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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Perils of Penelope

This product is not a toy

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Des chansons sans paroles, des mélodies qui nous emportent. Perils of Penelope est un jeune groupe tournaisien, dont certains membres frôlent du bout des doigts la vingtaine d’années.

Après avoir accordé des concerts dans leur région, pendant quelques années, ils voient enfin leurs projets se concrétiser. “This product is not a toy” constitue leur premier opus, et il réunit sept titres.

Leur musique parle d’elle-même. Normal, puisque la formation émarge au post rock. Il serait d’ailleurs bien maladroit d’y intégrer des parties chantées. L’expérimentation sonore est riche, les rythmiques sont inspirées et les notes semblent se balader aisément sur les partitions.

On leur reprochera néanmoins une structure de composition un peu trop téléguidée. Aussi, en voyageant sur les pistes musicales, on a parfois l’impression que les morceaux se ressemblent.

Perils of Penelope doit encore mûrir. Si le combo touche tout doucement à la reconnaissance, il lui sera nécessaire d’évoluer et d’innover, pour ne pas sombrer dans l’anonymat d’un style qui commence tout doucement à se mordre la queue. Et s’il y parvient, il pourra encore longtemps nous entraîner au pays des chansons sans paroles, en toute simplicité…

 

of Montreal

Paralytic Stalks

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Constamment la tête dans les étoiles, les doux-dingues d’of Montreal sont de retour sur terre, deux ans après les divagations irrésistiblement pop-funk et R’n’B d’un « False Priest » trusté de tubes. Jamais à court d’idées, la joyeuse bande menée par Kevin Barnes a, cette fois, décidé de lorgner vers un univers résolument psyché et progressif. Un nouveau changement de cap ! Et ce n’est pas une réelle surprise, car depuis 1996, le groupe d’Athens (Géorgie) n’en a jamais fait qu’à sa tête…

« Paralytic Stalk » est peut-être leur album le plus ‘ambitieux’ à ce jour et rejoint en ce sens la démesure d’« Hissing Fauna… are You the Destroyer ? », mais sans sa salvatrice instantanéité pop toutefois. Les morceaux sont denses et riches ; et le groupe continue à puiser son sens mélodique au cœur des 80’s sans pour autant négliger les influences ‘space-pop’ chères à un David Bowie sous acide. Un constat flagrant tout au long de l’épopée « Gelid Ascent ». D’ailleurs le début de l’opus a de quoi enthousiasmer : entre le single « Dour Percentage », caractérisé par ses interventions de saxos et de flûte, « Wintered Debts », chanson d’amour contrariée et presque douce, qui démarre dans le style d’Elliott Smith pour s’achever dans celui de Steve Reich, et « Ye, Renew the Plaintiff », atteint d’une folie à tiroirs de. of Montreal démontre ici que son degré d’inspiration et d’originalité flotte bien au-dessus de la moyenne. Malheureusement, le climat se gâte, en fin de parcours, lorsque la formation décide de s’aventurer dans la pop expérimentale. Celle au sein de laquelle excelle Sufjan Stevens. Or les compos de Barnes n’ont pas son évidence mélodique. Les deux derniers titres comptabilisent 20 minutes d’exploration bruitiste et avant-gardiste. Pas vraiment utile et finalement lassant, même si la démarche peut s’avérer audacieuse. Dommage ! Car limité aux 7 premiers titres, ce disque aurait révéler un Ep de toute beauté. 

Impressionnant lors de ses concerts, l’ensemble aussi fantasque que flamboyant américain se produira ce 21 avril, à l’Orangerie du Botanique.

 

Les Cowboys Fringants

Que du vent

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« Que du vent » constitue le quatorzième opus du groupe québécois. Ces vaillants et chaleureux cowboys chantent dans la langue de Molière. Et leur accent est bien sûr savoureux. Leurs rythmes endiablés et entraînants nous enivrent. Les airs sont festifs et contagieux, si bien qu’à peine écoutés, on a envie de les fredonner.

« Que du vent » est découpé en onze titres, tous très différents. Mais particulièrement rafraichissants. Les textes sont éclectiques. « Paris-Montréal » évoque la douleur consécutive à la séparation d’un couple ». « Comme Joe Dassin » rend hommage au défunt chanteur français. « Télé » adresse un clin d’œil aux passionnés de téléréalité.

Les chansons communiquent une bonne dose de bonne humeur et de peps. A écouter quotidiennement pour bien démarrer sa journée, et garder un moral d’acier !

 

Lamb

5

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Cet album remonte à 2011, mais il n'avait pas encore fait l'objet d'une chronique dans Musiczine. Une lacune qu'il fallait absolument combler!

