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Les Nuits Secrètes 2018 : dimanche 29 juillet Spécial

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Dernier jour de festival à couvrir sur le site d’Aulnoy-Aymeries. Le soleil s’est taillé une place de choix. Certains se badigeonnent de crème afin de lutter contre les effets dévastateurs de ses rayons. D’autres, par contre, plus téméraires, implorent le Dieu de la pluie avec force et véhémence. Mais rien n’y fait !
L’affiche du jour est un peu moins intéressante que la veille. Les organisateurs visent une population plus jeune pour la clôture. Un line-up davantage dans l’air du temps, si vous préférez… Pas évident pour de vieux bourlingueurs comme nous. Mais il faut jouer le jeu jusqu’au bout…

Votre serviteur débarque tardivement sur le site. Il est pratiquement 19 heures. Juste le temps de prendre le pouls de Thérapie Taxi, groupe français dont le style musical pluriel rencontre, notamment, la pop, le rock et le rap.

Véritable phénomène auprès des post-adolescents, la troupe parisienne s’est fait connaître auprès du grand public en bénéficiant de la collaboration du rappeur belge Roméo Elvis, pour « Hit Sale ». Vu son panel d’influences, il séduit forcément quelques milliers de personnes présentes.

Dynamiques, les comparses débordent d’énergie et donnent de leur personne afin de faire de cette prestation ce qui restera l’une des meilleures du week-end !

Les festivaliers semblent surexcités. Faut dire que les textes rageurs et racoleurs du band ont de quoi titiller l’attention (la tension) du people…

Musicalement aussi, ça décoiffe. Impossible de rester statique ! Les guibolles flageolent, les genoux frétillent d’impatience et les phalanges de pieds exécutent des soubresauts continus. 

« Cri des loups » provoque l’hystérie totale ! Une horde de spectateurs s’empresse d’appliquer le principe du crowd surf, action qui consiste à se laisser porter à bras tendus ; ce qui donne l'impression de naviguer au-dessus de la foule. Le spectacle est édifiant !

A l’horizon, des corps étendus, comme morts, transitent d’une personne à l’autre. Dans une indifférence la plus complète. Des hommes, des femmes, des jeunes et moins jeunes. Des déguisés aussi, comme cet ersatz de Spiderman au costume rouge moulant laissant apparaître des attributs masculins. De quoi complexer ses congénères… Ou encore une baudruche verte géante, cousine de Wally Gator, alligator de dessin animé qui a sévi dans les années 80’ et incarné un humain tentant sans cesse de s'échapper du zoo au grand malheur du gardien des lieux, M. Tourniquet.

Raph, Adé et Renaud, invitent une jeune femme à pousser la chansonnette sur un titre. Elle s’en tire tant bien que mal juste en remuant le popotin sur un rythme endiablé.

Le trio décalé et provocateur, quitte l’estrade par un passage obligé sur… « Salope » au cours duquel chacun scande comme il le peut sa propre vision du couple.

Après tout, ‘Va t’faire enculer va bien t’faire enculer salope’ peut bien être considéré comme une belle déclaration pour sa dulcinée. Si si !

Il ressortira peut-être de la bouche d’Angèle des mots plus doux. Direction donc l’Eden.

Angèle Van Laeken est ce que l’on appelle ‘une enfant de la balle’. Fruit du chanteur Marka et de la comédienne Laurence Bibot, elle n’est autre que la frangine du rappeur belge Roméo Elvis.

Sa ‘Loi de Murphy’, brûlot auto dérisoire coécrit par Veence Hanao et Matthew Irons, l’a véritablement propulsée sur le devant de la scène en comptabilisant pas moins de 5 millions de vues sur YouTube. Faut dire que se mettre en scène avec humour tout simplement pour raconter une journée de merde, fallait oser tout de même…

Révélation de la scène francophone en 2017, c'est aussi l'artiste qui monte et qu'on entend vraiment partout. C’est donc assoiffé de curiosité que votre serviteur s’efforce de prêter une oreille attentive à cette Bruxelloise de cœur et de sang.

