"Variations", le nouvel album de Mermonte, sortira le 20 septembre 2022 ! Près de quatre années se sont écoulées depuis la sortie de son dernier opus, « Mouvements ». Le band voulait l’enregistrer dans les meilleures conditions pour permettre à sa musique…

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The Waeve, c’est un projet réunissant Graham Coxon et Rose Elinor Dougall. Il vient de sortir un premier titre autoproduit « Something Pretty » ; et il est en écoute ici Graham Coxon, auteur-compositeur, guitariste et chanteur emblématique du groupe Blur,…

La Martyre de Baston

Le second elpee du band finistérien, Baston, paraîtra ce 13 mai 2022. Il fait suite à…

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Chroniques

Superfine

Uniaxial

Mini album pour cet ensemble, apparemment insulaire, dont la démarche nous fait penser à un compromis entre Mogwai et Blonde Redhead. A cause de l’alternance de climats atmosphériques et féroces, sculptés essentiellement dans les cordes de guitares, et cimentés par la section rythmique au groove particulièrement orageux. Seuls les quelques éclats de vocaux tendres mais laconiques du chanteur, apportent une bouffée de romantisme, à une solution sonore que Superfine veut psychédélique. Pas pour rien que la formation accorde un hommage à Syd Barrett, sur la chanson du même nom. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de leur premier et véritable opus…

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Fontaines D.C.

Skinty Fia

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« Skinty Fia » (NDR : sorte de juron gaélique signifiant ‘damnation du cerf’) constitue le 3ème opus de Fontaines DC, une œuvre qui reflète notamment le sentiment d’exil éprouvé par les musicos, depuis qu’ils se sont établis à Londres. Pour le produire, le band a de nouveau bossé en compagnie de Dan Carey (Wet Leg, Squid, black midi, The Lounge Society, …)

L’album s’ouvre par « In ár gCroíthe go deo », une chanson interprétée en gaélique, dont le début est presque chanté a cappella. Puis, sous l’impulsion de la batterie, l’intensité monte en crescendo, avant que les cordes de guitares se mettent à tourbillonner, sur fond de chœurs liturgiques. Et le plus souvent, c’est ce drumming qui dynamise les compos, même les plus indolentes. Autre compo inspirée par la tradition irlandaise, « The couple across the way », dont la vulnérabilité est entretenue par la mélodie jouée à l’accordéon…

Outre le contagieux « Jackie down the line », on épinglera encore le subtilement psychédélique « Roman holiday », la ballade mélancolique « Bloomsday », dont la gratte est judicieusement traitée à la slide ainsi que le plus complexe titre maître, imprimé sur un tempo spasmodique.

Excellent, parsemé de références politiques et culturelles, « I love you » baigne au sein d’un climat gothique, peut-être réminiscent du Cure. Et l’œuvre de s’achever par « Nabokov », une plage qui se réfère probablement à Vladimir Nabokov, écrivain russo-américain auteur, notamment, du roman polémique « Lolita » …

Si le second opus du groupe irlandais avait déçu, « Skinty Fia » devrait figurer dans de nombreux tops de l’année 2022.

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Get Well Soon

Amen

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Get Well Soon, c’est le projet de Konstantin Gropper, et « Amen » constitue son sixième elpee. Pour le concocter, l’artiste allemand s’est entouré de son backing group, réunissant la bagatelle de 7 musiciens, dont des cuivres (trompette, saxophone, trombone), un flûtiste et un violoniste, de manière à communiquer une emphase symphonique et lyrique à l’expression sonore que n’aurait pas reniée l’Arcade Fire originel. D’ailleurs la voix de Konstantin est quand même assez proche de celle de Will Butler. Vous vous doutez donc que les compos bénéficient d’arrangements sophistiqués et luxuriants. Et c’est le cas. Aussi bien organiques que synthétiques (NDR : tout comme sur les derniers essais de la formation canadienne) ! Et Konstantin vient poser sa voix de crooner, que soulignent parfois des chœurs exaltants.

En matière d’emphase « I love humans » s’enfonce même dans le kitsch, alors que « A song for myself » adopte un profil baroque, rappelant ainsi qu’à l’instar de The Divine Comedy et The Dears, Scott Walker et Burt Bacharach sont des références communes. Et puis il ne faut pas oublier que Gropper est compositeur de musique de films. 

Si l’une ou l’autre chanson baigne dans une certaine forme de romantisme (la ballade « Richard, Jeff & Elon », « Golden days »), la plupart des pistes libèrent une belle énergie ; à l’instar de « Us vs. Evil », dynamisé par un drumming syncopé et ample ou de « This is your life », imprimé sur un tempo krautrock.

