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Gary Numan

OST : Phone Booth

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Il est difficile de parler BO quand on n'a pas vu le film. Une chose est sûre : Joel Schumacher est un tâcheron de l'industrie hollywoodienne, à la carrière pavée de films réacs' parfaitement abjects (" 8mm ", " Nobody's Perfect ", " Falling Down ", …) Sans doute que " Phone Booth " ne faillit pas à cette règle ; mais à vrai dire, on s'en fiche comme d'une guigne. Quant à la musique, elle s'écoute avec peine… Une chose est sûre : Harry Gregson-Williams n'a pas l'étoffe d'un Bernard Hermann, ni même celle d'un Goldsmith. Principalement électronique, son œuvre de commande se perd ici dans des silences pesants et des cliquetis ridicules. Parfois, un piano ou une guitare (celle de Peter Distefano de Porno for Pyros) nous sort de notre léthargie. Les mauvais disques ont au moins une qualité : ils donnent toujours envie de se replonger au plus vite dans ce qui vaut vraiment le détour (ici : Carpenter, Howard Shore, Louis et Bebe Barron).

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