Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Bernard Dagnies

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jeudi, 28 juin 2012 18:19

Rumours of my life

Grandchaos, c’est le projet solo de l’artiste belge Tcheleskov Ivanovitch, impliqué dans la musique mais aussi la peinture depuis les 80’s. A l’époque, il militait au sein du groupe IDLO. C’est au début des années 2000 qu’il s’est lancé dans une carrière en solitaire, au cours de laquelle il a déjà publié deux Eps, un album de remixes et trois opus, dont ce « Rumours of my life ».

Autant vous mettre au parfum tout de suite, ce disque baigne dans l’EBM old school. Bien dans la lignée des premiers Front 242. Une violence froide, sombre est martelée au fil des bpms, pendant qu’une voix caverneuse vient poser ses lyrics (slogans ?) qui traitent d’aliénation, de haine, douleur, mélancolie et solitude…

Pour concocter ce long playing, Tcheleskov a reçu le concours d’un autre artiste belge, Jacky Meurisse, tête pensante de Signal Août 42. Il y apporte sa collaboration aux vocaux. Des vocaux également assurés par quelques voix féminines, en fin de parcours. De quoi accentuer le climat apocalyptique de l’œuvre.

Un disque qui recèle deux bonus tracks. Deux remixes. L’un opéré par Fortaste et l’autre Groupe T.

Enfin, pour que votre info soit complète sachez qu’en live Grandchaos est rejoint par Olivier T., responsable de la mise en scène de représentations vivantes ainsi que de la projection des visuels.

 

samedi, 23 juin 2012 14:03

Stephen Marley à Lille !

Stephen Marley se produira ce mardi 3 juillet 2012 au Splendid de Lille. Le supporting act sera assuré par Jo Mersa & Jasmin Karma. Avis aux amateurs, si vous êtes un nostalgique du reggae pur et dur !

Pour plus d’infos : http://www.upconcert.fr/salle/le-splendid-lille-3806

 

samedi, 23 juin 2012 12:06

Banga

Huit longues années que Patti Smith n’avait plus enregistré de véritable album. Paru en 2007, « Twelve » était un elpee consacré exclusivement à des reprises, alors que « The Coral See », concocté en compagnie de Kevin Shields, était réservé à ses poèmes récités sur de longues envolées sonores atmosphériques.

Le titre « Banga » a été emprunté au roman de Mikhaïl Boulgakov, ‘Le maître et la marguerite’. C’est le nom du chien de Pilate. L’elpee ne manque d’ailleurs pas d’hommages ni de références. Ainsi « Fuji-San » est une prière adressée aux victimes du tsunami qui a ravagé le Japon. « This is the girl » revient sur le comportement autodestructeur d’Amy Winehouse, cette remarquable vocaliste victime d’un abus de consommation d’alcool et de drogues. « Maria », nous parle de la fragilité psychologique de Maria Schneider, partenaire de Marlon Brando dans le ‘Dernier tango à Paris’, décédée en 2011.

Sous un aspect plus littéraire, « April fool » est une ballade allègre inspirée par Nicolas Gogol, un écrivain russe d'origine ukrainienne, alors que sur « Tarkovsky (The second stop is Jupiter »), elle marche sur les pas du grand réalisateur de cinéma, mort en exil en 1986, tout en récitant ses vers a cappella. Quant au morceau d’ouverture, « Amerigo », il nous invite à revivre le périple qui a permis à Amerigo Vespucci de découvrir le Nouveau Monde. Si le très ‘televisionesque’ « Nine », est le cadeau d’anniversaire adressé à Johnny Depp (NDR : il est né un 9 juin !), ce dernier apporte finalement et paradoxalement son concours au titre maître. « Constanine’s Dream » s’inspire de la fresque ‘Le Rêve de Constantin’ de Piero della Francesca, un grand maître de la Renaissance. En filigrane, cette œuvre est toujours hantée par les fantômes  d’Allen Ginsberg, d’Arthur Rimbaud, ses maîtres, ainsi que de feu son époux, Fred ‘Sonic’ Smith, disparu à l’âge de 44 ans.

Jackson et Jesse, ses deux enfants, ont participé aux sessions d’enregistrement de l’album. Le premier joue de la guitare, le second au piano. Et en studio, elle a pu bénéficier du concours de quelques invités mais surtout de son band habituel. Soit le gratteur Lenny Kaye, le drummer Jay Dee Daugherty et le bassiste/claviériste Tony Shanahan. Sans oublier la présence de Tom Verlaine sur deux plages.

