Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Anodine

Nuit Blanche (Ep)

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Anodine est un projet mené par le réalisateur de documentaire, Arno Villenave. Un projet qui rêve d’illustres références du rock hexagonal, telles que Noir Désir ou Feu ! Chatterton, en tête…

Le groupe –à géométrie variable (parfois en trio mais aujourd’hui élargi à un quatuor)– propose un Ep 6 titres produit par Benoit Pithon (que l’on a vu avec Le Super Homard, Emma Daumas et Send Me Love Letters) résolument rock dans le ton ! Si bien entendu, Anodine n’arrive pas encore au niveau de ses références, les rockeurs français parviennent à capter l’attention à travers des compositions inspirées et poétiques.

Shake Shake Go

En parfaite symbiose…

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Si pour le commun des mortels, le 21 mars 2024 coïncide avec le premier jour du printemps, cette date est une peu différente dans l’esprit de votre serviteur, puisqu’il l’a cochée dans son agenda afin d’assister au concert de Shake Shake Go, un groupe d'indie folk aux origines franco-galloises.

Une fois n’est pas coutume, le show ne se déroule pas dans en Belgique, mais outre-Quiévrain, au sein d’un endroit plutôt chaleureux.

Bien que situé dans un quartier très populaire, le Moulins et Wazemmes, la Bulle Café est un endroit, certes atypique, mais qui présente beaucoup de charme et une franche convivialité. Situé dans une ancienne fabrique, l’espace n’est pas très grand ; aussi, on doit pouvoir y accueillir, au bas mot, deux cents personnes. La cour en pavé est parsemée de tables et de chaises ; ce qui permet de s’y délasser au soleil ou prendre l’air entre deux morceaux de musique. Et du soleil, il y en avait ce jeudi, comme par miracle.

Le quartier dans lequel s’inscrit l’édifice brasse une multitude d’ethnies, ce qui rend les choses culturellement intéressantes et surprenantes.

Etymologiquement, la bulle est un espace protégé dans lequel on se sent en sécurité. De même, qu’elle constitue un globule gazeux [bière ?] qui se forme dans une matière [musique ?] en fusion. Bref, chacun sa formule !

La salle est comble. La pyramide des âges et des sexes y est relativement bien représentée. Cocorico, de nombreux Belges ont également fait le déplacement.

Le supporting act est assuré par Xavier Polycarpe. Il se présente seul sur les planches armé d’une sèche et d’un Apple (l’ordi, pas le fruit). Le gaillard (s’)impose à lui seul. Il doit mesurer, au moins 1m90.

Il semble très à l’aide sur scène. Normal, il était l’une des chevilles ouvrières de Gush, quatuor rock responsable de deux albums. Il a aussi participé à de nombreuses tournées internationales et a été nominé aux Victoires de la Musique. Il formera ensuite Macadam Crocodile, une formation aux accents électro-disco.

Les puristes l’ont également vu apparaître sur une célèbre chaîne de télé française, lors d’une émission de télécrochet. Ou encore, s’acquitter des premières parties de Matthieu Chedid ou encore de feu Johnny Hallyday.

Bref, le gaillard jouit d’un sacré curriculum vitae.

Il se produit ce soir en solo en vue d’écimer de ses sons, le parterre lillois. Ses textes empruntent tantôt au français, tantôt à l’anglais.

Ils sont ciselés et empreints d’émotions. Solaire, son sourire illumine et fait vivre en ‘live’, son projet.

Si sa musique baigne plutôt dans un folk cosy, ses chansons peuvent traduire de la contestation, à l’instar de « House is burning », bande originale d’un documentaire consacré à la cause animale.

De temps à autre, il s’interroge sur le temps qui passe, la vie et la mort comme sur ce très joli « Vanish in the Runaway Wind », aux contours chantournés.

Généreux avec son auditoire, il nous réserve un titre de son prochain Ep éponyme, « Minute », un morceau au refrain entêtant. Le public le lui rend bien en reprenant ces paroles sur un ton endiablé.

« Dancing in the Ring » clôture un set bien trop court, mais de bien belle facture.

Grâce à une voix et une attitude digne de Ben Harper, Polycarpe s’est forgé une place de choix dans le cœur des aficionados.

Une belle découverte dans le chef de votre serviteur.

Après une pause de quelques minutes, afin de faire place nette sur l’estrade et permettre aux spectateurs de se rincer les amygdales, une longue intro au synthé retentit.

Les membres de Shake Shake Go grimpent sur le podium, les uns après les autres. D’un pas timide, d’ailleurs. Coiffée d’un chapeau, Poppy Jones apparaît la dernière, mettant ainsi un terme à un suspens de courte durée. Elle est vêtue d’un chemisier rose, plutôt échancré. De quoi ravir le parterre masculin, agglutiné aux premiers rangs, langue pendue face à cette plastique de rêve.

Rapidement, elle laisse tomber son couvre-chef, dévoilant alors un visage angélique. Gageons que derrière l’ange ne se cache un démon.

Alors que SSG était initialement constitué de cinq mousquetaires, aujourd’hui, il se produit en trio, formule qui lui permet une redistribution des rôles tout en créant de nouveaux espaces de liberté.

Pour la petite histoire, lorsque le band se produisait dans la rue et les pubs miteux, un gosse de six ans s’est exclamé en les regardant ‘Shake shake go’ ! Le patronyme venait d’être trouvé.

La suite de l’histoire ressemble à un conte de fée. Jugez plutôt : une première partie de James Blunt assurée en 2014, au Royaume-Uni, puis en France (notamment celle de Rodrigo y Gabriela), un premier single publié en décembre 2014, un premier Ep (éponyme), en mars 2015, un premier album orienté folk, « All in time », début 2016, un second taillé pour le live, en 2018, « Homesick », avant enfin d’accoucher de « Double Vision », un opus nettement plus organique que les précédents.

Aujourd’hui, la nouvelle sensation venue d’outre-Manche tourne dans le cadre d’un périple international. Pas étonnant, lorsqu’on sait que plus de 7 millions de personnes ont écouté « England Skies », son tube incontournable.

Votre serviteur avait pu les découvrir en 2016, dans le cadre du Ronquières Festival. Il s’agissait de sa première date belge. Les choses ont bien changé et les musiciens ont gagné en maturité et en précision.

La jeune femme est accompagnée de ses fidèles serviteurs. Mais également de deux musicos de tournée. Une demoiselle aux ivoires et un préposé aux quatre cordes.

Issu de son dernier long playing, « Red Woman » donne le ton. Une compo acidulée où guitare et basse flirtent allègrement. Poppy prend le train en marche dès les premières notes. Son corps se laisse bercer et entreprend des soubresauts rageux. Elle joue complètement son rôle d’ambassadrice.

La musique de Shake Shake Go baigne au sein d’un univers pop/folk mélodieux, gracile, où se mêlent évasion et bienveillance. Les chansons s’inspirent de la nature, de la vie, des expériences et des gens qui les entourent. La voix candide de Poppy subjugue. Elle est dynamique, puissante, organique, épique et surtout optimiste…

« Come back to me », « Hands Up » ou encore « We are now » s’attardent dans le rétroviseur, puisque ces morceaux sont tirés respectivement de « Homesick » et d’« All in Time ».

Les accords sont posés avec justesse, passion et professionnalisme. Ces jeunes sont entrés dans la cour des grands.

Les riffs de guitare sont dispensés tout en retenue, mais avec rage et puissance. Pas mal pour des jeunes en culotte courte ! Ils s’amusent beaucoup sur scène, sans se prendre la tête. Ce qui frappe, c’est la symbiose qui les unit. Aucune individualité ! Chacun est là pour servir l’autre. Magnifique !

