L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 30 avril 2021 07:23

String of souls

Adic’s Trip, c’est le band d’Acid, l’ex-guitariste d’Honeymoon Disease. Elle y partage également le chant avec Mike, l’autre gratteur. Etabli à Göteborg, ce quatuor suédois propose un hard rock old school particulièrement marqué par les débuts des 70’s. Deep Purple en tête. D’abord à cause des envolées du soliste, à la six cordes ; les interventions vintage de l’orgue, réminiscentes de feu Jon Lord, accentuant cette impression. Et le titre final, « Come hell a high water », en est la plus belle illustration. Curieux, au sein du line up, il n’y a pas de claviériste, donc il faut supposer que ce rôle est dévolu à un invité.

Les seventies, Acid’s Trip en est stone. Ainsi, il se frotte à la prog de Yes, sur le titre maître. Puis au rock sudiste de Lynyrd Skynyrd (« Get it right »). Au glam de Sweet également. A travers les harmonies vocales. Le titre qui ouvre l’opus, « Prelude », nous réserve cependant des chœurs cérémonieux, presque liturgiques, dans l’esprit du metal symphonique. Mais cette décennie, le band aurait pu mieux le célébrer, en se servant bien plus souvent d’accords rythmiques à la Keith Richards. Dommage d’ailleurs qu’ils ne soient pas plus fréquents ; ce qui aurait permis aux compos d’être davantage accrocheuses. Et ce ne sont pas les quelques morceaux plus enlevés qui y changent quoi que ce soit…

samedi, 08 mai 2021 07:18

The Best of

Link Protudi n’est autre que Rudi Produti, le leader du groupe légendaire The Fuzztones. Flanqué des Jaymen, il permet ainsi à un projet parallèle de rendre hommage à la musique surf, à Link Wray et au rock’n’roll originel. Sur ce ‘best of’ on retrouve des plages issues des albums « Drive it home », « Missing link », « Naked Crisco Twister party » et « Seduction » ; mais dans des versions inédites et remasterisées. Exclusivement instrumentaux, les morceaux nous replongent à la fin des 50’s et au début des 60’s, à une époque où le son surf de la guitare électrique était une référence ; et en particulier chez les Shadows.

Link Produdi & The Jaymen

lundi, 31 mai 2021 06:59

Live in the eighties (reissue)

Not Moving est une formation considérée comme culte, dans l’univers de l’underground, en Italie. Elle a sévi de 1981 à 1984, de 2005 à 2006 et s’est reformée en 2019 en transformant son patronyme en Not Moving Ltd ; mais surtout, elle a conservé trois des membres fondateurs du band.

Ce « Live in the eighties » était déjà paru en 2005, sous la forme d’un coffret CD/DVD. Il recelait alors 24 titres. La nouvelle version n’en compte plus que 13, dont les covers de « Cocksucker blues » ses Stones, du « Break on through » des Doors, d’« I wanna make love to you » de Willie Dixon, ainsi que de « Kissin Cousins », une chanson signée Fred Wise et Randy Starr, traduite en hit par Elvis Presley, mais revisitée par The Saints. C’est d’ailleurs cette dernière mouture que le band transalpin a choisi d’adapter. Et cette réédition permet un téléchargement numérique du DVD paru en 2005.

Les morceaux sélectionnés ont été immortalisés en Italie et en Allemagne, ente 1985 et 1988, et trempent dans une forme de garage au sein duquel on retrouve inévitablement des accords de guitare fuzz et des interventions d’orgue vintage, rogné ou tourbillonnant.

Dommage que la qualité du son ne soit pas optimale…

lundi, 26 avril 2021 17:44

Lamb of Dracula

Pour enregistrer son nouvel elpee, Elvis Black Star a bénéficié du concours de Charles De Schutter et Pierre Constant à la mise en forme, lors de sessions qui se sont déroulées au sein du studio ICP, à Bruxelles.

Hormis la ballade étrange « Purified », qui nous entraîne aux confins de l’univers sonore d’un Mercury Rev, les 9 autre pistes sont sculptées dans un pop/rock d’excellente facture. Chargées d’intensité électrique, les compos sont imprimées sur un tempo qui vous donne envie de taper du pied. Lorsqu’elle devient languissante, la voix évoque celle de Liam Gallagher ; encore que sur l’une ou l’autre plage, on pense plutôt à son rival, Damon Albarn ; et lorsqu’elle devient incantatoire, celle de Crispian Mills (Kula Shaker) nous traverse l’esprit. Bref, la musique du band andennais est toujours aussi inspirée par la scène insulaire des 90’s. Même qu’après plusieurs écoutes, les spectres de Compulsion et de China Crisis se mettent à planer. Le tout, bien sûr, sous une forme bien contemporaine, le recours au synthé confirmant le propos. Mais des interventions bien senties, à l’instar de l’intro du morceau qui ouvre cet LP, « Lie of honnor », une plage au refrain hymnique au cours de laquelle les grattent suivent les vocaux à la trace. Et si « King Ringo » se distingue par ses variations de tempo, « Strange escape » met le turbo alors que sur « Come to me », les cordes de gratte se mettent à crisser au cœur d’un flux de riffs, pendant que ce fameux synthé prend de la hauteur. Et si les cordes sont souvent agressives, jamais elles ne nuisent au sens mélodique.

