Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 janvier 2021 17:36

William Doyle inspiré par le jardinage…

Après avoir été nominé au Mercury Music Prize et collaboré avec Brian Eno, le Britannique William Doyle publiera son deuxième album solo, « Great Spans of Muddy Time », ce 9 avril 2021. Un opus qui fera suite à deux elpees gravés sous son alias East India Youthle.

Les compos de ce nouvel LP ont dû être réenregistrées, par la faute d’un disque dur déficient (NDR : et sans doute de l’oubli d’en faire un back up). Il a donc dû travailler sur base d’une cassette…  ‘Après avoir perdu ces fichiers et m’être rendu compte que je ne pourrais plus assembler ces idées pour les transformer en une œuvre d’art à proprement parler, je ne me suis pas senti triste mais au contraire assez soulagé de pouvoir les démêler, les libérer de la forme dans laquelle je les avais enfermés’, explique Doyle.

Inspiré par Robert Wyatt, Robyn Hitchcock, Syd Barrett, les premiers albums de Brian Eno et la trilogie berlinoise de Bowie, il a aussi puisé sa muse chez Monty Don, présentateur principal de la série télévisée de jardinage diffusée à la BBC, ‘Gardeners 'World’. Doyle explique : ‘Je l’ai un jour entendu comparer la dépression dont il avait souffert à un moment de sa vie à une grande travée de boue qui avait traversé son existence (great spans of muddy time dans la langue de Shakespeare), j’ai tout de suite su que ça serait le titre de l’album’.

En attendant, "And Everything Changed (But I Feel Alright)", morceau qui figurera sur cet album, est en écoute ici

 

dimanche, 31 janvier 2021 17:34

L’arrière-pays de Hinterland

Jakethehawk est un quatuor américain qui pratique une musique mêlant heavy, psyché, prog, shoegaze, fuzz et post rock. Son nouvel elpee, « Hinterlands », paraîtra ce 19 février 2021, et son troisième single, "Ochre and Umber" (à écouter ici).

Ce morceau est une sorte de méditation sur les expériences de mort imminente et de lumière au bout du tunnel…

Inspirée par les paysages denses et boisés au confluent des trois rivières de l'état de Pennsylvanie, la musique de Jakethehawk est très susceptible de rappeler celle de The Ocean, Opeth voire même Between the Buried and Me et Elder.

Et pour vous forger une bonne idée du style pratiqué par le combo, le clip de "Counting" est encore disponible

 

« Excerpts from Chapter 3 » constitue le troisième elpee de Rats on Raft, une formation batave (établie à Rotterdam, pour être plus précis) dont le style mérite une attention toute particulière.

La formation avait assuré le supporting act de Franz Ferdinand, lors d’une tournée au Japon ; et cet opus s’inspire des expériences vécues lors de ce périple, tout en exhalant subtilement des fragrances. A l’instar de « T.M.E ». (« Tokyo Music Experience »), un single enlevé, convulsif, dansant, criblé de clappements de mains, une compo presque new wave que Devo aurait pu composer, à une certaine époque. Puis, de l’intro « Prologue : Rain ». Mais également de « The rise and fall of the plague », de l’exotique « Another year » (NDR : un instrumental mystérieux), du post punk « Where is my dream ? » ainsi que de « Part two : crossing the desert”, une piste émaillée de disgressions électriques caustiques.

Si les vocaux sont le plus souvent, incantatoires, chamaniques, scandés, probablement overdubbés (Berlin Blondes ?), épousant même des inflexions réminiscentes d’une Siousxie Sioux conjuguée au masculin, ils sont joliment contrebalancés par les vocalises éthérées de Natasha van Waardenburg. Ils se révèlent cependant presque maléfiques sur « The disappearance of Dr. Duplicate », un morceau dont l’urgence post punk nous renvoie à Magazine, sans les claviers. Et « Second born child » suscite encore davantage d’angoisse. Sinistres, ses accords de piano et son battement de tambour nous plongent même dans un univers lugubre, Enfin, « Epilogue : big poisonous shadows » clôt cet LP sur une note toute autant tourmentée.