Poppy s’essaie ensuite dans un français qui s’avère… approximatif. Manifestement, elle n’y arrive pas, alors, elle s’excuse. Pour reprendre ensuite le cours de son discours, dans sa langue natale.

Ballade émouvante, le magnifique « England Skies » constitue un des moments forts de cette soirée. Impossible pour la foule de ne pas chanter ce titre à la mélodie imparable, devenu disque de diamant, et qui comptabilise 50 millions de streams.

Shake Shake Go vit pleinement ses compos en ‘live’. Et « Love outside the line » en est certainement la plus belle démonstration. Il faut dire que les compos et les arrangements permettent une ouverture pour ce type de configuration.

Pourtant, paradoxalement, lors des promos ou showcases, le combo propose des versions alternatives acoustiques, dans un exercice qui lui va tout aussi bien. Les titres, ici interprétés, pourraient bien y trouver une place de choix.

Alors que « Blackbird », permet à la voix de Poppy de mettre en avant son côté cristallin et ses nombreuses amplitudes, le concert reprend de plus belle par un « Let Me to The Water » plus incisif et à la rythmique emphatique.

Durant environ une bonne heure, la bande à Poppy a proposé une musique qui déchire les tympans dans un tourbillon de rage, de volupté et de candeur.

Les chansons sont finalement assez simples, mais pas simplistes. A cause de leur construction réfléchie, outre leur positivisme. Elles servent parfois d’exutoire, mais véhiculer des lyrics engagés ne semble apparemment pas être la tasse de thé du band.

Il est temps de mettre un terme à ce qui est resté une surprise de taille.

La fin du set approche. Poppy invite l’auditoire à se diriger vers le merchandising. Outre la vente de disques, elle est aussi venue pour faire connaître ‘Target Ovarian’, une association dont elle est l’égérie. Une cause qui l’affecte, sa mère étant décédée d’un cancer de l’ovaire, il y a environ deux ans.

Les lieux se vident très rapidement, le bar ayant reçu pour consigne de fermer juste après le concert.

L’assistance déserte les lieux ; les souvenirs, eux, restent bien présents.

Photo ©shooting_concerts

Shake Shake Go

L’écriture est directement liée à l’environnement dans lequel nous évoluons…

Écrit par

Poppy Jones, Virgile Rozand (guitare) et Kilian Saubusse (batterie) ont posé leurs valises le temps d’une soirée au sein d’un quartier très populaire du cœur lillois, le Moulins et Wazemmes, et plus précisément à la Bulle Café, un endroit, certes atypique, mais qui ne manque pas de charme et surtout, s’illustre par une franche convivialité.

Alors qu’au début de leur carrière, ils se produisaient dans la rue ou des pubs miteux, progressivement, ils commencent à assurer des premières parties, au Royaume-Uni, puis en France, et notamment pour James Blunt et Rodrigo y Gabriela. Shake Shake Go commence à percevoir le bout du tunnel...

En 2015, il décroche un hit : « England Skies ». C’est même le tube de l’année. Impossible de passer à côté de ce titre à la mélodie imparable, devenu disque de diamant.

Après avoir sorti « All In Time », en 2016 et « Homesick », en 2018, la formation grave son troisième opus, « Double Vision », « en octobre 2023.

Avant le concert, Poppy, rousse et solaire, s’est prêtée, de bonne grâce, au jeu des questions et réponses…

Plus organique, « Double Vision » paraît cinq années après « Homesick » et huit ans après « All in time ». Ressentiez-vous le besoin de vous octroyer une pause ou s’agissait-il du temps nécessaire pour le réaliser ?

Nous ressentions effectivement le besoin de nous accorder une pause. Pas mal de choses ont changé au sein du groupe durant ces années. Il fallait que nous prenions le temps de concevoir un album qui nous permette d’évacuer nos sentiments les plus profonds. Et puis, il y a eu cette période COVID qui n’a pas facilité les choses. A vrai dire, je crois que c’est la première fois que je peux me lâcher autant dans l’écriture des chansons. Mes camarades partagent la même constatation. Très objectivement, cet album est sans doute le plus sincère que nous ayons réalisé.

L’opus a été composé à Brighton et au Pays de Galles, ensuite en Espagne et en France. Deux climats, deux ambiances, qui ont inspiré l’écriture des compos puisqu’elles abordent des thèmes liés à la tristesse et de la colère, d’une part, le bonheur et la liberté, d’autre part. Les chansons sont-elles liées à l’intime et dépendent-elles toujours de l’environnement dans lequel vous évoluez ?

Oui, sans doute que l’environnement dans lequel nous vivons influence notre façon de composer. Lorsque nous avons débuté la phase d’écriture, nous séjournions à Brighton avant de nous installer quelque temps en France, soit des régions climatiquement froides. Ce qui a déteint sur notre inspiration. Puis nous avons mis le cap vers l’Espagne, où nous avons commencé à créer des morceaux positifs. Donc, oui, je crois que l’écriture est directement liée à l’environnement dans lequel nous évoluons...

Ce voyage a d’abord été une aventure humaine, j’imagine ?

Oui, bien sûr. C’était une belle expérience. Nous étions dans une bulle et rien ne pouvait nous atteindre. Durant ce périple, nous nous sommes complètements lâchés. Le plus bel exemple est l’Espagne, ses plages et ses boissons. Pour la petite histoire, lors de notre premier concert là-bas, nous étions tellement bourrés que nous n’avons pu jouer (rires). Ce voyage reste avant tout une aventure humaine.

Ce disque s’avère très solaire. Il est à ton image ?

Oui, absolument. C’est le plus solaire des trois. Plus jeunes, nous écoutions des groupes comme Mumford & Sons et The Lumineers. Au fil du temps, nos goûts ont évolué et nous nous intéressons désormais à des genres différents. C’est une évolution qui s’est manifestée tout à fait naturellement. La musique que nous jouons maintenant est celle qui nous correspond aujourd’hui.

« All In Time » était orienté folk, « Homesick », taillé pour le live, dans quelle catégorie places-tu « Double Vision » ?

Nous n’avions pas de plan préétabli, lorsque nous avons composé « Double Vision ».

On peut dire que cet opus est cathartique. Thérapeutique également car nous venions de vivre des événements difficiles au sein du groupe et nous ressentions le besoin de se confier à notre public.

Tiens, au fait Poppy, tu es d’origine galloise alors que les membres qui t’accompagnent, eux, sont français. « Double Vision » sonne aussi bien anglais que français. Y a-t-il une coïncidence ?

C’est la première fois que l’on me pose cette question en interview. Il s’agit effectivement d’une coïncidence, le titre du disque a été choisi pour les atmosphères très différentes qu’il libère. Aussi, lors des prochaines interviews, je pourrais annoncer que c’est pour ce côté franco-gallois que nous avons choisi de l’intituler « Double Vision » (rires).

D’un quintet à ses débuts, le line up du band a été réduit à un trio. Est-il difficile de maintenir le paquebot à flots, malgré la défection de certains de ses matelots ?

Toby (Barnett) a quitté le groupe volontairement car il n’aimait pas trop partir en tournée. Il vivait, en parallèle, une autre passion et souhaitait s’y investir pleinement. Mais, nous sommes restés de très bons amis. Quant à Marc (Le Goff), les circonstances sont différentes ; mais je préfère ne pas m’étendre sur le sujet, si tu le permets, tant par respect pour lui que pour nous. Je conclurai simplement en disant qu’aujourd’hui, la formule fonctionne et j’espère que cette symbiose continuera encore et encore durant de longues années.

