Sparks dans la lune

Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits. Après plus de cinq décennies passées à bousculer les codes musicaux, Ron et Russell Mael ajoutent un nouveau chapitre singulier à leur parcours en publiant Live On The…

logo_musiczine

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Guns N Roses
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Golden state

Le quatrième album de Bush devait s'intituler "Speed kill", et la pochette reproduire l'ombre d'un avion. Les événements tragiques du 11 septembre ont forcé le groupe à revoir sa copie. Tout d'abord en rebaptisant le disque " Golden state ", et puis en arborant un pochette plus sobre, et surtout moins équivoque. Pourtant, la formation n'est pas yankee, mais insulaire, basée à Londres pour être plus précis. Mais leur musique plait surtout au public américain. Un post grunge aussi tumultueux que celui pratiqué par Nirvana, Pearl Jam ou Soul Asylum, dix ans plus tôt. Faut dire que Bush pratique ce style musical depuis plus de dix ans. Et qu'apparemment, il n'a vraiment pas envie d'en changer. Pour preuve, son quatrième opus, " Golden state ". Il recèle bien l'une ou l'autre ballade, mais privilégie les morceaux volcaniques, tempétueux, hymniques, parfois même menaçants, balisés par des riffs de guitare croustillants, radicaux, saignants, fouettés par les accès de basse tortueux, stimulés par les drums implacables et hantés par le vocal ample, fiévreux, légèrement éraillé de Gavin Rossdale, responsable de lyrics qui parlent d'amour, d'espoir, de solitude et de désolation. Un album finalement bien fichu, mais plus tellement dans l'air du temps. Sortez vos chemises à carreaux !

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The worst of Black Box Recorder

Alors que la plupart des compilations sont intitulées "Best of " ou "Greatest hits", Black Box Recorder nous propose ce qu'il a fait de pire. En fait, le trio insulaire vient à nouveau de démontrer tout son art à pratiquer l'humour à froid. Faut dire que la plupart des lyrics écrits par l'ex-Jesus & Mary Chain, John Moore, et le leader des Auteurs, Luke Haines, relatent des histoires troublantes, cruelles, de sexe, de désespoir, de mort, et de suicide. Des contes trempés dans la mélancolie ténébreuse que chante Sarah Nixey, d'une voix fragile, angélique et spectrale. " The worst of B.B.R. " propose en bonus quatre clips vidéo. Mais surtout réunit flip sides, raretés et remixes. Une collection fort intéressante au sein de laquelle figurent la cover morbide et lumineuse du " Seasons of the sun " de Brel, un remix opéré par Chocolate Layer, soit Jarvis Cocker et Steve Mackay de Pulp ; et en final, une cover du " Rock'n roll suicide " de Bowie. Un document !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Dog in the sand

Depuis le split des Pixies, Frank Black éprouve toutes les peines du monde à faire décoller sa carrière solo. Il a pourtant gravé " Teenager of the year " en 1993, " The cult of Ray " en 1996, "Frank Black & The Catholics" en 1998 et "Pistolero" en 1999. Des albums de bonne facture, variés, oscillant de punk au metal en passant par le surf et la new wave. Mais dont le succès n'a été que trop confidentiel. En fait, le fantôme des Pixies hante encore la musique de Frank. Un spectre dont il ne parvient d'ailleurs toujours pas à se débarrasser sur les planches. Un passé qui lui est aujourd'hui plus préjudiciable que profitable. Pourtant, si Frank n'est pas encore au bout du tunnel, il faut reconnaître que son nouvel opus embrasse un nouvel horizon sonore.

Hormis " Robert Onion ", sur lequel Joe Santiago est venu donner un petit coup de guitare, et sous une forme plus countryfiante, " Bullet ", les autres compositions ont pris un virage à 180°. De country/rock il en est d'ailleurs question sur ce disque. A cause du recours à la steel guitar et à la pedal steel. Si l'influence du Band de Bob Dylan (" Blonde on blonde ") est évidente, celle de REM l'est paradoxalement encore davantage sur " St Francis Dam disaster ". Mais c'est l'empreinte des Stones qui est la plus marquée. Et en particulier celle de l'elpee " Exile on main street ". Une métamorphose due, en grande partie, à la participation d'Eric Drew Feldamn (Captain Beefheart, Pere Ubu). Non pas à la production, mais aux claviers et au piano. Il apporte une chaleur et une fluidité spécifiquement rock aux compositions. Rock'n roll même, le disque ayant d'ailleurs été enregistré sans edits ni overdubs ; en prise directe quoi ! L'opus recèle également l'une ou l'autre ballade. Abordée dans l'esprit d'Eric Burdon des Animals sur " The summer " et de Lennon dans " Stupid me " (NDR : surtout à cause de la réverb dans la voix !). Bref un superbe album qui risque cependant de troubler les fans de la première heure, mais aussi et c'est sans doute plus réconfortant, de lui attirer un public différent. Et au vu de la qualité de ce disque, il le mérite franchement !

mardi, 31 janvier 2012 18:45

David Sylvian annule

Le concert que devait accorder David Sylvian à l’AB de Bruxelles, ce jeudi 8 mars est annulé. L’artiste s’est occasionné une blessure au dos et est donc incapable de se produire sur scène.

