CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

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The Cure
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Sunlight makes me paranoid

Depuis le succès d’Interpol, un tas de groupes cherche à remettre au goût du jour la cold wave. Parmi le plus notoires citons Prosaics, Bloc Party et Elefant. Un quatuor qui nous vient de New York. Comme Interpol. Une formation drivée par un certain Diego Garcia (NDR : rien à voir avec le célèbre Zorro ; d’ailleurs il s’agissait de Diego de La Vega et de Sergent Garcia, nuance !), dont les parents étaient argentins. « Sunlight makes me paranoid » est paru aux States début 2003, mais vient seulement d’être distribué en Europe. Mais si leur premier opus reste agréable à écouter, il sent quelque peu le réchauffé. Nettement inspiré par le défunt The Sound, leur musique abuse un peu trop des clichés post punk : basse ténébreuse et entêtante, riffs de guitare jacassants, limpides, tempo allègre, convulsif et voix claire, empreinte d’une grande mélancolie. Seul « Annie » parvient à sortir quelque peu du bois, en s’achevant dans un nuage d’électricité dévastatrice. Dispensable !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Out of nothing

Embrace revient de loin. Après la sortie de “Fireworks”, une compile constituée exclusivement de singles, des bruits de séparation ont commencé à circuler dans l’entourage du groupe, rumeurs bien évidemment amplifiées par la presse spécialisée. Il n’en est rien. Simplement, la formation a changé de label. Et s’est comme par hasard retrouvé une nouvelle énergie. Le quintette a même reçu le concours de Chris Martin, le chanteur de Coldplay, pour concocter le single « Gravity ». « Out of nothing », leur quatrième opus est le fruit de quatre années de travail. Mélodies hymniques, contagieuses, mélancoliques, guitares bringuebalantes, jacassantes, arrangements raffinés, symphoniques : difficile de faire plus britpop. Mais si le style n’est plus en vogue aujourd’hui, force est de reconnaître que cet « Out of nothing » est très réussi et devrait plaire aux nostalgiques de Kent, Gene et Cast, mais surtout aux aficionados de Coldplay…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

A Thousand last chances

Troisième opus pour cette formation suédoise responsable d’un hit single international (« There’s only now »), en 2002. Une chanson pour laquelle le trio avait reçu la collaboration d’Heather Nova. Pas de trace de la vocaliste à la voix céleste sur ce nouvel elpee, mais des deux musiciens qui tournent en leur compagnie (NDR : le guitariste Jimmy Wahlsteen et le bassiste Patricio Cabezas), ainsi que Mats Schubert, membre de la formation Bo Kaspers Orketer, venu donner un coup de piano sur le jazzyfiant « Fly on the wall ». Parce que de jazz, il n’en est guère question sur le reste de l’album. A l’instar de l’opus précédent, « There’s only now », le sens mélodique épouse régulièrement une forme hymnique. Seule différence, mais elle est de taille, les guitares sont plus présentes. Réverbérantes, elles lorgnent alors du côté de U2, Chris Isaak et même de Kent. Enfin, pour les compos les plus électriques. Eskobar se réservant des moments plus minimalistes, plus acoustiques, que n’auraient pas renié un La’s voire les Thrills. Sous une forme britpop. Surtout lorsque Daniel Bellqvist emprunte des inflexions opératiques. Très proche de Morrissey tout au long du final « Even if you know me ». Pourtant, si cet album demeure agréable à écouter, il lui manque ce zeste de punch, pour vraiment convaincre…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Alter Ego

D’origine bourguignonne, Vincent Eyr roule sa bosse depuis 1987. A cette époque, il jouait au sein d’une formation de heavy trash progressif, qui répondait au nom d’Endless Tears. Son premier disque solo remonte à1996 (NDR : un mini elpee six titres). Il l’a enregistré juste une année avant qu’il ne décide de s’installer à Rennes. Et apparemment, cet « Alter Ego » constitue son troisième essai sous son patronyme. Un double ! Une face électrique et une face plus acoustique. Vincent est un poète. Dont la muse empreinte de symbolisme est d’une grande richesse. Et pour concocter ces deux morceaux de plastique, il a pris le soin de s’entourer de quelques collaborateurs qui ont du métier. Malheureusement, l’expression sonore dérape continuellement dans l’univers de la variété. En cause ? La voix de Vincent. Beaucoup trop mise en avant, elle souffre de ses inflexions qui peuvent osciller de Laurent Pagny à Balavoine, sans en avoir le timbre. Et des superbes compositions comme « Tchao » ou « Marée noire » en perdent tout leur impact. A se demander si l’artiste ne devrait pas se concentrer uniquement sur l’écriture. Pour plus d’information, je vous invite à visiter son site. Encore qu’il serait peut-être judicieux qu’un correcteur passe la biographie au crible, car elle est parsemée de fautes d’orthographe et d’accords ; ce qui fait mauvais genre pour un poète …
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The sonograph

