Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

Savaging Spires

Savaging Spires

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Annoncé comme une révélation majeure par une certaine presse dithyrambique, ce premier long essai des Anglais de Savaging Spires déçoit.

Pourquoi ?

Dans une veine étiquetée Folk Psyché, ce qui revient à dire dans ce cas précis organique et foutraque, le groupe qui entretient soigneusement un halo de mystère autour de lui, emmène l’auditeur en balade dans une forêt mystérieuse mais oublie de semer les petits cailloux blancs qui permettraient de s’y retrouver parmi ses nombreuses et brumeuses divagations illuminées.

La lumière filtre au travers des feuillages, et au milieu des gazouillis d’oiseaux aux ramures étranges et bariolées, on distingue parfois l’une ou l’autre clairière où il est ma foi fort agréable de trouver le repos (le single « Bending The Rules Of Time », « Trust », « Apostrophe Lake », « Cemetery Lounge »).

Mais dans l’ensemble, l’album semble quelque part bâclé, même si l’on devine l’intention louable d’être le plus honnête possible.

Une conception qui rappelle l’œuvre en solitaire de Syd Barrett, mais en version pastorale.

 

Trent Reznor & Atticus Ross

The Girl with the Dragon Tattoo

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Il y a un an, Trent Reznor et Atticus Ross décrochaient la timbale aux Oscars pour leur travail opéré sur la bande son de « The Social Network » de David Fincher. Il faut dire que le labeur des deux compositeurs était tout à fait impeccable. Au vu de cette réussite, Fincher n’a pas hésité une seconde à réembaucher les deux membres de How To Destroy Angels et proches collaborateurs pour illustrer la trame sonore de « The Girl With The Dragon Tattoo », relecture à l’américaine du premier volet de « Millennium », l’adaptation cinématographique de la fameuse trilogie de Stieg Larsson. Une trilogie que l’on avait déjà pu voir sur grand et petit écran dans sa version originale suédoise réalisée par Niels Oplev. Pas de nominations pour le duo cette fois, mais un résultat aussi trippant que celui de « The Social Network ». Et on ne peut pas dire que le leader de Nine Inch Nails et son bras droit se sont foutus de Fincher ou de leur public, en délivrant pas moins de 39 morceaux partagés sur 3 disques.

La B.O. démarre sur un autre remake, celui de l’« Immigrant Song » de Led Zeppelin, revu et corrigé par Ross et Reznor. Ceux-ci lui octroient un soupçon de sensualité en invitant une Karen O déchaînée à pousser la chansonnette. Le reste de la bande son est à l’image du film, à la fois sombre, intense et intriguant. Mais qui, comme la majorité des bandes originales de thrillers, ne se laisse résolument pas écouter à toutes occasions, à moins d’être un fervent amateur du genre. Car isolée des images censée accompagner le film, la B.O. de « The Girl With The Dragon Tattoo » peut s’avérer un peu longuette même si, paradoxalement, on ne peut rien reprocher au travail de composition des deux collaborateurs de longue date. A choisir, mieux vaut s’envoyer les trois galettes, plongé dans un bon roman à suspense…

 

Newtown (Anvers)

Bottle The Edges / Certain Flinge (single)

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Ne pas confondre Newtown et Newtown !

Effectivement, au sein de notre pays grand comme un confetti, cohabitent deux bands qui ont choisi le même patronyme. Génial !!!

Le premier nous vient de Bruxelles, quatuor proposant une musique pop/folk légère, mais agréable.

Le second, celui qui nous intéresse aujourd’hui, est un quintet issu des faubourgs anversois. Il est responsable d’une forme d’indie/rock/pop alimentée par un jeu de guitares très présent et une rythmique bien plus carrée que son alter-ego de la capitale.

Le 45trs n’existe plus depuis belle lurette mais Newtown (version flamande) nous sort ce cd deux titres qui n’est pas sans rappeler le format pré-eighties.

Le premier titre est une compo entraînante bien soutenue par des riffs agréables et emmené par une voix bien posée, sûre d’elle. Plus intimiste au début, le second morceau gagne en intensité jusqu’à la fin et suscite l’envie d’en entendre un peu plus.

