La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Chroniques

Steve Hogarth & Richard Barbieri

Not The Weapon But The Hand

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Steve Hogarth (NDR : chanteur des Europeans et, depuis 1989, de Marillion) s'est associé à Richard Barbieri (NDR : claviériste de Japan et, depuis 1993, de Porcupine Tree) pour nous offrir une œuvre tout en douceur et en retenue. Les atmosphères sont paisibles. Elles baignent même au sein d’une sérénité quasi-tibétaine réminiscente du "Tin Drum" de Japan voire du "Brilliant Trees" de David Sylvian. On oscille entre ambient, progressif et trip-hop, particulièrement sur "Red Kite", "A Cat With Seven Souls", "Naked" et "Your Beautiful Face".

"Crack", par contre, est un OVNI sur cette plaque. Caractérisé par une rythmique déjantée et des voix en 'overdrive', cette plage est expérimentale dans l’esprit de Radiohead.

Piste la plus ambitieuse de l’elpee, "Only Love Will Make You Free" est également la plus ‘classique’, tant dans sa structure que ses mélodies. On passe d'une ambiance tribale à la Peter Gabriel pendant la partie "Only Love…" à un climat terrifiant lors du break "Only fear…", opéré en sol mineur. Steve Hogarth signe le refrain, de sa voix puissante et incantatoire.

En un mot: un bien bel album, dessinant des paysages musicaux beaux, paisibles et envoûtants, même si on aurait aimé davantage d’urgence, d’énergie même. Et pour que votre info soit complète, sachez que plusieurs collaborateurs ont participé aux sessions d’enregistrement. Et notamment, Danny Thompson à la contrebasse, Arran Ahmun (John Martyn) et Chris Maitland (ex Porcupine Tree) à la batterie et Dave Gregory (XTC) à la guitare, basse ainsi qu’aux arrangements de cordes.

 

Hazel-Rah

The Africantape (Ep)

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Hazel-Rah est avant tout le projet personnel de Tim Byrnes, un compositeur/chanteur/trompettiste/claviériste également actif chez PAK, Kayo Dot ou encore Tartar Lamb. Il a entamé cette aventure en solitaire dès 2006. Sous différents line up. Pour concocter ce nouvel Ep, « The Africantape », il a bénéficié de la participation de musicos issus de cette écurie (NDR : vu le tire du disque, fallait s’en douter). Et tout particulièrement Adam Minkoff, David Andrew Moore ainsi que Charlie Looker (Extra Life).

Partagé en deux pistes, cet elpee s’inscrit dans la lignée du travail opéré par Tim Byrnes, c’est-à-dire le fruit d’un mélange de prog-rock et de free-jazz. Vous l’imaginez aisément, la musique de Hazel-Rah n’est pas facile d’accès. Et pourtant, la presse spécialisée est élogieuse à l’égard de cette plaque. Faut dire aussi que finalement, malgré sa richesse, « The Africantape » demeure agréable à l’écoute. La présence d’une voix explique sans doute ce phénomène, car l’instrumentation est toujours aussi complexe. Sur une rythmique élaborée et syncopée, des tas d’instruments (parfois non identifiés) viennent prendre leur tour de rôle. Une indication ? Pensez à Mr Bungle voire Mike Patto, mais sans l’aspect free-jazz.

Bref, même si Hazel-Rah ne s’enfonce pas trop loin dans l’expérimentation, et se révèle finalement plus abordable que d’ordinaire, « The Africantape » s’adresse essentiellement aux inconditionnels du genre. A vous de juger !

 

Grimoon

Le Déserteur

Écrit par

Vu l’affreuse illustration proposée en cover (NDR : probablement inspirée par ‘Le Seigneur des Anneaux’), on aurait pu imaginer devoir se farcir une musique ésotérique et pompeuse. Mais si ténèbres il y a, c’est plutôt du côté de Black Heart Procession qu’il faut lorgner. Pas étonnant, lorsqu’on sait que l’elpee a été produit par son chanteur, le Californien Pall Jenkins.

« Le Déserteur » constitue le troisième opus de Grimoon, un trio italien impliquant également Solenn Le Marchand et d’Alberto Stevanato. Encore que Solemn soit française. Elle se charge des vocaux. Dans la langue de Voltaire. Ce qui crée une distorsion entre le mode d’expression du chant et la musique. Indolente, sombre, mélancolique, elle se veut pourtant sans frontières. Empreinte de lyrisme, caractérisée par son instrumentation riche (violons, clarinettes, saxo, accordéon, trompettes, piano et guitares torturées), elle évoque très souvent Arcade Fire.