“The sonograph”, n’est pas un nouvel opus d’Early Day Miners, mais un Ep 6 titres qui sanctionne leur nouvelle signature chez Acuarela. Hormis le dispensable Mosaic II », les cinq autres fragments épousent une forme de mélancolie contemplative propice à la projection d’images indistinctes, mystérieuses, de cités fantômes. Pensez aux westerns d’Ennio Morricone ! Et lorsque Daniel Burton chuchote ses confessions, cette impression s’accentue. Ce qui n’empêche pas un morceau comme « Persih boom » de libérer une intensité fiévreuse, climatique, digne de l’indispensable « If I only could remember my name » de David Crosby. A « Bijou » de scintiller au gré des cordes entrelacées, à l’instar d’un Red House Painters ensoleillé. A « Albatross » de se lover dans l’intimisme d’un Neil Young, sur un lit de piano et d’harmonica. Ou encore de musarder à l’infini, tout en multipliant les méandres, sur le languissant « Bedroom, Houston », qu’un Low n’aurait pas renié ; et sur le semi-noisy/semi atmosphérique (Labradford ?) « Misrach »…
jeudi, 12 mars 2009 12:47

Trolls & Légendes

Le festival Trolls & Légendes se déroulera au Lotto Mons Expo les 10, 11 et 12 avril 2009.

A l’affiche :

Vendredi 10/04/2009 - 18:00

Naheulbeuk (f), Belyscendre (f), Maigh Tureadh (f)

Samedi 11/04/2009 - 18:00

QNTAL (d), Daemonia Nymphe (gr), Louisa John-Krol (aus), Ceili Moss (b)

Dimanche 11/04/2009 - 18:00

Omnia (nl), Woodland (usa), Cécile Corbel (f), Nehl Aêlin (b)

Pour plus d’infos : http://www.trolls-et-legendes.be/2009

 

mercredi, 11 mars 2009 00:07

Petits fours

Francis Black et son épouse, Violet Clark, ont donc décidé de monter un projet en commun : Gand Duchy. Hormis un petit coup de guitare apporté par Charles Normal et quelques accès de basse concédés par Silver Sorenson, le couple se réserve l’intégralité de l’instrumentation, des vocaux et de l’écriture des compos.

Violet semble avoir été marquée par les eighties. La new wave, surtout. Et cette sensibilité musicale se retrouve dans la plupart des compos de ce « Petit fours ». Elle y rencontre l’intensité électrique ‘pixiesque’ chère à Frank. Pour un résultat souvent surprenant. New wave ou cold wave (NDR : selon) qui se manifeste à travers le tempo caractéristique, la basse ténébreuse, élastique, et puis par des claviers atmosphériques, très souvent réminiscents de Sad Lovers & Giants. A moins qu’ils ne rappellent Ultravox voire Tubeway Army. A l’instar du ténébreux « Black suit », une plage au cours de laquelle certains riffs de guitare s’inspirent manifestement des Chameleons. Le timbre vocal de Violet est aussi plus tendre, contrastant avec les inflexions viriles, furieuses de Black, même si sur « Fort Wayne », il embrasse un falsetto proche de Jason Lytle. Un Black qui, dès qu’il en a l’occasion, déverse son électricité vivifiante. Et il ne s’en prive pas tout au long du ‘groovy’ « Come over to my house », la compo qui ouvre l’elpee. Parce qu’en d’autres temps, il doit composer. Ou partager, si vous préférez. Un « Lovesick », par exemple, emprunte certains accents au « Gimme Shelter » des Stones, alors que la mélodie lorgne vers le bubblepop d’Elastica. Et tramée sur une très jolie mélodie, « Seeing stars » est nappé de claviers, à la manière des Llama Farmers. Petit coup de cœur à « Volcano », la plage qui achève l’opus ; probablement celle qui a le mieux digéré les influences du couple. Le reste souffre malheureusement de l’insuffisance vocale de Violet. « The long song », tout d’abord, titre au cours duquel, elle lutte pour maintenir l’énergie de la chanson. Et puis le très dispensable « Ermesinde », coupable d’un abus de vocodeur. Néanmoins, pour un premier album, le projet tient la route…

