Goudi et Lubna Azabal dansent le tango de l’ennui…

Lubna Azabal est une actrice belge née à Bruxelles d'un père originaire du Maroc et d'une mère espagnole. Après avoir été dirigée par les grands noms du cinéma international, elle a remporté ‘Le Golden Globe’ pour le film ‘Paradise Now’. Lubna adore les…

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Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

mercredi, 10 avril 2024 19:01

Pas de berceuses pour Dévore

Après avoir publié un premier single intriguant qui posait le décor d’un univers dance punk atypique (“Silent Park”, sorti le 14.02), Dévore nous en propose un second, “No Lullabies”.

Chanson tentaculaire, qui démarre sur le rythme lancinant d’une basse ronde et synthétique, laissant place à un refrain toujours accrocheur, aux guitares tranchantes, on reconnaît déjà bien ici la marque de fabrique du groupe.

Le pont, retour à une nouvelle sérénité, cache bien son jeu : “No Lullabies” déploie une structure dans l’urgence, où la lueur s’accroche tant bien que mal à la chaleur émanant du saxophone, tantôt ambient, tantôt percutant. “No Lullabies” est une proposition plus directe, comme une suite évidente de l’aventure.

La dernière pierre avant la sortie du premier Ep du groupe, prévue pour le 3 mai.

La version ‘live de “Silent Park“ est à voir et écouter ici

vendredi, 26 avril 2024 18:28

L'Ambulancier fonce à tombeau ouvert…

Le premier long playing de L'Ambulancier, « French Manhattan » paraîtra en octobre 2024.

Au fil des dix-titres, l'ambulance vous entraîne à la découverte des ruelles sombres d'un New York à la française, sur fond de rock synthétique électrisant !

Intitulé « Iowa », le premier single clippé devrait vous donner une petite idée du style proposé par la formation issue de Bagnolet. Et il est à découvrir ici

La vidéo est signée Sébastien Antoine. Ce dernier et Palem Candillier ont imaginé une histoire à la Black Mirror où le quotidien d’un protagoniste moyen est orchestré par une application qui prend soudain conscience d’elle-même.

Premier single officiel de l’album, « Iowa » prolonge les interrogations de Patinage sur un autre rythme effréné, proche des Queens Of The Stone Age et du robot rock américain.

Que devient-on quand on court après le temps et quand on remplit son agenda à ras-bord ?

L’Ambulancier raconte la spirale des semaines qui s’enchaînent, à peine suspendue par un pont éthéré à Tangerine Dream.

Un hymne aux hyperactifs et aux âmes pressurisées par le FOMO (la ‘peur de rater quelque chose’) : ‘Je suis pas le quart de moi / Si je fais pas le quart de ça’.

mercredi, 10 avril 2024 19:00

L’impermanence d’Alain Chamfort

Après une carrière discographique exemplaire s'étalant sur plus de 50 ans, Alain Chamfort dévoile aujourd'hui son dernier opus, "L'Impermanence". Ce nouvel album, tant attendu par les fans, marque un tournant dans le parcours artistique du chanteur, offrant une expérience musicale profonde, nuancée et introspective.

"L'Impermanence" représente bien plus qu'une simple collection de chansons ; c'est une exploration poétique de la condition humaine, abordant des thèmes universels tels que l'éphémère et la résilience face à l'adversité. Chamfort, tel un sage contemporain, confronte avec sensibilité et perspicacité les réalités de notre existence, offrant des réflexions empreintes de maturité.

Pour cet LP, l'artiste s'est entouré de collaborateurs talentueux qui ont contribué à façonner chaque note minutieusement. Des paroles envoûtantes de Pierre-Dominique Burgaud aux arrangements subtils de Johan Dalgaard, chaque élément de ce long playing témoigne d'une recherche artistique méticuleuse et d'un souci du détail sans pareil.

Alain Chamfort, fidèle à son héritage musical, continue de surprendre et d'inspirer, offrant à son public une œuvre qui marquera les esprits. "L'Impermanence" est un voyage émotionnel, une invitation à la réflexion et à l'introspection.

Issu de cet elpee, « La Grâce » est disponible sous forme de clip

mercredi, 10 avril 2024 18:59

Françoiz Breut prise sur le vif !

Vingt-sept ans de carrière, branchée sur un circuit alternatif, Françoiz Breut (Française et Bruxelloise d’adoption) s'évertue à faire sortir la chanson de ses gonds. Sur des airs pop et décomplexés, l’artiste fonctionne à l'instinct, se déplaçant au gré des images et des rencontres musicales qui décorent un cabinet de curiosité à l’imaginaire imprévisible où les chansons répondent constamment à l'appel du cœur. 

Tout droit sortie du « Flux-Flou de la Foule », paru en février 2021, paysages urbains aux âmes courbes, Françoiz replonge ses mains dans le terreau foisonnant de l’infiniment petit, infiniment concret. « Vif ! » est une volte-face d’une artiste qui, après avoir exploré la ville, observe le besoin de crever l’asphalte et d'y clamer une ode aux vers. Le mot d'ordre du prochain album : organique.