Mais, venons-en aux textes qui abordent des sujets aussi divers que les conflits mondiaux (le magnifique « Monument aux Déserteurs » et le crépusculaire « Tango de Guerre), l’art (« Les Couleurs de la Vie ») et même le GPS (le moins réussi « Directions »).

Et finalement ce cocktail paradoxal ne manque pas d’allure. Il y a bien quelques moments plus faibles, mais en général, leurs longues litanies cinématographiques (NDR : un Dvd réalisé par Solemn, intitulé « Cinematic Pop », est joint au cd audio) et fantastiques finissent par flatter l’oreille, grâce à leur étrange subtilité. Inégal, puissant mais surtout original !

 

Glasgow

Le sexe des anges

Écrit par

Glasgow… La question n’est pas où? La question serait plutôt qui ?

En effet, Glasgow, c’est la ville la plus peuplée d’Ecosse, mais également le patronyme d’un groupe rock français. Mais quelle drôle d’idée ! Pourquoi Glasgow ?

Petite explication : Cris, originaire de Lyon, est à la recherche d’un(e) guitariste lorsqu’il rencontre Sofi durant l’été 2006. Celle-ci rentre justement des îles, la guitare dans ses bagages. Aussitôt rentrée au pays, après avoir quitté Glasgow, elle intègre… Glasgow, le groupe au sein duquel milite  Cris comme chanteur. Simple, non ? Suffisait de creuser un peu…

A ses débuts, le duo enregistre quelques démos et deux/trois morceaux pour diverses B.O. mais pas vraiment satisfait du résultat, le binôme décide de s’expatrier à… Glasgow afin d’aller s’abreuver à la source de la britpop. La boucle est bouclée !

L’exil a visiblement boosté les deux compères et « Le sexe des anges », première réalisation de la formation est le fruit de leur émigration au pays du whisky.

Etonnement c’est en français que Cris chante. L’objectif visé n’était donc que purement musical.

Treize titres peuplent ce premier album, tous composés par Sofi, hormis les lyrics, signés Cris. La plume de ce dernier a visiblement trempé dans le cynisme et l’autodérision. Les influences sont de sources diverses et les mots sont réellement un enrichissement. On est bien loin des textes simplistes des ‘grands artistes’ de la chanson française. Riches, profonds, cruels, amusants, graves ou légers, tout est dit avec intelligence et talent. Le choix des mots, le choc des compos ! Car non content de se satisfaire de belles paroles, Glasgow soigne également sa musique.

Les rythmes résolument rock concoctés par l’autre moitié du band apportent un relief certain qui permet d’exprimer au mieux les idées développées. Reposant sur une structure classique guitare-basse-batterie, Sofi enrichit le répertoire de son comparse. Il suffit de se pencher sur « Petit soldat » pour s’en faire une (excellente) idée.

Du bien bel ouvrage assurément qui mérite que l’on suive leur parcours de très près. Car ce cd ne souffre d’aucune faiblesse. Tout est de bonne facture, rien n’est à jeter.

Et si le meilleur groupe de rock français nous venait d’Ecosse ?

 

Head Full of Flames

Seven song (Ep)

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Elliott Smith, Daniel Johnston, Kaki King, Deerhunter, Daniel Lanois, Bonnie 'Prince' Billy, Nick Drake et Sam Amidon sont les principales influences citées par la presse néerlandophone, lorsqu’elle présente Head Full of Flames. Une formation issue de la région de Louvain, fondée en 1998, par Sim Van Thienen et Jan Evenepoel ; un duo rejoint depuis peu par Lotte de Troyer et PJ Seaux.

Trempée dans l’americana, leur solution sonore est tantôt riche, tantôt dépouillée. Les musicos ont ainsi recours au banjo, aux guitares acoustiques mais aussi électriques, à la lap steel, à l’ukulélé, aux drums (feutrés !), aux percus, à la basse, aux claviers, au piano et à la trompette. Les harmonies vocales sont limpides, diaphanes, et sont conjuguées, le plus souvent, par Sim, Jan et Lotte.

