La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

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mercredi, 13 octobre 2021 17:33

Un ‘Best of’ pour Baxter Dury…

Baxter Dury publiera un ‘Best Of’ consacré à ses 20 années de carrière le 3 décembre 2021. Intitulé "Mr Maserati 2001 à 2021" il réunira des morceaux issus des six albums de Dury, ainsi qu’un inédit.

Baxter Dury a déclaré au sujet de son nouveau titre, “D.O.A”: ‘C'est une sorte de clin d'œil à la musique que j'ai découverte pendant le confinement parce que mon fils Kosmo écoutait Frank Ocean, Tyler the Creator et Kendrick Lamar. Et cette musique est devenue une obsession, mais également une source d’inspiration…’

Le clip de “D.O.A” est disponible ici

 


 
mercredi, 13 octobre 2021 17:24

Bryan Adams si heureux qu’il en souffre…

Le 15eme elpee de Bryan Adams sortira le 11 mars 2022. Son titre ? "So Happy It Hurts"

‘La pandémie et le confinement ont vraiment éradiqué la spontanéité. Soudain, toutes les tournées se sont arrêtées, personne ne pouvait sauter dans la voiture et partir’, déclare Adams. La chanson-titre parle de liberté, d'autonomie, de spontanéité et du plaisir de la route. L'album du même nom, touche à beaucoup de choses éphémères dans la vie qui sont vraiment le secret du bonheur, le plus important demeurant la connexion humaine."

Le titre maître bénéficie d’un clip vidéo, et il est disponible

En concert au Lotto Arena le 19 mars 2021


 
mercredi, 13 octobre 2021 17:22

Gaby Jogeix nominé aux Grammy Awards…

Son troisième elpee, "Meanwhile in New Orleans", est sorti en 2019 ; et pourtant, Gaby Jogeix est l'un des nominés aux Grammy Awards la catégorie ‘Album de blues contemporain’. L’opus a été enregistré aux Marigny Studios, qui était un ancien Dance Hall dans le quartier de Marigny où Fats Domino jouait dans les années 60.

D’origine française et espagnole, il est né à Bilbao, au Pays Basque, et est établi aujourd’hui à Madrid. Il a commencé à jouer à l'âge de 17 ans et est très influencé par Elmore James, Laverne Baker, B.B. King, Elvis, Ray Charles, Albert Collins, Derek Trucks et Doyle Bramhall II, entre autres. Ses études de littérature anglaise, de théâtre, de composition musicale et d'expression corporelle ont fait de lui un musicien particulier, ajoutant encore plus d'ingrédients à un artiste qui possède déjà un mélange de cultures.

Issu de "Meanwhile in New Orleans" son premier single s’intitule "Right way to love you" et bénéficie également d’un clip vidéo. 

Si vous avez manqué cet artiste, le clip est disponible

 


 
mercredi, 13 octobre 2021 17:19

Les mauvaises habitudes de Komodor…

Issu de Bretagne, Komodor est un quatuor dont les musicos –cheveux longs, of course– doivent certainement avoir puisé dans les vinyles de leurs grands-parents pour enregistrer une musique pareille. Soit un heavy rock qu’on pratiquait déjà fin des sixties et début des seventies. Pensez au Troggs, à Blind Faith, Thin Lizzy, Blue Oyster Cult ou encore à James Gang.

"Just an escape" constitue le 1er single issu de l’album "Nasty Habits", dont la sortie est prévue pour décembre 2021. Une intro psychédélique, des thèmes de guitare en reverse à la "Foxy Lady", un premier couplet bien tranchant, racontant l’histoire d’un jeune en mal d’avenir et qui n’arrive qu’à s’évader par le fruit de son imaginaire. Les guitaristes du groupe nous proposent ensuite un thème solo de guitares harmonisées qui nous ramènent un demi-siècle plus tôt.

https://soulsellerrecords.bandcamp.com/album/komodor


 
vendredi, 08 octobre 2021 16:52

L’Eldorado de Chaos E.T. Sexual

Le nouvel elpee de Chaos E.T. Sexual,est paru ce 20 novembre 2021. Intitulé « Only Human Crust », il illustre la traversée d’une inquiétante jungle urbaine, ponctuée de discours engagés, de tableaux du quotidien décomposés et réarrangés aux couleurs d’un univers froid, industriel et pesant. Difficile de ne pas se laisser happer par la puissance et l’intensité de ces neuf morceaux qui ne font que souligner la noirceur et le tumulte de notre monde moderne. On peut penser à Godflesh, Neurosis, Dälek ou Techno Animal, mais on est avant tout entraîné dans une transe macabre au sein d'un univers aux contours résolument étranges, sans commune mesure.

