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dEUS - 19/03/2026
Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Truth flies out (single)

Ce nouveau single de la formation texane, de Denton très exactement, prélude la sortie d'un nouvel album. Le sixième en cinq ans. Si le titre maître figurera bien sur cet opus, les deux autres chansons adoptent un profil qui correspond davantage à celui de South San Gabriel, l'autre projet de Will Johnson. " Fidgeting wildly ", tout d'abord. A cause du recours à la slide, des accords si particuliers, si sonores, du piano, et des harmonies vocales presque obliques (voix/contre voix). " Actuator's great ", enfin et surtout. Un fragment acoustique aux vertus intimistes. Quant à " Truth flies out ", il consume une intensité électrique blanche, sale, torride, lo fi, vivifiante, semblable à celle qui sera dispensée sur le futur elpee…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Wonderland

Paru en 99, " Us ans us only " avait permis aux Charlatans de découvrir ou de redécouvrir des mythes du rock'n roll tels que le Band de Dylan, les Stones circa " Beggars Banquet " ou même les Byrds. Un superbe album qui figurait d'ailleurs parmi les " must " de l'année. " Wonderland " n'est malheureusement pas de la même trempe. D'abord Tim Burgess, le chanteur, a un peu trop facilement tendance à se prendre pour Mick Jagger ou à Prince. Et en particulier lorsqu'il emprunte un timbre falsetto. Et puis les claviers de Martin Duffy se font trop rares dans le registre rogné. Ce qui faisait pourtant la marque de fabrique du combo. Enfin, la formation patauge, tout au long des dix fragments de cet opus, dans une sorte de soul/rock/funk/house dansant, c'est une certitude, mais destiné aux midinettes qui fréquentent les night clubs, le week-end. On a même droit à un instrumental electro, et de surcroît sub Chemical Brothers, intitulé " The bell and the butterfly ". Une grosse déception !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Spoonface

Ben Christophers possède une très belle voix. Falsetto, fragile, pure, elle alimente des chansons mélancoliques, née d'un subtil mélange de folk, d'électronique et de pop. Une sorte de lo fi méticuleuse mise au service d'un talent intuitif. Et la plupart des chansons de son deuxième opus sont calquées sur ce schéma. Toujours produit par David Koster, son nouvel elpee laisse également une place à de nouvelles perspectives. A l'instar de " Falls into view ", déchiré entre piano sonore et voix. Du psychédélique visionnaire " The stream ". Et enfin de trois titres plus enlevés, funkysants. Tout d'abord en ouverture, "Leaving my sorrow behind". "Transatlantic shooting stars", ensuite. Un fragment caractérisé par un groove particulièrement contagieux. Et enfin, " Losing myself ". Une composition dont la basse entêtante, presque house, nous rappelle le meilleur de Happy Mondays…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Getaway

Depuis que le label Flying Nun n'est plus distribué chez nous (NDR : mais existe-t-il encore ?), les formations néo-zélandaises ont pratiquement disparu du paysage musical. Ce qui est dommage, car cette scène antipodale a donné naissance à des groupes aussi remarquables que les Verlaines, JPS Experience, Bats, Bailter Space, The Clean et j'en passe. Fondé en 1978, séparé en 81 et reformé en 89, The Clean avait d'ailleurs ouvert la voie à la reconnaissance internationale de cette scène. Et s'il jouit encore aujourd'hui d'une aussi flatteuse réputation, c'est parce qu'il est parvenu à changer plusieurs fois de label. Influencé à l'origine par le poscard (Orange Juice, Aztec Camera), le krautrock (Neu, Can), les Go Betweens, New Order, Wire et Television, il est lui-même devenu une référence incontournable pour des ensembles émargeant à la lo fi tels que Pavement, Guided By Voices et Superchunk. Son dernier opus remonte quand même à cinq bonnes années. Et son nouvel album est toujours aussi imprévisible et énigmatique. Parce que plusieurs fragments expérimentaux, psychédéliques, le plus souvent instrumentaux entrecoupent des chansons pop à la crudité mélancolique, ciselée dans une électricité torturée, grésillante, vivace ou des cordes de guitare semi acoustique à l'intensité troublante; le tout imprimé sur un tempo hypnotique procuré par des drums âpres, arides, au gré de mélodies particulièrement contagieuses, mais clean, très clean…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Ten new songs