D’excellente facture, ce 45trs riche de deux pistes à la valeur sensiblement égale annonce une carrière fructueuse, si la suite des événements est à la hauteur de cette première parution.

On ne demande qu’à voir et à entendre !

 

 

Moonman

Mascarade Labyrinthe

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Après avoir pris connaissance du dossier de presse, difficile de ne pas avoir l’eau à la bouche, avant d’écouter ce nouvel album de Moonman & the Unlikely Orchestra (MUO). D’abord, il a fallu cinq ans, à la formation française, pour accoucher de ce nouvel opus. Et puis, le groupe avoue comme influences majeures : Sonic Youth, Blonde Redhead, Shellac ou encore les Pixies. Difficile de faire mieux ! Evidemment, il est bien beau de citer les grandes pointures de l’indie rock US comme sources d’inspiration, le plus important c’est de démontrer ce qu’il en résulte.

Et manifestement le combo picard évolue à la croisée des chemins de ses maîtres. Les riffs sont fouillés et l’énergie est palpable (NDR : les conditions live de l’enregistrement justifient certainement ce climat). Les breaks sont impeccables. Et le band est au sommet de son art,  lorsqu’il égrène ses arpèges mélodiques.

Cependant, il y a un hic. Le panel de référence, rencontré sur « Mascarade Labyrinthe », est tellement ample, qu’on finit par perdre le fil conducteur de l’opus. Et le sens mélodique des compos. En outre, le chant n’est vraiment pas à la hauteur. Des carences qui rendent l’ensemble moyen, alors qu’il aurait pu être excellent.

 

Mansfield. TYA

NYX

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Drôle de patronyme pour ce duo français. Mansfield aurait été choisi en hommage à Juna Mansfield, épouse de l’écrivain Henry Miller. Une femme mystérieuse, fascinante mais qui a complètement raté sa vie. TYA, par contre, n’a, à première lecture, aucune signification précise. Il s’agit plus que probablement d’une extension gratuite (NDLR : vu le style musical proposé, il ne se réfère certainement pas au Ten Years After…)

Julia Lanoë et Carla Pallone sont nantaises et ont entamé leur petit bout de chemin, il y a dix ans déjà. Deux Eps et trois albums sont déjà nés du fruit de leur collaboration. Des œuvres qui plongent l’auditeur dans un monde sombre, mélancolique, plus proche de la déprime que de la joie ou la bonne humeur.

Le choix des thèmes est rarement orienté vers les ‘plaisirs’ ou les beaux côtés de la vie. On a plutôt droit à toute une série de textes plus mélancoliques les uns que les autres. Certes, l’instrumentation n’est pas étrangère à cette ambiance glauque, les cordes frottées rendant la réplique plus triste encore aux guitares et aux accords de piano pas très joyeux.

Ambiance froide, glaciale, atypique qui donne vraiment le bourdon de la première à la dernière note du disque.

De temps à autre, une chanson est interprétée en anglais. Ce qui donne un court répit et permet (NDR : ouf, il était temps) d’apprécier un léger sens de la mélodie et d’orchestration du duo.

On épinglera malgré tout le jeu des voix qui, se succédant ou se chevauchant, donne un aperçu des capacités étonnantes de ces deux demoiselles. Hélas, mises au service de complaintes aussi lugubres, il faut bien constater que, ne partageant pas l’envie d’explorer un monde aussi austère, j’en viendrais bien à parler de gaspillage…

Hormis cette qualité (galvaudée), Mansfield. TYA conjugue la déprime à tous les modes et tous les temps. Faut croire qu’elles ne sont pas très heureuses de vivre…

Ben moi oui, donc nos chemins ne pouvaient que se séparer !

