TRAVO avance sur terrain vague

Le quatuor portugais TRAVO publiera « WASTELAND » le 2 octobre 2026 sous la bannière de Fuzz Club, en partenariat auprès de Spinda Records et gig.ROCKS! pour l’Espagne et le Portugal. Premier disque du combo chez le label londonien, ce quatrième opus studio…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
The Cure
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 21 septembre 2019 16:22

Starcrawler anthropophage ?

Fondé en 2015, Starcrawler est un groupe californien, issu de Los Angles très exactement, dont le deuxième LP, « Devour you », paraîtra ce 11 octobre 2019, un disque qui fait suite à un premier opus éponyme paru l’an dernier. « Devour you » a bénéficié du concours de Nick Launay (Nick Cave et les Bad Seeds, Yeah Yeah Yeahs, L7) à la production. Sauvage, l’intensité électrique dispensée par le band atteindrait son apogée sur les planches. En attendant vous pouvez toujours voir et écouter le clip de « Bet my brains », ici

 

samedi, 21 septembre 2019 16:20

La vie privée de Tempers

Duo établi à New York, Tempers réunit Jasmine Golestaneh et Eddie Cooper. Depuis ses débuts, le groupe creuse son propre sillon au sein d’un univers sonore qui agrège indie dark, electronica et synth-pop. « Private life », son troisième elpee, nous entraîne dans un paysage davantage sombre et introspectif. Tempers véhicule ses idées à travers le son pour aborder des thématiques sur les problèmes quotidiens. L’elpee sortira ce 25 octobre. Deux titres ont été traduits en clips, « Capital Pains” (voir ici) et “Peace of mind” (voir là)

 

samedi, 21 septembre 2019 16:18

Empath de renouveler le noise punk…

Empath est un combo issu de Philadelphie, dont le premier elpee paraîtra ce 4 octobre 2019. Responsable d’une forme de noise punk, le band implique des membres de Perfect Pussy et Waxahatchee.

Au cours de l'année 2019, Empath s'est imposé comme l'un des groupes émergents les plus intéressants de la musique indépendante et a été proclamé ‘le jeune groupe psychédélique le plus inventif des Etats-Unis’ par le magazine Rolling Stone. Intitulé « Active Listening: Night on Earth », l’album paraîtra chez Fat Possum.

La vidéo de “Soft shape” est disponible ici

 

samedi, 21 septembre 2019 16:04

Alison Barter fait de son mieux

L’Australienne Ali Barter est de retour avec son nouvel album « Hello, I'm Doing My Best », une collection révélatrice de chansons qui évoquent ses relations avec son corps, son instinct, la sobriété et les faiblesses qu’elle combat, mais aussi les personnes qu’elle aime le plus. L’elpee paraîtra ce 18 octobre. En attendant son clip intitulé « January » est disponible ici

Tracklisting

1 Lester
2 Ur A Piece Of Shit
3 History Of Boys
4 Big Ones
5 Cocktail Bar
6 January
7 Backseat
8 Magoo
9 Are You Happy Now?
10 This Girl
11 I Won't Lie

samedi, 21 septembre 2019 16:02

Joseph Arthur invite le monde

« Come back world », c’est le titre du nouvel album de Joseph Arthur qui paraîtra ce 11 octobre 2020. Il fait suite à « The family », paru en 2016. Sur cet opus il aborde les sujets de la renaissance et de la survie.

Lors des sessions, il a notamment reçu le concours de Ben Harper, Patrick Carney (batteur de The Black Keys), Jesse Malin et Greg Dulli.

http://josepharthur.com

Come Back World - Track Listing

Come Back World
I’ll Be Around
Streetcar
Tomorrow Today
Biggest Mistake
Make It True
Seek And Find
Pale Fire
Mayor Of The Lower Eastside   
Somewhere With You

En outre, suite au décès de Ric Ocasek, Joseph Arthur a voulu lui rendre hommage en reprenant un classique des Cars, "You're All I've Got Tonight". Et sa version réalisée ‘live’, en solo, est disponible ici

 

samedi, 21 septembre 2019 15:49

King Fu poursuivi par la police fantôme…

King Fu est un trio liégeois réunissant le chanteur/guitariste Greg Danger (Daggers, The K, Necrodancer, Woods of Yore...), le bassiste Math Schlingel (J U N G L E) et le drummer Billy Ray (Sonny's Heels, PopKatari).

Il publiera son premier elpee, « Ghost police », ce 1er novembre 2019. Un disque qui fait suite à « Cobracadabra », un Ep paru en mai 2017. Puisant aussi bien dans le punk, le grunge, le noisy rock et le funk, la musique de cette formation est même capable d’osciller de Weezer aux Doors…

Deux nouveaux titres sont en écoute sur leur Bandcamp ici

 

L’univers du rock est en deuil. Ric Ocasek, chanteur du groupe The Cars, a été retrouvé mort dimanche 15 septembre à l’âge de 75 ans, dans son appartement, à New York.