 

mercredi, 11 mars 2009 00:05

Goodnight Oslo

“Goodnight Oslo” constitue le second album enregistré par Robyn et la formation Venus 3. Et le quinzième elpee réalisé en studio. Son backing group est composé de potes, dont Peter Buck, le drummer de tournée de REM, Bill Rieflin, ainsi que le bassiste de Minus 5 et des Young Fresh Fellows, Scott McCaughey. Bref, des musiciens impliqués à des degrés divers dans la bande à Michael Stipe. Et pour cet opus, il a également reçu la collaboration de Colin Meloy (Decemberists), Morris Windsor (Egyptians/Soft Boys), Harry Danger, le trompettiste Terry Edwards ainsi que la choriste Lianne Francis (NDR : une Galloise !) Le décor est planté. Enfin presque, puisque si vous l’ignoriez encore, Hitchcock n’est pas un néophyte. Considéré comme un des fils spirituels de Syd Barett, ce grand excentrique anglais fait partie des artistes-culte aux States. Ses aventures vécues aussi bien chez les Soft Boys qu’en compagnie des Egyptians, lui ont valu de devenir, notamment, une source d’inspiration majeure pour REM et les Replacements.

Mais venons-en à cet opus. Découpé en 10 titres, il ne concède aucune faiblesse. Depuis « What you is », dont le groove rappelle le « Suzie Q » de Creedence Clearwater Revival à l’intense et impressionnant titre maître, déchiré par ces accès de violon, en passant par le ténébreux « You head her », le glam rock (TRex ?) « Saturday groovers », le tendre « I’m falling », le languissant et crépusculaire, « Hurry for the sky », imprimé sur un rythme de chemin de fer, l’introspectif « Sixteen years », caractérisé par cette guitare jouée en picking, le luxuriant, presque flower power « Up to our nex », l’enjoué « Intricate thing » et la valse lente « TLC ». Le tout souligné par la voix languissante, nasillarde de Robyn, dont le timbre campe un hybride entre Guy Chadwick (House Of Love) et Dylan. Un bien bel album !

 

mercredi, 11 mars 2009 00:04

Easy listening for the underachiever

L’an dernier, le label Area Pirata décidait de rééditer le tout premier elpee des Morlocks, « Emerge », un disque paru en 1985. Une initiative dictée par la reformation du groupe californien (NDR : issu de San Diego, très exactement), même si du line up initial, il ne demeure plus que le chanteur Leighton Koizumi. Le combo a donc décidé d’enregistrer un tout nouvel opus. Dont la musique trempe, bien évidemment, toujours dans le garage. Empruntant un style aujourd’hui plus proche des Hives, que celui de 13th Floor Elevators ou des Troggs, chez qui l’ensemble puisait ses références à ses débuts. Bref, si vous êtes un inconditionnel du revivalisme sixties, il serait fort étonnant que vous ne succombiez pas à cet « Easy listening for the underachiever ». Vous souhaitez en savoir davantage sur les Morlocks ? A l’issue du tracklisting de ce cd, vous avez droit à une interview accordée par le groupe…

mardi, 10 mars 2009 23:59

Working on a dream

Seizième album en 36 ans de carrière pour le boss. Un disque pour lequel il a de nouveau bénéficié de la collaboration de Brenda O’Brien, à la production. Ce qui ne semble plus être une très bonne idée. Car les arrangements sont devenus un peu trop envahissants. D’ailleurs les meilleures compos de cet opus, sont aussi, le plus souvent, les moins sophistiquées. Et je pense tout particulièrement au blues rural « Good eye » et au ‘dylanesque’ « The wrestler », une compo qui a servi de B.O. au film du même nom, réalisé par Darren Aronovky », mettant notamment en scène Mickey Rourke. Bien sûr l’ensemble tient la route, et des plages comme l’‘enniomorriconesque’ « Outlaw Pete », l’hymnique « Queen of the supermarket », caractérisé par ses superbes harmonies vocales et ses cordes de guitares ‘byrdsiennes’ ou encore le ténébreux « Life itself » ne manquent pas d’allure. On épinglera également l’hommage rendu à Danny Federici, l’organiste du E Street Band, décédé des suites d’un cancer l’an dernier, sur « The last carnival ». Mais, ce lyrisme des orchestrations me fout les boules. Alors, imaginez, lorsque Bruce se prend pour un crooner à la Randy Newman (« This life » et « Kingdom of days »), on se demande s’il n’a pas pris un coup de vieux. En outre, on ne peut pas dire que son duo échangé en compagnie de son épouse, Patti Scialfa, sur le morceau country folk « Tomorrow never knows », soit une réussite. Hormis le titre maître pro-Barak Obama, peu de militantisme sur cet elpee pour ce natif du New Jersey qui fêtera ses 60 balais le 23 septembre prochain. Et pour qui on craint quand même des signes d’essoufflement. Enfin, seul l’avenir nous le dira. Si vous parvenez à vous procurer une version collector, sachez qu’elle est enrichie d’un Dvd consacré aux sessions d’enregistrement.