Je suppose que cette recomposition a nécessité des modifications dans la manière d’appréhender les morceaux ?

L’ancien répertoire a nécessité une adaptation afin de pouvoir les jouer en ‘live’. Ce soir, nous sommes accompagnés par deux musiciens additionnels, au clavier et à la basse. Nous procédons de la même manière lors de chaque tournée. Ce sont de jeunes artistes talentueux. Nous avons simplement travaillé quelque peu sur les arrangements. Mais, si nous avions dû bosser sur une setlist de trois heures, sans doute que les conditions auraient été différentes.

Mais au fond, cette formule n’offre-t-elle pas aujourd’hui davantage d’espace de liberté au sein du groupe ?

Au début, Marc et moi écrivions les paroles. Si le socle s’est aujourd’hui réduit, l’écriture des textes est plus aisée car il y a plus de dialogue et de cohésion. Personne ne revendique le monopole comme nous avions pu le rencontrer précédemment. Tout le monde a aujourd’hui trouvé sa place. C’est beaucoup mieux ainsi.

Vous avez créé votre propre label. Est-ce, finalement, la seule manière de garder une certaine indépendance artistique ?

J’ignore s’il s’agit de la seule manière de préserver l’indépendance artistique. Tout dépend de la liberté que ton label t’accorde. Nous voulions prendre cette direction. Il s’agit d’un nouvel album et donc une nouvelle orientation au sein du groupe. L’opportunité s’est présentée et nous l’avons saisie. Nous gardons ainsi notre libre arbitre, sans aucune contrainte extérieure. Nous avons davantage de latitude dans le choix de nos chansons. Pour être tout à fait complète, nous avons eu la chance que notre label précédent ne de nous impose pas trop de contraintes et le remercions vraiment pour les opportunités qu’il nous a offertes. Disons que ce nouveau disque est un nouvel exercice dans lequel nous nous essayons. C’est amusant !

Vous avez clippé l’une de vos chansons en compagnie de Noreen Riols, agent secret durant la seconde guerre mondiale. Elle transmettait les messages personnels codés à la BBC. C’est d’ailleurs elle qui a communiqué le célèbre message : ‘les carottes sont cuites’. Qu’est-ce que cette rencontre t’a apporté ?

C’est une rencontre tout à fait fortuite. Nous recherchions une maison à Paris qui avait un look anglais. Quelqu’un nous a signalé que sa grand-mère possédait ce style de bien. Nous sommes allés chez elle et nous lui avons parlé de notre souhait. Elle nous a dit être une femme importante. Et justement comme la thématique de la chanson traite de l’importance et de la puissance d’une femme, nous l’avons naturellement intégrée dans le clip. Nous sommes ravis de l’avoir fait.

Souvent les groupes sollicitent des artistes confirmés pour la réalisation de l’artwork. Celui de l’album est une photo prise par une fille que vous avez rencontrée il y a quelques années lors d’un concert. Chez Shake Shake Go, il existe toujours ce côté relationnel…

C’est exact ! Nous sommes restés en contact et elle a bien grandi depuis. Elle a déménagé au Royaume-Uni. Elle nous a sollicités et s’est rendue à Brighton pour prendre quelques clichés. Puis nous avons choisi celui qui a servi pour la pochette. Pour réaliser la vidéo de « Blackbird », un titre issu de « Homesick », c’est aussi une fille que nous avions rencontrée qui a clippé le morceau. Donc, oui, effectivement, le groupe cultive cet aspect relationnel. C’est tellement agréable de rencontrer les gens lors de nos concerts. Et idéalement, nous essayons de travailler avec des personnes que nous côtoyons et avec lesquelles il se noue de réelles affinités. Dès lors, nous avons beaucoup d’amis. Un autre ami nous filme également dès qu’il en a l’opportunité. C’est vraiment cool et ça donne un petit côté fédérateur.

Vous avez commencé à jouer dans la rue et dans les pubs miteux. Aujourd’hui, vous bénéficiez d’un succès populaire et critique. Comment le gérez-vous aujourd’hui ?

Très honnêtement, je l’ignore. Il faut continuer, c’est essentiel. Nous avons la chance de jouer et de tourner. Je crois que nous ne devons pas penser uniquement au succès. Si vous aimez quelque chose profondément, ne vous arrêtez pas. Il y a toujours des moments difficiles dans la vie d’un groupe. Le COVID en a été un, de toute évidence.

Ta mère est décédée d’un cancer de l’ovaire il y a environ deux ans. Tu es aujourd’hui marraine de l’organisation Target Ovarian ? Pourrais-tu nous en parler ?

A travers la maladie de ma mère, j’ai réalisé que ce genre de cancer frappait beaucoup plus de femmes que l’on ne pense. La difficulté majeure dans cette maladie, en particulier, est que les symptômes ne sont pas toujours pris au sérieux par le monde médical. C’est le cas de ma maman. Elle s’est rendue à cinq reprises chez son médecin qui a prétendu que sa maladie était imaginaire. Elle ressentait pourtant de vives douleurs dans le bas du ventre, se sentait ballonnée et perdait l’appétit. Si nous avions su de quoi il s’agissait, ma mère aurait été prise en charge efficacement. Je souhaite donc lever des fonds afin de faire connaître ce cancer et inciter les femmes à s’en préoccuper davantage. Ce cancer pris tardivement a des conséquences désastreuses. Je pense aussi que la santé des femmes est sous-évaluée et manque de financement. Ce soir, au stand merchandising, on mettra à disposition des brochures susceptibles de sensibiliser un maximum de monde et j’invite celles et ceux qui le souhaitent à y déposer quelques pièces. Merci à toi aussi d’avoir soulevé ce sujet.

Je me souviens d’une émission de ‘Taratata’ au cours de laquelle tu avais chanté en français en compagnie du groupe Pony Pony Run. Tu avais déclaré, à l’époque, ne pas maîtriser la langue. Et depuis ?

Oui, les choses ont évolué ; mais il m’est impossible aujourd’hui de réaliser une interview en français (rires). Pour m’aider, j’ai téléchargé une application qui permet de la pratiquer plus facilement. Dernièrement, j’ai participé à un podcast en français durant une heure et je me suis dit : ‘Oh, mon Dieu, qu’est-ce que je suis stupide’. Je comprends pas mal de mots, mais je dois parler lentement sinon ça devient vite compliqué.

Est-ce que tu vis en France actuellement ?

Oui, nous visons actuellement en France, mais nous nous déplaçons régulièrement. J’espère que d’ici la fin de l’été, je vivrai à Paris pour de bon.

Lors des promos ou showcases, il vous arrive d’interpréter des versions acoustiques de vos compos. C’est un exercice alternatif qui colle bien au groupe. Pourriez-vous imaginer un long playing reprenant vos meilleurs titres sous cet angle ?

Très franchement, je n’y avais jamais pensé. Tu as une excellente idée. Nous avons enregistré quelques pistes acoustiques, il y a quelque temps. Les gens aiment que l’on revisite des morceaux sous une forme différente. Nous avons eu des réactions positives lors de nos concerts. Peut-être donc consacrerons-nous le prochain album à des versions acoustiques ; qui sait ?

Une chanson s’intitule « Safe Space ». Quel est ton endroit ‘sécure’ ?