 

King Lee

Menace 2 Wallifornie

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King Lee et la décidemment étonnante structure liégeoise Freaksville (Miam Monster Miam, Robert Duval, Mademoiselle Nineteen) ont décidé de lancer un sous-genre musical original et surprenant : le hip-hop ouvrier ! Comme si les syndicats des sidérurgies wallonnes se mettaient à lorgner du côté des beats pour marteler leurs revendications sociales…

« Menace 2 Wallifornie » constitue le second album de Pierre Etienne (NDR : ex-Starflam, alias King Lee, il est aussi connu sous les pseudos de Pavé et The King of Lyrics). Cet elpee fait suite à « Les 400 Blowz de l’Enfant Pavé », sorti en 2008. Ce rappeur sérésien, très loin des clichés chers au genre, défend les plus miséreux à travers son flow efficace (mais pas seulement à travers eux) et s’est également présenté aux élections sur les listes du PTB ! Les beats de Dj Mig, IBPM et Co accompagnent les lyrics très engagés du MC abordant des thèmes aussi variés que les détresses sociales (« Menace 2 Wallifornie »), l’identité belge (« This Iz Belgium ») ou la condition d’artiste (« Make Some Noise »).

Un hip-hop original authentique et fier. A des années lumières de Booba… et estampillé 100% belge (« This Iz Belgium »)! 

 

Il Rumore Del Fiore Di Carta

Lesson 3 / How To Live Without Senses

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Ce quintet Italien porte un bien joli patronyme. Et bien généreuse, tour à tour puissante ou aérée, sombre ou lumineuse, sa musique se nourrit de dualités et de de contrastes. En outre, elle libère une large palette d’émotions qui se déclinent en positif/négatif, tout au long des sept titres de cet album. « Lesson 3 - How To Live Without Senses » chatouille donc le poil de l’oreille dans un sens, puis dans l’autre. Entre sons organiques et analogiques. En mode sépia ou multicolore.

Instrumental d’un bout à l’autre, construit en spirale entre tourments et apaisements, cet elpee a le goût d’un certain Post-Rock, mais libère une saveur plus subtile.

Le nom ne m’inspirait guère et la pochette bien moins encore. Quelques mois après sa sortie, c’est un réel bonheur de découvrir cette petite pépite transalpine.

L’humour transparaît au travers de titres énigmatiques mais aussi très poétiques et apporte une touche de légèreté.

Seul bémol, l’utilisation de boîtes à rythmes un peu ‘cheap’, par moments. Mais c’est là faire la fine bouche.

Dans la lignée d’autres noms à rallonge (God Speed You Like Trains In The Sky) ce groupe nous emmène vers des cimes brumeuses où l’on devine les caresses du soleil.

N’imitez pas votre serviteur, ne passez pas à côté de ce « Lesson 3 /How To Live Without Senses » signé Il Rumore Del Fiore Di Carta.

 

Penelope Houston

On Market Street

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Le léger kitch de l’illustration en cover et le nom de cette artiste ne me disaient rien de bon. Pire, je pensais devoir me farcir une disciple texane de l’atroce Shania Twain. Pourtant, un indice aurait dû me mettre la puce à l’oreille : ce disque est paru chez l’honorable maison Glitterhouse. Et pour cause, Penelope Houston n’est pas née de la dernière pluie. Elle compte déjà 30 années de carrière, une période au cours de laquelle, l’Américaine a sévi, comme chanteuse, au sein de différents groupes punk issus de San Francisco. Et en particulier The Avengers (NDR : ils avaient assuré la première partie du dernier concert des Sex Pistols), The Screamers et Population:1. La Californienne a cependant mené, en parallèle, une carrière solo. Une aventure, dont le dernier épisode remonte à 2004, lors de la publication de « The pale green girl ». Depuis, elle a mis son projet en solitaire, en veilleuse, pour se concentrer à la remise sur pied de The Avengers…

Sur sa nouvelle production, Penelope Houston livre une collection –fortement estampillée US– oscillant entre rock FM (« All the Way », « Missouri Lounge »), ballades americana (« Market Street »), country-pop (« Meet Me in France ») et petites récréations légères mais bien ficelées (« Scrap », « USSA »). Mais qu’est-ce qui la différencie des autres chanteuses ? Une magnifique voix enfumée et un backing band efficace… Rien de renversant mais une virée yankee authentique et inspirée.

 

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