Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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The Wolf Banes - De Casin...
Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 31 décembre 2005 01:00

The best of

A l’approche de la Noël, les compilations les plus diverses fleurissent dans les bacs des disquaires. Celle consacrée à Dires Straits et à Mark Knopfler constitue un cadeau idéal à offrir à vos grands-parents. Enfin, s’ils étaient branchés ‘rock clean’ un quart de siècle plus tôt. Tous les grands succès y sont : « Sultans of swing », « Romeo and Juliet », « Money for nothing », et j’en passe. Idem pour la carrière solo de Knopfler. 22 fragments réunis sur un double compact disc. Pas d’extrait du deuxième elpee des Straits, cependant ; mais deux chansons issues de musiques de film : « Going home » (« Theme from the local hero ») et « The long road » (Cal »). Un seul inédit : « All the roadrunning », chanson qu’il interprète en duo avec Emmylou Harris et qui devrait se retrouver sur un futur opus réunissant les deux artistes. Et pour que votre information soit complète, sachez que toutes les paroles des chansons de cette compile figurent à l’intérieur du booklet.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Some cities

Après avoir commis l’excellent “Lost souls” en 2000, le remarquable “The last broadcast” en 2002 et un « Lost sides » réservé à des fonds de tiroirs, l’année suivante, les Doves nous reviennent avec un quatrième opus. Un disque enregistré entre Liverpool, Brixton et le Loch Ness, sous la houlette de Ben Hillier, un producteur responsable de la mise en forme d’elpees de Blur et d’Elbow. Le titre final, « Ambition », a même été enregistré dans un monastère bénédictin. Une plage dont la guitare réverbère des échos crépusculaires, comme chez Durutti Column. Les Doves sont issus de Manchester. Ils s’inquiètent de la déstructuration du tissu urbain. Et ils le clament haut et fort. A travers leurs lyrics. Une inquiétude qui est allée grandissante lors de leur tournée. Parce qu’ils ont remarqué qu’elle ne touchait pas seulement leur ville natale. Ailleurs aussi. En Angleterre, bien sûr. Mais également à travers le monde. Ce qui explique le titre de leur opus. Un disque beaucoup moins expérimental que les deux premiers. Plus pop. Britpop même. Légèrement teinté de psychédélisme et surtout plus atmosphérique. Hormis le titre maître (NDR : pas une réussite, il faut le reconnaître) et l’allègre et cinglant « Sky starts falling », les guitares sont un peu trop bridées à mon goût. Les traces de house ont totalement disparu. Et lorsque les drums montent en régime, on a l’impression d’entendre Will Champion, le batteur de Coldplay. Ce qui n’empêche pas la plaque de demeurer très agréable à l’écoute. Que ce soit à travers l’émouvant « Someday soon » ou le somptueux « Snowden ». L’hymne en crescendo « Walk in fire » ou le planant « One of these days », dont les harmonies vocales brumeuses évoquent curieusement un certain Pink Floyd. Du contagieux et allègre « Black and white town », imprimé par les claviers aux sonorités flottantes. Ou encore du ‘philspectoresque’« The storm », pour lequel le trio a eu recours à un sample de Ruyichi Sakamoto. Un fragment qui frôle le délire, mais le frôle… sans plus. C’est sans doute le reproche qu’on peut adresser à cette œuvre, au demeurant de bonne facture : l’absence de délire.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

As if by ghosts

Pressé à 3.000 exemplaires, le premier elpee de cette formation chicagolaise, pas insulaire comme on pourrait le croire, a la particularité d’habiller chaque disque d’une pochette unique. En fait si la structure est identique, la photographie cadrée en surface est différente. Une photographie issue du début du XXème siècle. En outre, chaque digipack bénéficie de la présence d’une page arrachée d’un roman, d’un bouquin ou d’un livre scolaire. Si Dreamend émarge au postrock, il possède l’énorme avantage de disposer d’un excellent chanteur. Dont la voix éthérée, cristalline, rappelle parfois Billy Corgan circa « Adore ». Ce qui ne l’empêche pas de privilégier les parties instrumentales. Musicalement, la formation réalise la fusion parfaite entre Mogwai, Kitchens Of Distinction, Cure, Cocteau Twins, Broken Social Scene, Godspeed You ! Black Emperor, Spiritualized, Explosions in The Sky, Jesus & Mary Chain, Do Make Say Think, Sigur Ros, My Morning Jacket, Low et Cowboy Junkies. Que du beau monde! Beaucoup de guitares donc. Atmosphériques, méditatives, tempétueuses, torturées, psychédéliques, visionnaires, spectrales, majestueuses ou languissantes. Mais qui couplées à un xylophone peuvent déboucher sur des sonorités absolument envoûtantes. Mais aussi des drums caressés ou maltraités, un banjo épilé ou une slide gémissante. Toute une structure qui ne néglige pourtant pas le format pop contagieux. A l’instar de « Slide song » qu’on a envie de fredonner à chaque écoute et que je ne parviens plus à chasser de mon esprit. Excellent !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Prey for the City

