Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Hooverphonic
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Enzo Porta

Enzo Porta

samedi, 31 décembre 2005 01:00

A l’intérieur de soi-même

Vu le titre et la pochette, on pourrait croire que Romain Lateltin essaye de faire de la pub pour les vertus d’un yaourt bio… Mais il n’en est rien. Notre ami Romain est juste très fier de son postérieur, comme il l’affirme sur le bien nommé « J’assure de mes arrières ». Côté musical, ce jeune Français signe un premier album solo qui est proche des travaux de notre Vincent Venet national. C’est-à-dire de la pop francophone qui fait beaucoup appel à l’électronique, aux jeux de mots et autres doubles sens. Un travail assez honorable où le talent de mélodiste de notre ami laisse entrevoir un potentiel certain. Les programmations sont malheureusement encore un peu ‘cheap’, condamnant cet opus à la seconde division musicale et autres bacs à soldes de tous poils… Rendez-vous donc au prochain album, si la production est digne de ce nom.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Lcd Soundsystem

Le voilà donc cet album tant attendu du groupe de James Murphy ! Après les avoir vu livrer un set enflammé au Pukkelpop, l’an dernier, on savait que Lcd Soundsystem n’était pas une hype de plus, ni une bande de branleurs sous ecstasy qui avait réussi à duper les critiques de rock blasés. On sent que James Murphy est plutôt un fan absolu de musique en général. Les morceaux de cet album semblent être des hommages à ses influences (en vrac : The Fall, P.I.L., le punk-funk du début des années 80, le disco et la techno), une démarche qui le rapproche de groupes comme Primal Scream. On ne va pas vous mentir, tout n’est pas excellent sur ce disque (comme ce pastiche raté de Pink Floyd sur « Never as tired as when I’m waking up »). Mais il contient aussi de véritables petites bombes rock’n’roll, minimalistes et énergiques comme « Movement », « On repeat », « Thrills » ou encore « Disco Infiltrator ». Ajoutez-y une production inventive et vous tenez là un des premiers albums incontournables de l’année. A noter aussi, l’inclusion d’un deuxième disque qui compile les premiers maxis vinyles du Lcd sur lesquels vous trouverez des bombes comme « Losing My edge », « Give It Up » ou encore « Yeah ».
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Wrong Way

Ce trio de Portland avait déjà fait parler de lui en 2003 lors de la sortie de « Pure Thoughts », son premier album. Du rap à l’ancienne qui rappelle le collectif Native Tongues (De La Soul, A Tribe Called Quest, etc.) ou encore Leaders of The New School. Pour établir une comparaison avec leurs contemporains, on pourra dire que Lighheaded évolue dan un registre proche de Jurrassic 5, Lifesavas ou encore Mos Def. C’est à dire du rap ‘conscient’ qui essaye d’instiller des valeurs un peu plus positives que le gangstérisme en vigueur dans le hip hop contemporain. Côté musique, les beats d’Ohmega Watts puisent dans les sons chauds de la soul, du funk, du jazz et de la salsa. Ce « Wrong Way » est largement destiné aux dance floors et recèle beaucoup de titres up-tempo. Profilé sur une boucle soul, l’excellent single « Timeless » est une petite merveille qui donne envie d’aller s’agiter sur le dance floor. Même chose pour le funk latino de « In The building », le sonique « UHH ! » et l’énorme « Soul Power », échafaudé sur un break de batterie contagieux et les cuts d’une section cuivres. « Individually Wrapped » réveille le fantôme de Tribe Called Quest ; mais les imparables refrains en scratch rappellent les travaux de DJ Premier. Les flows de Braille, Othello et Ohmega sont autant à l’aise sur les beats rapides que lents ; et même s’ils ne sont pas les Mc les plus originaux du monde, le moins qu’on puisse dire est qu’ils maîtrisent leur art. « Afraid of The Dark » est le moment le plus sombre de l’album, un titre tendu qui évoque la paranoïa du hip hop new-yorkais tel qu’il a été popularisé par le Wu-Tang ou encore Mos Def dans ses moments les plus pessimistes. Que du bon et du très bon donc sur cette plaque paradoxalement discrète, mais épinglant quelques pures tueries qui méritent franchement d’être découvertes.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Live is a Miracle in Buenos Aires