Ric Ocasek, qui chantait d’une voix assez aigue, presque étranglée, et jouait de la guitare, a écrit la plupart des chansons du groupe qu’il avait fondé à Boston, en 1976, en compagnie du bassiste Benjamin Orr, également chanteur, décédé en 2000. The Cars a gravé son premier elpee, –un éponyme– en 1978. Séparé en 1988 et reformé en 2011, il a gravé quelques tubes comme « You Might Think », « Shake It Up » ou encore « Drive », au cours des eighties, et publié 7 albums. Mais le titre le plus représentatif demeure aux oreilles de votre serviteur, « Since you’re gone ».

Tout en intégrant les rythmes saccadés de la new wave, The Cars proposait une forme de pop/rock mélodique, inspirée par David Bowie et Roxy Music.

Outre sa carrière solo, il a également été producteur pour de nombreux groupes et ou artistes, dont Bad Brains, Bad Religion, Guided By Voices, Nada Surf, Suicide, The Killers et Weezer.

The Cars avait été intronisé au Hall of Fame (Panthéon) du rock and roll l’an passé aux côtés de Bon Jovi, The Moody Blues, Dire Straits, Nina Simone et Sister Rosetta Tharpe.

Ric Ocasek a été retrouvé mort dans son appartement, à New York, ce 15 septembre 2019.

RIP

Auteur-compositeur-interprète-chanteur rennais, mieux connu pour avoir participé aux aventures de Marquis de Sade en compagnie de Franck Darcel, puis à celle de Marc Seberg, Philippe Pascal est décédé ce 12 septembre à l’âge de 63 ans.

Marquis de Sade est considéré comme une formation pionnière du post-punk français. A l’instar d’Etienne Daho, il était né en Algérie. Fils d’un père instituteur et musicien de jazz, ce jeune passionné de blues a fréquenté l’université de Rennes. Sa passion pour les arts et la littérature ainsi que sa fascination pour la musique du Velvet Underground, mais aussi pour celle de David Bowie et du krautrock (Neu !, Can) ainsi que l’éclosion de la new wave yankee (Television, Patti Smith, Père Ubu, etc.) vont lui servir de muse pour rencontrer ses projets musicaux.

Nous sommes alors fin des 70’s, début des 80’s, et la scène rennaise est en pleine ébullition. Marquis de Sade est programmé en tête d’affiche lors de la première édition des Transmusicales de Rennes, en 1979. Et le premier elpee du band, « Dantzig twist » paraît cette même année (NDR : son titre le plus notoire, « Conradt Veidt », est disponible ici

. La surprise est totale au sein du paysage musical hexagonal. Cheveux courts, vêtus de costumes sombres, les musiciens de Marquis de Sade se démarquent totalement de l’image traditionnelle des groupes rock issus des 70’s ; le chant et la gestuelle expressionniste de Philippe Pascal accentuant cette fracture opérée depuis quelque temps déjà aux Etats-Unis et en Angleterre. Son attitude était alors très proche de celle de Ian Curtis, le chanteur de Joy Division, dont le premier opus (« Unknown Pleasures ») sort un an après celui de MdS.

Malheureusement, l’enregistrement du second LP, « Rue de Siam », déclenche des conflits au sein du line up, notamment entre Philippe et Franck, et plus précisément pour le choix du producteur. Le long playing sort bien en 1981, mais le groupe se sépare et Pascal part fonder Marc Seberg, qui sortira 4 albums, davantage new wave dans l’esprit de Simple MInds, dont « Lumières et trahison », publié en 1987, récoltera un certain succès. Après la séparation du band en 1992, Philippe Pascal tentera bien de monter d’autres projets notamment en compagnie de sa compagne, Pascale Le Berre, mais sans grand succès. Outre la publication de son recueil de textes très marqués par Baudelaire et Rimbaut, la fin de carrière de Pascal connaîtra cependant des comebacks épisodiques, dont une participation aux sessions d’enregistrement de « Rose Tattoo » d’Etienne Daho, son ami. Jusqu’en 2017, moment choisi par le Rennais Patrice Poch pour célébrer le 40ème anniversaire de Marquis de Sade. Il parvient convaincre Philippe Pascal et Franck Darcel de se réunir pour un concert (NDR : un show immortalisé par le CD-DVD « 16-09-17 ») ; et suite à l’engouement suscité par cet événement, le groupe repart en tournée, achevant le périple à Paris, au Petit Bain, le 22 février 2019. C’était déjà, il y a un peu plus de six mois…

RIP

lundi, 16 septembre 2019 16:23

Serfs up !

Si « Serfs up » constitue le troisième opus de Fat White Family, on ne peut pas dire que depuis la sortie du deuxième, tout à été rose et violette ! Et pour cause, entre problèmes d’addiction, tournées promo bancales, différents entre les frères Nathan et Lias Saoudi ainsi que projets montés en parallèle (Warmduscher, The Moonlandingz, Insecure Man, Eccentronic Research Council), l’aventure avait largement du plomb dans l’aile. Et puis, miracle, les frangins et Saul Adamczewski se sont rabibochés et se sont mis à bosser sur un nouvel elpee, disque dont les sessions se sont déroulées au sein de leurs propres studios à Champzone. Et le résultat risque fort de brouiller à nouveau les pistes. Les compos sont gorgées d’arrangements luxuriants, qu’ils soient symphoniques ou de chambre (flûtes, violons et/ou cuivres), électro, jazzyfiants, psychédéliques ou exotiques. Et puis il y a ces chœurs, tour à tour grégoriens, célestes, fastueux ou encore réminiscents des Beach Boyes voire du Plastic Ono Band (NDR : pas étonnant quand on sait qu’Adamczewski et Lias Saoudi ont bossé en compagnie de Sean Lennon et Yoko Ono). 