Ce superbe opus s’achève par « After The gold rush », une reprise de Neil Young, au cours de laquelle Patti est soutenue, en fin de parcours, par une chorale d’enfants.

Patti Smith est en tournée cet été en Europe et se produira, en particulier, à l’Openlucht Rivierenhof d’Anvers ce 1er juillet, festival programmé du 20/06 au 7/09, qui accueillera également Portishead, OMD ainsi que Sigur Ròs ( www.openluchttheater.be ) ; et dans le cadre des Ardentes, ce 5 du même mois, à Liège, festival au cours duquel sont également à l’affiche Dyonisos, Morrissey, The Jon Spencer Blues Explosion, Yeasayer et Hubert-Felix Thiefaine et bien d’autres… ( http://www.lesardentes.be/2012/fr/ )

 

vendredi, 31 décembre 1999 02:00

EP´s

Robert Wyatt fut un batteur d’exception, talent qu’il manifesta aussi bien au sein des Wilde Flowers, du Soft Machine ou de Matching Mole, qu’en tant que collaborateur de studio; une fonction qu’il a d’ailleurs exercée pour une foultitude de musiciens. Devenu paraplégique après être tombé du quatrième étage d’un immeuble, Robert se concentra, dès 1974, sur la composition et le chant, s’imposant comme un des auteurs-compositeurs-interprètes majeurs de la musique progressive des années 70, mais également comme un modèle aussi vivant qu’essentiel pour les générations suivantes.

Les cinq EP’s qui composent ce box embrassent la plupart des compositions les plus accessibles de son répertoire, compositions qu’il a enregistrées au cours des vingt-cinq dernières années, dont une majorité sont sorties en single.

On retrouve ainsi sur le premier CD, cinq fragments dont une version inédite d’ " I’m a believer ", composition de Neil Diamond immortalisée par les Monkees en 1966, sa flip side, " Memories ", ainsi que la cover de Chris Andrews, " Yesterday man ". Cinq titres également sur le deuxième morceau de plastique, et notamment le célèbre " Shipbuilding ", pamphlet né de la plume d’Elvis Costello et de Clive Langer, qui s’attaquait au " tatchérisme ", en plein conflit des Falklands. Un classique dont l’interprétation de Wyatt a été remasterisée pour la circonstance, et qui est assorti, à l’instar du 12 inches original, de " Round midnight " et de " Memories of you " … Le troisième morceau de plastique se penche sur la philosophie marxiste de Wyatt, à travers les hymnes chiliens " Yolanda " et " To recuerdo Amanda ", un extrait de " Work in progress ", " Amber and the Amberines ", véritable réquisitoire qui dénonçait la mainmise du capitalisme yankee sur la ville de Grenade ; et puis l’adaptation du hit de Peter Gabriel " Biko ", histoire d’un poète et militant noir sud africain, que l’apartheid avait permis de torturé, puis d’assassiner en 1977. La quatrième plaque reprend intégralement la bande sonore du film " Animals ", œuvre cinématographique qui fustigeait la cruauté envers le animaux, et en particulier celle exercée par la recherche médicale. Quant au cinquième disque il propose quatre versions tantôt trip hop, tantôt drum’n bass de fragments commis par Wyatt en 1997, sur l’elepe " Schleep ".

Pour Wyatt, la musique ne représente pas un véritable véhicule de l’expression personnelle. Bien sûr, il lui porte un intérêt tout particulier, mais craint avant tout d’être récupéré par le narcissisme de l’industrie. Il se considère simplement comme un chanteur qui, en fonction de son inspiration, prend plaisir à soigner la mise en forme de ses chansons ; et s’il a parfois choisi de s’exprimer avec une attitude politique prolétaire, il a toujours refusé d’adhérer à un mouvement quelconque,  préférant se mêler à la foule, tel un fureteur anonyme. Ce qui explique, sans doute pourquoi, malgré ses 54 piges, il est toujours en phase avec le temps présent…

 

jeudi, 21 juin 2012 18:33

Dérange ta chambre

Le quatrième album de Guillaume Ledent est présenté sous la forme d’un livre cd absolument superbe. C’et Mathieu Vandermolen qui s’est chargé des illustrations et du graphisme de la pochette. A l’intérieur, on y retrouve toutes les chansons écrites par  Guillaume, mais également des poèmes de Jacques Mercier (NDR : oui, oui, celui qui a notamment présenté, à la RTBF, l’émission ‘Forts en tête’, mais aussi le ‘Jeu des dictionnaires’), qui porte un regard de papy sur chaque compo issue de la plume du Tournaisien.