Un album urgent et percutant qui donne la pêche pour toute la journée.

lundi, 26 avril 2021 17:39

Postcard

En intitulant son premier album « Postcard », Beach Youth a immédiatement rappelé à votre serviteur qu’un label indépendant écossais du même nom, a marqué l’histoire de la musique pop/rock indie. Fondée en 1979, cette écurie avait notamment hébergé The Pastels, The Go-Betweens, Aztec Camera ou encore Orange Juice. Et paradoxalement, hormis le groupe d’Edwyn Collins, toutes les autres formations citées ci-avant sont très susceptibles de servir de références à la musique de cette formation normande (NDR : elle est issue de Caen). On pourrait également y ajouter Felt, groupe qui a vécu à la même époque, même si ce band avait signé chez Cherry Red avant de rejoindre Creation. Mais si on se limite aux combos contemporains, Real Estate voire The Reds, PInks & Purples peuvent aisément servir de repères. Trêve de comparaisons, entrons maintenant dans le vif du sujet.

A travers la texture nerveuse des accords de cordes semi(acoustiques) éclosent des tonalités électriques subtiles, parfaitement ciselées, parfois tintinnabulantes (Chameleons ?) ou encore savoureusement discordantes. Douze plages tout en élégance et délicatesse que chantent Etienne et Simon de leurs timbres veloutés (NDR : la voix d’un des deux vocalistes rappelle parfois celle de Colin Newman). L’opus nous réserve cependant un morceau dépouillé, folk, limité à la sèche et au murmure confidentiel (« Say something »), une piste chargée de swing (« Around me »), une ballade mid tempo ensoleillée (« Back home ») ainsi que l’endiablé « In my chest », une piste dynamisée par deux batteries.

Rafraîchissant !

lundi, 26 avril 2021 17:35

All function One

« All function one » constitue le sixième opus de Birdpen, un duo britannique réunissant David Penney et Mike Bird, aka Mike Hurcombe. Également impliqué au sein d’Archive, le premier se réserve le chant alors que les deux compères se consacrent à la guitare et aux claviers. 

Baignant au sein d’un climat cinématographique, la musique de Birdpen puise son inspiration aussi bien dans l’électro expérimentale, l’alt, le post que le kraut rock.

Souvent complexes, les 12 pistes d’« All function one » traitent de thèmes bien contemporains, comme la solitude, les fake news, la paranoïa et la dépendance numérique.

L’elpee s’ouvre par « Function ». Paru en single, il monte progressivement en crescendo et déjà Raphaële Germser, invitée pour la circonstance, se distingue au violon alto. « Life in design » aurait pu figurer au répertoire de The Dodos. Mêmes inflexions vocales, sens mélodique analogue et grattage des cordes savoureusement discordant, y compris. Pas le drumming, quand même !

Dansant, « Modern junk » est imprimé sur un beat électro exotique. Mid tempo, « Seat 35 » évolue sur un drumming sinistrement syncopé (Joy Division ?), alors le violon et le chant flottent dans l’atmosphère. Un climat qu’on retrouve sur « Universe ». Effleuré par les accords satinés d’une sèche, le morceau s’évapore dans un Mercury Rev…

Et la voix est toujours aussi éthérée tout au long de « Blackhole », une plage dont les accents psychédéliques semblent produits par une bande passée à l’envers. Ces harmonies vocales atmosphériques alimentent les deux dernières plages de cet LP. Une gratte acoustique en boucle brode « Invisible », un morceau qui bénéficie d’arrangements de cordes. Des violons qui gémissent en fin de parcours, d’« Undone ».

Enfin, meilleur titre de ce long playing, « Flames » frôle l’univers psyché/mélancolique du « Kiss me, Kiss me, Kiss me » du Cure, alors que paradoxalement, la voix emprunte une tonalité métallique.