Les dix plages de ce « Serfs up ! » rivalisent d’éclectisme. Depuis le lancinant « Feet », que chante Lias d’une voix de crooner, sur un lit ténébreux de disco teinté de no wave (Tuxedomoon ?) et de western synthétique (Wall of Voodoo ?) au blues « Bobby’s boyfriend », abordé dans l’esprit de Tom Waits, au cours duquel on a l’impression d’entendre Miles Davies souffler dans une vuvuzela, en passant par le vaporeux et aquatique « Vagina dentata » (Connan Mockasin ?), les très engagés « I believe in something better » (NDR : qui s’intéresse à l’histoire du terroriste américain Theodore Kaczynski, surnommé ‘Unabomber’, tout en laissant des sous-entendus relatifs au Brexit) ainsi que « Kim’s sunsets », qui réverbère les paroles du dictateur nord-coréen au sujet de ses missiles, le glam boogie « Tastes good with the money », l’hymnique « Rock fishes » (Mercury Rev ?) et la rumba « When I leave ». Bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Et au fil des écoutes, on n’en finit plus de déceler de nouvelles nuances au sein de ce cocktail lugubre mais festif, tourmenté, onctueux mais sauvage et surtout original dans son art à agréger les genres…     

En concert dans le cadre du festival Levitation à Angers ce 20 septembre 2019, le 21 au Transbordeur à Lyon,  le 27 à la Philharmonie de Paris et le lundi 9 décembre à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.  

lundi, 16 septembre 2019 16:19

This is not a safe place

« This is not a safe place » constitue le deuxième elpee gravé par Ride, depuis sa reformation en 2014. Un disque qui fait suite à « Weather Diaries », paru en 2017. Il ne s’agit cependant que du sixième opus du groupe d’Oxford. Ouverte en 1996, la parenthèse ne s’est refermée que près de deux décennies plus tard, une période au cours de laquelle les musicos ont participé à des tas d’autres projets ou intégrés d’autres bands (Oasis, Hurricane # 1, Beady Eye, rinôçérôse, The Brian Jonestown Massacre, Jesus & Mary Chain, Supergrass, etc.). A l’instar de My Bloody Valentine ou de Swervedriver, Ride est considéré comme une des figures de proue du mouvement shoegazing. Première bonne nouvelle, le line up du quintet est identique à l’originel, Andy Bell est Mark Gardener assurant le chant, la composition et les parties de guitares. Tout comme pour « Weather diaries », c’est le Dj Erol Alkan qui s’est chargé de la mise en forme ; ce qui explique, bien évidemment, l’incorporation d’éléments électroniques dans l’expression sonore. Mais ils sont judicieusement intégrés.  

« This is not a safe place » s’ouvre par « R.I.D.E. », une plage étonnante, terriblement groovy, qui aurait pu naître des élucubrations de Kevin Shields, même si le rythme évoque plutôt Curve et les harmonies vocales Cocteau Twins. Des harmonies vocales éthérées, sans mots, hormis ceux du titre du morceau. Et ces harmonies vocales sont lumineuses tout au long de ce long playing, alors que bien conjuguées, les grattes se révèlent tour à tour chatoyantes, crépitantes pépiantes, grésillantes, carillonnantes ou même encore grondantes, selon. Les spectres de House of Love (« Future love »), Raveonettes (l’enlevé « Kill witch » à l’atmosphère ténébreuse et aux vocaux floydiens), Sonic Youth (« 15 minutes » qui ne dure que 3’13”) se mettent même à rôder sur une bonne moitié de l’elpee. Lorsque les synthés sont davantage présents, on ne peut s’empêcher néanmoins de penser à New Order (« Jump jet ») ; mais le plus étonnant procède de la présence de compos plus pop, dream pop même qui s’enfoncent tellement dans un univers atmosphérique qu’on se croirait presque revenu à l’époque du Barclay James Harvest lorsque Les Holroyd et Stuart ‘Woolly" Wolstenholme’ étaient encore complices, comme sur le tendrement mélancolique « Shadows behind the sun », le mid tempo « Eternal recurrence » (NDR : BJH ou les Moody Blues ?) ou encore l’épique « In this room » (9’ quand même) ; les remarquables harmonies vocales corroborant ce point de vue. Conclusion, il est fort probable qu’une partie des mélomanes adorent une moitié de l’album et détestent l’autre, et inversement, suivant qu’ils soient issus de la génération des seventies ou des nineties…

En concert le 29 janvier 2020 au Trix à Anvers et le 13 février 2020 au Trianon de Paris