Marqué par la ligne claire des compositions et arrangements de Marc Mélia (claviers), François Schulz (basse-guitare) et Roméo Poirier (batterie), « Vif ! » constitue l'extension naturelle de l'énergie artistique de l'elpee précédent.

« Vif ! » est une symphonie spontanée en réponse à l’énergie de la ville et au détachement instinctif du ‘maintenant, tout de suite’ que cette dernière peut générer en nous. Françoiz vous invite au cœur d'une fresque sensorielle qui évoque une nature mystérieuse qui se cache jusque dans nos cellules. Chaque morceau de ce disque nous guide à travers une métamorphose où l'âme humaine se libère de ses attaches pour se fondre dans la beauté rugueuse des géants feuillus.

« Ode aux vers », extrait du nouvel album est disponible sous forme de clip

 

 

mercredi, 10 avril 2024 18:57

L’instabilité de Matthieu Malon…

Le nouvel opus de Matthieu Malon paraîtra ce 17 mai. Il s’agira de son 6ème. Il fait suite à « Le pas de côté », qui avait été composé exclusivement sur un Ipad et faisait la part belle aux sonorités électroniques inspirées de Kraftwerk et Underworld.

Et c'est un virage radical par rapport au précédent elpee, puisque « Bancal » lorgne vers la musique rock-indé des années 1990-2000 et ses guitares aux sonorités 90’s.  

Autoproduit et sans temps mort (10 titres, 33 minutes au compteur), le long playing propose des chansons françaises écrites comme des anglophones, portées par des arrangements ‘minimalistes’ (peu d'instruments) qui laissent toute la place à la distorsion, au ‘fuzz’, évoquant tour à tour les Pixies, Jesus & Mary Chain ou encore R.EM. Côté français, Taxi Girl n'est jamais très loin non plus.

Composé et enregistré en 10 jours au mois de janvier 2023, puis peaufiné et terminé à l'automne, cet LP nous réserve une poignée de chansons intimes qui reprennent les thèmes chers à Matthieu Malon (la ferveur des sentiments amoureux et le désenchantement sur « Les orties », « La nuit ne nous suffit pas » ou encore « Jusqu'à demain l'orage »), mais aussi une réflexion sur la position sociale liée à la crise de la cinquantaine attendue (« Bancal », « Alter ego »), comme sur le climat politique délétère actuel (« Un secret pour personne »). L'album s’achève par une reprise (adaptée en français) du groupe anglais Television Personalities (« Elle ne lira jamais mes poèmes »).

En attendant Matthieu Malon nous propose son single, « Le temps qu'il fait », sous forme de clip,

 

mercredi, 10 avril 2024 18:56

Sarah Amiel observe par le hublot…

La musique et les mots ont toujours été là pour Sarah Amiel. Ils l’accompagnent depuis sa plus tendre enfance.

Elle naît à Paris, son père est alors lexicographe et sa mère travaille pour le festival de Jazz de Paris. Elle grandit donc entre les concerts et les dictionnaires. Une histoire presque écrite d'avance...

Amoureuse des grooves paisibles et des mots simples, elle écrit et chante dans la langue de Molière, modelant ses refrains comme des ritournelles, tricotant ses compositions à l’aide de sa guitare ou son violoncelle.

Son premier opus, "Par le hublot", est paru ce 15 mars 2024.

Cet album fait jaillir, par la musique, la simplicité de la vie. Le titre-phare, "Des Refrains", illustre ce propos. Sarah entend une mélodie, un refrain, des sensations, quelques mots, et le fil de la chanson déroule en toute simplicité. Une ode à cœur ouvert aux petits moments de vie qui la traversent. Mis en image dans son dernier clip où on voit Sarah découvrir des fleurs des champs, des cerisiers, des nuages, une mer calme, autant d'échos aux images et sensations qui l'habitent.

Le clip consacré à « La buée sur le carreau » est à voir et écouter ici

 

mercredi, 10 avril 2024 18:55

Les échos lointains d’Alice Martin

Alice Martin est une jeune chanteuse, auteure, compositrice et guitariste belge.

Influencée par la culture pop et folk américaine, elle accorde ses premiers concerts de rue à 17 ans en reprenant du Joni Mitchell, Fleetwood Mac mais aussi Alanis Morissette ou KT Tunstall.

Très vite elle passe à la composition. Elle part seule sur la route du blues et se frottera au public américain dans les clubs à Nashville, New Orleans ou NY.

Après avoir gravé une poignée de singles qui ont bénéficié d'un bel airplay, Alice a sorti son premier Ep, « Far And Echoes », dans un registre qui oscille entre folk doux et pop électrique.

Les chansons traitent de la quête de l'épanouissement, de son émancipation en tant que femme, de désillusions et d'amour aussi

Extrait de cet Ep, « Blueridge final » est disponible sous forme de clip

 

 

Poppy Jones, Virgile Rozand (guitare) et Kilian Saubusse (batterie) ont posé leurs valises le temps d’une soirée au sein d’un quartier très populaire du cœur lillois, le Moulins et Wazemmes, et plus précisément à la Bulle Café, un endroit, certes atypique, mais qui ne manque pas de charme et surtout, s’illustre par une franche convivialité.