Pour plus d’infos : http://www.abconcerts.be

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

How I learned to stop worrying

Chez The Bigger Lovers, on retrouve l'esthétisme power pop du Who, la fragilité mélancolique de Big Star, l'énergie duveteuse des Buzcocks, les harmonies vocales byrdsiennes, le psychédélisme baroque de Robyn Hitchcock et la sensibilité country d'un Neil Young. Pourtant, ce quatuor philadelphien est parvenu à éviter le piège du revivalisme. En faisant sonner ses chansons à la fois fraîches et contemporaines. Notamment à cause de cette manière très subtile, très personnelle d'associer les accords délicats du piano et les cordes de guitare scintillantes, féroces ou brumeuses. Encore que Sebadoh, dans un registre plus lo fi, fasse régulièrement appel à cette technique. Leur premier album est, en tout cas, une belle réussite. Un disque produit par David Presley (Breeders, Spain) que nous pourrions qualifier d'aventureux, de puissant, d'intense, de contagieux et de mélodique. Le tout à la fois. Un must !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

What becomes before

Billy Mahonie n'est pas le nom d'un musicien, mais celui d'un quatuor yankee, responsable d'une musique exclusivement instrumentale, dont la principale caractéristique procède de la présence de deux bassistes. Un groupe dont le premier album avait reçu des échos très favorables, nonobstant des influences un peu trop pompées chez Slint et surtout Mogwai. Ce qui est tout à fait pardonnable, lorsqu'on sait que ces groupes jouissent d'une très bonne réputation.

" What becomes before " n'a pas gommé d'un seul trait ces affinités post rock, mais emprunte de nouvelles tangentes sonores. Beaucoup plus personnelles, même. Le disque est ainsi partagé entre instantanés rageurs, presque punk, morceaux éthérés, atmosphériques, qui invitent à la méditation, folk appalache et longs fragments dont le développement se révèle à la fois complexe, progressif (NDR : dans les deux sens du terme), et parfois même krautrock (NDR : pensez à Neu). C'est d'ailleurs dans ce domaine que la formation me semble la plus intéressante. A l'instar de l'hyper mélodique " The day wihtout end " (7'21), tout d'abord. Et puis de " Listing with a man for a shark " (6'37), " Keeper's drive " (8'40) et du final " Bres love " (9'24). Trois titres qui finissent par imploser au faîte de leur intensité, avant de laisser retomber les particules bruitistes dans une certaine quiétude ‘mybloodyvalentinesque’. Du grand art ! Même les aficionados de King Crimson devraient apprécier.

 

mardi, 27 novembre 2018 17:53

Vespertine

" Vespertine " croustille comme les pas sur la neige, craquèle au rythme des bavardages digitaux, volète en compagnie d'étranges petites voix qui chuchotent au creux de votre oreille avant de s'évanouir furtivement, dans la lumière du crépuscule… Pour enregistrer son nouvel opus, Björk a reçu le concours d'une multitude de collaborateurs. Les familiers tout d'abord : Guy Sigworth, Mark Bell, les programmateurs Valgeir Sugurdsson et Marius de Vries, l'ingénieur du son Mark " Spike " Stent et l'arrangeur de la musique du film " Dancer in the dark ", Vince Mendoza. Mais également quelques nouvelles têtes ; et en particulier le duo de bidouilleurs Matmos, Matthew Herbert, Bogdan Raczynski, Thomas Knak et le harpiste Zeena Parkins. Sans oublier un orchestre symphonique et une équipe de choristes féminine, composée de 16 Eskimos. Et si le booklet n'en fait pas mention, je soupçonne fort la présence d'Elisabeth Fraser (si ce n'est celle de Lisa Gerrard) sur le remarquable " It's up to you ". Tout un arsenal destiné à élaborer un espace sonore envoûtant, contemplatif. Un espace sonore terriblement contemporain, propice à la méditation, ode à la solitude au sein de laquelle la sorcière blanche épanche ses émotions, de sa voix tour à tour intimiste, sensuelle ou féroce. Un bien bel album qui exige cependant une certaine sérénité d'esprit, pour être apprécié à sa juste valeur…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Dog