Le trio de post metal français a extrait de cet opus "Eldorado", pour le traduire en clip, et il est disponible ici

En concert

14/10  Lille - La Malterie

15/10 - Bruxelles - Le Botanique / Witloof Bar

16/10 - Liège - La Zone

L’album est en écoute sur Bandcamp ici

 


 
jeudi, 14 octobre 2021 16:59

Deep states

Après avoir gravé « A Laughing Death in Meatspace » en 2018 et « Braindrops » l’année suivante, ce quatuor australien nous propose son troisième opus. Le line up de Tropical Fuck Storm implique Gareth Liddiard et Fiona Kitschin (ex-The Drones), Lauren Hammel (ex-High Tension) et Erica Dunndes (ex-MOD CON, Harmony et Palm Springs). Donc des musicos issus de la scène underground aussie.

Tout au long de « Deep states », T.F.S. recycle (post et art) punk, garage, psychédélisme, delta blues, noisy, hip hop, r&b, new et no wave ainsi que funk avant de nous régurgiter une solution sonore étrange, mais particulièrement originale. Au fil du sillon on pense successivement à The Birthday Party, Royal Trux, Tom Waits, Talking Heads, Captain Beefheart, Wu-Tang Clan, Tuxedomoon ou encore Missy Elliot. On y rencontre même des mélopées arabisantes sur « Bumma sanger » et « Suburbopia », morceau que chantent en duo Erice Dunn et Amy Taylor, la frontwoman d’Amyl & The Sniffers. Et le tout est parsemé de collages qu’on pourrait qualifier de dadaïstes…

Mais le plus impressionnant procède de cette habileté à laisser filtrer les mélodies à travers les différentes textures de l’expression sonore. A l’instar de « The greatest story ever told », morceau qui ouvre le long playing, et dont l’accroche palpable s’inscrit dans le refrain lyrique. Ou encore de « New Romeo agent », qu’interprète Erica d’un timbre aussi élégant, limpide qu’harmonieux. Parce que la voix de Gareth se révèle, la plupart du temps, gutturale. Encore qu’elle devient aussi empathique que celle de Blaine Reininger sur « The donkey », piste dont le final s’enfonce dans des stridulations noisy dignes de Sonic Youth. Ou alors adopte un phrasé hip hop, comme sur le punk/funk « G.A.A.F. ».

Pour T.F.S., nous vivons dans un monde en perdition où le bizarre est devenu la norme et c’est cette impression qu’il cherche à refléter à travers sa musique, mais aussi ses textes acérés, satiriques et polémiques, quelquefois proches du délire, mais surtout propices à une réflexion sur les conséquences de l’impérialisme américain sur de nombreuses régions de la planète.

Maintenant, oui, ce n’est pas une œuvre facile à assimiler ; mais elle a au moins l’audace de la créativité…

Du grand art !


 
vendredi, 08 octobre 2021 11:05

Sweep it into space

Le douzième album de Dinosaur Jr. (NDR : le cinquième depuis sa reformation en 2005), a bénéficié de la collaboration de Kurt Vile à la coproduction. Ce dernier apporte également son concours à la guitare sur deux plages, réalisant même de belles figures de style à la douze cordes sur « I ran away », outre sa participation aux chœurs. Des chœurs qui se révèlent carrément falsetto sur l’excellent « I ain’t », morceau qui ouvre l’opus et dont le final se charge d’intensité crazyhorsienne. Une belle intensité alimentée par des riffs saignants qui refait surface régulièrement tout au long du disque. 

Lou Barlow signe et chante deux pistes. Tout d’abord la valse romantique et lancinante « Garden », puis le jovial « Take it back », John Mascis se réservant l’écriture des 10 autres compos. Et bien sur le lead vocal, qu’il épanche d’un ton toujours aussi maussade et mélancolique.

Gémissant, le solo de gratte dispensé pendant « I met the Stones » rappelle ceux qu’Adrian Gurvitz réservait chez The Gun, fin des sixties (NDR : souvenez-vous de « Race with the devil »). Power pop, « And me » mêle judicieusement sonorités de six cordes acoustiques et électriques. Plus enlevé, « I expect it always » s’enfonce progressivement dans la noisy. Enfin, l’album s’achève par la ballade dévotionnelle, « You wonder ».

Bref, un elpee bien dinosaurien, mais aux mélodies qui accrochent instantanément. Ce qui n’est pas plus mal !


 
vendredi, 08 octobre 2021 11:03

Mutator

Alan Vega, le chanteur de Suicide est décédé en 2016. Réunissant cet artiste et Martin Rev, ce duo s’est servi de l’électronique pour concocter un répertoire singulier et visionnaire. Il va ainsi tracer la voie à des groupes comme The Human League, Cabaret Voltaire, Tubeway Army et surtout Depeche Mode. Cependant le parcours solo de Vega est tout aussi intéressant. Bien sûr, le mélomane lambda se souvient surtout de son hit single « Jukebox babe », mais sa carrière en solitaire, prolifique et riche en collaborations, va accoucher de plus d’une vingtaine d’albums qui vont même mêler hip hop, rock, metal et électro.