Rats on Raft a également le bon goût de varier les climats, mais aussi de saupoudrer son expression sonore d’accents psychédéliques. Ce qui la rend plus complexe. Enfin, le combo pousse le raffinement à fondre les plages les unes dans les autres, un peu comme dans un concept album. 

Entre punk, prog et psyché, cet album est aussi audacieux qu’étonnant !

samedi, 30 janvier 2021 10:54

Cooler returns

Malgré son patronyme, Kiwi Jr. ne nous vient pas de Nouvelle-Zélande, mais du Canada. De Toronto, très exactement. « Cooler returns » constitue son second opus, et il fait suite à « Football money », paru en 2019.  

Jeremy Gaudet, le chanteur de Kiwi Jr, possède une voix aussi sinueuse et fragile que celles de Jonathan Richman voire de Peter Perrett, alors que ses textes posent un regard ironique, sarcastique même, sur le monde qui nous entoure. Une description de la société contemporaine qu’il dépeint un peu à la manière d’un Ray Davies. On a même l’impression qu’il rend hommage au leader des Kinks, tout au long de « Maid Marian’s toast ».

Tout en mêlant post punk, folk, indie rock, lo-fi, pub et power pop, la musique de Kiwi Jr. est aussi imprévisible que celle de Television Personalities. Et tout au long de « Cooler returns », on y rencontre de jolies mélodies, des chœurs hymniques, de l’harmonica, des cordes de grattes lumineuses, slide, carillonnantes (NDR : il y aurait bien une Rickenbacker sur « Only here for a haircut »), duales ou déchiquetées (NDR : un titre éponyme bien rythmé qui aurait pu figurer sur un des premiers albums des Strokes), du piano (plink plonk lors du final « Waiting in line ») et même de la mandoline et du xylophone sur le groovy, accrocheur et ensoleillé « Dodger », probablement le point d’orgue de ce long playing…

samedi, 30 janvier 2021 10:51

The last exit

Tessa Murray est britannique et Greg Hughes américain. Elle se consacre aux claviers et au chant. Il est multi-instrumentiste, producteur et ingénieur du son. Un couple en studio comme à la ville dont le projet musical, Still Corners, est né en 2007. Et « The last exit » constitue son cinquième elpee.

Une œuvre qui nous invite à traverser les paysages arides et solitaires des déserts du sud-ouest américain. Un peu dans l’esprit de « Paris, Texas » de Wim Wenders. Bref, une musique particulièrement cinématographique hantée par la voix de Tessa aussi vaporeuse et nonchalante que celle de Hope Sandoval (Mazzy Star). Rien que le sifflotement qui traverse « Crying » rappelle les B.O. des westerns spaghetti de Sergio Leone, alors que l’instrumental « Till we meet again » nous plonge au sein d’un univers que n’aurait pas renié Mike Oldfield. Un coyote hurle pendant « Bad town », un morceau de folk noir étrange et sombre à la fois. Parfois, on y croise un piano spectral. Et puis il y a ces interventions de guitare chargées de reverb qui réveillent en notre for intérieur le « Blue hotel » de Chris Isaak. Des interventions tour à tour traitées à la slide, à la pedal steel, surf ou même sous forme acoustique, parfois même en picking, à la manière d’un Ry Cooder. Faut dire que Greg est particulièrement doué sur son manche. Chargé de swing (?!?!), « It’s voodoo » libère même des sonorités dignes de Mark Knopfler. Le plus étonnant procède du contraste entre la voix de Tessa et certaines compos plus rythmées, quelquefois boostées par la ligne de basse offensive. Mais quel que soit le tempo, sa voix reste languissante. Tout en s’intégrant parfaitement dans l’ensemble. 