Alors qu’au début de leur carrière, ils se produisaient dans la rue ou des pubs miteux, progressivement, ils commencent à assurer des premières parties, au Royaume-Uni, puis en France, et notamment pour James Blunt et Rodrigo y Gabriela. Shake Shake Go commence à percevoir le bout du tunnel...

En 2015, il décroche un hit : « England Skies ». C’est même le tube de l’année. Impossible de passer à côté de ce titre à la mélodie imparable, devenu disque de diamant.

Après avoir sorti « All In Time », en 2016 et « Homesick », en 2018, la formation grave son troisième opus, « Double Vision », « en octobre 2023.

Avant le concert, Poppy, rousse et solaire, s’est prêtée, de bonne grâce, au jeu des questions et réponses…

Plus organique, « Double Vision » paraît cinq années après « Homesick » et huit ans après « All in time ». Ressentiez-vous le besoin de vous octroyer une pause ou s’agissait-il du temps nécessaire pour le réaliser ?

Nous ressentions effectivement le besoin de nous accorder une pause. Pas mal de choses ont changé au sein du groupe durant ces années. Il fallait que nous prenions le temps de concevoir un album qui nous permette d’évacuer nos sentiments les plus profonds. Et puis, il y a eu cette période COVID qui n’a pas facilité les choses. A vrai dire, je crois que c’est la première fois que je peux me lâcher autant dans l’écriture des chansons. Mes camarades partagent la même constatation. Très objectivement, cet album est sans doute le plus sincère que nous ayons réalisé.

L’opus a été composé à Brighton et au Pays de Galles, ensuite en Espagne et en France. Deux climats, deux ambiances, qui ont inspiré l’écriture des compos puisqu’elles abordent des thèmes liés à la tristesse et de la colère, d’une part, le bonheur et la liberté, d’autre part. Les chansons sont-elles liées à l’intime et dépendent-elles toujours de l’environnement dans lequel vous évoluez ?

Oui, sans doute que l’environnement dans lequel nous vivons influence notre façon de composer. Lorsque nous avons débuté la phase d’écriture, nous séjournions à Brighton avant de nous installer quelque temps en France, soit des régions climatiquement froides. Ce qui a déteint sur notre inspiration. Puis nous avons mis le cap vers l’Espagne, où nous avons commencé à créer des morceaux positifs. Donc, oui, je crois que l’écriture est directement liée à l’environnement dans lequel nous évoluons...

Ce voyage a d’abord été une aventure humaine, j’imagine ?

Oui, bien sûr. C’était une belle expérience. Nous étions dans une bulle et rien ne pouvait nous atteindre. Durant ce périple, nous nous sommes complètements lâchés. Le plus bel exemple est l’Espagne, ses plages et ses boissons. Pour la petite histoire, lors de notre premier concert là-bas, nous étions tellement bourrés que nous n’avons pu jouer (rires). Ce voyage reste avant tout une aventure humaine.

Ce disque s’avère très solaire. Il est à ton image ?

Oui, absolument. C’est le plus solaire des trois. Plus jeunes, nous écoutions des groupes comme Mumford & Sons et The Lumineers. Au fil du temps, nos goûts ont évolué et nous nous intéressons désormais à des genres différents. C’est une évolution qui s’est manifestée tout à fait naturellement. La musique que nous jouons maintenant est celle qui nous correspond aujourd’hui.

« All In Time » était orienté folk, « Homesick », taillé pour le live, dans quelle catégorie places-tu « Double Vision » ?

Nous n’avions pas de plan préétabli, lorsque nous avons composé « Double Vision ».

On peut dire que cet opus est cathartique. Thérapeutique également car nous venions de vivre des événements difficiles au sein du groupe et nous ressentions le besoin de se confier à notre public.

Tiens, au fait Poppy, tu es d’origine galloise alors que les membres qui t’accompagnent, eux, sont français. « Double Vision » sonne aussi bien anglais que français. Y a-t-il une coïncidence ?

C’est la première fois que l’on me pose cette question en interview. Il s’agit effectivement d’une coïncidence, le titre du disque a été choisi pour les atmosphères très différentes qu’il libère. Aussi, lors des prochaines interviews, je pourrais annoncer que c’est pour ce côté franco-gallois que nous avons choisi de l’intituler « Double Vision » (rires).

D’un quintet à ses débuts, le line up du band a été réduit à un trio. Est-il difficile de maintenir le paquebot à flots, malgré la défection de certains de ses matelots ?

Toby (Barnett) a quitté le groupe volontairement car il n’aimait pas trop partir en tournée. Il vivait, en parallèle, une autre passion et souhaitait s’y investir pleinement. Mais, nous sommes restés de très bons amis. Quant à Marc (Le Goff), les circonstances sont différentes ; mais je préfère ne pas m’étendre sur le sujet, si tu le permets, tant par respect pour lui que pour nous. Je conclurai simplement en disant qu’aujourd’hui, la formule fonctionne et j’espère que cette symbiose continuera encore et encore durant de longues années.