Perso, ce sont les plages les moins lo fi qui me bottent le plus. A l’instar de « Five Times », de « Wide lines ». Ou encore de « Neon light ». Subtilement parfumée de swing, elle affiche un ton manifestement plus optimiste. Tout au long de ces trois morceaux, des accès d’électricité y sont dispensés parcimonieusement, mais judicieusement, se mêlant parfaitement aux cordes de gratte acoustiques, insufflant davantage d’intensité aux compos. A tel point qu’elles peuvent parfois évoquer Red House Painters, mais sans la voix douloureuse de Mark Kozelek. Ce qui rend le climat mélancolique, au sein duquel baigne cet Ep, plus doux. A contrario, sur les compos les plus dépouillées, une sensation de spleen est susceptible de vous envahir insidieusement. Pas trop longtemps heureusement, car ce disque ne recèle que 7 titres. Head Full of Flames nous démontre cependant qu’il recèle un énorme potentiel. Un groupe à suivre attentivement, c’est une certitude.

 

Papier Tigre

Recreation

Écrit par

Papier Tigre est un trio actif sur la scène musicale depuis cinq ans. Et « Recreation » constitue son troisième album. Depuis sa création, les Français n’ont pas chômé. Ils ont notamment accordé plus de 350 concerts sur trois continents différents. Cette hyperactivité a porté ses fruits, puisque le groupe a signé chez le label français Africantape ; et pour enregistrer ce dernier opus, il a bénéficié du concours d’un expert à la mise en forme : John Congleton (Explosion in the Sky, The Roots, Bill Callahan, The pAper chAse, …). Comme quoi, le travail finit par payer.

Et après avoir écouté « Recreation », il faut reconnaître que le résultat est convaincant. Véritable brûlot consommant une multitude d’influences, cet opus me rappelle même la quintessence de Fugazi. Parce que Papier Tigre parvient à inoculer une énergie punk aux mélodies. De développer des rythmiques efficaces. Mais là où le trio se démarque, c’est dans la manière de dispenser ses riffs de guitares. De mêler math-rock et noise, aussi. Afin d’élaborer des compos astucieuses et complexes, au sein d’un univers unique en son genre, sans pour autant déraper dans les méandres de l’expérimentation pure et dure.

« Recreation » pourrait bien se révéler l’album indie français de l’année ! Rien que ça !

Le combo se produira prochainement au El Bar de Mouscron, ce 23 mars, en compagnie de Markünkl et Adolina, et à Bruxelles au Magasin 4, ce 25 mars 2012, en compagnie de Morkobot et Pektop. A bon entendeur !

 

Moby

The Right Thing (single)

Écrit par

Célébrant la réédition de “Destroyed”, en version Deluxe, ce single nous prouve qu’indépendamment de son succès planétaire et de la situation confortable dont jouit Moby depuis quelques années, le petit génie est toujours capable du meilleur.

Il est d’ailleurs assez étrange de constater que parallèlement à cette publication, le single « Lie Down In Darkness » soit sorti de l’ombre au même moment mais pour un sort bien moins enviable (voir chronique en ces même pages).

Qu’importe, Moby reste toujours une source d’inspiration très prisée, notamment lorsqu’il s’agit de se réapproprier l’un ou l’autre morceau.

Alors, quel est l’intérêt majeur de ces Remixes ?

Le premier, signé The Dø, explore un terrain sombre et tortueux, tandis que le Suédois Kleerup tente un exercice de style plus que réussi, transfigurant ainsi la version originale.

Raiko Maitta, alias Ben Hoo, nous plonge dans un bain rétro futuriste où les bulles éclatent au contact de la stratosphère.

Moins subtile, la House de « Sharam Jey » a néanmoins le mérite d’être efficace.

Et au final, le « Cosmonauts Remix » décolle d’une manière sympathiquement Funky.

Différentes lectures, différents degrés d’interprétation, et des versions sensiblement éloignées de la première mouture.

Du bon travail, quoi !

 

Moby

Lie Down In Darkness (single)

Écrit par

Inutile d’y aller par quatre chemins. Cet extrait de « Destroyed », ressorti il y a peu en version Deluxe, n’était certainement pas le meilleur titre de l’album.

Le traitement qui lui est ici infligé le rend tout simplement infâme.

A sa pauvre mélodie en forme de ritournelle, vient cette fois se greffer la voix d’Emmanuelle Seigner, dans une déclamation à pisser de rire.

On croit à un pastiche, puis on vérifie les crédits de la pochette et conclut que décidément, avec l’ami Moby, il faut s’attendre à tout.

Et dans ce cas, au pire.

 

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