Lamb est en effet un duo anglais très intéressant! Originaire de Manchester, il s'est illustré en pratiquant une musique électro trip hop rehaussée par des influences drum'n'bass, surtout grâce aux singles "Gorecki" et "Gabriel". Les deux piliers de Lamb sont le producteur Andy Barlow et la chanteuse et auteur-compositeur Lou Rhodes.

"5" constitue, comme son titre l'indique bien, le 5ème opus du groupe et il s'inscrit parfaitement dans la lignée des quatre précédents long playings, tout en ouvrant de nouvelles perspectives. On y retrouve le contraste étonnant entre les mélodies mélancoliques et transcendantales de Lou et les séquences sophistiquées et audacieuses d'Andy. C'est cette juxtaposition qui reste la marque de fabrique de Lamb.

"Another Language" ouvre la plaque de manière intrigante : des ‘samples’ de bouteilles se déploient doucement sur un tapis de violons éthérés et une basse staccato, ouvrant la voie aux phrases poétiques de Lou Rhodes. "Butterfly Effect" embraie, en offrant une structure très complexe, mais fascinante. Le groupe a d'ailleurs lancé un concours de ‘remixes’ basé sur ce morceau.

"Build A Fire" tire son inspiration d'un voyage réalisé au festival "Burning Man", dans le désert du Nevada. Son refrain au souffle incandescent démontre la capacité du groupe à créer des morceaux puissants, un peu à la façon d'un Arcade Fire, voire même de Florence + The Machine.

"Wise Enough" est un peu le "Glory Box" de cet elpee. Illuminée par une mélodie dépouillée, très ‘bluesy’, cette compo met en exergue la voix cristalline de Lou. De quoi vous flanquer des frissons dans le dos... C'est le morceau qui recèle le plus haut potentiel.

"Existential Itch" est une nouvelle surprise: la plage flirte avec le jazz, le drum'n'bass et même le R&B. "Rounds", par contre, baigne dans le néo-folk et évolue vers un final hypnotique. "She Walks" est un récit obsédant qui palpite telle une intrigue, tandis que "Strong The Root", un peu plus faible, séduit quand même par ses beats organiques et ses percussions de doumbek.

"Last Night The Sky" constitue le deuxième bijou du cd : une intro a capella d'une beauté spectrale à la Dead Can Dance cède le relais à des guitares acoustiques ciselées et à une rythmique tellurique. C'est très celtique et on pense à Clannad ainsi qu’à Evi Vine. A nouveau, le final est grandiose... Après ce chef-d’œuvre, place au très doux "The Spectacle" avant que l’elpee ne s’achève par "Back To The Beginning", compo qui bénéficie de la participation, comme guest, du chanteur irlandais Damien Rice.

Aujourd’hui, le trip-hop est devenu un genre quelque peu suranné, sorti des limbes des années '90 ; mais tout au long de "5", Lamb démontre qu’il a l'ambition de le rénover, en l'enrichissant de touches folk et soul. Ce qui lui permet de surfer sur la vague des Lykke Li, Dillon, Zola Jesus et autre Florence + The Machine... Le public belge ne s'y est pas trompé, lui qui a réservé un triomphe aux deux agneaux, lors de leur concert accordé au Botanique, en décembre dernier...

 

Joy as a Toy / Germanotta Youth

Joy as a Toy / Germanotta Youth (Split Ep)

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Pour fêter son second anniversaire, le label le plus démoniaque de Belgique a décidé de publier deux split Eps. Le premier, nous en avions déjà parlé, réunit Keiki Bee et Flower, le second Joy As a Toy et Germanotta Youth. Faut dire aussi que Joy as a Toy, une des formations bruxelloises les plus intéressantes du moment sortira bientôt son second album. Il s’intitulera « Dead as a Dodo ».

La première partie de ce split Ep est réservée à JaaT. La seconde à Germanotta Youth, un combo italien peu notoire chez nous dont le patronyme se réfère à Lady Gaga (de son véritable nom Stefani Joanne Angelona Germanotta). Un groupe au sein duquel on retrouve Massimo Pupillo, moitié de la formation expérimentale Zu.

Sur cette plaque, Joy as a Toy interprète un titre composé dans les 70’s par Goblin pour le long métrage « Profondo Rosso (Deep Red) », réalisé par le maître de l’horreur, Dario Argento. Les Bruxellois avaient adapté ce morceau dans le cadre du festival consacré au film d’horreur (‘Zombifff Nights’), qui s’était déroulé à Bruxelles. L’autre piste, « Monster » donne un avant-goût plutôt alléchant de leur futur long playing.

Chez Germanotta Youth, on reste au sein d’une ambiance démoniaque, mais musicalement, le climat est davantage ténébreux. Afin de correspondre au thème proposé par le disque, les Transalpins nous proposent leur version d’« Halloween », un morceau issu d’une bande sonore d’un film d’épouvante culte. Caractérisé par leur puissance dispensée tantôt lentement, tantôt rapidement, les trois pistes exécutées par le band italien évoquent inévitablement Zu.