Je suppose que cette recomposition a nécessité des modifications dans la manière d’appréhender les morceaux ?

L’ancien répertoire a nécessité une adaptation afin de pouvoir les jouer en ‘live’. Ce soir, nous sommes accompagnés par deux musiciens additionnels, au clavier et à la basse. Nous procédons de la même manière lors de chaque tournée. Ce sont de jeunes artistes talentueux. Nous avons simplement travaillé quelque peu sur les arrangements. Mais, si nous avions dû bosser sur une setlist de trois heures, sans doute que les conditions auraient été différentes.

Mais au fond, cette formule n’offre-t-elle pas aujourd’hui davantage d’espace de liberté au sein du groupe ?

Au début, Marc et moi écrivions les paroles. Si le socle s’est aujourd’hui réduit, l’écriture des textes est plus aisée car il y a plus de dialogue et de cohésion. Personne ne revendique le monopole comme nous avions pu le rencontrer précédemment. Tout le monde a aujourd’hui trouvé sa place. C’est beaucoup mieux ainsi.

Vous avez créé votre propre label. Est-ce, finalement, la seule manière de garder une certaine indépendance artistique ?

J’ignore s’il s’agit de la seule manière de préserver l’indépendance artistique. Tout dépend de la liberté que ton label t’accorde. Nous voulions prendre cette direction. Il s’agit d’un nouvel album et donc une nouvelle orientation au sein du groupe. L’opportunité s’est présentée et nous l’avons saisie. Nous gardons ainsi notre libre arbitre, sans aucune contrainte extérieure. Nous avons davantage de latitude dans le choix de nos chansons. Pour être tout à fait complète, nous avons eu la chance que notre label précédent ne de nous impose pas trop de contraintes et le remercions vraiment pour les opportunités qu’il nous a offertes. Disons que ce nouveau disque est un nouvel exercice dans lequel nous nous essayons. C’est amusant !

Vous avez clippé l’une de vos chansons en compagnie de Noreen Riols, agent secret durant la seconde guerre mondiale. Elle transmettait les messages personnels codés à la BBC. C’est d’ailleurs elle qui a communiqué le célèbre message : ‘les carottes sont cuites’. Qu’est-ce que cette rencontre t’a apporté ?

C’est une rencontre tout à fait fortuite. Nous recherchions une maison à Paris qui avait un look anglais. Quelqu’un nous a signalé que sa grand-mère possédait ce style de bien. Nous sommes allés chez elle et nous lui avons parlé de notre souhait. Elle nous a dit être une femme importante. Et justement comme la thématique de la chanson traite de l’importance et de la puissance d’une femme, nous l’avons naturellement intégrée dans le clip. Nous sommes ravis de l’avoir fait.

Souvent les groupes sollicitent des artistes confirmés pour la réalisation de l’artwork. Celui de l’album est une photo prise par une fille que vous avez rencontrée il y a quelques années lors d’un concert. Chez Shake Shake Go, il existe toujours ce côté relationnel…

C’est exact ! Nous sommes restés en contact et elle a bien grandi depuis. Elle a déménagé au Royaume-Uni. Elle nous a sollicités et s’est rendue à Brighton pour prendre quelques clichés. Puis nous avons choisi celui qui a servi pour la pochette. Pour réaliser la vidéo de « Blackbird », un titre issu de « Homesick », c’est aussi une fille que nous avions rencontrée qui a clippé le morceau. Donc, oui, effectivement, le groupe cultive cet aspect relationnel. C’est tellement agréable de rencontrer les gens lors de nos concerts. Et idéalement, nous essayons de travailler avec des personnes que nous côtoyons et avec lesquelles il se noue de réelles affinités. Dès lors, nous avons beaucoup d’amis. Un autre ami nous filme également dès qu’il en a l’opportunité. C’est vraiment cool et ça donne un petit côté fédérateur.

Vous avez commencé à jouer dans la rue et dans les pubs miteux. Aujourd’hui, vous bénéficiez d’un succès populaire et critique. Comment le gérez-vous aujourd’hui ?

Très honnêtement, je l’ignore. Il faut continuer, c’est essentiel. Nous avons la chance de jouer et de tourner. Je crois que nous ne devons pas penser uniquement au succès. Si vous aimez quelque chose profondément, ne vous arrêtez pas. Il y a toujours des moments difficiles dans la vie d’un groupe. Le COVID en a été un, de toute évidence.

Ta mère est décédée d’un cancer de l’ovaire il y a environ deux ans. Tu es aujourd’hui marraine de l’organisation Target Ovarian ? Pourrais-tu nous en parler ?