Chris Cockrell! Ce nom ne vous dit rien ? Il était bassiste… Trouvé ? Oui, chez Kyuss ! Et il vient de fonder son propre groupe tout en se réservant un pseudonyme : Vic Du Monte. Puis d’enregistrer un mini album « Prey for the city ». Première surprise, si l’inspiration principale procède toujours du stoner, le métal a cédé sa place au garage. Un garage sale, malsain, glauque, sauvage, qui doit autant aux Stones circa « Sticky Fingers », aux Fleshtones qu’aux Hellacopters. Un garage qui peut se teinter de country. Country gothique comme le pratiquait si bien Johnny Cash. Ou cinématique dans l’esprit de Calexico (« Country cage » ?). Encore que lorsque le tempo ralentit, la musique s’enfonce dans le blues urbain sordide, marécageux, d’un Nick Cave flanqué de ses Bad Seeds. Le spectre de Jim Morrison plane même tout au long de « Dream of a girl », nonobstant ses accès de guitare surf.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The earth is blue

Il y a déjà 13 ans que Galaxie 500 a splitté. Et que Damon et Naomi ont décidé de poursuivre l’aventure en duo. « The earth is blue » constitue leur sixième album. Un disque pour lequel ils ont notamment reçu le concours du guitariste de Ghost, Michio Kurihara (NDR : il leur renvoie en quelque sorte l’ascenseur…) Et sa contribution aux six cordes électriques conjuguée à celles, mais acoustiques, de Damon est un véritable régal pour les oreilles. Le trompettiste Greg Kelley ainsi que le saxophoniste Bhob Rainey ont également apporté leur pierre à l’édifice. Deux musiciens qui injectent une sensibilité plus jazzyfiante aux compos. Parfois aussi prog. Dans l’esprit de « Lizard » et de « Islands ». A l’instar du ténébreux « Malibran » ainsi que du titre maître qui achève l’opus. Un titre absolument superbe, austère, luxuriant, envoûtant, de près de sept minutes, transpercé par la guitare douloureuse, gémissante de Michio. Le reste de l’opus baigne au sein d’une brume atmosphérique, semi psychédélique, un peu comme un Cowboy Junkies en moins country. Et sans la voix narcotique de Margo Timmins, remplacée par le(s) timbre(s) diaphane(s) de Damon et/ou Naomi. Le disque recèle ainsi une reprise ralentie mais très belle et mélancolique du « While my guitar gently weeps » de George Harrison. Une mélancolie qui envahit la plupart des plages de l’opus, que tapisse épisodiquement un clavier fluide (« House of glass », « Araça Azul ») ou un piano sonore (« Sometimes »). Un bien bel album !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Odditorium or warlords of mars

Si les prestations scéniques du groupe de Portland se sont rarement révélées transcendantes, il faut reconnaître que leurs disques ne déçoivent jamais. Et le cinquième, « Odditorium or warlords of mars », ne déroge pas à la bonne règle. Bien sûr, la perfection est rarement au rendez-vous. Par contre, le souci de se remettre en question est toujours très présent. Le nouvel opus souffre, par exemple, d’une tendance à allonger inutilement les morceaux. Un peu comme si le groupe voulait en remettre une couche. Et puis recèle l’un ou l’autre fragment, ma foi, fort dispensable. Mais sur la longueur ( ?!?!?) l’ensemble tient finalement très bien la route, épinglant quelques perles qui devraient plaire aux nostalgiques de « Thirteen tales from urban Bohemia ». Et je pense tout particulièrement à « Down like disco », sorte de version psychédélique du « Gloria » du Them. De « Holding me up », dont la mélodie imparable vagabonde sur une rythmique impitoyable. Ou encore de « Love is the new feel awful », nonobstant son final interminable qui s’égare dans le free jazz. Les arrangements de cuivres ont d’ailleurs une plage de choix tout au long de cet opus. Souvent dans l’esprit des Stones circa « Exile on main street ». Les deux dernières plages s’enfoncent même dans l’éther vaporeux, atmosphérique. Longue plage incantatoire, « A loan tonight » nous replongeant même dans l’univers hallucinatoire de My Bloody Valentine…
mardi, 23 décembre 2008 01:00