Après avoir passé six longues années dans un monastère, Léonard Cohen s'est enfin décidé à refaire surface. En sortant bien sûr ce nouvel opus. Une période au cours de laquelle, il n'a pas chômé, puisqu'il a écrit plus de 200 poèmes. Egal à lui même, il nous propose, ma foi, un album fort classique. Simplicité, dépouillement, harmonie, intimisme et quiétude reflètent toujours cette recherche profonde de la vérité. Côté musical, la texture repose sur un tempo hypnotique délicatement découpé dans un folk revisité par le rythm'n blues nightclubbien. Pour enregistrer cet opus, Cohen a reçu, bien évidemment, le concours de ses deux meilleures amies qu'il côtoie depuis plus de vingt ans. En l'occurrence Sharon Robinson, responsable de la musique et des backing vocaux ; et puis Leanne Ungar à la production. A près de septante piges, le poète américain vient de démontrer qu'il avait encore de beaux restes ; et puis rassurera, sans aucun doute, tout ceux et toutes celles qui le considèrent comme une figure de référence de toute la nouvelle génération de songwriters…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Open

Passé le premier fragment, "Open" s'ouvre (!?!?!) littéralement à de nouvelles perspectives sonores. En fait, cette composition, dont les sonorités éthérées sont hantées par le timbre vocal cristallin et plaintif de Margo Timmins, renouent avec la fragilité intimiste des compositions du deuxième opus, " The Trinity session ". Dès " Dragging hooks ", Cowboy Junkies nous entraîne dans un univers totalement différent. Enfin, il nous plonge alternativement au sein de deux univers. Tout d'abord pop. Dans l'esprit de Texas. Mais le Texas de " Mother's heaven ", c'est à dire son meilleur opus. Le ton y est même allègre, et les mélodies presque contagieuses. Ensuite, et le trio canadien y est vraiment comme un poisson dans l'eau, le psychédélisme. Pas un psychédélisme narcoleptique, auquel il nous avait habitué, mais un psychédélisme atmosphérique, légèrement bluesy, à forte coloration ‘west coast’. Pensez à Jefferson Airplane et à Grateful Dead. Pas pour rien qu'en 1991, les Junkies avaient rendu un hommage à la bande du défunt Jerry Garcia, sur " Deadicated ". Et ces quelques titres (NDR : les plus longs !) rougeoient, scintillent, consument leur intensité au contact du feedback des cordes de guitares, pendant que les drums et la basse font des queues d'aronde et que les claviers se liquéfient. Parfois un harmonica traverse l'espace sonore, histoire de préserver le climat ténébreux des compositions. Car la voix de Margo est beaucoup plus claire et affirmée, nonobstant les lyrics toujours aussi lugubres, désespérés et torturés. Une excellente surprise !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Wake up and smell the coffee

Si j'avais dû rédiger cette chronique, à l'issue de la première écoute de cet elpee, je dois avouer qu'elle aurait été largement négative. J'ai donc pris la peine de réécouter cette plaque, afin d'étayer la critique. Depuis, mon avis est un peu plus mitigé. En fait sur les 13 fragments qui composent l'opus, six sont franchement dispensables, lorsqu'ils ne sont pas soporifiques. Mais le reste ne manque finalement pas d'allure. Depuis la délicate ballade " Never grow old " au postcard (Smiths ?) " Do you know ", en passant par le single vivifiant et hymnique " Analyse ", le syncopé " Time is ticking out ", le classique " This is the day ", le titre maître, dont la mélodie onctueuse est littéralement dynamisée par les riffs de guitare bringuebalants dispensés par Noël Hogan ainsi que l'allègre et contagieux " I really hope ". Des chansons sur lesquelles la voix haut perchée de Dolores O'Riordan atteint toute son amplitude. Sur l'édition limitée de ce " Wake up and smell the coffee " figure une version " live " de Salvation ", accordée à Paris ; et puis une très jolie cover d' " In the ghetto " de Presley, rehaussée par la présence d'une slide guitar, question du lui conserver un parfum country. Un elpee qui a bénéficié, en outre, du concours de Stephen Street (Smiths, Morrissey, Blur), à la production.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Greatest hits