Sur une musique pop, parfois carrément rock, Guillaume est retourné en enfance. La sienne. Mais aussi et sans doute celle de ses propres enfants. En posant des questions sur notre société et la famille, mais en les replaçant dans le contexte de cette enfance. « Quand je serai grand », je serai un enfant. Est-on suffisamment à leur écoute (« Ecoute-moi », sur un air de rumba) ? Comment chasser les angoisses (« Super Victor », « Doudou ») ? La contestation (le plus punchy « Ma crise », imprimé sur un mid tempo, et « Je ne danserai pas ») ; mais également l’alimentation (« Deux fois par mois »), le regret (« La petite sœur »), la tendresse (en abordant la maladie d’Alzheimer, dans « Bonne-maman ») et l’imagination au pouvoir (« Le petit génie). Le tout saupoudré d’impertinence et de tendresse, à l’instar du titre de cet album, « Dérange ta chambre ».

En concert dans le cadre de la Fête de la Musique

Ce 23/06/2012 – Grand Place à Chimay

 

vendredi, 31 décembre 1999 02:00

Vozero

Dix ans que le guitariste du défunt Roxy Music n’a plus donné signe de vie. Enfin, presque, puisque tout au long de cette période, il s’est impliqué dans de multiples projets consacrés à des artistes d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud. Colombiens et Cubains, en particulier. Une expérience que l’on ressent très fort tout au long de ce « Vozero ». D’abord, parce qu’il a reçu le concours de toute une armada de musiciens latinos, parmi lesquels le célèbre chanteur espagnol, Enrique Bunbury, se fond naturellement. Une bonne moitié des compositions est d’ailleurs chantée dans la langue de Cervantès. Par Manzanera. Ce qui peut paraître étonnant lorsqu’on sait que dans le passé, et en particulier sur « Diamond head », il s’était montré particulièrement discret. Mieux encore, il est devenu brillant dans cet exercice, assisté, il est vrai par Robert Wyatt. Un Wyatt, qui sans en avoir l’air, s’est beaucoup investi lors des sessions d’enregistrement. Que ce soit pour assurer la seconde voix, le piano ou les cuivres. A un tel point que parfois, on retrouve cette atmosphère planante, qui lui est si personnelle. Et que la guitare de Phil exacerbe, par ailleurs. Un climat qui nous rappelle même par fois la Canterbury school des Caravan et autres Hatfield & The North. Surtout dans ses phases les plus jazzyfiantes. Mais en plus contemporain. A cause du soin apporté par Nigel Burke de The Audience, aux arrangements technologiques. Pour couronner le tout, Manzanera a reçu le concours des chœurs de l’African Gypsies, qui l’avaient accompagné lors de la tournée africaine, organisée dans le cadre de la WOMAD. Et nonobstant le mélange de toutes ces stars et de ces artistes cosmopolites, ce « Vozero » se révèle une œuvre remarquable, friande d’envolées instrumentales panoramiques, sans pour autant se départir d’une sensibilité pop bien britannique…

 

vendredi, 31 décembre 1999 02:00

J-Tull dot com

Lorsqu’on vend 60 millions d’albums en un peu plus de trente années d’existence, dans un domaine aussi pointu que la musique rock progressive, décrochant au passage deux numéros un aux States, on mérite assurément le statut de légende. A l’instar de Yes, Genesis circa Peter Gabriel, Vander Graaf Generator ou King Crimson. Ce qui n’a pas empêché Jethro Tull de connaître une période relativement creuse au cours des eighties, avant de revenir en force, il y a plus ou moins cinq ans. Sous une forme folk rock tout d’abord, style au sein duquel il a toujours excellé. Puis par le biais de la sortie de deux opus intéressants. En l’occurrence l’œuvre solo de Ian Anderson " Divinities ", instrumental aux accents classiques, pour ne pas dire symphoniques. Puis, le très étonnant, " Roots to branches ", digne de " Thick as a brick " voire d’" Aqualung ". C’était il y a déjà quatre ans.