A travers la maladie de ma mère, j’ai réalisé que ce genre de cancer frappait beaucoup plus de femmes que l’on ne pense. La difficulté majeure dans cette maladie, en particulier, est que les symptômes ne sont pas toujours pris au sérieux par le monde médical. C’est le cas de ma maman. Elle s’est rendue à cinq reprises chez son médecin qui a prétendu que sa maladie était imaginaire. Elle ressentait pourtant de vives douleurs dans le bas du ventre, se sentait ballonnée et perdait l’appétit. Si nous avions su de quoi il s’agissait, ma mère aurait été prise en charge efficacement. Je souhaite donc lever des fonds afin de faire connaître ce cancer et inciter les femmes à s’en préoccuper davantage. Ce cancer pris tardivement a des conséquences désastreuses. Je pense aussi que la santé des femmes est sous-évaluée et manque de financement. Ce soir, au stand merchandising, on mettra à disposition des brochures susceptibles de sensibiliser un maximum de monde et j’invite celles et ceux qui le souhaitent à y déposer quelques pièces. Merci à toi aussi d’avoir soulevé ce sujet.

Je me souviens d’une émission de ‘Taratata’ au cours de laquelle tu avais chanté en français en compagnie du groupe Pony Pony Run. Tu avais déclaré, à l’époque, ne pas maîtriser la langue. Et depuis ?

Oui, les choses ont évolué ; mais il m’est impossible aujourd’hui de réaliser une interview en français (rires). Pour m’aider, j’ai téléchargé une application qui permet de la pratiquer plus facilement. Dernièrement, j’ai participé à un podcast en français durant une heure et je me suis dit : ‘Oh, mon Dieu, qu’est-ce que je suis stupide’. Je comprends pas mal de mots, mais je dois parler lentement sinon ça devient vite compliqué.

Est-ce que tu vis en France actuellement ?

Oui, nous visons actuellement en France, mais nous nous déplaçons régulièrement. J’espère que d’ici la fin de l’été, je vivrai à Paris pour de bon.

Lors des promos ou showcases, il vous arrive d’interpréter des versions acoustiques de vos compos. C’est un exercice alternatif qui colle bien au groupe. Pourriez-vous imaginer un long playing reprenant vos meilleurs titres sous cet angle ?

Très franchement, je n’y avais jamais pensé. Tu as une excellente idée. Nous avons enregistré quelques pistes acoustiques, il y a quelque temps. Les gens aiment que l’on revisite des morceaux sous une forme différente. Nous avons eu des réactions positives lors de nos concerts. Peut-être donc consacrerons-nous le prochain album à des versions acoustiques ; qui sait ?

Une chanson s’intitule « Safe Space ». Quel est ton endroit ‘sécure’ ?

C’est lorsque je suis de retour au Pays de Galles. J’y retrouve la campagne, la maison familiale, mon père, ma sœur et ses deux enfants même s’ils sont turbulents, sans oublier mon chat. Quand je rentre chez moi, je me tape les corvées ménagères et je suis au fourneau ; ce qui est très vite éreintant, mais j’adore ça. Lorsque je suis à la maison, je redeviens l’enfant que j’étais et j’oublie tout. Mais profondément, c’est mon endroit ‘sécure’…

Photo ©shooting_concerts

jeudi, 21 mars 2024 19:09

En parfaite symbiose…

Si pour le commun des mortels, le 21 mars 2024 coïncide avec le premier jour du printemps, cette date est une peu différente dans l’esprit de votre serviteur, puisqu’il l’a cochée dans son agenda afin d’assister au concert de Shake Shake Go, un groupe d'indie folk aux origines franco-galloises.

Une fois n’est pas coutume, le show ne se déroule pas dans en Belgique, mais outre-Quiévrain, au sein d’un endroit plutôt chaleureux.

Bien que situé dans un quartier très populaire, le Moulins et Wazemmes, la Bulle Café est un endroit, certes atypique, mais qui présente beaucoup de charme et une franche convivialité. Situé dans une ancienne fabrique, l’espace n’est pas très grand ; aussi, on doit pouvoir y accueillir, au bas mot, deux cents personnes. La cour en pavé est parsemée de tables et de chaises ; ce qui permet de s’y délasser au soleil ou prendre l’air entre deux morceaux de musique. Et du soleil, il y en avait ce jeudi, comme par miracle.

Le quartier dans lequel s’inscrit l’édifice brasse une multitude d’ethnies, ce qui rend les choses culturellement intéressantes et surprenantes.

Etymologiquement, la bulle est un espace protégé dans lequel on se sent en sécurité. De même, qu’elle constitue un globule gazeux [bière ?] qui se forme dans une matière [musique ?] en fusion. Bref, chacun sa formule !

La salle est comble. La pyramide des âges et des sexes y est relativement bien représentée. Cocorico, de nombreux Belges ont également fait le déplacement.

Le supporting act est assuré par Xavier Polycarpe. Il se présente seul sur les planches armé d’une sèche et d’un Apple (l’ordi, pas le fruit). Le gaillard (s’)impose à lui seul. Il doit mesurer, au moins 1m90.

Il semble très à l’aide sur scène. Normal, il était l’une des chevilles ouvrières de Gush, quatuor rock responsable de deux albums. Il a aussi participé à de nombreuses tournées internationales et a été nominé aux Victoires de la Musique. Il formera ensuite Macadam Crocodile, une formation aux accents électro-disco.