Bref, si l’originalité est manifestement au rendez-vous, on ne peut pas en dire autant de l’accessibilité. M’enfin, tout est une question de goût et de couleurs…

 

Jane’s Addiction

The Great Escape Artist

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A l’instar des Red Hot, et surtout de Primus, Jane’s Addiction a conféré, au cours des nineties, ses lettres de noblesse à un style musical à part entière : le funk metal !

Le groupe réunissait déjà, tout au long de cette fructueuse période, de fortes personnalités ; et en particulier le chanteur Perry Farrel, le guitariste Dave Navarro et le batteur Steven Perkins. Pour célébrer ce retour en force, le trio de base s’est adjoint les services d’une autre star du metal, en la personne de Duff McKagan, ex-Guns n’Roses.

Il a participé au travail de composition, mais c’est au final David Sitek, une bête de studio (NDLR : et le leader de TV On the Radio) qui s’est chargé des parties de basse sur « The Great Escape Artist ».

Le combo qui est aussi à l’origine du festival alternatif ‘Lollapalooza’, n’avait néanmoins jusqu’à présent que trois albums à son palmarès dont le fameux « Ritual De Lo Habitual », véritable pièce d’anthologie du funk metal, teinté largement de psychédélisme.

Cette quatrième livraison, qui débarque en même temps que le nouveau Primus, ne connaîtra pas l’impact considérable de « Ritual ». Les temps ont changé. Pourtant, cette nouvelle collection de titres démontre que le groupe n’a rien perdu de sa cohésion ni de son imagination. En outre, il est bien décidé à en découdre. Le choix de la production n’est pas étranger au formidable son de la plaque. Rich Costey, connu notamment pour son travail chez Muse, est venu ajouter du synthé. Un élément neuf qui risque de déconcerter les puristes.

Dès le morceau d’ouverture, « Underground » la voix de Perry se pose sur des claviers avant que n’éclate un riff dévastateur signé Navarro. On est rassuré, les boys tiennent la toute grande forme. La suite confirme cette première sensation. Les sons électros ne dénaturent pas l’esprit du groupe qui développe toujours des mélodies aussi torturées. Sur « I ‘Hill You Back » le refrain est tellement entêtant qu’on en vient à regretter le bon vieux format single.

L'opus baigne parfois dans l’orientalisme sur « Ultimate Reason », et même dans le glam rock tout au long de l’efficace « Words Right Out Of My Mouth » qui boucle cet elpee sans faille de manière pour le moins inattendue. On connaît le succès remporté par le dernier Primus. Gageons que cette plaque en fusion suivra le même chemin.

 

Orlando Ef

YOR11

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Rien de bien joli sous le ciel d’Italie. « Yor11 » constitue le troisième LP d’Orlando Ef, parfait inconnu dans nos contrées. Et à l’écoute du disque, on comprend mieux pourquoi. Ef pratique une forme de pop-folk émaillée d’electronica un peu casse-couilles sur la longueur. Outre sa voix insupportable, l’Italien basé à Londres privilégie les ballades mièvres à l’architecture classique.

Les morceaux les plus pêchus sont, quant à eux, digne d’une candidature à l’Eurovision (« Mocklove »), tant au niveau des arrangements que textuellement. La bio annonce ‘des chansons éclectiques qui plairont aux oreilles et esprits avide de musique revigorante’. On n’a pas dû écouter le même album. Next…

 

Diagrams

Black light

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Alors que Tunng a publié une compile enregistrée lors de ses sessions accordées à la BBC (album chroniqué sur Musiczine), c’est le moment également choisi par l’ancien co-leader du groupe anglais, Sam Genders, de nous proposer son album solo. Son titre ? « Black light ». Et son projet, il l’a baptisé Diagrams.

« Black Light » permet à Sam Genders d’ajouter une nouvelle plume à son chapeau. Dans un style qu’il avait pourtant déjà exploré au sein de son ex-groupe. Sa pop est sucrée. Ses mélodies accrocheuses et subtiles. Et puis sa voix particulièrement suave.

Le principal changement procède de l’instrumentation. Les synthés sont omniprésents. L’instrumentation folk a cédé énormément de terrain à l’électronique. Et finalement l’expression sonore dispensée par Diagrams évoque davantage Sufjan Stevens que le Tunng de l’époque « Comment Of The Inner Chorus ». Difficile de mettre en exergue une plage tant l’ensemble de l’elpee est entraînant. Une exception qui confirme la règle ? La piste finale ; à mon goût dispensable.

Sam Genders vient une nouvelle fois de prouver qu’il est devenu un des songwriters les plus créatifs de sa génération.

 

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