe s’est stabilisé. Armé d’une gratte acoustique, l’autre membre fondateur, Mike Lindsay, est toujours au poste. Et sa chemise est vraiment originale. Sur les planches, il est soutenu par un second gratteur, un bassiste, un drummer et un bidouilleur/bruitiste. Tunng entame sa prestation par des morceaux figurant sur son dernier long playing. La conjugaison des voix est à nouveau parfaite. Et colle parfaitement à leur électro/folk, dont les compos font mouche à chaque fois. Mieux encore, quand les Insulaires décident d’interpréter des compos issues de leur plus ancien répertoire, on entre alors dans la quintessence du set. « Jenny Again », « Hustle » : la quasi-totalité des ‘tubes’ y passe. Les musicos semblent heureux d’être sur les planches, et ce sentiment est communicatif. Mais alors qu’on pensait que le band avait négligé « Bullet », il nous le réserve lors du premier rappel. On aura même droit à un second ‘encore’ au cours duquel, il va nous interpréter « With Whiskey ».

Un set épatant ! De la mélancolie à l’enthousiasme, Tunng est parvenu à explorer une large palette d’émotions, avec une facilité déconcertante. Pour notre plus grand bonheur…

(Organisation Botanique)

 

Pinkunoizu

The Drop

Écrit par

Décidément, les têtes pensantes du label Full Time Hobby ont le bon goût de ne jamais se tromper… La signature des obscurs Danois de Pinkunoizu en est une nouvelle preuve ! Avides de constructions alambiquées mais aussi de mélodies haut de gamme, ces Scandinaves publient leur second album, un disque qui fait suite au très remarqué « Free Time ! », paru en 2012. « The Drop » approfondit leur fascination pour une pop psychédélique qui échappe à tout carcan. Entre ballade foutraque (« I Said Hell You Said No »), longues divagations inspirées du krautrock (« Necromancer ») ou rock d’un autre monde (« The Can Valley »), ils ne tiennent pas en place quitte à perdre l’auditeur en route. Il sera pourtant gratifié de superbes moments s’il donne la chance à certains morceaux enchanteurs (« Pyromancer ») entre basse incroyablement caoutchouteuse, chœurs, synthés loufoques et envolées électriques. Un manque de cohésion qui charme et déroute à la fois. Pinkunoizu porte peut-être le nom d’un Pokémon mais sa musique mutante devrait lui permettre de remporter bien des combats musicaux !

A ne surtout pas manquer le 6 octobre en première partie du non moins magnifiquement déjanté Tuung…

 

Zulus

Zulus

Écrit par

Issus de la baie de San Francisco, Daniel Martens et Aleksander Prechtl militaient au sein de deux formations différentes. Afin de dépasser les limites du genre, ils décident de s’associer, mais également de s’installer à Brooklyn. Aleksander accepte de siéger derrière les fûts, bien conscient de ses compétences de drummer clairement limitées. Les deux musiciens sont rapidement rejoints par deux autres compagnons. Zulus vient de naître.

Après avoir écouté l’album éponyme de ces Etasuniens, un constat s’impose, leur musique sort des sentiers battus. Elle s’appuie sur des rythmiques rudimentaires et lourdes. Les sonorités de guitare sont perçantes. Les accès de basse cotonneux. En 23 minutes, les Zulus libèrent toute leur toute leur rage et leur hargne. Brutaux, les riffs peuvent adopter un profil hypnotique. A l’instar de l’excellent « Vibrations ».

Défoulement garanti !