Flanquée d’un accoutrement très flashy, elle entame un tour de chant, véritable condensé de pop entraînante et lancinante.

Savant mélange d’insolence, de magie et de magnificence, son grain de voix très particulier collerait parfaitement à l’univers du jazz…

Elle ensorcelle, ses yeux pétillent de bonheur. Le public s’abreuve de ses paroles qu’il semble connaître sur le bout des doigts.

Sans doute aussi qu’il s’y reconnaît à travers les textes. Les chansons sont dictées dans la langue de Voltaire. Elle y évoque le quotidien, parfois pourri, parfois tout doux, pour le raconter en chansons. L’interactivité entre Angèle et l’auditoire est totale. On peut vraiment parler ici de cohésion sociale.

Pendant « Je veux tes yeux », la fosse est invitée à réaliser des exercices de fitness. C’est un rituel, paraît-il ! Une large frange du public s’exécute.

Le temps de s’accorder une petite heure de repos aux stands appropriés, la parenthèse belge du moment s’ouvre en compagnie de BRNS. Prononcez Brains s’il vous plaît !

Cet espoir de la nouvelle génération noir-jaune-rouge avait marqué les conduits auditifs, lors de la sortie de l’excellentissime « Mexico », en 2012, une plage issue d’un premier Ep intitulé « Wounded ».

Le groupe a acquis une notoriété certaine hors frontière. Ce qui explique pourquoi le site est bien rempli.

C’est après un nouvel an arrosé qu’Antoine Meersseman (basse/chœur) et Tim Philippe (batterie/chant) décident de créer un projet commun. Diego Leyder (guitariste) et César Laloux (multi-instrumentiste) les rejoignent peu de temps après.

Ce dernier quittera la formation tout récemment pour former un projet lorgnant vers l’électro-pop (Mortalcombat) avec celle qui partage sa vie à la ville. Lucie Marsaud assurera la place laissée vacante.

Au fait, pourquoi ‘BRNS’ ? Passionnés de cinéma, les lascars se sont tout simplement inspirés du titre d’un film. Ni plus, ni moins !

Particularité, le drummer se charge aussi des vocalises. Normal donc que son instrument soit mis en avant sur les planches. Son jeu est tentaculaire !

Ce qui surprend le plus chez ce gars, c’est ce côté autiste. Hors du temps, hors de tout, il s’amuse tel un gamin déballant le jouet que le Père Noël vient de lui apporter. Il est vraiment dans son truc !

La musique de cette jeune formation est difficile à cataloguer ; hybride à souhait, elle est le résultat d’un cocktail complexe entre rythmiques non conventionnelles et sonorités quasi-pop, parfois un peu rock, mélodieuses également ou alors rocailleuses.

Le set regorge d’idées ingénieuses alternant hymnes complexes, évolutifs et jouissifs, mais facilement identifiables. Riffs de guitares et beats syncopés tourbillonnent, sans jamais s’y perdre, autour de la voix particulière de Tim.

Le band semble libre comme l’air, sans jamais anesthésier l’arène. Nos congénères d’outre-Rhin semblent conquis…

Au terme d’un gig qui a tenu toutes ses promesses, BRNS tire sa révérence avant de regagner les coulisses.

Il est 22 heures 30’. Shaka Ponk est prête à se livrer sur la grande scène. Malheureusement, des obligations professionnelles matinales m’empêcheront de poursuivre ces Nuits un peu plus longtemps… 

Ce sera très certainement pour une prochaine fois !

(Organisation : Les Nuits Secrètes)

Voir aussi notre section photos ici (site nl)

Informations supplémentaires

  • Date: 2018-07-29
  • Festival Name: Les Nuits Secrètes
  • Festival Place: Place du Dr Guersant
  • Festival City: Aulnoy-Aymeries
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