C’est lorsque je suis de retour au Pays de Galles. J’y retrouve la campagne, la maison familiale, mon père, ma sœur et ses deux enfants même s’ils sont turbulents, sans oublier mon chat. Quand je rentre chez moi, je me tape les corvées ménagères et je suis au fourneau ; ce qui est très vite éreintant, mais j’adore ça. Lorsque je suis à la maison, je redeviens l’enfant que j’étais et j’oublie tout. Mais profondément, c’est mon endroit ‘sécure’…

Photo ©shooting_concerts

Then Comes Silence

The Comes Silence se met martel en tête…

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Comme annoncé lors d’une news précédente, The Comes Silence publiera son nouvel elpee, « Trickery », ce 5 avril 2024. Après avoir partagé un premier single, « Ride or die », il nous propose son second, « Like a hammer ». Et il a également été clippé.

« Like a Hammer était la première chanson écrite pour « Trickery » il y a un peu plus d'un an, et c’est le seul morceau dont le thème graphique est mentionné dans les paroles. 

 ‘Nous célébrons la communauté dans laquelle nous vivons et travaillons. C'est comme un jardin avec des plantes, des fleurs et des arbres. N'oubliez pas de l'arroser pendant la saison sèche…’

La vidéo consacrée à « Like a hammer » est disponible là.

 

Within Temptation

La parade des fous de Within Temptation…

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Le 5 avril 2024, Within Temptation sortira son nouveau single, « A Fool's Parade », le fruit d’une collaboration impressionnante avec le talentueux producteur ukrainien Alex Yarmak.

Considérée comme précurseur du très attendu 'Bleed Out 2024 Tour', cette chanson est une expression puissante de l'engagement du groupe à continuer de faire la lumière sur la bataille existentielle en cours en Ukraine contre l'invasion brutale de la Russie. « A Fool's Parade » (Trad : La parade des fous) met en lumière des thèmes tels que la condamnation des mensonges, l'imposture de la Russie concernant la guerre, ses crimes et ses intentions.

Sharon Den Adel, la chanteuse de Within Temptation, est actuellement à Kiev (Ukraine), pour l'enregistrement du clip qui accompagnera « A Fool's Parade ». Là, elle a tourné la vidéo en collaboration avec le célèbre réalisateur ukrainien Indy Hait. En s'impliquant dans des initiatives telles que la fondation Ukraine Aid OPS, Within Temptation souhaite continuer à attirer l'attention sur le soutien indispensable de l'Europe à la lutte de l'Ukraine.

En octobre, Within Temptation a annoncé une tournée européenne pour promouvoir son nouvel album. Le 'Bleed Out 2024 Tour' débutera en septembre 2024 et emmènera le groupe dans des lieux légendaires tels que la Wembley Arena de Londres (UK), le Palau Sant Jordi de Barcelone (ES) et notamment la Lotto Arena d'Anvers (BE). Le band y sera les 4 et 5/10/2024 (infos ici)

La vidéo du featuring de « A Fool's Parade » est, elle, disponible là

 

 

Goudi

Goudi, pieds nus, dans le sable, à Ostende…

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L’Ostendais Pierre Goudesone vient de sortir un nouveau single, « Blootvoets ». Jean Pierre Marie Nicolaas (Pierre) Goudesone est un musicien, chanteur, bassiste et producteur belge qui vit et travaille à Bruxelles depuis 1984. Goudesone a étudié l'architecture à l'Ecole Sint-Lucas de Gand. A Ostende, il joue comme bassiste au sein de son premier groupe, The View, dans de petits clubs et environs. Il y rencontre Marvin Gaye et Odell Brown et ceux-ci l'emmènent au studio d'Ohain où ils travaillent sur l'album « Midnight Love ». C’est un pote à notre défunt Arno, Stikstof et de Zwangere Guy. Installé à Bruxelles, il fonde le groupe new wave Flesh&Fell avec la chanteuse Cathérine Vanhoucke. Goudesone possède désormais son propre studio et commence à produire. En 1996, il fonde un nouveau groupe, Speaking T, en compagnie du chanteur américain Markest Tate. En 1998, il publier l’elpee « Gravity Killed The. En 2004 paraît « Poised And Ready », un opus sur lequel figure la reprise de David Bowie, « Sound and Vision », produite à Londres par Dave Harrow alias James Hardway (Anne Clark).

« Blootvoets » est une ballade mélancolique qui vise à donner du cœur à tous ceux qui font face à l'adversité avec à l'esprit le doute, l'incertitude, le courage, l'espoir, la combativité et la résilience pour pouvoir regarder à nouveau vers l'avenir avec insouciance.

La vidéo, est à voir et écouter là

 

Marquis (de Sade)

Décès de Frank Darcel, cofondateur de Marquis de Sade

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Frank Darcel, guitariste, écrivain et militant breton, a été retrouvé mort sur une plage de Galice, en Espagne, le 15 mars 2024. Il avait 65 ans et était le cofondateur du groupe de rock rennais Marquis de Sade, qui avait marqué la scène post-punk française dans les années 80.

Créé en 1977, Marquis de Sade n'a sorti que deux albums, "Dantzig Twist" et "Rue de Siam", mais il est considéré comme un des pionniers du post punk. Le groupe se caractérisait par un style sombre et élégant, inspiré par le Velvet Underground, Joy Division et Talking Heads, et par la voix et la gestuelle expressionniste de son chanteur Philippe Pascal.

A l'occasion du quarantième anniversaire du groupe, en 2017, Marquis de Sade s'était reformé pour accorder quelques concerts exceptionnels, qui ont connu un grand succès. La formation avait sorti un nouvel elpee, "Aurora", en 2021, sous le patronyme de Marquis, en hommage à Philippe Pascal, puis un second, "Konstanz", en 2023.

Frank Darcel était également connu pour son engagement politique en faveur de l'autonomie de la Bretagne dans une France et une Europe fédérale. Il avait adhéré au parti breton en 2002 et avait fondé Breizh Europa en 2013. Il s'était présenté aux élections municipales de Rennes en 2020, sans succès. Il était aussi l'auteur de plusieurs romans, dont "Vilaine Blessure", "L'armée des hommes libres" et "Le dériveur". C’était aussi un ami de Pascal Obispo et d’Etienne Daho, en compagnie duquel il avait d’ailleurs encore enregistré, récemment.

Il est parti rejoindre le chanteur Philippe Pascal Philippe Pascal, le chanteur charismatique, qui s’était donné la mort le 12 septembre 2019.

Il avait accordé une longue et très intéressante interview en 2021 (à lire ou relire ici) à Musiczine.

 

 

 

The Third Sound

La solitude la plus parfaite de The Third Sound

Le groupe psych/post-punk berlinois The Third Sound vient d’annoncer la sortie de son sixième album studio, "Most Perfect Solitude", et partage le premier single "Another Time, Another Place". La sortie de l’album est prévue pour le 26 avril prochain. Il fait suite à "First Light",paru sorti en 2022.

Le guitariste/chanteur Hakon Adalsteinsson déclare à propos de l'album : ‘ Après avoir beaucoup tourné sur 'First Light' et sorti notre album Fuzz Club Session l'année dernière - un document rétrospectif sur l'ensemble de la carrière, en quelque sorte - cet album donne l'impression de repartir sur de nouvelles bases. Il y a une certaine chaleur dans certaines chansons, ce qui n'existait pas auparavant. Nos chansons, elles vacillent toujours entre ombre et lumière, un peu comme une version audio au ralenti de la Dreamachine de Brion Gysin’.