Enregistré entre 95 et 96, mais à l’époque inachevé, "Mutator" a été réalisé par l’artiste et Liz Lamere, son épouse et partenaire musicale. Après avoir retrouvé les bandes originales, Jared Artaud –un disciple de Vega qui drive le groupe minimaliste issu de Brooklyn, The Vacant Lots– a produit et mixé le tout.

C'est le premier opus d'une série puisée au sein d'archives, que le chanteur avait baptisé ‘The Vega Vault’, un vaste bric-à-brac d'écrits, de peintures, de dessins et de musique signés Vega.

Court mais obsessionnel "Trinity" ressemble à une invocation glaçante et angoissante. Sur "Fist", Vega chante ‘Destroy the dominators’ sur un lit de synthés rampants et un rythme hip-hop impassible, tandis que sur la ritournelle bucolique "Samurai", il déclame des paroles tour à tour sinistres (‘Missing girls/Who's been killing 'em ?’) et impénétrables, alors qu’à la fin du morceau il prend congé de l’auditeur en prononçant les mots ‘Au revoir’. "Nike solider" se révèle autant troublant que menaçant, alors que tout au long de l’ambient "Breath", il déblatère sur un ton flegmatique. Paradoxalement il est également capable d’emprunter les inflexions d’Elvis Presley. Mais lorsque ses propos deviennent emphatiques, c’est à Simon Huw Jones (And Also The Trees) que l’on se met à penser.

Un album posthume hanté, malsain, dérangé et dérangeant…


 
vendredi, 08 octobre 2021 11:00

Comfort to me

Fondé en 2016, Amyl & The Sniffers compte deux albums à son actif. Un éponyme gravé en 2019, et « Comfort to me », paru en septembre dernier. Amy Taylor en est la frontwoman et la chanteuse. Particulièrement aigüe et vindicative, sa voix évoque Kathleen Hanna (Bikini Kill) voire Poly Styrène (X-Ray Spex). Elle est aussi venimeuse que celle de Johnny Rotten, puisqu’elle traduit sa colère, sa frustration et sa peur existentielle, à travers ses paroles, n’hésitant pas à fustiger le patriarcat, la misogynie, le non-respect des droits de l’homme ou encore le manque de courage des hommes politiques face au dérèglement climatique. 

Le quatuor australien (NDR : il est issu de Melbourne) privilégie les morceaux courts, percutants et frénétiques. « Hertz » évolue même sur un tempo tribal réminiscent des Cramps. Seuls l’incendiaire et provocant « Don’t need a cunt » ainsi que le punk/blues « No more tears », qui ressuscite l’esprit de Gun Club, lèvent quelque peu le pied. Le trio guitare/basse/batterie est une véritable machine à rythme que rien ne semble pouvoir perturber. Ni les accès de basse caoutchouteuse, ni les quelques solos de gratte bien sentis. Parfois le spectre de Cosmic Psychos se met à planer ou alors, lorsque le groove devient plus heavy, carrément, on ne peut s’empêcher de penser aux sulfureuses filles de L7…


 
vendredi, 08 octobre 2021 10:58

The Ultra Vivid Lament

« The Ultra Vivid Lament » constitue déjà le quatorzième album de Manic Street Preachers, d’une carrière entamée en 1986. Glam/punk à l’origine, la formation galloise a viré peu à peu à la pop, surtout après la disparition de son guitariste rythmique, Richey Edwards, en 1995. Depuis, le line up a décidé de poursuivre son aventure en trio : le chanteur/guitariste James Dean Bradfield, le chanteur/bassiste Nicky Wire et le drummer Sean Moore.

Première constatation, le piano est beaucoup plus présent tout au long de cet opus. C’est Bradfield qui s’en charge. Il y a bien encore l’une ou l’autre envolée à la guitare, mais en général, les compos baignent au sein d’une pop sophistiquée, hymnique même, aux orchestrations et arrangements soignés. Parfois les interventions aux ivoires alimentent des mélodies hymniques réminiscentes du groupe suédois, ABBA. Il y a même des chœurs féminins floydiens (« Dark side of the moon » ?) sur « Black diary entry », une plage que Mark Lanegan chante d’une voix sombre et sensuelle. Autre invitée, Julia Cumming (Sunflowers) pose la sienne sur « The secret he had missed », un morceau inspiré par les artistes gallois Gwen et Augustus John.

Rien de bien neuf chez les Manics, si ce n’est une longévité qui a fini par les rendre de plus en plus mainstream, malgré des textes qui traitent, sur cet opus, de résignation, révolution, désespoir et défi…