Les puristes l’ont également vu apparaître sur une célèbre chaîne de télé française, lors d’une émission de télécrochet. Ou encore, s’acquitter des premières parties de Matthieu Chedid ou encore de feu Johnny Hallyday.

Bref, le gaillard jouit d’un sacré curriculum vitae.

Il se produit ce soir en solo en vue d’écimer de ses sons, le parterre lillois. Ses textes empruntent tantôt au français, tantôt à l’anglais.

Ils sont ciselés et empreints d’émotions. Solaire, son sourire illumine et fait vivre en ‘live’, son projet.

Si sa musique baigne plutôt dans un folk cosy, ses chansons peuvent traduire de la contestation, à l’instar de « House is burning », bande originale d’un documentaire consacré à la cause animale.

De temps à autre, il s’interroge sur le temps qui passe, la vie et la mort comme sur ce très joli « Vanish in the Runaway Wind », aux contours chantournés.

Généreux avec son auditoire, il nous réserve un titre de son prochain Ep éponyme, « Minute », un morceau au refrain entêtant. Le public le lui rend bien en reprenant ces paroles sur un ton endiablé.

« Dancing in the Ring » clôture un set bien trop court, mais de bien belle facture.

Grâce à une voix et une attitude digne de Ben Harper, Polycarpe s’est forgé une place de choix dans le cœur des aficionados.

Une belle découverte dans le chef de votre serviteur.

Après une pause de quelques minutes, afin de faire place nette sur l’estrade et permettre aux spectateurs de se rincer les amygdales, une longue intro au synthé retentit.

Les membres de Shake Shake Go grimpent sur le podium, les uns après les autres. D’un pas timide, d’ailleurs. Coiffée d’un chapeau, Poppy Jones apparaît la dernière, mettant ainsi un terme à un suspens de courte durée. Elle est vêtue d’un chemisier rose, plutôt échancré. De quoi ravir le parterre masculin, agglutiné aux premiers rangs, langue pendue face à cette plastique de rêve.

Rapidement, elle laisse tomber son couvre-chef, dévoilant alors un visage angélique. Gageons que derrière l’ange ne se cache un démon.

Alors que SSG était initialement constitué de cinq mousquetaires, aujourd’hui, il se produit en trio, formule qui lui permet une redistribution des rôles tout en créant de nouveaux espaces de liberté.

Pour la petite histoire, lorsque le band se produisait dans la rue et les pubs miteux, un gosse de six ans s’est exclamé en les regardant ‘Shake shake go’ ! Le patronyme venait d’être trouvé.

La suite de l’histoire ressemble à un conte de fée. Jugez plutôt : une première partie de James Blunt assurée en 2014, au Royaume-Uni, puis en France (notamment celle de Rodrigo y Gabriela), un premier single publié en décembre 2014, un premier Ep (éponyme), en mars 2015, un premier album orienté folk, « All in time », début 2016, un second taillé pour le live, en 2018, « Homesick », avant enfin d’accoucher de « Double Vision », un opus nettement plus organique que les précédents.

Aujourd’hui, la nouvelle sensation venue d’outre-Manche tourne dans le cadre d’un périple international. Pas étonnant, lorsqu’on sait que plus de 7 millions de personnes ont écouté « England Skies », son tube incontournable.

Votre serviteur avait pu les découvrir en 2016, dans le cadre du Ronquières Festival. Il s’agissait de sa première date belge. Les choses ont bien changé et les musiciens ont gagné en maturité et en précision.

La jeune femme est accompagnée de ses fidèles serviteurs. Mais également de deux musicos de tournée. Une demoiselle aux ivoires et un préposé aux quatre cordes.

Issu de son dernier long playing, « Red Woman » donne le ton. Une compo acidulée où guitare et basse flirtent allègrement. Poppy prend le train en marche dès les premières notes. Son corps se laisse bercer et entreprend des soubresauts rageux. Elle joue complètement son rôle d’ambassadrice.

La musique de Shake Shake Go baigne au sein d’un univers pop/folk mélodieux, gracile, où se mêlent évasion et bienveillance. Les chansons s’inspirent de la nature, de la vie, des expériences et des gens qui les entourent. La voix candide de Poppy subjugue. Elle est dynamique, puissante, organique, épique et surtout optimiste…

« Come back to me », « Hands Up » ou encore « We are now » s’attardent dans le rétroviseur, puisque ces morceaux sont tirés respectivement de « Homesick » et d’« All in Time ».

Les accords sont posés avec justesse, passion et professionnalisme. Ces jeunes sont entrés dans la cour des grands.

Les riffs de guitare sont dispensés tout en retenue, mais avec rage et puissance. Pas mal pour des jeunes en culotte courte ! Ils s’amusent beaucoup sur scène, sans se prendre la tête. Ce qui frappe, c’est la symbiose qui les unit. Aucune individualité ! Chacun est là pour servir l’autre. Magnifique !

Poppy s’essaie ensuite dans un français qui s’avère… approximatif. Manifestement, elle n’y arrive pas, alors, elle s’excuse. Pour reprendre ensuite le cours de son discours, dans sa langue natale.