"Another Time, Another Place" en est un parfait exemple. Bien que la nostalgie semble imprégner les paroles de ce morceau, c'est peut-être là que The Third Sound est le plus radieux, avec des guitares jangle-pop chatoyantes et une mélodie enjouée.

"Most Perfect Solitude" marque un nouveau chapitre, non seulement au niveau du son mais aussi des membres du groupe berlinois dirigé par le musicien et auteur islandais Hakon Adalsteinsson - qui, en dehors de The Third Sound, a été le premier à se lancer dans l'aventure de la musique. Ainsi, le nouvel album présente une nouvelle formation, dans laquelle Adalsteinsson (guitare/voix) et Robin Hughes (orgue/guitare), collaborateur de longue date, sont rejoints par de nouvelles recrues, à savoir Frankie Broek (batterie) et Wim Janssens (basse), membres du groupe Golden Hours.

Une fois le nouveau groupe constitué, les premières démos de Hakon ont été développées pendant une semaine de répétitions intenses, lors d'une rare pause dans son calendrier de tournée chargé avec BJM et Golden Hours à l'époque. Une fois les chansons achevées, le groupe est entré en studio sous la houlette de Torben Utecht et a enregistré en quatre jours, avant d'être masterisé par Ryan Van Kriedt : ‘Nous avons fait cet album relativement vite, car nous avions un délai serré pour le réaliser. C'est aussi un grand soulagement de se rendre compte qu'on a réussi. C'est un album dont nous sommes extrêmement fiers, qui fait avancer le groupe sur le plan artistique.’

Le clip consacré à "Another Time, Another Place" est disponible là

 

 

Palace

La découverte de soi à travers la musique…

Écrit par

Survolé par la voix angélique de Leo Wyndham, Palace, trio de blues-rock londonien, signe « Ultrasound », un opus éthéré et habité de musique des limbes, celles où erre l'enfant que portait la compagne de Léo, victime d'une fausse couche. Cet accident a chamboulé la vie de couple. D’autant plus que doté d'une sensibilité à fleur de peau, il avait déjà été marqué par les drames personnels, dont la séparation de ses parents et la mort d'un proche. Ce long playing à la beauté émouvante voire poignante, au spleen mélancolique, à la splendide ambivalence entre perte et espoir, se veut avant tout un hommage au courage de sa compagne et à la puissance des femmes en général.

En compagnie de Rupert Turner, guitariste du groupe, il évoque ce quatrième elpee et sa... conception.

Vous avez ‘accouché’ de quatre elpees en huit ans. C'est peu ou c'est beaucoup ?

(rires)

Rupert : Ce n'est pas excessif. Nous avions besoin de temps afin de vivre des expériences et ensuite pouvoir les traduire en chansons.

Mais pourquoi dès lors avoir publié deux Eps l'an dernier, plutôt qu'un album entier ?

Leo : Il est préférable que les idées très soient claires quand on souhaite enregistrer un album, à la fois unique et original. Les Eps sont destinés à combler les intermèdes et permettre à la musique d'éclore entre-temps. De plus, c'est amusant à réaliser.

Pour vous, Leo, la formation représente-t-elle une famille, et notamment à la suite des épisodes douloureux que vous avez personnellement traversés ?

Leo : Certes, mais tout le monde en connaît dans sa vie. Pour nous tous, Palace est comme une famille élargie, un endroit où nous pouvons nous sentir en sécurité et partager ce que nous ressentons.

Avez-vous été touché par la réaction des autres membres à ce qui vous est arrivé ?

Léo : Absolument. Lorsqu'on passe dix ans dans un groupe, chacun de ses membres, un jour ou l’autre, est confronté à ce type d'événement. Chaque fois qu'un drame est survenu dans mon existence, le soutien reçu de la part de mes deux comparses a été remarquable, et plus qu'essentiel. La compréhension est immédiate, notre amitié très forte et le soutien profondément enraciné. Ce qui en dit long sur notre entente…

Quel est l'origine et le sens du morceau « Cocoon » ?

Rupert : Une idée émanant de « Love Is The Precious Thing », la chanson qui la précède sur l'album. Cet instrumental s'est développé à partir de ce titre dont nous avons en quelque sorte utilisé des éléments pour ensuite les inverser, les manipuler, les démembrer afin que la trame s'effondre dans une sorte de désordre intense.
Leo : Oui, c'est un beau bordel (il rit) ! L'album traite, en profondeur, des idées de la création, de la vie et de la mort ; le son de ce magnifique morceau permet d'imaginer ce qu’on éprouve quand on est dans le ventre de sa mère : un cocon sécurisant, enveloppant, fait d'énergie et de chaleur. Le titre s'imposait de lui-même. Nous l'avons placé au milieu de l'album pour obtenir cet effet de pause, de calme... sans voix ; une sorte de sanctuaire au milieu du disque.

Sur « Goodnight Farewell », dernier titre de l'elpee, on a l'impression d'entendre un cœur battre.

Leo : Exactement ! La grosse caisse constitue le cœur qui bat tout au long de la plage. Il y a, en quelque sorte, l'idée de donner vie dans cette chanson. Ce qui semblait la meilleure façon de terminer l'album…

Ce disque rendrait-il un hommage à la femme et à l'amour ?

Leo : Oui, à bien des égards, et à ma partenaire en particulier. J'ai été témoin de son incroyable force et de sa résilience. Je n'aurai pu faire preuve d'une telle force. Nous souhaitions célébrer la puissance des femmes.

Vous avez accordé un premier concert, il y a un mois. Était-ce compliqué d'interpréter des chansons aussi intimes en public ?

Léo : Elles peuvent l'être lorsque les évènements sont récents, dans votre esprit et votre chair. Lorsque je les ai interprétées pour la première fois, en direct, je l'ai ressenti de manière très intense et émouvante. Je revivais les événements, mais, par ailleurs, chanter ses chansons devant une foule, m'a obligé à lâcher prise. C'est un processus très cathartique qui participe à ma convalescence.

« Say The Words » exprime le sentiment d'inutilité d'un homme dans ces circonstances…

Leo : Un sentiment de désespoir et une perte de soi. Mais il témoigne également que je suis devenu conscient de la pression exercée sur les femmes pour qu'elles aient des enfants, de faire passer au second plan leur indépendance et leur carrière, pour rendre un homme heureux, notamment.
Par ailleurs, lors d'une fausse couche, nous pouvons ressentir en tant qu'homme un sentiment de perte et de désespoir ; il est très perturbant, et troublant de ne pas savoir où se situer et quel rôle tenir au cours de ce drame.

Cet opus incarnerait-il, dès lors, l'enfant que vous n'avez pas eu ?

Leo : Je ne crois pas. L'album est plutôt un moyen, comme la musique l'est souvent pour beaucoup, de découvrir et de comprendre une situation incroyablement difficile, de créer des liens, un moyen de trouver une sorte de carte intérieure pour donner du sens à un événement traumatisant. La musique est une manière de se connecter à soi-même et à ses expériences, de s'adapter au monde qui vous entoure et de donner un sens aux événements, à un traumatisme, à la perte, à l'amour et à toutes ces choses. C'est une découverte de soi.

Palace : « Ultrasound » (Virgin) sortie le 5 avril 2024

En concert à l'AB le 30 octobre prochain

Les Nuits Botanique 2024: évolution plutôt que révolution...

La 31e édition du festival “Les Nuits Botanique” se déroulera du 24 avril au 5 mai prochains à Bruxelles. Le nouveau directeur du centre culturel, Frédéric Maréchal, qui a succédé il y a peu à Paul-Henri Wauters, a souligné lors de la conférence de presse, qu'il souhaitait capitaliser sur les acquis, importants, du festival. “Nous voulons le faire évoluer, mais sans opérer de révolution”.

