Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Ora Cogan
The Cure

Les Nuits Botanique 2007 : mercredi 9 mai. La Nuit Boring

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Soirée en demi-teinte proposée ce jeudi 9 mai à l’Orangerie. Heureusement, la configuration assise de cette dernière nous aura permis de tester le confort des sièges. Des sièges presque aussi intéressants que la série de concerts accordés par Superflu, Seb Martel, The Kissaway Trail et Peter Von Poehl.

 On pourrait se forger une réputation de mauvaise langue et se contenter de dire que Superflu, c’est un peu comme Dionysos si ces derniers avaient été chiants. Mais finalement, sur la longueur, ils nous ont certainement offert le set le plus enthousiasmant et le plus charmant de la soirée. Après un départ plutôt quelconque et au fur et à mesure du set, les Français ont trouvé leurs marques pour véritablement se révéler sur le très bon « 25 ans ». Dans l’ensemble, Superflu constitue donc une formation qui gagne à être revue sur scène ; mais dans d’autres conditions.

 20 minutes plus tard, Seb Martel prend la place de Superflu. Et, à vrai dire, hormis l’ultime petite ritournelle en espagnol, seule à sortir du lot, le reste du set était carrément ‘borderline’, comme dirait l’autre. En d’autres termes, limite médiocre. Suivant…

 Que le dealer du rédacteur qui a titré sa chronique de The Kissaway Trail « Les Arcade Fire du Danemark » se fasse connaître. Je veux la même chose. Et en 10 exemplaires, siouplé ! The Kissaway Trail a beau être composé d’excellents musiciens, et le bassiste avoir un petit air de Win Butler, la formation danoise est loin d’égaler le brio des Canadiens. Sur scène, comme sur disque, The Kissaway Trail a du mal à convaincre, malgré quelques bons morceaux, ici et là…

 Enfin, place à la tête d’affiche de la soirée, Peter Von Poehl. Fort d’un excellent album (« Going To Where The Tea Trees Are ») et d’une tournée opérée en compagnie des Français de Air, le géant suédois ne s’est pas vraiment distingué. En cause, un set assez plat, entrecoupé d’interventions assez gauche du jeune homme (cette affreusement mauvaise anecdote !) Ce dernier ira même jusqu’à se lancer dans une atroce reprise de « Heartbreak Hotel », durant laquelle une petite partie du public fuira à toutes jambes. Von Poehl sauvera les meubles sur la fin de sa prestation, en enchaînant « A Broken Skeleton Key », « Going To Where The Tea Trees Are » et « Lost In Space ». Occasion rêvée de s’éclipser avant que le rappel ne vienne boucler cette soirée bien morne. On ne peut pas gagner à tous les coups...  

 
Superflu + Seb Martel + The Kissaway Trail + Peter Von Poehl 

 

 

Les Nuits Botanique 2007 : vendredi 11 mai 2007. La Nuit Belge.

Une ‘nuit belge’ ? Voilà un concept qui a déjà fait ses preuves l’année dernière, et qui encore une fois se solde par un succès public des plus revigorants, tous styles confondus. Evidemment les groupes à l’affiche n’ont déjà plus grand chose à prouver, et l’on ne retrouve pas à l’affiche K-Branding, I Love Sarah, Opak ou Lugubrum, mais plutôt The Tellers et Sioen –ce qui n’est pas pareil. Démarrage pied au plancher avec Les Anges, autrement dit Hulk + la claviériste déjantée de feu Fifty Foot Combo, ce groupe gantois qui a cessé d’exister après douze années de folles empoignades surf’n’roll. « The Worst is yet to come », titre l’une de leurs douze chansons, et heureusement pour eux nos rockeurs jouent avant les poussifs Mud Flow : la messe est déjà dite, merci pour le raccourci. En 40 minutes les Louviérois et leur nouvelle copine (à la langue bien pendue) auront montré de quel bois ils se chauffent : ça brûle à nos oreilles, ça bout dans le calbutte… Tel un bison en rut leur rock ne laisse aucun répit mais beaucoup de traces : dans le cerveau, sur le teint du miroir (« 50 euros »), à cet endroit du slip où les fesses se raidissent sous les assauts du riff. Ssssss… Nos tympans sifflent, oui, face aux déflagrations boogie de « Be a man » et de « You wanna have it all » : t’en veux ? Tu vas en avoir pour ton compte, à toute berzingue et sans temps morts intempestifs. Les Anges prêchent le rock’n’roll 50’s-70’s comme personne en Belgique : vivement le paradis qu’on se délite sans honte !