Mais le plus étonnant, c’est l’illustration de la pochette (une pierre tombale sur laquelle est mentionnée l’inscription ‘Amen’), quand on sait que les lyrics, inspirés de réflexions philosophiques personnelles, sont plutôt optimistes (a contrario de ceux dispensés sur « The Horror », l’elpee précédent). Une forme d’ironie ou de second degré que Gropper aime cultiver…

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Jon Spencer & the HITmakers

Spencer Gets it lit

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Jon Spencer a donc décidé de remiser au placard son Blues Explosion et de monter un nouveau groupe, The HITmakers. Le line up recèle Sam Coomes (Quasi) au claviers, M. Sord (Boss Hog) aux drums et l’ex-Pussy Galore, Bo Bert, aux percus. Dans le cadre de l’édition 2019 du Roots & Roses, ce dernier se servait d’un bric-à-brac constitué de pièces métalliques, parmi lesquels figuraient une poubelle et des pièces d’automobile, dont des amortisseurs, un rotor de freins, et on en passe ; et sur lequel il frappait régulièrement avec des marteaux. Ce qui vous donne une petite idée de la nature des percussions.

Bref, on en vient à cet opus qui semble parfois hanté par Suicide. A cause de ce mélange de bruitages insolites, de cordes de guitares distordues, psychédéliques, surf, funk, fuzz ou spasmodiques, de synthés bourdonnants, de sonorités électroniques et de percus indus. On y rencontre même des infiltrations de farfisa sur le morceau d’entrée, « Junk man » ainsi que sur « Get it right now » et probablement de moog sur « Worm town », une piste dont les variations de tempo finissent par donner le vertige. Mais plus complexe encore, « Rotting money » aurait pu figurer au répertoire de Captain Beefheart, alors que « Push comes to shove » pourrait servir de B.O. à un thriller.

Heureusement le garage punk bien groovy n’a pas été oublié. A l’instar du bien rock’n’roll « Get up and do it », de « Death ray » et ses accès de gratte surf, une compo au cours de laquelle Jon aborde le thème de la mort, et puis de quelques plages explosives comme « My hit parade » ainsi que le blues dépouillé « Get up and do it ». On y retrouve également la voix déclamatoire de de Spencer qui récite et/ou croone suivant qu’il nous parle d’amour, de perte, de luxure ou tout simplement de l’existence…

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Edwige

Corps & âme (single)

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« Corps & âme » a été co-écrit et composé par Joachim Jannin. Manuel Roland l'a produit, joué et mixé.

Ce nouveau single d’Edwige, autrice et interprète belge, évoque la pop des 60’s, et tout particulièrement celle des Beatles. Quel bonheur d’écouter un morceau au cours duquel on entend des sonorités assumées d’instruments acoustiques. Pas d’auto-tune, ni d’électronique…

La voix d’Edwige, voilée et douce, nous emmène à travers un texte poétique relatant un parcours d’âme qui subit des averses mais tient bon envers et contre tout. Une recherche d’équilibre avec son corps.

On est impatient de découvrir son album dont la sortie est prévue pour bientôt. En 2022, elle l’a annoncé !

En concert le 25 juin 2022 à la Citadelle de Namur, dans le cadre du Verdur Festival.

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The Clash

Ranking Roger (Ep)

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Ranking Roger, un des chanteurs du groupe britannique de ska The Beat est décédé en 2019. D’origine antillaise, il avait milité comme batteur chez les Dum Dum Dum Boys, avant de rejoindre le band de Birmingham, à la fin des 70’s. Et il avait également intégré le Big Audio Dynamite pour participer aux sessions de « Higher Power », en 1994, avant de rallier définitivement le line up lors de la réalisation du dernier opus de BAD, « Entering a New Ride » (1997).

Ranking Roger avait enregistré ses propres versions de « Red angel dragnet » et « Rock the casbash » du Clash (NDR : deux titres qui figuraient sur l’album « Combat rock »), mais elles étaient demeurées au stade de démo, avant de paraître sur un bootleg, sous la forme d’un single, en 2013.

Sony a donc décidé d’exhumer ces deux morceaux. En version numérique et sur un vinyle 7 pouces (NDR : sa sortie est prévue pour la fin du mois de mai).

« Red angel Dragnet » relate la violence qui sévissait dans les rues de New York, à l’époque, les lyrics se référant aux films ‘Taxi Driver’ et ‘Jack The Ripper’. Plus lente, l’adaptation ne convainc pas. A contrario, particulièrement dansante celle de « Rock The Casbah » nous entraîne sous le soleil des Antilles…

 

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SIZ + Cosmopaark (Ep)

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Signées chez Flippin’ Freaks, les formations bordelaises SIZ et Cosmopaark ont décidé d’enregistrer un Ep ensemble. En studio, ils se sont servis d’un Moog pour les basses, une boîte à rythmes pour les drums, ainsi que d’un enregistreur 8 pistes K7. Sans oublier les guitares. Enfin on suppose, à l’écoute des 6 plages de ce disque, qu’i s’agit bien de grattes.

L’Ep s’ouvre par « You should call your mum », une piste aux harmonies vocales éthérées et aux sonorités sinusoïdales réminiscentes de My Bloody Valentine. Et chargé de fuzz, « Sceneries », morceau qui clôt la plaque, est également hanté par la bande à Kevin Shields.

