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Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Dernier concert - festival

Hooverphonic
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Bernard Dagnies

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Beaucoup de monde pour assister à la finale du Concours Circuit qui se déroule, come chaque année, au Botanique. L’édition 2010 était donc réservée au pop/rock et, suivant le rituel, proposait alternativement les candidats, sur la scène de la Rotonde et de l’Orangerie.

Petit coup de gueule pour commencer, et même les organisateurs du Concours Circuit la trouvaient saumâtre. Motif ? Le personnel du bar (devenu privé, il faut le rappeler), patron en tête, se la joue ‘dikkenek’. Affichant une souplesse d’esprit digne des dirigeants de l’ancienne Union des républiques socialistes soviétiques. Le retour de la dictature passerait-il par les structures privées. A méditer… Bref, venons-en à ce qui nous intéresse : le spectacle.

Cinamone ouvre le bal. Un sextuor drivé par Ruben Hillewaere, chanteur/guitariste (il se sert d’une gratte acoustique électrifiée), et impliquant une violoncelliste, une choriste, un drummer, un claviériste et un bassiste qui ressemble étrangement à Robin Gibb (NDR : si, si, souvenez vous des Bee Gees), au début de sa carrière. Même le look y est (NDR : ce pantalon à pattes d’éph !). Le plus marrant c’est que le timbre vocal du chanteur campe un hybride entre celui de cet illustre Robin et Justin Hayward des Moody Blues. Une belle voix, il faut le souligner. La musique est soignée et atmosphérique, les harmonies vocales limpides et le set rafraîchissant, le tout lorgnant manifestement vers Gravenhurst. Sans doute de manière un peu trop académique. Mais manifestement le groupe gantois est pétri de talent.

News From The Stars nous vient de la région de La Louvière, un quatuor qui possède en Ludovic Legrand (NDR : c’est aussi le claviériste) un excellent chanteur (NDR : ce sera couvent le cas au cours de la soirée), dont la voix emprunte parfois des inflexions à Antony Hegarty. Casquette de titi parisien bien vissée sur la tête, il s’est isolé à gauche de l’estrade. Assis derrière son instrument, placé légèrement de biais. Veste blanche, le drummer est planté au centre, en arrière plan. Son matos monté sur un socle. Le bassiste et le guitariste (un sosie de Stéphane Demol !) se sont installés à droite de l’estrade. Pas vraiment très équilibrée comme disposition. Leur musique puise à la fois dans le jazz, la soul, la pop et le funk. Pensez à Jamiroquai et surtout à Maroon 5. Mais elle est vraiment trop linéaire pour convaincre. L’occasion d’aller prendre un peu l’air.

Tiens, je connais cette fille. En fait, avant de participer au jury d’un concours, j’évite de prendre le moindre renseignement sur les artistes en présence, histoire de me préserver de tout préjugé favorable ou défavorable. Pourtant le patronyme ne me dit rien. Kiss & Drive. Mais je n’ai pas la berlue, son image est imprimée dans mes circuits (ou l’inverse, si vous préférez). Elle joue seule en s’accompagnant soit d’une gratte acoustique électrifiée ou d’un ukulélé et se sert de boucles à l’aide d’un bel assortiment de pédales. Un peu comme Dominique A. Cà y est le franc est tombé ! Il s’agit de l’ex-chanteuse de Hands Up Boys, le groupe de Cloé Defossez. Qui militait encore au sein de la formation, lorsqu’elle s’est produite, en février dernier, dans le cadre du D’Hiver Rock à Tournai. Elle avait quitté le combo au cours de l’année, suite à des problèmes familiaux ; mais en avait aussi profité pour se lancer dans une carrière individuelle. Enfin pas tout à fait, puisqu’il lui arrive de bénéficier, sur les planches, du concours d’un pianiste et d’un violoncelliste. Mais ce soir elle se produit en solo. Elle assume parfaitement sur ses cordes. Cependant, lorsqu’elle veut se servir pour la première fois de ses loops, elle se plante à trois reprises. Et se rend compte que le système est déréglé. Mais son humour et sa spontanéité déclenchent l’hilarité dans la salle. Le tout en corrigeant le dérangement du système. Et ça fait mouche. D’autant plus que lorsque le matos est à nouveau au point, elle va nous livrer une compo absolument remarquable. Faut dire que son timbre vocal l’est tout autant. A un certain moment, il nous communique même un léger frisson. Elisabetta vient de placer la barre très très haut…