Marathon

Suffit de lire les notices de la pochette pour savoir que le deuxième album de Malibu Stacy a été enregistré aux studios Headgar de New York, sous la houlette de Scott Norton (TV On The Radio, CocoRosie), mixé par Mike Major (At The Drive In) au Mike’es Mix Room, en Floride, et masterisé au Sterling Sound de N.Y. par Steve Fallone (The Strokes). Faut croire que le sextuor est fasciné par les States, puisque pour réaliser leur premier clip vidéo, il s’était rendu à Los Angeles.

Mais venons-en au contenu de cet opus. Tout d’abord, il recèle une majorité de compos pop bien dans le style du premier elpee. C’est-à-dire pas facile à assimiler à première écoute, même si les mélodies peuvent paraître contagieuses ou hymniques. A la limite, dans ce style, le type de chanson évoque à nouveau Ficher Z. Et les inflexions, alors proches de John Watts accentuent cette impression, tout comme les chœurs qui les soutiennent. Maintenant, il est vrai qu’en filigrane, on décèle toujours quelques traces de Weezer et de Maxïmo Park, mais elles sont de plus en plus diluées. Heureusement le combo a le bon goût d’essayer de varier sa palette sonore. A l’instar de « Maria », plutôt proche de la comédie musicale, du slow crapuleux (NDR : ce mid tempo !) « Duck and cover », qui aurait pu naître au cours des seventies, si l’instrumentation n’avait pas été aussi contemporaine et puis du final « White teeth », notamment lorsque le rythme emprunte un tempo new wave. C’est le moment choisi par les cordes de guitare pour grésiller frénétiquement comme à la plus belle époque de Wedding Present. Pourtant, les deux plages qui me bottent le plus sont aussi les plus enlevées. Tout d’abord l’intro « Hotel de police », caractérisé par ses vocaux reverb, dispensés dans l’esprit de Roy Orbison et puis surtout le violent, véhément et punkysant « Older bolder (and stuff like that…) » qui devrait faire un malheur sur les planches. Et à mon humble avis, c’est sans doute aussi dans ce créneau que le groupe a le plus de chance d’asseoir sa crédibilité…

 

mardi, 23 décembre 2008 01:00

Berlin – Live at St. Ann’s warehouse

Lorsque Lou Reed compose “Berlin” en 1973, la critique n’est pas tendre à son égard. Et son elpee est boudé par le public. Lou aura beaucoup de mal à se remettre de cet échec et va commencer une longue descente aux enfers de l’addiction… Evidement, la suite est une autre histoire. Pourtant, en prenant du recul, on peut considérer cet opus comme un véritable chef-d’œuvre. Mais particulièrement sombre. Trop sombre, sans doute. En fait, ce concept album raconte l’histoire d’un couple, qui emprisonné au sein du mur de la honte, s’abandonne aux drogues, au sexe, à la trahison et à la violence. Une tragédie qui n’aura qu’une seule issue : la mort.

Il y a trente ans que Reed cherche à mettre en scène cet opéra-rock. Et en décembre 2006, son rêve est devenu réalité. Il va ainsi interpréter, entouré d’une solide équipe de collaborateurs, dont Fernando Saunders Steve Hunter, Rob Wasseman, Rupert Christie, Antony Hegarty et Sharon Jones, sans oublier les chœurs du Brooklyn Youth ainsi que des cuivres et des cordes, l’intégralité de cet ouvrage. Pendant quatre jours. Au St Ann’s Warehouse de Brooklyn. Une série de dates qui feront l’objet d’un Dvd et de ce cd. Produit par Bob Ezrin (NDR : c’était déjà lui qui avait mis en forme la mouture originale) et Hal Williams, ce ‘live’ est enrichi de trois bonus tracks : la cover du Velvet Underground, au cours de laquelle il partage un duo en compagnie d’Antony des Johnsons, « Candy says », « Rock minuet » et le hit intemporel « Sweet Jane », trois plages qui alimentent le film du même titre signé par Julian Schnabel.