 

Zulu Winter

Language

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Ce n’est pas du côté de l’Afrique qu’il faut aller chercher les influences de Zulu Winter mais plutôt dans la très décennie très à la mode des 80’s. Fondé en 2011, à Oxford, ce quintet y essentiellement puise son inspiration, à l’instar de Wild Beasts et Friendly Fires. Alors buzz ou flop en perspective ? Le management du groupe a été confié au même guru (Winter ?) que Kaiser Chief, The Cribs et Crystal Castles. Ballotage favorable. Néanmoins, hormis « We Should be Swimming » et « Silver Tongue », dont l’efficacité n’est pas sans rappeler Coldplay, « Language » manque de tubes immédiats. D’ailleurs, leur pop mélancolique, légèrement teintée d’électro –et parfois de jazz– exige plusieurs écoutes avant d’être appréciée à sa juste valeur. On reprochera également à cet elpee, une mise en forme un peu trop lisse (NDR : on n’assure pas la première partie de Keane pour rien) de morceaux pourtant subtils, mais qui perdent leur spécificité à cause de ce traitement inapproprié. Les musicos sont certainement talentueux, mais leur « Language » est ici bien trop stéréotypé…

 

Pinkunoizu

Free Time !

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Bien que concédant un patronyme à consonance nippone, Pinkunoizu ne nous vient pas du Japon. La formation est établie à Berlin, mais n’est pas davantage allemande. Elle est issue de Copenhague. Donc du Danemark. Un contexte idéal quand on veut brouiller les pistes.

Le premier opus de Pinkunoizu porte, néanmoins, un titre adéquat : « Free Time ! ». Si la musique baigne au sein d’un climat psychédélique, pour ne pas dire schizophrénique, elle se révèle particulièrement originale. Elle nous tient même en haleine du début à la fin de l’opus. Ainsi, sur les huit pistes de l’elpee, Pinkunoizu brasse tour à tour electronica, folk, rock et même un chouia de free-jazz. Imaginez un peu une rencontre hypothétique entre Animal Collective et Tunng. Et encore, la comparaison est réductrice. Plusieurs plages nous entraînent sous le soleil exotique (« Parabolic Delusions », « Somber Ground »), et d’autres sous les ombrelles des geishas (Death Is Not A Lover »). Et si parfois on a l’impression d’être un peu perdu, au sein de cet univers multicolore, ce n’est pas sans en goûter toutes les saveurs…

 

 

Zu

The Way Of The Animals Powers

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La formation italienne Zu nous revient, un quatorzième album sous le bras. En 13 ans, on peut affirmer qu’elle ne s’est jamais accordé beaucoup de répit. Une persévérance et une productivité qui ont fini par payer ; puisqu’elle devenue une valeur sûre du prestigieux label américain, Ipecac (même si « The Way Of The Animals Powers » est paru chez Public Guilt). Faut dire aussi que Mr Patton a pris le trio romain sous son aile protectrice. Ce qui lui a permis de tourner en compagnie du leader de Faith No More, mais également des Melvins ou encore de Dalek. Des périples qui lui ont également apporté une fameuse dose d’expérience.

Le combo transalpin est surtout notoire pour son art à mêler free-jazz et métal. Sur « The Way Of The Animals Powers », la formule n’a pas changé : saxophone baryton, basse et batterie constituent la structure de l’expression sonore. Au sein de laquelle, des vocaux samplés viennent de faire leur apparition. Le band collabore régulièrement à de multiples projets. Il a ainsi participé a des sessions d’enregistrement pour M.Patton, les Melvins, The Ex, S.Mackay (The Stooges) ou encore Joe Lally (Fugazi). Pour cet elpee, il a reçu le concours du violoncelliste chicagolais Chicago Fred Lomberg-Holm.

« Tom Araya Is Our Elvis » (NDR : T. Araya, c’est le guitariste de Slayer) ouvre le disque. Le tempo est lent et lourd. Les riffs sont hypnotiques, obsessionnels même. Le spectre de Shellac est bien présent. Mais en plus jazzyfiant. Surtout à cause de l’omniprésence du saxophone. Le tracklisting est homogène. Mais 25 minutes, c’est un peu court. Et à l’issue de la première écoute de ce « The Way Of The Animals Powers », on éprouve un sentiment de trop peu. Pas de panique, quand même, puisque Zu est déjà occupé de bosser sur un futur long playing. Patience, il arrive !