Ballade émouvante, le magnifique « England Skies » constitue un des moments forts de cette soirée. Impossible pour la foule de ne pas chanter ce titre à la mélodie imparable, devenu disque de diamant, et qui comptabilise 50 millions de streams.

Shake Shake Go vit pleinement ses compos en ‘live’. Et « Love outside the line » en est certainement la plus belle démonstration. Il faut dire que les compos et les arrangements permettent une ouverture pour ce type de configuration.

Pourtant, paradoxalement, lors des promos ou showcases, le combo propose des versions alternatives acoustiques, dans un exercice qui lui va tout aussi bien. Les titres, ici interprétés, pourraient bien y trouver une place de choix.

Alors que « Blackbird », permet à la voix de Poppy de mettre en avant son côté cristallin et ses nombreuses amplitudes, le concert reprend de plus belle par un « Let Me to The Water » plus incisif et à la rythmique emphatique.

Durant environ une bonne heure, la bande à Poppy a proposé une musique qui déchire les tympans dans un tourbillon de rage, de volupté et de candeur.

Les chansons sont finalement assez simples, mais pas simplistes. A cause de leur construction réfléchie, outre leur positivisme. Elles servent parfois d’exutoire, mais véhiculer des lyrics engagés ne semble apparemment pas être la tasse de thé du band.

Il est temps de mettre un terme à ce qui est resté une surprise de taille.

La fin du set approche. Poppy invite l’auditoire à se diriger vers le merchandising. Outre la vente de disques, elle est aussi venue pour faire connaître ‘Target Ovarian’, une association dont elle est l’égérie. Une cause qui l’affecte, sa mère étant décédée d’un cancer de l’ovaire, il y a environ deux ans.

Les lieux se vident très rapidement, le bar ayant reçu pour consigne de fermer juste après le concert.

L’assistance déserte les lieux ; les souvenirs, eux, restent bien présents.

Photo ©shooting_concerts

samedi, 02 mars 2024 17:40

Unplugged !

Après une série de concerts décrétés à guichets fermés tant sur les scènes nationales qu’internationales, Sam Bettens (autrefois dénommée Sarah) et son frangin Gert se sont lancés dans une tournée en formule acoustique pour servir leur meilleur jus d’une carrière de trois décennies, accompagné de leur fidèle compagnon, Tom Lodewyckx.

Si le groupe s’appelait initialement The Choice, et était formé principalement par le binôme, deux groupes américains revendiquaient le patronyme ; ce qui explique pourquoi, il a été changé en K’s Choice.

Le choix se concevra presque naturellement, car le ‘k’ est le nom du personnage principal du roman ‘Le Château’ de Kafka, K n’ayant pas vraiment de liberté de choix dans l’histoire.

La légende dit aussi que le groupe aurait essayé toutes les lettres de l’alphabet avant d’opter pour cette consonne, qui à leurs oreilles, sonnait le mieux.

Afin de célébrer un tel évènement, la formation avait décidé de poser ses valises dans le magnifique Casino d’Ostende, un lieu hautement symbolique reconnu comme monument protégé en 1998.

Le bâtiment compte plusieurs salles multifonctionnelles, comme celle qui a été baptisée ‘Delvaux’, décorée d'une fresque murale du célèbre peintre post-impressionniste, expressionniste puis surréaliste belge, dont la capacité s’élève à 700 visiteurs alors que celle d'honneur peut en accueillir 1 500.

Si aujourd’hui, le combo peut jouir d’un style affirmé, le chemin parcouru est grand depuis la sortie de son premier elpee paru en 1994, « The great subconscious Club », sur lequel figure le single « The Ballad of Lea & Paul » qui a cartonné en Europe. Depuis, la ‘succès story’ ne cesse alors de s’imposer, puisque deux années plus tard seulement, « Not an Addict » inonde les ondes radios. Malgré l’engouement des médias et du public, la formation n’a d’autre option que d’interrompre son aventure de 2002 à 2009, période au cours de laquelle les musicos embrassent une carrière en solo.

Sam et Gert ont également bossé en compagnie de nombreux producteurs notoires (Jean Blaute, Gil Norton, Alain Johannes) et artistes (Anouk, Skin, Milow), ce qui leur a valu une belle brochette de disques d’or et de platine.

Le public, venu en masse, est majoritairement flamand. Il faut dire que les membres fondateurs ont grandi à Anvers. Cocasse, les couples lesbiens sont légion. Ce n’est pas étonnant lorsqu’on sait que Sam, qui vit maintenant en Californie avec sa femme et ses enfants, est aujourd’hui devenu un modèle pour les transgenres qui veulent s’assumer.

Il vient d’ailleurs d’écrire un livre intitulé ‘Ik ben’ (la version anglaise - ‘I’m’ - est également disponible) où il explique, notamment, pourquoi il lui a fallu tant de temps pour découvrir qui il était. De nombreux exemplaires sont d’ailleurs bien présents au stand merchandising.

Il est un peu plus de 20 heures lorsque les aficionados, confortablement assis sur les sièges moelleux de couleur rouge vif de ce magnifique endroit, entendent un « Perfect Scar » qui claque comme une ode aux cicatrices du passé, rapidement suivi de « Favorite Adventure (The Wedding Song) ».