Ce n’est pas cet album qui va permettre Birdpen d’augmenter son contingent de fans en Grande-Bretagne ; à contrario du continent européen, où le tandem y est particulièrement apprécié. Ce qui ne devrait pas changer…

lundi, 26 avril 2021 17:32

Snake Magnet (reissue)

« Snake magnet » ne constitue pas un nouvel essai de Kong, mais la réédition d’un album paru en 2009. Une œuvre à ne mettre qu’entre les oreilles d’un public averti. Et pour cause, rien que les références ont de quoi rebuter le mélomane lambda. Parce qu’en extrapolant, on a l’impression d’y retrouver pêle-mêle les riffs de gratte thrash metal de Prong, les stridulations électriques de Gang of Four voire de Primus, les cris hystériques de Mike Patton poussés, à une certaine époque, au sein de Fantômas ou les grognements gutturaux proférés par David Yow chez Jesus Lizard. Sans oublier les signatures rythmiques de Shellac. Le tout secoué par un drumming tour à tour frénétique, spasmodique, ample, torrentueux ou hypnotique.

Le trio mancunien injecte également des synthés dans l’ensemble, mais en général, hormis pour « Good graphics », une plage au cours de laquelle on a l’impression que R2-D2 (NDR : robot mis en scène dans la saga ‘La guerre des étoiles’) a été invité, ce type d’intervention ne devrait pas contrarier les puristes du genre.

Bref, on est ici en présence d’un opus déstructuré, expérimental, brutal, au cours duquel, Kong prend un malin plaisir à jouer sur les contrastes. Le long playing s’achève par une piste de 8’ imprimée sur un même motif rythmique, mais dont les 5 premières montent sporadiquement en crescendo avant le chaos final…

Le dixième elpee des Black Keys paraîtra ce 14 mai. Intitulé "Delta Kream", il célèbre la passion du duo pour le Mississippi Country Blues, en proposant des reprises de compos signées par des légendes du blues comme R. L. Burnside et Junior Kimbrough, entre autres

L’opus a été enregistré au studio Easy Eye Sound d'Auerbach à Nashville, en compagnie de Kenny Brown et Eric Deaton, deux musiciens qui ont longtemps joué en compagnie de R. L. Burnside et Junior Kimbrough, deux artistes qui constituent des inspirations majeures pour Auerbach et Carney, depuis leur adolescence.

Issu de ce futur long playing, « Crawling Kingsnake » constitue le premier single de l'album et est disponible en clip ici

 

samedi, 17 avril 2021 19:12

Les échos perdus de Ghost Woman…

Etabli dans l’Ouest canadien, Ghost Woman est drivé par chanteur, compositeur et multi-instrumentiste Evan Uschenk. Il est soutenu par deux gratteurs, un bassiste et un drummer. Avant de monter cette formation, il a sévi chez Michael Rault et Leeroy Stagger. Il n’a fondé Ghost Woman qu’en 2016.

Son nouvel Ep, « Lost echo’s » est paru ce 16 avril, sous forme digitale, et sortira en cd et vinyle ce 13 août 2021. Enregistré en 3 ans, l’opus est partagé en 11 plages qui trempent tour à tour dans le garage, le krautrock et le psychédélisme.

L'EP tire son titre curieusement orthographié d'un tract religieux prétendant révéler les vrais secrets des Superstition Mountains, une région sauvage et volcanique de l'Arizona qui serait, selon la rumeur, l'emplacement d'une mine d'or perdue. Certains Apaches pensent même que ces montagnes renferment un portail vers l'enfer, en raison des violentes tempêtes de poussière qui soufflent dans tout l'État.

En attendant, Ghost Woman, nous en propose un extrait. Intitulé « Demons », il est disponible en clip ici

 

The Colorist Orchestra est un collectif de musique classique avant-gardiste, dirigé par Aarich Jespers et Kobe Proesmans, qui se sert de manière non orthodoxe d’instruments traditionnels et sur mesure pour remixer le répertoire d'un artiste invité. Et pour la circonstance, le duo a choisi Howe Gelb, le leader de Giant Sand, afin de réaliser un album complet. Faut dire qu’en 30 ans de carrière, Howe n’a jamais été rétif à l’expérimentation.  

Jusqu'à présent, toutes les versions précédentes de The Colorist Orchestra étaient construites autour de performances en direct méticuleusement répétées et arrangées de chansons du catalogue de leur collaborateur. Mais « Not On The Map » est un concept entièrement neuf. Issu de cet opus, « More exes », est disponible en clip .

Jespers a déclaré avoir essentiellement travaillé l'arrangement instrumental du morceau ; ce qui explique les nombreuses couches de mélodies et de textures. Enfin, de son côté, Howe a demandé que la chanteuse et compositrice folk Pieta Brown participe à l’enregistrement de ce titre.