Projet très ambitieux ce ‘live’ nous replonge au sein d’un univers conceptuel qui faisait référence au cours des 70’s. Aussi, si vous n’êtes pas issu de cette génération ou êtes peu réceptif à la discographie de Reed, vous risquez fort de ne pas trop apprécier cet elpee. Voire même de l’abandonner en cours de route. Pourtant, les musiciens sont irréprochables. Lou est au sommet de sa forme. Mais proposé sous cette forme thématique, il est très difficile pour un néophyte d’accrocher à cette musique angoissante, austère, nonobstant la grande intensité instrumentale. En outre, il ne faut pas oublier que « Berlin » est considéré comme un des albums rock les plus déprimants de tous les temps. Et comme pour l’instant, il manque de soleil…

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Blocked Numbers

Crystal Skulls nous vient de Seattle. Un quatuor responsable d’une musique particulièrement sophistiquée. Complexe également, même si plusieurs écoutes sont nécessaires pour s’en rendre compte. Qui mêle habilement la power pop et la prog issue de la Canterbury school. Avec une mise en forme digne de Todd Rungren voire de Steely Dan. Power pop à cause des compositions allègres, contagieuses, élégantes, qui rappellent Badfinger et les Nerves. Prog inspirée par Caravan, un des chefs de file de la Canterbury school. Et en particulier son premier elpee, qui manifestait encore une grande sensibilité pop, mais aussi et déjà les premiers signes d’une future orientation soft/jazz/rock. Todd Rungren et Steely Dan parce que les arrangements frisent la perfection. Evidemment, après tout ce que je viens de vous raconter, il serait fort étonnant que vous puissiez vous faire une idée plus ou moins précise du style pratiqué par Crystal Skulls. A moins peut-être de compulser l’encyclopédie du rock. Mais vu l’absence de références contemporaines (NDR : peut être The Sea and the Cake ?), il était difficile de faire autrement. D’autant plus que certains médias ont poussé l’hérésie jusqu’à les comparer à REM, aux Smiths, à Big Star, à Television et même aux Strokes. N’importe quoi ! Côté lyrics, Christian Wargo dispense tout au long de cet opus des contes qui fouillent dans les recoins les plus sombres de l’existence quotidienne. D’une voix claire, distincte, haut perchée, dont le timbre évoque parfois Donald Fagen (Steely Dan) ou Lowell George (Little Feat). Ca recommence !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Melts in your brain… not your wrist!

Lors de son interview, Rudi Protudi (NDR: le chanteur/guitariste et leader des Fuzztones) n’avait pas tari d’éloges le Chocolate Watch Band. Une formation californienne. Issue de San José, très exactement. Parce que nonobstant sa durée d’existence éphémère (NDR : entre 65 et 69) et un nombre assez élevé de changements de line up, ce groupe de garage est devenu une véritable légende. Les collections ‘Nuggets’ et ‘Peebles’ nous l’avaient déjà rappelé. Et puis le label Sudazed avait ressorti leur catalogue complet sur compact disc en 1994. Mais pourquoi un tel engouement depuis peu ? Parce que le combo s’est reformé. Et est même reparti en tournée. En compagnie de son premier chanteur Dave Aguilar. Pas n’importe qui, puisqu’il est professeur d’astronomie à l’université du Colorado. Sous l’impulsion de leur producteur de l’époque, Edd Cobb, le label Big Beat a donc décidé de leur consacrer cette double compile. Le premier disque réunit leurs classiques (« Sweet young thing », « No way out », etc.); mais aussi trois titres (« Let’s talk about girls », « ‘til the end of the day » et « Medication ») remasterisés afin de replacer la voix de Dave. Le second morceau de plastique se consacre aux démos, à l’intégralité de leur album « One step beyond » et à toute une série d’enregistrements de leurs rivaux de l’époque : les Yo-Yos et les Inmates. Drôle d’idée ! N’empêche, dans le contexte du garage revival que nous vivons depuis quelques années, ces chansons ont gardé une saveur et une fraîcheur étonnantes. Rappelant même le plus souvent les Stones circa Brian Jones. A quand une semblable anthologie consacrée aux Standells ?