"Boys don't cry", "A forest", "Let's go to bed", "The lovecats", "Close to me", "Lovesong", "Friday I'm in love" et les autres tubes inévitables figurent sur cette compile. Dix huit en tout ! Une aubaine pour toutes celles et tout ceux qui ne connaissent la bande à Robert Smith qu'à travers ces hits. Et qui voudraient se les procurer. Mais aucune utilité pour tout fan qui possède la discographie intégrale de Cure. Enfin, et surtout, une belle opération de marketing pour toute la chaîne de production du label…. Cependant, une édition limitée de ce " Greatest hits " propose, sur un deuxième CD, tous ces tubes en version acoustique. Et c'est ici que se situe l'intérêt de ce double CD. Car le Cure atteint une toute autre dimension sous cette formule. Souvenez-vous de leur prestation accordée dans le cadre de la célèbre et défunte émission TV ‘Unplugged’, sur MTV. Une dimension encore plus poignante, plus émotionnelle, proche de leurs débuts, que la plupart des médias ne les estimaient plus capables de manifester. Surtout depuis que la formation éprouve de plus en plus de mal à se renouveler. Et ce ne sont pas les fans de la première heure qui me contrediront…

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Youth is wasted on the young

Le premier album de ce quatuor suédois était sorti en 1998 ; mais il vient seulement de bénéficier d'une distribution officielle en Belgique. Un disque dont la plupart des compositions sont hantées à la fois par la britpop d'Oasis (NDR : surtout son premier opus) et le garage d'Inspiral Carpets. Oasis tout d'abord. A cause du timbre vocal de César Vidal. Aussi miaulant que celui de Liam Gallagher. Et puis des sonorités dispensées par la six cordes. Electriques, vibrato, elles semblent sortir directement du manche de Paul ‘Bonehead’ Arthurs. La mélodie de " My abduction love ", semble même avoir été calquée sur celle de " Supersonic ". Inspiral Carpets ensuite. Dès que le farfisa entre en lice. Et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, ce clavier n'est pas joué par un membre du groupe, mais par David Nyström. Un musicien de studio particulièrement apprécié sur la scène scandinave ; et qui marque véritablement de son empreinte l'ensemble de l'opus. Une empreinte psychédélique, revivaliste, dont le doigté est aussi savoureux et rafraîchissant que celui de Clint Boon. Autre invité de marque : Klas Ahlund. Un personnage qui avait apporté son concours à l'album " Desireless " d'Eagle Eye Cherry. Non content d'avoir produit l'elpee, il assure également la quasi-totalité des parties de guitare acoustique. Avec beaucoup de subtilité, il faut le reconnaître. Deux fragments épousent cependant un profil plus punk. En l'occurrence " Anything you want " et " She' a planet ". Et puis un seul une perspective gothique. L'intro "Sort it out". Un morceau qui libère un groove digne de Sisters Of Mercy. Excellent !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Cherry kicks

Si le premier opus de cet ensemble suédois était inspiré à la fois par la britpop d'Oasis et le garage d'Inspiral Carpets, il faut reconnaître que chez ce " Cherry kicks ", les influences semblent avoir été totalement digérées. Tout d'abord, David Nyström qui nappait la plupart des mélodies de son farfisa, n'intervient plus que sur deux fragments. En fait, il a cédé le relais au nouveau drummer, Nino Keller, qui en fait une utilisation moins envahissante, lorsqu'il ne rend pas les sonorités plus synthétiques. Ensuite, le chant de Cesar Vidal s'est presque débarrassé de ses inflexions ‘miaulantes’, ‘liamgallagheresques’. Enfin, à l'instar, des claviers, les guitares se fondent mieux dans l'ensemble. Résultat des courses, le garage pop de Caesars Palace a pris une forme fort proche de celle de 22 Pisterpirkko, mais en plus dynamique et en plus contagieux. D'ailleurs on pourrait facilement siffloter les douze chansons de cet elpee, le matin, sous la douche…