Kazumasa Hashimoto

Strangeness

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Kazumasa Hashimoto n’en est pas à son coup d’essai. Déjà responsable d’une discographie comptant 5 éléments (4 LPs et 1 B.O.), le Japonais propose un cinquième recueil studio d’une qualité inattendue. « Strangeness » est le type même de disque dont la sortie (trop) discrète constitue un véritable gâchis pour l’auteur. Il ne faut être pas forcément familier à l’univers d’Hashimoto pour deviner, dès la première écoute, que l’homme a de la suite dans les idées.

« Strangeness » unit très subtilement une pop bucolique à des arrangements post-classiques. Et pour la première fois de sa carrière, le maestro introduit des parties chantées au sein de ses compositions. Gutevolk, artiste relativement inconnue dans nos contrées, accompagne au micro son compatriote. La combinaison des douces vocalises de Hirono Nishiyama (NDR : le vrai nom de Gutevolk) et de la touche éthérée des arrangements d’Hashimoto confère à l’ensemble une fascinante atmosphère séraphique.

Un seul reproche est à adresser à ce « Strangeness ». Le disque se clôture sur le titre-maître, une plage instrumentale de plus de 20 minutes qui, sans être tout à fait lassante, aurait gagné à n’en compter que la moitié. Mais peut-être est-ce là la manifestation d’un esprit nébuleux préférant l’abondance des idées au confinement pur et simple de l’imagination… Vivement conseillé.

 

Kazumasa Hashimoto

Tokyo Sonata Original Soundtrack

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Un mellotron, des notes éparses de piano, des ‘drones’ électroniques, quelques cuivres, une reprise du “Clair de lune” de Debussy... Ces quelques éléments constituent la bande son minérale et fascinante composée par Kazumasa Hashimoto pour illustrer les images de « Tokyo Sonata ». Un film de Kiyoshi Kurosawa qui a reçu le prix du jury dans la section ‘un certain regard’ du festival de Cannes 2008.

Il est rare d’accrocher à une musique de film sans l’avoir visionné préalablement ; mais c’est le cas ici. La musique mystérieuse de Hashimoto recèle un pouvoir de fascination tel que l’écoute de ce disque s’apprécie et se goûte indépendamment des images. Les 22 thèmes (dont plusieurs versions du principal) illustrent à merveille la quête d’une famille à la recherche d’une unité perdue. Mélodieuse et expérimentale à la fois, mélancolique et apaisée, cette belle partition devrait ravir les amateurs de musique classique contemporaine. A découvrir!

 

Ghinzu

Mirror Mirror

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Ghinzu marque, en ce début de printemps, l’un des retours les plus attendus de la scène rock belge. Cinq ans après avoir délivré l’incontournable « Blow », le quintet reprend les armes. Première constatation : rien n’a changé. L’énergie du combo est restée intacte et sa capacité à concocter des mélodies imparables risque à nouveau de faire des jaloux. « Mirror Mirror » est composé de douze morceaux taillés sur mesure pour les foules déchaînées et les radios. Les influences manifestes de Muse, Radiohead et The Strokes ne sont jamais loin (« Take It Easy », « Mirror Mirror », « Dream Maker », « The War Is Silent »…) même si Stargasm et ses potes tentent de les couvrir par un décalage et une décontraction propres à la formation.

Seconde constatation : quelque chose à changé. Les arrangements sont bien plus propres sur eux. Les chevaux de « Blow » ont laissé place aux pépiements des « Birds In My Head ». L’attaque cérébrale provoquée par « Til You Faint » est remplacée par les quelques salves synthético-spatiales inoffensives de « Interstellar Orgy ». « Mirror Mirror » tient essentiellement sa force des morceaux les plus puissants (« Cold Love », « Mirror Mirror », « Kill the Surfers ») mais se perd quelquefois dans une recherche mélodique un peu trop réfléchie (« Mother Allegra », « This Light »). Au Ghinzu posé, on préférera le côté obscur et crade du miroir, surtout lorsqu’il balance une tuerie comme « Je t’attendrai ». Un disque qui risque fort de prouver son efficacité sur scène, essentiellement.

Lien vidéo "Take it easy" : http://www.dailymotion.com/user/ghinzutv/video/x9jsl6_ghinzu-take-it-easy_music

 

 

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