Un album élégant, bourré de charme, mais énigmatique, qui a encore recours à l’électronique, mais dont le drumming organique apporte davantage de profondeur à des compos qui traitent d’isolement, de vulnérabilité et de mort…

samedi, 30 janvier 2021 10:50

Atlas Vending

« Atlas Vending » constitue le quatrième elpee de ce trio torontois, un disque qui a été coproduit par Ben Greenberg, le guitariste de Uniform (NDR : un duo indus-metal) et mixé par Seth Manchester (Daughters, Lingua Ignota, The Body). Naturellement percutante, sauvage, parfois même brutale, la musique de cet opus s’avère cependant plus complexe que sur les précédents essais.

D’abord on y retrouve ces riffs tranchants, abrasifs, saccadés, ces stridulations et distorsions électriques très caractéristiques, la voix blanche et impétueuse d’Alex Edkins, sans oublier ce tempo frénétique adopté sur plusieurs plages. Le tout baignant au sein d’un climat aussi malsain que claustrophobe. Parfois dans l’esprit des débuts de Fugazi voire d’At The Drive In.

Mais le plus intéressant procède des nuances rencontrées sur plusieurs pistes. A l’instar du post punk « Framed by the comet’s tall », une compo au cours de laquelle la violence semble bien maitrisée. Et puis surtout du titre final, « A boat to drown it ». Un morceau de plus de 7’30 évoluant sur un tempo obsessionnel, hypnotique,’motorik » mais qui surfe sur une vague d’électricité ‘mybloodyvalentinesque’. On rencontre d’ailleurs également des harmonies vocales réminiscentes du MBV sur « Blind youth industrial ». Enfin, le tempo quasi-binaire peut également se révéler tribal, amérindien (« Pulse »).

Maintenant, pas de panique, la musique de Metz est toujours aussi bruitiste…

samedi, 30 janvier 2021 10:49

Candid

Fondé en 2014 par Max Kakacek and Julien Ehrlich, deux ex-membres de Smith Westerns, Whitney vient d’enregistrer un album de reprises. Ce n’est pas la première fois que le band se livre à de tels exercices de style. En 2017, il s’était ainsi attaqué à une cover du « You’ve got a woman » du duo soul/funk néerlandais Lion et au « Gonna Hurry (As Slow as I Can) » de Bill Owens, une chanson popularisée par Dolly Parton.

Sur « Candid », Whitney nous propose, notamment, des versions de compos signées Brian Eno/David Byrne (« Strange overtones »), John Denver (« Take me home, country roads », auquel participe Waxahatchee), Damien Jurado (« A.M. AM ») ou encore Moondog (« High on a rocky ledge »).  

S’il n’y avait le superbe falsetto des deux vocalistes, on pourrait reprocher à cet LP de ne receler que de pâles interprétations. Seules les deux folk songs sauvent un peu la mise. Tout d’abord le « Crying, laughing, loving, lying » de Labi Siffre, dont la mélodie pop accroche instantanément. Puis l’adaptation de la très jolie ballade « Rainbows & Ridges » de feu Blaze Foley, un chanteur/compositeur/poète texan, encensé par Townes Van Zandt et Lucinda Williams…

M’enfin, c’est un peu maigre comme bilan…

dimanche, 24 janvier 2021 11:06

Drunk Tank Pink

Deuxième elpee pour ce groupe considéré comme un des leaders du renouveau du punk rock britannique. Intitulé « Drunk Tank Pink », il a bénéficié de la mise en forme de James Ford (Arctic Monkeys, Foals), une œuvre qui reflète l’anxiété vécue lors du passage entre la jeunesse et l’âge adulte. Une thématique plus sombre, même si les textes ne sont pas dénués d’un humour bien britannique.