Fusty Delights est un duo liégeois qui se revendique de la scène electronica. Pas vraiment spécialiste dans le domaine. Des références ? Oui, Air et M80. Et même si ce n’est pas ma tasse de thé, je dois avouer que leur set est bien foutu. Le son est un peu fort, mais les beats sont percutants. Le claviériste se sert également d’une table de mixage et de machines ; et tout en triturant les boutons remue tout le corps au rythme de la musique. L’autre se sert d’un keytar (NDR : un clavier profilé sur le modèle d’une guitare). Les amateurs du style semblent ravis, jugeant d’ailleurs leur prestation excellente.

Après l’électro, place au hip hop. Pas davantage féru dans le domaine. Un duo de slammers dont les rimes sont riches et revendicatrices, un peu dans l’esprit des rappeurs français engagés. Derrière, un bidouilleur triture les sons. Les textes sont saignants. Dans le sens propre et littéral du terme. Peut-être un peu trop. A contrario, il y manque un groove, capable de dynamiser leur set. Je m’avance un peu, mais le concours d’un DJ derrière deux platines aurait peut-être permis à Supertanker de prendre une toute autre dimension…

Groupe cinacien, Sinus Georges achève donc le concours. Il réunit d’excellents instrumentistes, et en particulier le saxophoniste. Le chanteur/guitariste possède également une excellente voix. Haut-perchée, elle fait penser à celle de James Skelly (The Coral). La musique oscille du jazz au funk, en passant par le rock, le dub et la world balkanique. Mais la sauce ne prend pas. On a parfois l’impression que chaque musicien joue sa propre partition. Le leader essaie d’haranguer l’audience. Sans succès. Paraît que lors des éliminatoires, le combo avait cassé la baraque. Aujourd’hui, manifestement, il est resté dans ses starting-blocks.

Lors des délibérations, le choix du gagnant n’a pas souffert de longues discussions. Fallait pas être devin pour tirer cette conclusion. Kiss & Drive, alias Elisabetta Spada, n’a vraiment pas volé son succès. Et le plus sympa, c’est qu’à l’issue du concours, les autres participants sont venus la féliciter.

 

Un petit récapitulatif s’impose, si vous n’avez pas pris connaissance de la news … 

 

 

samedi, 11 décembre 2010 12:12

Coldplay aime la Christmas ‘light’

Le nouveau single de Coldplay, “Christmas Light”, est paru ce premier décembre ! Bien avant la fête de Saint Nicolas et surtout du Père Noël… A boire avec modération sur le site du groupe et celui de YouTube.

http://coldplay.com/
http://www.youtube.com/watch?v=CAqCTnV69OY

samedi, 04 décembre 2010 18:30

Tom Tom Club compilé…

Tom Tom Club est une formation américaine, fondée par Chris Frantz et Tina Weymouth, en 1981, deux musiciens qui militaient alors au sein de Talking Heads. « Genious of Love », leur second single va immédiatement cartonner dans les charts internationaux, lors de sa sortie. Il suivra d’ailleurs un autre hit, moins planétaire, mais tout aussi percutant, intitulé « Wordy Rappinghoood ». Consacrée à leurs morceaux-phares, une double compile, baptisée « Genius Of Live », est sortie ce 22 novembre. L’une immortalise des sessions ‘live’ accordées au Clubhouse. L’autre est consacré à des remixes.  

http://www.tomtomclub.net/

 

mercredi, 01 décembre 2010 22:58

The Narcotic Daffodils

Avant de fonder The Narcotic Daffodils , les musiciens de cette formation bruxelloise avaient déjà pas mal bourlingué. Irène Csordas et Hakim Rahmouni chez Awaken- Hakim, Simon, Flupke et Merlin au sein de Leo & the Lunar Tiki's. Sans oublier leurs projets parallèles. L’Acid Blue de Hakim ainsi que le Kriminal Hammond Inferno de Flupke et Simon. Ces deux derniers sont d’ailleurs des (presque) vétérans. Et pour cause, Flupke a sévi chez Nervous Shakes et Moonshades, alors que Simon Rigot a vécu l’aventure Bernthøler, de 1981 à 1985.