Les fondamentaux du festival resteront donc bien présents cette année: un focus clair sur les artistes émergents, une place importante accordée aux créations exclusives et aux avant-premières (“releases”), un intérêt croissant pour les arts plastiques et une formule tarifaire toujours ciblée (un ticket pour une salle).

Exception à cette dernière règle et grande nouveauté: le 4 mai sera une journée “All Access”, comme dans les festivals dits 'classiques'. Pour un prix de 38,5 EUR, le visiteur aura accès aux 4 salles du Bota et ce, de midi à minuit. Au programme de cette journée: Actress · Beak> · bar italia · Big|Brave · Deena Abdelwahed · Drahla · Famous · Hotline TNT · Fievel is Glauque · Tapir! · Lucidvox · La Sécurité · Voice Actor · Charlène Darling Groupe · Florence Sinclair · Mayssa Jallad · Kee Avil · keiyaA · Lambrini Girls · Lou K et Voice Actor.

Autre grande nouveauté: le partenariat avec les Halles de Schaerbeek, qui se trouvent à un jet de pierre du Bota. Le nouveau directeur des Halles, Matthieu Goeury, connaît justement très bien Frédéric Maréchal, ainsi qu'Olivier Vanhalst, le programmateur du Bota. “Les planètes se sont parfaitement alignées pour favoriser cette collaboration”, note F. Maréchal, “vu que les Halles ont décidé d'intégrer la musique dans leur spectre artistique.” Les Nuits feront donc escale aux Halles à 5 reprises: à l'occasion de l'ouverture de festival (Alto Fuero), en soirée électronique (Rainbowarrior avec Rebeka Warrior x Radio Vacarme) et pour les concerts, entre autres, de Lala &ce, Mount Kimbie et Karpe.

Au chapitre des créations exclusives, épinglons Alto Fuero, un duo formé spécialement pour Les Nuits par Victoria Palacios et Loto Retina, deux artistes français résidant à Bruxelles. Lors de la conférence de presse, le duo a accordé un showcase, révélant une musique inclassable, basée sur des chants multilingues, des sons de flûtes trafiquées et des rythmes désarticulés, le tout créant un univers onirique, psychotrope, voire chamanique. A découvrir!

L'autre showcase a permis de découvrir Shoko Igarashi, une saxophoniste originaire du Japon et basée dans notre capitale. Au programme, un croisement entre le jazz-rock des années 70, évoquant par moments Wayne Shorter, la chanson pop japonaise et les musiques de films d'animation. Etonnant!

En clôture du festival, le 10 juin, une autre création aura lieu dans la salle du Musée Bota: l'interprétation par le pianiste Stéphane Ginsburgh d'une dixième sonate de Prokofiev, imaginée par Jean-Luc Fafchamps d'après les esquisses de l'artiste russe.

Pour compléter le programme, la désormais traditionnelle nuit “Bota By Night” ouvrira ses portes le 27 avril, dans le Chapiteau, pour un florilège de découvertes électroniques, pour la plupart avant-gardistes. Au programme: Safety Trance • Taahliah • SoFTT • Waltur • Nídia • Lamin Fofana • 33EMYBW & Joey Holder • Anina • Shoko Igarashi • Ziúr w/ Elvin Brandhi & Sander Houtkruijer • Gaiko x Baum et Astrid Sonne.

Notons, par ailleurs, que le Botanique a conclu un accord avec la SNCB, qui permettra aux détenteurs d'un ticket pour un concert de recevoir une réduction de 50% sur le transport en train. Une bonne nouvelle!

Enfin, on a également appris qu'un mini-festival “Les Nuits Weekender” se tiendra du 1er au 3 novembre. Il occupera 3 salles du Bota et accueillera une vingtaine d'artistes par jour pour un prix démocratique se situant autour de 45 euros la journée.

On l'aura compris, le Bota ouvrira en force la saison des festivals et prouvera, plus que jamais, que Les Nuits ne riment pas avec “ennui”...

Pour consulter le programme complet du festival, c'est ici. 

Pour écouter la playlist du festival, c'est là.

Thot

THOT annonce son nouvel album “Delta” et une collaboration avec Le Mystère des Voix Bulgares

THOT, le projet bruxellois de Grégoire Fray, sortira son 4e album, “Delta”, le 10 mai prochain, sur le label allemand Pelagic Records (Mono, The Ocean, BRIQUEVILLE, Psychonaut, etc..).

Après avoir évolué au gré de nombreuses collaborations (Magnus Lindberg de Cult of Luna, Ben Chisholm de Chelsea Wolfe, T. Raumschmiere, Catherine Graindorge), G. Fray franchit une nouvelle étape de sa carrière en invitant les chanteuses du chœur polyphonique “Le Mystère des Voix Bulgares” à participer à son projet. Autre nouveauté: il a ressenti la nécessité d'écrire dans sa langue maternelle, le français, ce qui donne une nouvelle dimension à sa musique.

Musiczine a pu découvrir les titres de “Delta” en avant-première et l'impression qui s'en dégage est, en tous points, grandiose. Le style musical s'est encore enrichi par rapport aux productions précédentes. C'est toujours de l'indie-rock, bien sûr, mais rehaussé par des éléments post-rock, industrial, prog-rock, pagan, post-metal et power-electro.

Forgé entre la Belgique, la Bulgarie et la République tchèque, "Delta" est un opus foncièrement organique. Les 10 titres gravitent autour de l’insaisissable question de la place de l’art et de l’amour dans notre existence.

Dans le lineup du groupe, on retrouve le noyau des musiciens actifs depuis plusieurs années aux côtés de Grégoire Fray (guitare, voix, claviers, composition). Ce sont Juliette Mauduit au chant, Lukas Melville à la batterie, Stéphane Fedele à la basse et Gil Chevigné à la co-composition. Deux nouveaux membres sont venus renforcer ce noyau: Anaïs Elba (Sïan Able) aux claviers & voix, et Michael Thiel aux percussions, pour muscler et styliser l’ensemble sur scène. A noter, au passage, que ce dernier n'est pas un inconnu vu qu'il dirige le label Weyrd Son Records et est le fils du regretté Marcel Thiel, alias Snowy Red, un des artistes légendaires de la new-wave en Belgique. Sur “Delta”, on remarquera également la présence de la chanteuse tchèque Lenka Dusilova.

Le premier single issu de l'album, "Supercluster", et sa vidéo, viennent d'être dévoilés aujourd'hui. Pour regarder, c'est ici. Il sera suivi par "Hüzün" le 9 avril et "Céphéide" le 10 mai. Le release show aura lieu le 13 juin à l'Orangerie du Botanique (Bruxelles).

Tracklist de “Delta”:
Euphrate
Céphéide
Sleep Oddity (ft. Lenka Dusilova)
Bateleur
The Last Solstice
Hüzün
Blind Streets
Supercluster
Morning Waltz
Estuaire

Photo: par Michael Thiel

Pissed Jeans

Pissed Jeans à moitié divorcé ?

Le 1er mars 2024, Pissed Jeans a sorti « Half Divorced », son 6ème album. Par ailleurs, le groupe a partagé la vidéo officielle du lead single « Moving On » du réalisateur et collaborateur Joe Stakun.

« Half Divorced » n’est autre que la suite de « Why Love Now « de 2017, un elpee qui s'attaquait aux inconforts mondains de la vie moderne.