Aujourd’hui, " J-Tull dot com ", qui ne sort plus chez Chrysalis, mais Papillon (NDR : cherchez l’astuce !), nous a laissé un goût de trop peu. Ian n’a rien perdu de son talent de flûtiste et possède toujours ce baryton chaleureux et profond. Mais le retour de Martin Barre (NDR : qui a dit Martin Guerre ?) n’est pas très judicieux. Parce que le style lourd et hardeux de cet ex guitariste du Tull, n’a guère évolué en trois décennies. Quant aux synthés, ils font un peu tâche d’huile dans l’ensemble. C’est d’ailleurs lorsque le Tull revient aux sources qu’il est le plus performant. Une situation trop rare pour permettre aux inconditionnels du groupe de vraiment s’éclater. Et il ne faut pas nous dire, après coup, qu’ils n’avaient pas été prévenus !

L'histoire du Grateful Dead s'est donc terminée le 8 août 1995, par le décès de son leader et guitariste Jerry Garcia. Une aventure qui avait commencé le 1er août 1957 ; mais dont le baptême ne fut célébré qu'en 1965 lorsque le même Jerry Garcia, après avoir compulsé un gros dictionnaire, opta pour un fascinant couple de mots: mort reconnaissant. Des bouquins ont depuis été consacrés à cette véritable institution qui a été, avec le Jefferson Airplane notamment, à l'origine de l'acid rock ainsi que l'incarnation du foyer d'expérimentation culturelle et musicale de la Flower Generation. Groupe de scène par excellence, Grateful Dead étonna par ses concerts, marathons de cinq à six heures, jouant même lors du festival de Watkins, le 28 juillet 1973, devant 600.000 personnes! Quant à cet album posthume, un live bien sûr, il réunit des enregistrements réalisés en 1971, incluant le show du Fillmore East de New York exécuté le 21 avril 1971.

 

vendredi, 31 décembre 1999 02:00

This

Quarantième album pour Peter Hammill ! Et à notre humble avis, au vu de la forme qu’il affiche, il n’est pas près de raccrocher. Pourtant, il faut reconnaître que depuis " The noise ", commis en 1993, Peter regarde davantage dans le rétroviseur que vers le futur. On avait déjà pu la constater lors de la sortie de " Roaring forties ", en 94, de " X my heart ", en 96 et d’  " Everyone you hold " en 97.

" This " nous replonge, pour une bonne moitié de l’œuvre, dans le chaos organisé, complexe, envoûtant, à la limite de l’obsessionnel, cher à Vandergraaf Generator. Et on pense ici plus particulièrement à " H to he am the only one ", à " Goldbluff ", mais surtout au chef d’œuvre " Pawn hearts ". Pas étonnant, lorsqu’on sait que son inséparable pote, David Jackson, au saxophone et à la flûte, et puis Stuart Gordon au violon et au violoncelle ont participé activement à l’enregistrement de cet opus, Manny Elis n’apportant sa contribution aux drums et aux percussions que sur quatre morceaux. Peter assure donc tout le reste, y compris le chant et la production. Une fameuse performance, au vu de la richesse de ce disque, qui ne se contente heureusement pas d’exhumer une seule période de son passé alternatif. " Since the kids ", par exemple, est sculpté dans un piano angoissant, souligné de chœurs angéliques, comme à l’époque de " Chameleon in the shadows of the night ", alors que transpercé par le violon tzigane, non pas de Graham Smith, mais de Stuart, " Nightmare " réveille les angoisses éprouvées sur " Over ". En outre, Peter, s’aventure à nouveau dans la recherche technologique. Hybridité âprement électrique d’ " Always is next ", et puis en final une symphonie contemporaine de plus de 14 minutes, sorte de prolongement ambiant entamé en 1980, sur Black Box, et développé quelques années plus tard, mais à leur manière, par Fripp et Eno…

 

jeudi, 14 juin 2012 12:29

Bat For Lashes hanté par un homme…

Le nouvel album de Bat For Lashes paraîtra ce 15 octobre 2012. Intitulé « The Haunted Man », il fait suite à « Fur And Gold » paru en 2006 et « Two suns » en 2009. En attendant, elles se produiront au festival de Werchter, ce 29 juin.

http://www.batforlashes.com