Découpé en 11 plages « Drunk tank pink » se nourrit volontiers de funk blanc. Pensez à XTC, Gang of Four, Talking Heads et même à PIL. A cause des interventions bien syncopées à la guitare de Sean Coyle Smith. Et l’autre gratteur, Eddie Green, vient régulièrement apporter son grain de sel, entrant régulièrement en duel avec son partenaire. Bien sûr, l’énergie punk est toujours bien présente. A l’instar de « Great dog », morceau le plus court du long playing ainsi que du frénétique « 6/1 ». Véhémente, la plus souvent déclamatoire, la voix de Charlie Steen est très souvent hantée par celle de feu Mark E. Smith (The Fall). Elle devient cependant incantatoire sur « Born in Luton », une plage qui lorgne vers le math rock (Shellac ?), nonobstant ses chœurs masculins. Et carrément ‘rottenesque’ sur « Water in te well », une piste qui libère un groove réminiscent des B52’s, mais dont la structure rappelle Parquet Courts. Et elle campe un baryton profond sur « Human, for a minute », une compo aux percus disposées en couches et aux sonorités de guitares discrètes, mais chatoyantes.

L’album nous réserve deux compos audacieuses. Tout d’abord « Snow day ». Bien que fondamentalement rock, à cause des roulements de drums dispensés par Charlie Forbes, elle se frotte à la fois au punk, au funk, mais surtout au jazz, un peu dans l’esprit du « Black star » de Bowie. Et enfin, le titre final « Station wagon ». Un morceau de 6’ qui s’ouvre par un poème récité tel un sermon sauvage traitant de l’égo humain, sur bande sonore cinématographique (pensez aux B.O. de westerns spaghetti signées Ennio Morricone) avant qu’il ne monte en intensité. Moment choisi pour les guitares de se mettre à frémir et les instruments de s’empiler avant l’apocalypse. Superbe !

dimanche, 24 janvier 2021 10:42

Plum

Widowspeak est un duo réunissant la chanteuse Molly Hamilton et le guitariste Robert Earl Thomas. Lors des sessions d’enregistrement de cet elpee, le duo new-yorkais a reçu le concours du pianiste Michael Hess ainsi que du préposé aux synthés et à la basse, Sam Cohen. « Plum » constitue le 5ème album de Widowspeak, une œuvre qui a bénéficié du mixing d’Aldous Harding (PJ Harvey, Aldous Harding, Perfume Genius) et de la mise en forme de Sam Evian. Alias Sam Owens, il milite également chez Celestial Shore.

La musique de Widowspeak baigne au sein d’une forme de dream pop illuminée par la voix diaphane et nonchalante d’Hamilton, une voix rappelant très souvent celle de Hope Sandoval (Mazzy Star). Elle y chante des compos dont les lyrics posent des réflexions personnelles sur nos angoisses existentielles au sein d’une société de consommation rongée par le capitalisme.

Même si parfois le tempo peut se révéler offensif, les morceaux sont particulièrement raffinés. Les interventions de guitare tour à tour en picking, surf (« Even true love », une pisite qui arait pu figurer au répertoire de Chris Isaak)), en boucle (« Money ») ou rythmiques (« Sure thing »), mais toujours élégantes et parcimonieuses, la ligne de basse profonde (« The good ones ») ou palpitante (« Amy ») et les synthés atmosphériques entretiennent ce climat feutré.

Les deux dernières pistes de cet LP invitent davantage l’électronique. Psyché/folk, « Y2K » s’ouvre par des claviers cathédralesques, alors que « Jeanie » rend probablement hommage à Terry Riley, une plage que Molly chante aussi bien en français qu’en anglais. Un album qui ne manque pas de charme…

Mogwai diffusera, en première, un set live très spécial accordé au ‘Tramway’, dans sa ville natale de Glasgow, ce 13 février 2021. Il y interprétera son nouvel opus, « As The Love Continues ».

Les billets sont en vente maintenant et disponibles sur www.mogwai.scot

Le nouvel elpee paraîtra ce 19 février 2021. Il a été enregistré sous la houlette de Dave Fridmann et a bénéficié du concours d’Atticus Ross sur « Midnight Flit » et Colin Stetson pour « Pat Stains ».

La vidéo de « Dry Fantasy » est disponible ici et celle de « Richie Sacramento » là, deux plages qui figureront sur le nouveau long playing…