Alternant passages enlevés ou plus cools, « Warm cheeks » fait davantage la part belle à l’électro. Bien noisy, « FFYM » emprunte régulièrement une rythmique à Smashing Pumpkins, alors que les vocaux s’élèvent de nouveau dans la stratosphère. Epopée électrique dynamisée par un drumming syncopé « F*** the olders » se révèle à la fois offensif et percutant, dans l’esprit de Sonic Youth.  

Savana Funk

Tindouf

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Fondé en 2015, à Bologne, Savana Funk est né de la rencontre entre l’Italien Aldo Betto (guitare), l’Anglais Blake C.S Franchetto (basse) et le Marocain Youssef Ait Bouazza (drums). Ils décident alors de développer un style original, en agrégeant musique touarègue, funk, blues, rock, psychédélisme et jazz. Mais il faut attendre 2018, pour qu’ils optent officiellement pour le patronyme Savana Funk.

« Tindouf » constitue son second LP. En empruntant le nom de cette ville algérienne située ne plein désert qui accueille un vaste camp de réfugiés, le band a voulu rendre hommage à toutes les victimes de l’immigration.

Sur ce nouvel opus, le trio a reçu le concours de quelques invités. Aux claviers, Nicola Peruch donne de l’épaisseur au son. Elena Majoni au violon et Gianluca Petrella au violon apportent également leur collaboration. Tout au long des huit plages ce long playing, Savana Funk parvient à créer un lien entre les différentes cultures, tout en démontrant la richesse du métissage… 

Cet album alterne morceaux énergiques et caoutchouteux (« Fuga da Gorée », « Il ghepardo ») et pistes atmosphériques (« Afromoon », « Kiki »). Pas de longs exercices expérimentaux cependant, Savana Funk ayant plutôt choisi de nous séduire à l’aide de son expression sonore fouillée mais toujours accessible…

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Bertrand Belin

Tambour vision

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Sur son nouvel opus, « Tambour Vision », Bertrand Belin a décidé de se débarrasser des instruments acoustiques pour privilégier l’électronique.

Un tournant qu’il avait amorcé sur son elpee « Parcs ». Et plus de doute, il confirme cette orientation.

Première constatation, si l’aspect minimaliste des compos devrait plaire à certains, il risque fort de déplaire à d’autres.

L’artiste nous plonge au sein d’un laboratoire de sons et de mots. Mais si l’idée est excellente, il y manque parfois une certaine musicalité.

Son désir de s’aventurer dans l’électro-pop où le son prime, au détriment de la chanson française, laisse un peu perplexe.

Le texte est relégué au second plan et laisse la place aux sons des mots et de la musique. Alimentée par des synthétiseurs, cette pop a effectivement, pour vocation première, de céder à la consommation. Or, ce n’est pas le cas, car ici, la musique reste peu accessible pour le grand public. On a l’impression qu’il est le cul entre deux chaises, pour reprendre ses termes. Ou simplement qu’il ne calcule pas et fait sa popote, ses recherches musicales et sa collection de mots. Une question de goût.

On assiste à une performance de répétitions et de jeux de mots, plus parlés que chantés.

Certaines histoires sont encore relatées, comme dans le titre « Que dalle tout », chroniqué dans ces colonnes (à lire ou relire )

mais il faut davantage extrapoler, à l’instar de « Pipe », par exemple. Là, on entre plutôt dans un registre d’impressions.

Sa démarche de recherche reste cependant intéressante car le propre de l’artiste n’est-il pas d’explorer de nouvelles terres artistiques quitte à perdre une partie d’auditeurs pour en gagner d’autres ? Les vrais fans, eux, comme nous, affronteront le challenge avec lui.

En concert :

16.11.22 - Sceaux - Théâtre Les Gémeaux

Méthode chanson

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CHAI

Wink

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Digne représentant du J-Pop/Rock, le quatuor féminin japonais CHAI nous propose son troisième elpee, « Wink ». Militant depuis sa base arrière de Nagoya, il a suscité l’intérêt de Sub Pop (NDR : et c’est étonnant !), célèbre label issu de Seattle, après avoir accompagné, entre autres Gorillaz, sur le correct « Strange Timez ». Un opus qui tire un peu dans toutes les directions, se frottant tantôt à la pop bubblegum (l’irrésistible « ACTION ») ou puisant ses influences dans le hip-hop ou le r’n’b (« Maybe Chocolate Chips » qui bénéficie du concours du rappeur chicagoan Ric Wilson, mais encore « Nobody Knows We Are Fun »). Toujours engagées, les musiciennes de CHAI soutiennent également le mouvement ‘Black Lives Matter’, à travers cet excellent « ACTION ». Sous la houlette des producteurs Mndsgn et YMCK, la formation nous réserve un album hyper sucré mais qui se signale par un certain esprit punk… Mac deMarco valide en tout cas !

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