Vu le patronyme, vous vous doutez bien que le style de ces Jonquilles Narcotiques baigne essentiellement dans le psychédélisme. Un psychédélisme atmosphérique (accords de guitare gémissants, fuzzy, chargés de feedback, claviers rognés, fluides, poussiéreux et même un zeste de sitar) tantôt à la limite du prog (Pink Floyd, Argent), du garage (Fleshtones), du r&b (Animals), du métal (Deep Purple, Hawkwind, Iron Butterfly) voire même du jazz (le Trinity de Brian Auger, Traffic), le tout parfois parcouru d’accès de musique symphonique (Bach, pour être plus précis). Une expression sonore sur laquelle vient se poser, telle un papillon, la voix candide d’Irène (NDR : pensez à Sonja Kristina, la vocaliste de Curved Air). Eponyme leur premier elpee est découpé en 12 compos, dont un titre caché. Sous-titrée « The crazy dwarf », la fin de parcours, se décline même sous une forme conceptuelle. Le groupe vient de signer sur une maison de disques japonaise et négocie, pour l’instant, un contrat auprès d’un label indie belge.

 

jeudi, 25 novembre 2010 21:31

Take a vacation!

Chez les Young Veins, on retrouve le gratteur Ryan Ross et le bassiste Jon Walker, deux ex-membres de Panic ! At The Disco, un groupe cependant toujours bien actif, puisque le guitariste/pianiste Brendon Urie et le drummer Spencer Smith ont décidé de poursuivre l’aventure. Pour l’instant sous la forme d’un duo. Et un nouvel opus est même prévu pour début 2011. Mais revenons à notre quintet, dont « Take a vacation ! », constitue le premier elpee. Et pour se rappeler à notre bon souvenir, figure dans le titre de ce disque, un point d’exclamation !

Le combo s’est établi en Californie. Et ce nouvel environnement influe manifestement sur leur musique, mais pas seulement. Vous pensez aux Byrds ? Et vous avez tout à fait raison. A cause des cordes de guitare bringuebalantes et puis des harmonies vocales échangées entre les deux leaders. Mais la formation puise également ses principales références dans la pop des sixties insulaire. Et en particulier chez les Kinks et les Beatles époque « Please Please me » (ce mid tempo !) Dans le style, The Young Veins me fait parfois penser à Cast. A cause de la voix haut-perchée de Ryan. La mélodie du titre maître lorgne cependant vers un Stone Roses originel. Produit par Alex Greenwald (Phantom Planet) et Rob Mathes (Lour Reed, Panic !), l’opus ne dure qu’un peu moins d’une demi-heure et recèle deux covers en fin de parcours. Tout d’abord une version surf du « Security » signée Otis Redding/Margaret Wessen et une adaptation très réussie du « When you walk in the room » de Jackie DeShannon, dont les Searchers avaient fait un hit en 1964. Rafraîchissant !

jeudi, 25 novembre 2010 21:30

The best of the original mono recordings

De 1962 à fin 1967, Robert Zimmerman a publié huit albums studio : “Bob Dylan” (1962), “The Freewheelin' Bob Dylan” (1963), “The Times They Are a-Changin'” (1964), “Another Side of Bob Dylan” (1964), “Bringing It All Back Home” (1965), “Highway 61 Revisited” (1965), “Blonde on Blonde” (1966) et “John Wesley Harding” (1967). En mono. Un coffret consacré à ces huit elpees vient de paraître. Et les compos ont bien sûr été remasterisées. Une compile réunissant 15 des compos les plus notoires de cette anthologie vient également de paraître. Elle s’intitule « The best of the original mono recordings ». Faut donc pas vous faire un dessin. Vous y retrouverez donc, entre autres, « Blowin’ in the wind », "The Times They Are A-Changin'", "Mr. Tambourine Man", "Like A Rolling Stone", "Just Like A Woman" ou encore “All along the watchtower”. Le tout est enrichi d’un booklet retraçant cette partie d’histoire de Bob Dylan ainsi que tous les détails relatifs aux collaborateurs qui ont participé aux sessions d’enregistrement des différents morceaux.