Dans le domaine de la lo fi, les Baptist Generals sont vraiment un cas particulier. D'abord, il y a Chris Flemmon, un type capable d'extraire des sonorités pas possibles d'une guitare sèche qui ne doit pas valoir plus de 20 $. De chanter comme un vieillard de 90 piges prêt à rendre son dernier souffle, pour raconter des histoires, tantôt désespérées, sordides ou mêmes horribles, peuplées d'alcoolos, de clodos, de desperados et de populo qui ne fera pas de vieux os. Un peu comme s'il cherchait à exorciser ses propres démons qui le rongent à l'intérieur. Ensuite, il y a Steve Hill. Un percussionniste qui tape sur tout ce qui lui tombe sous la main : casseroles, marmites, seaux et autres objets insolites. Et le résultat de cette rencontre est le plus souvent étonnant ; même si sous sa forme la plus dépouillée, il marche un peu trop sur les traces de Will Oldham. Mais lorsque l'émotion débridée et la tension malsaine entrent en osmose, les compositions atteignent l'intensité " III " sur l'échelle du Led Zeppelin. Ou en terme de référence pure, revisite l'univers de Roy Harper. A l'instar de " 2/3rds Jim's head ", " Pats the rub ", " Dancing magnetic people " ou encore " Damn the bloom ", les meilleures compositions de l'opus. Dommage, d'ailleurs, que les quatorze fragments de ce " Dog " ne soient pas tous de cette trempe…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The best of / Wouldn´t you miss me ?

De son vrai nom Roger Heith, Syd Barrett est le fondateur du Pink Floyd. C'est même lui qui en avait inventé le patronyme, en s'inspirant de deux bluesmen américains, Pink Anderson et Floyd Council. Un personnage énigmatique responsable de l'intégralité des compositions du premier elpee du Floyd, " The Piper at the gates of dawn ", ainsi que des premiers 45trs, dont les notoires " Arnold Layne " et " See Emily play ". En 1967, Syd commence à perdre la raison. L'abus de substances hallucinogènes, et du LSD en particulier, le précipitent dans la schizophrénie, dont il ne sortira plus qu'épisodiquement. Notamment pour graver deux albums solo : " The madcap laughs " et un opus éponyme ; et puis pour écrire l'une ou l'autre chanson qu'il ne termine même pas. Des artistes aussi célèbres que Jimmy Page, Brian Eno, Twink des Pretty Things et bien sûr les quatre autres membres du Floyd ont essayé de le relancer sur la scène musicale. Certains ont même essayé de le faire de nouveaux enregistrer. Mais sans succès. Depuis 1972, il vit chez sa mère passant ses journées devant la télévision. Pourtant, il est incontestablement un des artistes qui a le plus influencé le rock ; et en particulier sa branche psychédélique. Autant que les Beatles, les Stones ou Bowie. Ce qui n'est pas peu dire. En 22 titres, cette compilation tente de nous le rappeler. Elle ne comporte cependant qu'un seul inédit, " Bob Dylan blues ". C'est sans soute le seul reproche que je puis adresser à ce disque. Car, j'en suis convaincu, des bandes inédites doivent dormir quelque part, peut-être sous plusieurs couches de poussière psychédélique…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Revolve

Une chose est sûre, cette formation a beaucoup écouté la musique des eighties pour concocter un tel album. La new wave, la cold wave, le post punk, le funk blanc et tutti quanti. Hormis le final électro-atmosphérique " Current time ", titre qui aurait pu figurer, s'il n'y avait eu les parties vocales, sur un elpee de Tangerine Dream, les neuf autres fragments de l'opus agitent une multitude de spectres nés au cours de cette époque. Et en particulier ceux de Joy Division, PIL, Gang Of Four, Throbbing Gristle, Orchestral Manœuvres In The Dark, Simple Minds circa " Real to real cacophony " et Depeche Mode " Conctruction time again ". Et lorsque le groove prend une forme hypnotique, à l'instar de "Hold still", c'est même à Hunters & Collectors qu'on se met à penser. Dans ces conditions, il est facile d'imaginer que les mélodies trempent dans un climat mélancolique, un climat entretenu, inévitablement, par des vocaux ténébreux ou frénétiques, des synthés lancinants ou glacés, des accès d'électricité gémissants ou écorchés, un tempo convulsif ou robotique, ainsi que des expérimentations post industrielles…