La salle offre une acoustique irréprochable. Le jeu de lumière est réduit à sa plus simple expression afin de permettre au mélomane de s’immiscer entièrement dans l’ambiance feutrée du show. Derrière, de grands draps gris foncé renforcent le caractère intimiste de la soirée.

Des regards complices s’échangent entre les musiciens pendant les morceaux et des sourires s’imposent sur leurs visages radieux. Ils sont manifestement contents de se retrouver en terre sainte.

La tonalité de la voix de Sam est quelque peu différente ; oui, mais elle s’est parfaitement adaptée à l’amplitude des morceaux. Elle leur communique même de la chaleur.

Mister Bettens s’interrompt de temps à autre pour raconter l’une ou l’autre anecdote. Mais en néerlandais uniquement. C’est vraiment dommage car il s’exprime parfaitement dans la langue de Shakespeare ; ce qui aurait permis aux allogènes de comprendre les propos et, peut-être, d’interagir. Une chose est certaine, l’auditoire flandrien s’en donne à cœur joie vu les crises de fou-rire.

La tessiture vocale du singer, légèrement éraillée, prend du relief tout au long de « Almost Happy », un titre qui figure sur l’excellent opus éponyme. C’est chaud, passionné, passionnel, voir sensuel et suscite le désir grandissant de boire encore et encore les paroles de Sam et la musique de ses deux acolytes. Le désir en devient émouvant.

Certaines compositions sont soulignées par quelques kicks des plus discrets, alimentés par les panards de Sam ou de Tom, afin d’apporter de la consistance.

« Surrender » marque la fin d’une première partie déjà fort intéressante.

Après une pause de 30 minutes, afin de permettre aux spectateurs de se dégourdir les guiboles et de se désaltérer, les frères Bettens, seuls sur les planches, cette fois, (r)ouvrent les hostilités par un « Shadowman » tout en retenue, mais d’une puissance incommensurable. Une chanson qui, grâce à son refrain imparable, doux et fort, occupe une place de choix depuis le lancement de cette nouvelle tournée.

Soudain, lorsque le ‘Ouhouh ouhouh ouhouh’ retentit, la foule a bien capté : il s’agit bien de l’introduction de la chanson ‘née par accident’ alors que Sarah (à l’époque) était occupée de régler les balances. Aussitôt, tout le monde se met à taper des mains à chacune des croches, car il s’agit de la chanson phare de K’s Choice, « Not a addict », tube rock datant de 1996, qui les a propulsés vers les sommets.

Pour la petite histoire, cette chanson qui traite de l'addiction (la drogue), s’inspire d’un entretien avec un journaliste français atteint du SIDA.

L’univers qui hante le groupe surprend et offre une riche palette de sentiments, tantôt sentimentaux, tantôt atmosphériques. Ceux qu’ils admettent bien vouloir partager le temps d’un soir avant que la vulnérabilité les rattrape insidieusement à travers « Waltz #2 », une reprise d’Elliott Smith. Amusant, chacun prend la place de l’autre. Et si on connaissait les talents de Sam à la gratte, on découvre chez Gert une approche intéressante dans la manière d’aborder la composition et le chant.

Le set prend fin sur « I Will Carry You », un titre qui prouve que K's Choice est fidèle à sa ligne de conduite et à ce qui a fait son succès légitime.

Le groupe ne semble pas encore repu et revient pour un rappel qui s’achève par « Echo Mountain » et « God in My Bed ». Avant de disparaître derrière les rideaux, Sam clame ‘God was in my bed last night’ (Dieu était dans mon lit la nuit dernière). Une hallucination peut-être, mais en tout cas, une bien belle ballade sur fond de nostalgie.

Durant une heure trente, K’s Choice a fait vibrer le public en interprétant un florilège de morceaux qui ont permis au combo de se forger une identité unique.

Reprendre de gros standards de son répertoire en formule acoustique peut s’avérer dangereux. Mais le trio est parvenu à démontrer qu’il avait le talent pour réussir un tel défi. Cependant, cet exercice de style a son revers : il manque de dynamisme.

Dommage également que la setlist ait négligé « Time is a Parasite », un nouveau titre radiophonique aux relents rock, dans une veine identique à « Mr Freeze », issu de « Paradise In Me ».

Mais ne boudons pas notre plaisir, K’s Choice a tout de même offert un concert de bonne facture en proposant une relecture épurée des titres-phares d’une carrière déjà bien remplie…

Setlist :

Perfect Scar - Favorite Adventure (The Wedding Song) - If You're Not Scared - Evelyn - Almost Happy - The Phantom Cowboy - Show Me How It's Done - Butterflies Instead - illicit affairs (Taylor Swift cover) - Surrender - Shadowman - Brother - Not an Addict - waltz #2 (Elliott Smith cover) - Believe -

The Ballad of Lea & Paul - Come Live the Life - 16 - I Will Carry You - Echo Mountain - God in My Bed

Org: Greenhouse Talent (+ Kursaal, Oostende)

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