jeudi, 25 novembre 2010 21:29

The Witmark Demos : 1962-1964

Avant de signer chez Columbia, Dylan avait enregistré toute une série de demos pour ses premiers éditeurs, Leeds Edition et Witmark & Sons. Ce double album réunit celles destinées à la seconde boîte, composées entre 1962 et 1964. Le titre de l’opus est suffisamment explicite. Des chansons au cours desquelles, le Zim s’accompagne à la sèche, à harmonica et parfois au piano. 47 titres qui devaient, à l’origine, être destinés à de potentiels interprètes. A cette époque, on ressent déjà très fort les influences puisées chez ses maîtres, Woody Guthrie et Pete Seeger. La compile est, en outre, enrichie d’un superbe booklet. Abondamment illustré il contient également un commentaire détaillé de cette période de son existence. Des titres comme « Blowin in the wind », « A hard rain’s gonna fall » et “Mr Tambourine Man” figurent dans le tracklisting, sous une forme on ne peut plus épurée. Démo oblige. Maintenant, si vous n’êtes pas un inconditionnel, je vous déconseille vivement de vous farcir les deux plaques d’affilée, sous peine de coup de blues. Pour collectionneurs et fans uniquement !

jeudi, 25 novembre 2010 21:27

Olympia

Il y a bien des lustres que Phil Manzanera, Andy Mackay, Bryan Ferry et surtout Brian Eno n’avaient plus bossé ensemble. Si mes infos sont exactes, c’était en 1973. Pour concocter le deuxième elpee de Roxy Music, « For your pleasure ». Moment choisi par Eno pour voler de ses propres ailes. Et le dernier album personnel de Ferry remonte à 2002. Il s’agissait de « Frantic ». Entretemps, il avait bien commis « Dylanesque », mais c’était un opus consacré à des reprises du Zim.

Première constatation, à l’instar des albums de Roxy Music, la pochette est illustrée par une pin-up alanguie. Ce n’est plus Amanda Lear, mais Kate Moss qui s’affiche. Et finalement, ce choix n’a pas été pris au hasard, vu la réunion du quatuor de base. Encore que de grosses pointures sont venues participer aux sessions d’enregistrement ; et parmi elles, David Gilmour (Pink Floyd), Jonny Greenwood (Radiohead), Nile Rogers (Chic), Flea (Red Hot Chili Peppers) et Mani (ex-Stone Roses, Primal Sream). Sans oublier les Sissor Sisters pour échanger un duo sur « Heartache by numbers » et le Groove Armada sur « Shameless ». Démontrant ainsi que le dandy britannique est capable de se fondre dans l’univers sonore contemporain. Et « Alphaville », trempé dans le disco/funk, « BF Bass (Ode to Olympia) », dans le r&b, ou encore « You can dance », relifté par DJ Hell, en sont d’autres belles illustrations. Produite par Ferry et Rhett Davies, cette œuvre épingle quand même l’une ou l’autre reprise. Dont le célèbre « Songs to siren » de Tim Buckley et une adaptation du « No face, no name, no number » de Traffic. Une des rares compos au cours desquelles Bryan se pose en crooner. Sur le reste de l’opus, sa voix tout en retenue, constamment en retrait, séduit par le velouté de son timbre. Ce qui n’empêche pas les compos de rivaliser de sophistication, de classe et de glamour, en alternant morceaux up tempo et ballades. Bref, un bien bel album

 

jeudi, 25 novembre 2010 21:20

Moses on a snail

Robert Pollard est un artiste prolifique. Il est cependant surtout devenu notoire pour son aventure vécue à la tête de Guided By Voices, entre 1983 et 2004. Un fameux bail ! Depuis, il multiplie les albums solos, les projets et les collaborations. Il doit avoir commis 12 albums lors de ces 2 dernières années, sans compter les singles, Eps et compiles en tous genres. Il a écrit la bagatelle de 1300 chansons, au cours de ses 25 dernières années de carrière. Excusez du peu ! Le souci, c’est que certains disques sont tellement expérimentaux, qu’ils passent complètement inaperçus. Heureusement, en solitaire (NDR : pas tout à fait, puisqu’il est alors épaulé par le drummer/producteur Todd Tobias), ses opus se révèlent bien plus consistants.

