" Winning hand " célèbre le retour du géant de Sacramento flanqué de ses fidèles musiciens. A ce jour, les Blues Rockers comptent une bonne dizaine d’albums à leur actif ; et il faut reconnaître que ces musiciens talentueux se sont toujours montrés à la hauteur de leur réputation.
L’opus s’ébroue sur un " I bought it for you " dont le tempo est discrètement emprunté à Bo Diddley, et sur lequel Tim Barnes se manifeste par une 1ère intervention de choix à la slide. Le même Tim à la voix rauque échange les vocaux avec Mick pour un "Everybody gets the blues", très rocker et accrocheur, soutenu par le piano de Mike Caselli. Mi-parcours, le rythme change et Caselli passe à l'orgue avant que Mick ne s'envole à l'harmonica. Vraiment super! Comme toujours, la composition reste le point fort du groupe. "Don't panic" et "Life on the road" se révèlent assez irrésistibles, assistés, il est vrai, par Rick Metz, venu prendre des soli de ténor sax. La manette des gaz est à fond. Jerry Banks aux percussions et Steve Schofer à la basse impriment le rythme pour un offensif et chouette "In the dark of night", ponctué d’un solo (trop court) d'orgue, qui nous rappelle de bien belles époques. Ambiance assurée ! Et la présence de cet orgue est bien la nouveauté de cet album. Cependant, le blues reste présent, avec de sérieuses tripes si vous me permettez l’expression. Barnes chante d'une manière très sale "Burn the house down". Mick y souffle un solo dégoulinant, avant de passer le témoin à la guitare déchaînée. "Shining star" est un petit joyau de blues. Le piano libéré de Caselli combine avec la redoutable section rythmique derrière qui emballe ; alors que les cordes de Barnes attaquent en fin de parcours. Trop!!! " Notch on my gun " est un autre brûlot de fin de parcours. Et ce n'est pas fini, puisqu'en "bonus tracks", l’album recèle une reprise de "Mustang sally" et une autre de "House of the Rising Sun". Personnellement, j'apprécie le band de Mick Martin et ce n'est pas cet album qui me fera changer d’avis.

Nederlands
Français 