Les douze chansons de « Half Divorced » évoquent la tension entre l'optimisme de la jeunesse et les réalités dégrisantes de l'âge adulte. Le célèbre sens de l'humour acerbe de Pissed Jeans - Matt Korvette (chant), Bradley Fry (guitare), Randy Huth (basse) et Sean McGuinness (batterie) - reste plus aiguisé que jamais alors que les compos dissèquent certaines joies que la vie adulte contemporaine peut offrir.

« Half Divorced » a été produit et mixé par Pissed Jeans et Don Godwin. En fait, Pissed Jeans n'a jamais été un groupe qui fait les choses à moitié – il est connu pour ses voix sauvages, ses paroles mordantes, ses guitares à couper le souffle et ses concerts déjantés ; et ce sixième opus ne fait pas exception à la règle. Alors, où va un groupe comme Pissed Jeans après presque vingt ans de musique, après être devenu père, après des mariages et des divorces ?

L'existence s'est envenimée jusqu'à atteindre un point d'ébullition. Korvette déclare d’ailleurs : ‘« Half Divorced » contient une certaine agressivité en ce sens qu’il ne veut pas de cette réalité-là. Il y a une force dans le fait de pouvoir dire : Je sais que vous voulez que je fasse attention à ces choses, mais je vous dis qu'elles n'ont pas d'importance. Je regarde déjà ailleurs’.

L'écoute de ce long playing donnera au plus blasé des travailleurs le sentiment qu'une liberté débridée est encore possible.

‘Nous ne sommes pas le genre de groupe qui sort un nouvel album tous les deux ans’, explique Korvette. ‘Pour nous, Pissed Jeans est vraiment un projet artistique et c'est ce qui le rend si amusant. Ce manque de retenue fait rage dans les chansons qui dévient de manière inattendue vers le territoire classique du punk hardcore.’

Cette énergie distillée donne à Half Divorced un air menaçant et dangereux. Korvette reconnaît : ‘On s'est rendu compte qu'on n'avait jamais vraiment fait de pop punk, et on s'est dit que c'était quelque chose qui n'allait pas être immédiatement reconnu comme étant cool. Alors mettons-nous au défi de faire en sorte que ce soit cool pour nous…’

Le clip consacré à « Cling to a poisoned dream » est disponible ici et celui à « Moving On », là

 

 

Cigarettes After Sex

Cigarettes After Sex signe de plusieurs croix…

Cigarettes After Sex vient d’annoncer la sortie de son nouvel album. Intitulé « X's », il devrait paraître ce 12 juillet sur Partisan Records. Et sa prochaine tournée mondiale comprendra des concerts dans certaines des salles les plus emblématiques du monde, comme le Madison Square Garden et l'O2 Arena de Londres.

Avec un album rempli d’anecdotes crues, imagées, parfois obscènes, accompagnées de chansons pop envoûtantes, le chef d'orchestre Greg Gonzalez capture toutes les émotions qu'un arc-en-ciel romantique peut inspirer. Mais, alors que les albums précédents s'inspiraient d'un mélange de relations, « X's » se concentre en grande partie sur une seule relation qui s'est étalée sur quatre ans.

‘L'album est brutal’, admet Gonzalez. ‘Je pourrais m'asseoir et parler de cette perte à quelqu'un, mais cela ne suffirait pas. Je dois vraiment écrire à ce sujet, chanter à ce sujet, trouver la mélodie, et ensuite je peux commencer à l'analyser et à en tirer des leçons.’

Tout en continuant à observer les structures classiques des chansons pop, Gonzalez s'est éloigné des anciens éléments sonores des années 50 et 60, se sentant désormais attiré par les slows des années 70 et 80. Bien que (dans le style typique des Cigarettes) ces changements soient subtils, l'énergie globale qui en résulte s'apparente à des larmes reflétées par des boules à facettes sur la piste de danse.

Issu de ce futur elpee, « Tejano Blue » est en écoute là.

 

 

 

J.J. Milteau

En hommage à Charlie Segar ?

Écrit par

J.J. Milteau est un grand voyageur musical devant l’Eternel : l’harmonica se prête au voyage et le blues raffole des croisements.

Du Paris populaire où il est né aux dorures de l’opéra Garnier, du cercle arctique à l’Afrique du Sud, de Shanghai à La Havane en passant par le Nice Jazz Festival avec B.B. King, du blues à la country et des mélodies celtiques à la soul de Memphis, Jean-Jacques Milteau a toujours montré que les frontières célèbrent des différences qui dessinent l’humanité. Ce périple, il le doit à l’harmonica qui lui a permis d’enchaîner les rencontres : Gil Scott-Heron, Eddy Mitchell, Terry Callier, Barbara, Little Milton, etc.

En une vingtaine d’albums et deux Victoires de la Musique, Milteau a su traduire le monde en mettant sa virtuosité au service de l’émotion pure. Son nouveau recueil, « Key To The Highway », ne fait pas exception à la règle. L’art de Milteau, intemporel et universel, nous entraîne le long d’une route lumineuse dont l’harmonica est la clé.

Un demi-siècle sépare ce nouvel album de ses premiers enregistrements, Jean-Jacques Milteau s’interroge sur les facéties du destin. Comme notre Toots Tilemans national, un petit instrument, presque anodin, d’à peine dix centimètres lui a permis de visiter tous les continents et d’enchaîner les rencontres improbables, dans la sphère musicale comme dans sa vie personnelle. On ne s’étonnera donc pas que ce recueil le voie poser un regard songeur sur ce parcours imprévisible. On trouvera ici toutes les musiques qui l’ont poussé à s’improviser musicien : la poésie de Bob Dylan, le blues qui a construit sa science de l’harmonica, la country venue nourrir son imaginaire, la soul qui lui laisse en héritage ses inspirations harmoniques. Cet éclectisme trouve son unité dans la proximité du souffle et les sonorités brutes de cet enregistrement. Mais n’allez pas croire que ce disque soit une ode à la nostalgie. C’est tout l’inverse. En privilégiant une alchimie originale qui allie la grâce du Wurlitzer (c’est une entreprise américaine qui fabrique et commercialise des instruments de musique notamment des pianos, des orgues et même des juke-box), une basse fondatrice et des percussions, il nous offre un son intemporel. Sans oublier les voix de Mike Andersen, Harrison Kennedy, Carlton Moody et Michael Robinson, avec lesquelles il poursuit un dialogue passionné. Pour ce périple musical, il est accompagné de musicos chevronnés : Johan Dalgaard : Wurlitzer, B3, Clavinet, Laurent Vernerey à la contrebasse, David Donatien aux perçus, le drummer Raphaël Chassinrie et d’un second drummer Toma Milteau.

« Key To The Highway » sortira ce 29 mars 2024.

Pour en savoir davantage sur cet artiste, cliquez sur son nom, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous, vous y retrouverez ainsi les liens vers ses réseaux sociaux.

Acte VIII du In Theatrum Denonium : les images

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Le théâtre municipal de Denain, petit bijou d'architecture niché dans le nord de la France, a encore accueilli quelques représentants du black et du thrash metal sur ses planches, le temps d'une soirée.

Cette édition marque quelques améliorations très attendues par le public.

Et tout d’abord, l'ajout d'une petite estrade dans le fumoir ; ce qui a rendu les sets acoustiques beaucoup plus agréables.

Ensuite, l'élargissement de l'offre de nourriture. Plus besoin de se contenter des habituels sandwiches ou hot-dogs, les festivaliers peuvent dorénavant opter pour des Buddha Bowl, une pasta box ou des crêpes.