Robert aime le Who, Peter Gabriel, le punk et la prog. Il le concède. Des goûts qui l’ont influencé et l’influencent toujours. Il accorde un soin tout particulier au sens mélodique de ses chansons. Quand ce sont des chansons, bien sûr. Ce qui est bien sûr le cas tout au long de « Moses on a snail ». Elles peuvent même se révéler contagieuses. A l’instar de « Each is good in his own home ». Découpé en 12 plages, son dernier long playing baigne au sein d’un climat plus ténébreux, même si Pollard n’a pas perdu son sens de l’humour (le chacha/rockabilly « Big time wrestling »). Tout au long de ce disque, il alterne ballades et compos plus vivifiantes (l’excellent « It’s news » trempe même dans le punk tumultueux), parfois à la limite du hard rock (riffs lourds assénés sur « Lie like a dog » et percutants réservés à « In a cold war », dans l’esprit du « Who's Next » de la bande à Daltrey). Un spectre du Who, mais davantage proche de l’opéra rock « Tommy », hante également « Arrows and ballons ». Trois titres s’écartent cependant de l’ensemble. Tout d’abord l’élégiaque « Teardrop Paintballs », un morceau sculpté dans la lo-fi acoustique. L’épique, presque prog, « A constant strangle », ensuite. Puis en final, le titre maître. Dramatique, majestueux, il est parcouru d’un solo de guitare brûlant, digne du Blue Oyster Cult dans sa phase la plus classique. Bref, un album de bonne facture, mais sans surprise pour Robert Pollard.

jeudi, 25 novembre 2010 21:19

Close the evil eye

Lorsque Charles Blistin quitte les Tellers, pour embrasser une carrière solo, laissant Ben-Baillieux-Beynon à son triste sort, la rumeur colporte une fin d’aventure pour le groupe belge. D’autant plus que le moral des troupes n’est plus au beau fixe. C’est Fabrice Detry (Austin Lace, Hallo Kosmo), qui avait déjà assuré un intérim à la basse et surtout mis en forme leur premier opus, « Hands full of ink », qui va le remettre en selle. Il reprend sa quatre cordes et incite Ben à se remettre à la composition, tout en l’aidant à rechercher de nouveaux collaborateurs. César Laloux (ex-Archishops) Joos Houwen (Skag) et Aurélie Muller viennent compléter le line up. Puis, c’est 62TV qui convainc, à la demande fortuite du groupe, Gordon Raphael (l’homme derrière les manettes, chez les Strokes) de produire leur futur long playing.

Si “Close the evil eye” se révèle plus musclé, plus électrique, circonstanciellement secoué par de solides pulsations de basse, il n’a pas pour autant gommé toutes ses spécificités ‘Tellers’. D’abord, il y a les deux premiers morceaux de l’opus, « Dream » et « Evil eye », dont les lyrics décrivent la période douloureuse traversée par Ben, après le départ de Charles. Puis « Secrets », une compo particulièrement épurée. Caractérisé par de superbes arrangements de cordes, « 7 words » est probablement le meilleur morceau du long playing. Parsemé d’accords de guitare un peu sales et souligné de vocaux vindicatifs, « Cold asice » évoque un Telephone qui se serait mis à la langue de Shakespeare. Plus complexe, « I wish » est bien balisé par le xylophone. Mais les autres compos souffrent trop souvent d’un manque d’homogénéité. A cause de ce sens mélodique un peu trop spasmodique que ne parvient pas à fédérer la richesse de l’instrumentation. Même le second single, « I’ve got a world », qui rend un hommage à feu Dennis Wielemans, drummer de Girls In Hawaii, est trop décousu pour convaincre. On terminera cependant par une bonne note : la pochette de l’album. Imaginée par l’artiste suisse Felicie Haymoz, elle est absolument superbe.