En circulation depuis plus de vingt ans, les punks des Balkans jouissent aujourd’hui d’une renommée internationale grâce à la présence dans leurs rangs (depuis 1986) du réalisateur Emir Kusturica. Pendant toutes ces années le groupe a subi diverses vicissitudes mais fournit aujourd’hui la musique pour les films d’Emir, ce qui lui permet de voyager à travers le monde. Ce témoignage d’un concert enregistré à Buenos Aires, en mars 2005, illustre bien l’énergie du groupe en pleine action. Le charisme du chanteur ‘Dr’ Nelle Karajlic, le sens de l’humour du groupe et le mélange détonnant de musiques traditionnelles (les sauvages fanfares des Balkans), de punk rock, de reggae et les ambiances à la Ennio Morricone font rapidement mouche. Ajoutez-y quelques excellentes compos (dont le très beau « Ja Volim Te Jos ») et vous tenez là un ‘live’ qui atteint son but : il donne tout simplement envie de découvrir les travaux studio des fous furieux du No Smoking Orchestra.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Joyful Rebellion

Cet opus devrait plaire à celles et ceux qui ont apprécié l’injustement ignoré « Among the Trees » d’Arrested Development… Après avoir commis son premier album (« Exit »), K-Os avait décidé d’arrêter les frais. En fait, il était dégoûté par la triste évolution du hip hop, tant au niveau musical que du contenu. C’était sans compter sur le succès rencontré par « Exit ». Le Trinidadien de Toronto rempile donc et nous propose « Joyful Rebellion ». Une œuvre qui brasse hip hop, reggae, rock et soul avec un bonheur quasi constant. Entouré d’excellents musiciens, K-Os chante (à la Stevie Wonder) aussi bien qu’il rappe, dans un style proche de Q-Tip. On reste dans un format où la mélodie prime ; et parmi les plus réussies j’épinglerai « Man I used to Be » (très soul), le jazzy « Crabbuckit », ou encore le tube absolu « Love Song ». D’autres morceaux s’avèrent plus hip hop, à l’instar du minimaliste « B-Boy Stance ». Tout n’est pas toujours du meilleur goût (NDR : certains solos de guitare un peu poisseux), mais on reste subjugué par la dextérité du bonhomme à la production et au micro, et surtout par la qualité des chansons proposées.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

White Boys Brown Girl

Durant les années 80 et 90, Alan McGee a signé sur son label Creation tout ce qui a compté et compterait un jour : Primal Scream, Oasis, Ride, Jesus & the Mary Chain, My Bloody Valentine, Super Furry Animals, etc. Quelques dépressions et abus de drogues plus tard, il a fondé une nouvelle structure, tout aussi fantasque que la précédente et dénommée Poptones. C’est ici qu’on été signés les Anglo/Gallois de Kill City. Un quatuor emmené par Lisa Moorish à la voix et Pete Jones à la basse. Une musique typiquement anglaise : des programmations rythmiques directes, des guitares électriques vitaminées et une attitude punk qui n’oublie pas les mélodies pop. Les premières écoutes du disque ne sont pourtant pas flatteuses : on a l’impression d’entendre encore une autre de ces productions très eighties qui commencent à saturer le marché. Les quelques ‘hommages’ appuyés sont d’ailleurs proches du pastiche. La mélodie de voix et la batterie de « New York in My Pocket » sont piqués au « Disorder » de Joy Division. Ces quelques réserves passées, il faut reconnaître que les morceaux sont plutôt bons. On notera le très pop « Hooligans On E » (co-écrit par l’ex Libertines Pete Doherty), hymne « lad » par excellence. « ‘T Is a Pity she’s a Whore », « Just Like Bruce Lee », ballades pop up-tempo. Dans un registre plus calme, l’électro western de « Strychnine » fait aussi son effet. La plage titre est quant à elle déclinée en pas moins de 3 versions, dont un remix d’Andrew Innes (Primal Scream). Au bilan, on n’ôtera pas à ce disque ses qualités indéniables (surtout les compos), mais la production peu inspirée de l’ensemble risque de lui filer un coup de vieux prématuré.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Kill the Young