Tout en affichant sold out, l’édition 2024 a de nouveau été une réussite. Un forfait, cependant à déplorer ; celui de Schizophrenia. Mais la formation a été remplacée en dernière minute par Cryptosis, groupe de thrash metal hollandais.

Le point fort de cette édition restera la prestation atmosphérique et envoûtante de Inferno, groupe de black metal venu tout droit de République Tchèque.

La soirée s’est clôturée par le set de Dodsheimsgard, qui a offert une prestation solide et haute en couleur, particulièrement pour les premiers rangs qui ont pu profiter des  lancers pigments verts du chanteur.

Rendez-vous l'année prochaine pour l'acte IX !

Les photos du festival sont ici

 

 

 

 

Topsy Turvy

Topsy Turvy trop calme ?

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Topsy Turvy est une formation viennoise qui sortira son 1er elpee, en juin prochain.

Son tout premier single, "Oh So Calm !", est empreint de la froideur de Kim Gordon et de l'espièglerie mélodieuse des Young Marble Giants. Le trio parvient à projeter de manière dynamique une angoisse adolescente dans la chanson, qui se construit et se construit, pour ensuite s'en échapper à nouveau vocalement dans le style de Lou Reed, voulant ne faire qu'un avec les mélodies merveilleusement asynchrones. Pour son premier album, ce trio féminin, qui implique deux membres de The Laundromat Chicks, réussit à combiner un post-punk énergique à la The Slits avec de la pop indie…

"Oh So Calm !" est en écoute là

 

Léo Courbot

La passion réservée de Léo Courbot…

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Comparé aussi bien à Prince que Jimi Hendrix, aussi bien pour l’univers musical que dans la presse spécialisée, Léon Courbot avait publié son premier elpee, « Vatic Vintage » (révélation Jazz Magazine 2021), en 2021. Il livrera son second, « Passion At A Distance », ce 22 mars 2024.

Lors des sessions, il a reçu le concours d’une flopée de batteurs : Michael Bland (Prince, Vulfpeck), Gene Lake (Meshell Ndegeocello, D’Angelo), Stéphane Galland (Joe Zawinul, Aka Moon) et Pat Dorcean (Ida Nielsen, Jef Lee Johnson).

A l'image de la pochette du disque dessinée par un pionnier de la science-fiction des 70s, Philippe Caza, l'album « Passion At A Distance » parcourt l'espace à la recherche de nouvelles planètes où porter son groove torride et ses riffs de guitares à la distorsion captivante.

Après avoir extrait un premier titre, « Cantique Des Quantiques », sous forme de clip (voir ici), il nous en propose un deuxième, enregistré avec Stéphane Galland, « The Quantum Quake » (la vidéo est à voir et écouter là) et qui a bénéficié du concours du drummer Pat Dorcean, une compos qui  devrait séduire les fans de Prince et de  Funkadelic

En neuf titres funk-rock originaux, cet LP met en scène la quête interstellaire d'un amour authentique. D'une chanson à l'autre, les textes s'appuient sur les vocabulaires cosmique et quantique pour poser le décor : ‘nuages d'électrons’, ‘corps célestes’ et ‘trous de vers’ y décrivent les distances infimes et infinies où se jouent le désir, les plaisirs et les peines amoureuses.

Then Comes Silence

La supercherie de Then Comes Silence…

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Le groupe suédois Then Comes Silence sortira un nouvel opus ce 5 avril 2024. Réduit à un trio, il ne compte plus que le chanteur et bassiste Svenson, comme seul membre fondateur depuis la sortie du premier elpee, en 2012.

« Trickery » a été enregistré en seulement trois jours, au Kapsylen Studio de Stockholm.

Un single en a été extrait, « Ride Or Die » ; et il est à voir et écouter ici

Sur « Trickery », Jonas Fransson (membre du groupe depuis 2015) assure un rythme punk énergique et Hugo Zombie (recrue de 2018), fan de sleaze punk, fournit des lignes de guitare inventives et rythmiques, alors que le chant velouté et les solides lignes de basse de Svenson sont rehaussés par des sons de synthé rétro qui rappellent son récent projet solo de wave futuriste, Neonpocalypse.

Vampire Weekend

Le crédo de Vampire Weekend…

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Le nouvel elpee de Vampire Weekend, « Only God Was Above Us », sortira ce 5 avril 2024. Ce sera son cinquième. En attendant, il nous propose son single, « Capricorn », sous forme de clip. Et il est à voir et écouter là

 Inspiré et hanté par le New York du XXe siècle, l'album a été enregistré à travers le monde, de Manhattan à Los Angeles en passant par Londres et Tokyo.

Le titre du long playing est directement tiré de la pochette de l'opus, composée de photos prises par Steven Siegel dans un cimetière de métro du New Jersey en 1988. Sur cette pochette, un homme dans un wagon de métro renversé lit l'édition du 1er mai 1988 du New York Daily News - l'article de couverture détaillant l'horrible explosion qui a arraché le toit du vol 243 d'Aloha Airlines. Le titre de l'article cite un survivant : ‘Seul dieu est au-dessus de nous’.

Eels

Il était temps pour Eels…

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Le 15ème elpee studio d’Eels, « Eels Time ! » sortira ce 7 juin 2024.

Enregistré entre Los Feliz, en Californie, et Dublin, en Irlande, « Eels Time ! » a bénéficié du concours de quelques invités, dont Koool G Murder, The Chet, Tyson Ritter, Sean Coleman et bien d'autres.

Projet en constante évolution du chanteur/compositeur principal E (Mark Oliver Everett), Eels a sorti 14 albums studio depuis son premier paru en 1996, « Beautiful Freak ». En 2008, E a publié son livre très remarqué ‘Things theGrandchildren Should Know’ et a joué dans le documentaire primé ‘Parallel Worlds, Parallel Lives’ sur la recherche de la compréhension de son père, Hugh Everett III, physicien quantique.

Eels a partagé le titre d'ouverture acoustique « Time », résultat de sa première session d'enregistrement en solo, depuis le début de la pandémie. Et il est en écoute, là

 

Texas & Spooner Oldham

Une collaboration étonnante entre Texas et Spooner Oldham…

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Texas et le pianiste américain Spooner Oldham se sont associés pour revisiter les plus grands classiques du groupe écossais dans un album réimaginé et mis à nu en piano-voix. Intitulé « The Muscle Shoals Sessions », il paraîtra ce 29 mars 2024.

Enregistré au célèbre ‘Fame Recording Studio’ de Muscle Shoals en Alabama, au cours de l'été 2022, l'album recèlera douze des plus grands succès de Texas, ainsi que deux reprises ("Would I Lie To You" de Charles and Eddie et "Save The Last Dance" des Drifters). Réduites à l'essentiel, guidées par la voix pleine d'âme de Sharleen Spiteri, accompagnées par les délicates lignes de piano de Spooner Oldham, les chansons brillent tout simplement dans ce format et prouvent leur valeur en tant que classiques intemporels à part entière.

A propos de cette expérience unique, Sharleen a déclaré

‘Avoir la possibilité d'aller à Muscle Shoals pour enregistrer, c'était comme être enfant dans un magasin de bonbons. Travailler avec Spooner a été une source d'inspiration et d'amusement, et c'est tout simplement un être humain merveilleux. Le fait que la musique Northern Soul ait été une influence majeure pour Texas a rendu l'association avec Spooner tout à fait magique et logique…’

En attendant, la version de « Say What You Want » est disponible sous forme de clip ici

 

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