 

Après, bon… Il y avait Sharko. Qu’on attendait certes au tournant (son dernier album taillé pour le succès FM) mais sans grand intérêt : le type est bon sur scène, ses morceaux tout autant,… Reste la surprise, chez lui pas trop de mise. Il n’empêche que ce soir, dans un chapiteau bourré à craquer, Sharko a livré un de ses meilleurs concerts : virevoltant, pro mais pas trop, tubesque et diablement festif. Tout « Molecule » (ou presque) y passera, sans oublier les vieux hits (« Tonite », « Spotlite », « I Went Down », « Excellent (I’m special) ») qui pour le coup sonnent comme de vrais hymnes ‘un peu’ belges. C’est que David Bartholomée a retenu les leçons de ses anciens échecs publics : à force de faire le clown personne n’achetait ses disques, et c’était bien dommage. Fini le temps de l’entertainment tarte (parce que trop prévisible) : place aux refrains assimilables en cinq secondes, à répéter en chœur pour conjurer la mauvais sort. « Motels », « Trip », « Sugarboy », « Rock 1 » : l’heure est aux hymnes racés, façon U2 (l’âge d’or)/Police. L’avenir nous dira si Sharko et ses valeureux compagnons (Teuk Henri à la guitare, Julien Paschal à la batterie) veulent devenir le nouveau Placebo, mais une chose est sûre : avec un inédit dont le refrain martèle les mots ‘Godspeed’, ‘You !’, ‘Black’, ‘Emperor’, on l’entrevoit cette fois sans drache nationale.

Les Nuits Botanique 2007 : samedi 5 mai. Revenge of the Nerds.

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Soirée internationale sous le chapiteau des Nuits Botanique. D’un côté, Alex Gopher pour la France, de l’autre Just Jack pour la Grande Bretagne et, cerise sur le gâteau, The Whitest Boy Alive pour la Norvège et l’Allemagne. Et les ‘twelve points sont revenus incontestablement à ces derniers.

 En ouverture de la soirée, un Alex Gopher faiblard s’est contenté d’enchaîner essentiellement les titres de son disque éponyme. Son electro-pop n’a d’ailleurs l’air de ne produire ses effets que sur quelques rares membres de l’assistance. Même son excellent « The Child », reprise de la grande Nina Simone, a eu droit à un traitement ‘guitaristique’ des plus futiles. Une belle déception.

 Ensuite, place à Just Jack pour lequel la majorité du public était manifestement présente. Responsable d’un set quasi similaire à celui présenté au Witloof Bar quelques semaines auparavant, Jack et ses potes ont prouvé une fois de plus que lorsque l’on passe sur Pure FM et Mint, il ne faut pas grand-chose, sur scène, pour satisfaire le public…

 Apparu sur scène quelques minutes après le départ de Just Jack, Erlend Øye se fera happer presque instantanément par une horde de groupies. De quoi donner de l’espoir à tous les nerds de la planète. Après une séance de dédicaces et photos forcées (non pas que monsieur Øye ait eu l’air de s’en plaindre, au contraire), The Whitest Boy Alive au grand complet débarque sur scène et balance un set magistral introduit par « Inflation ». Entre quelques singeries et impros (« Harder Better Faster Stronger » de Daft Punk glissé entre deux titres), Erlend se montre aussi en forme qu’au festival de Dour 2006, si pas plus. Après avoir dédicacé le maladroit « Above You » à la Wallonie, la formation termine sa prestation par un remarquable « Burning », repris en chœur par quelques fans des premiers rangs. Encore un 10/10 pour le garçon le plus blanc du monde.

 Alex Gopher + Just Jack + The Whitest Boy Alive

 

Les Nuits Botanique 2008 : mercredi 7 mai

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La chaleur du jour imprègne encore les allées du Botanique ce mercredi soir. Les mélomanes y flânent dans une ambiance moite et nonchalante.

A l’intérieur d’une Orangerie déjà bien remplie, les Bruxellois de Cafeneon entament un de leurs premiers concerts. Les plages lancinantes, teintées de guitares et de claviers new-wave évoquent Cure ou New Order. Frisant par moment la léthargie, le set du quintet parvient tout de même à conquérir une bonne partie du public, servi notamment par une section rythmique inventive.

Les six musiciens de Tunng s’installent ensuite, bien en ligne. Durant plus d’une heure, ils vont parcourir leurs trois albums, en privilégiant toutefois le petit dernier, « Good Arrows ». Les harmonies subtiles illuminent des chansons qui n’oublient jamais d’être intelligemment construites, entre folk apaisée et électro minimaliste. Si quelques baisses de régime peuvent mollir le propos à mi-parcours, Tunng nous surprend par une attitude généreuse et quelques décalages judicieusement placés (le nerveux « Soup », en forme d’hommage à… Metallica !) L’univers des Anglais peut tour à tour se montrer enjoué, voire dansant (l’irrésistible « Bullets »), puis déchirant (le magnifique doublé « Jenny Again » et « Sweet Williams » tiré du second album, « Comments of the Inner Chorus »). C’est peut- être dans cette dualité que réside la part la plus captivante du groupe : toujours bienveillante, la petite musique de Tunng n’en possède pas moins un caractère nuancé qui la rend tellement humaine. Et après nous avoir bercés, chacun peut rentrer chez soi le nez dans les étoiles, en attendant de nouvelles nuits qu’on espère aussi belles.

Tunng + Cafeneon

Organisation Botanique

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