Originaires de la région de Manchester, ces jeunes gens nous proposent leur premier opus. Une oeuvre inspirée par le rock américain (Smashing Pumpkins) et le rock anglais (Placebo, Smiths). La voix de Tom Gorman évoque celle d’un Richard Ashcroft pré pubère qui aurait écouté plus de new wave (Cure pour le son des guitares et basse) et moins les Stone Roses. Une collection de chansons mixée par Flood (U2, New Order et beaucoup d’autres) à l’énergie toute juvénile et à la théâtralité totalement assumée. Cette plaque devrait surtout donc plaire aux éternels adolescents et aux adolescents tout court qui vont visiter les cimetières les jours de pluie, le walkman vissé aux oreilles, pour oublier leur spleen, en entendant la voix chevrotante de Tom qui crie « I got no proobleemmmss…. ». Et les autres ? Ils peuvent passer leur chemin.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Jack Adaptor

Jack Adaptor est sûrement un des pires noms de groupe jamais entendu (pourquoi pas s’appeler Guitar String tant que vous y êtes ?). Mais comme le dit le dicton, on ne juge pas un livre par sa couverture. Votre serviteur s’est donc scrupuleusement plongé dans l’univers sonore concocté par Paul Frederick (chant) et Christopher Cordoba (guitare et production). Pendant les années nonante, nos deux compères ont officié chez Family Cat, groupe indie pop dont la réputation n’a pas traversé la Manche. La galette commence bien mal par « Everything is Free », cornichonnerie bourrée de solos de guitare et de boîtes à rythme hip hop estampillées ‘eighties’. Le niveau remonte dès le très Mc Cartney « When I Used To Have A Show », morceau qui prouve que nos deux gaillards savent écrire des chansons, et des bonnes. Le problème procède de la surenchère d’effets et de gimmicks qui rendent les plages totalement indigestes. Dommage, car à force de vouloir plaire à tout prix, Jack Adaptor massacre des compos de haut niveau.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Doab

A la croisée du jazz et de la musique indienne, la musique de ce trio belgo-indien vaut la peine d’être découverte. Le pianiste Fabian Morini (Aka Moon), le tabliste Suman Sarkar et le flûtiste Fabian Beghin (qui a participé à la confection de l’album de Jawhar, paru l’an dernier) se sont associés pour concocter huit pièces qui s’inspirent de la musique classique du nord de l’Inde. Ceux qui apprécient les travaux de jazzmen ‘orientalisants’ comme Yusef Lateef ou encore John Coltrane devraient trouver leur bonheur dans cette collection envoûtante. A noter, l’excellente qualité sonore du disque, qui donne aux instruments un relief et une chaleur rarement entendus dans les productions jazz nationales.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

I´m the Supervisor

Ce duo israélien peut se targuer d’avoir déjà accompli plusieurs fois le tour du monde, se produisant aussi bien au pied du Mont Fuji, devant les pyramides de Mexico que sur les plages australiennes. Amit Duvdevan et Erez Aizen pratiquent la psychedelic trance. Cette musique de danse sévèrement burnée galope rarement en dessous des 145 BPM. En outre, elle a le pouvoir de travailler les masses pour les amener à s’unir dans la danse. Le côté psychédélique est assuré par les sonorités acides parcourant ces rythmiques martiales et des structures alambiquées dignes des morceaux de rock progressif. Les mélodies ne sont absolument pas négligées et restent la matière centrale de cette plaque. Nos deux compères n’hésitent d’ailleurs pas à inclure des pianos dopés aux effets ‘flanger’ ou autres grands orchestres à cordes, conférant à ces morceaux une aura de mystère qui n’est pas sans rappeler ce merveilleux dessin animé qu’était « Les Cités d’Or ». Bref une musique totalement décomplexée au mauvais goût assumé ; un peu comme le heavy métal, le côté hédoniste en plus.
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