Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Einstürzende Neubauten

Strategies Against Architecture IV

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Pour fêter ses trente années d’existence, Einstürzende Neubauten a donc sorti une double compilation réunissant des morceaux composés entre 2002 et 2010. « Strategies Against Architecture IV » est, comme son titre l’indique, le quatrième volet de cette série consacrée aux archives de la formation. L’anthologie recèle également plusieurs enregistrements rares, dont certains relèvent de la série Musterhau, des œuvres expérimentales parues en édition limitées, qui jusqu’alors n’étaient disponibles que sur le site du collectif berlinois. Le tout est enrichi d’un superbe booklet riche en informations, tout particulièrement sur les morceaux sélectionnés sur ce recueil.

 

Emanuel & The Fear

Listen

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Emanuel And The Fear est le projet d’Emanuel Ayvas. Il a réuni pas moins de dix de ses potes pour former l’orchestre qui l’accompagne sur ce premier essai, tout simplement intitulé « Listen ». Originaire de Brooklyn, Emanuel And The Fear propose une œuvre d’introduction tout à fait épique. Pour faire avaler d’une traite 19 morceaux déployés en près d’1h10, il faut être vachement ambitieux mais surtout particulièrement talentueux. Mais le problème de « Listen », c’est qu’il y a à boire et à manger. Si certains morceaux rappellent le meilleur de Bight Eyes (« Same Way »), Arcade Fire (« Jimme’s Song »), Ben Folds Five (« Dear Friend », « Whatever You Do ») et parfois même Dave Matthews Band (« Guatemala », « Free Life »), d’autres sont tout simplement dispensables (« Balcony », « Trucker Lovesong » et ses bidouillages électroniques incohérents,…).

Mais lorsqu’Emanuel & The Fear brillent, ils ne le font pas à moitié. Comme sur les exceptionnels « Jimme’s Song » et « Simple Eyes » ou les efficaces « Song For A Girl », « Guatemala » et « The Finale ». Mais il s’agit de trop rares moments pour faire de « Listen » une œuvre tout à fait convaincante. Vu le potentiel des morceaux précités, Emanuel pourrait en surprendre plus d’un. A condition qu’il fasse preuve d’un peu plus de synthèse à l’avenir et qu’il consente à attribuer plus de place aux vocalises féminines. Ces mêmes voix qui font de « Simple Eyes » et « The Finale » deux des meilleurs morceaux de la plaque.

Iskald

The Sun I Carried Alone

Écrit par

Iskald est un duo norvégien constitué de Simon Larsen (chant, guitare, basse, claviers) et d’Aage Andre Krekling (chant, batterie). Sur les planches, les deux compères sont soutenus pas Ben Hansen (guitare) et Kenneth Henriksen (basse), afin de déchaîner leur black métal mélodique. Le groupe publie une première démo l’année de sa formation, en 2005. Elle est suivie de peu par un Ep autoproduit (« Northern Twighlight »). Ce dernier permet à Iskald de se faire remarquer par le label norvégien ‘Indie Recordings’. Les Norvégiens enchaînent alors les sorties : « Shades Of Misery » en 2007 et « Revelation Of Reckoning Day » en 2008 reçoivent de bonnes critiques de la presse européenne. Le groupe se lance dans une tournée européenne dont le point culminant est un show au ‘Hovefestivalen’, le plus grand festival rock de Norvège.

L’année 2010 est entièrement consacrée à la composition et à l’enregistrement du nouvel opus : « The Sun I Carried Alone ». Ce dernier est mis en boîte en Norvège, à Oslo et Bodø. La production, le mixage et le mastering sont réalisés au studio 210 de Berlin par Stamos Koliousis et Vangelis Labrakis (Solefald, Vreid, Nattefrost, Keep Of Kalessin).

« The Sun I carried Alone » ne brille pas par son originalité. Par contre, la qualité est au rendez-vous. Le black métal du groupe est aussi sombre que rageur tout en restant (relativement) accessible. Il fusionne le côté épique d’un Satyricon et la froideur nordique d’un Immortal à la rigueur alambiquée d’un Emperor. Les vocaux écorchés et colériques de Larsen et Krekling font très bien passer le message empreint de noirceur, de froideur, de tristesse et de haine inhérent à ce style. La musique, sujette à d’innombrables variations de tempo et à quelques interludes acoustiques évite le piège de la linéarité dans lequel sombrent parfois certaines productions du genre.

« The Sun I Carried Alone » est un disque intense, susceptible même d’envoûter, pourvu qu’on parvienne à faire abstraction de cette petite impression de ‘déjà entendu ailleurs’.

 

Michael Jackson

Michael

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Michael Jackson est mort. Vive Michael ! Même mort, le Roi de la pop gagne plus d’argent que quiconque. Et même mort Michael chante encore ! Plutôt balèze le mec ! Voilà donc la daube que tous les fans attendaient impatiemment. Un album inédit de chansons enregistrées par le plus célèbre des zombies. Intitulé sobrement « Michael », il immortalise des prises capturées au sein de divers lieux, entre 2007 et 2009. Seule exception à cette règle, le « Much Too Soon », belle ballade issue d’une session réalisée en 1982 pour l’album « Thriller ». Si je devais furtivement décrire le reste, je dirais qu’il s’agit d’une belle grosse arnaque, à l’instar du récent « This Is It ». Et vu les featurings (Akon, 50 Cent ou encore Lenny Kravitz), je conseillerai vivement à Michael de ne pas sortir de sa tombe. Ce qui a été exhumé ne vaut pas tripette. On est d’ailleurs bien loin du début des 80’s, époque à laquelle MJ nous éclaboussait de sa classe.

Bref encore une belle opération marketing pour remettre les comptes de Michael (NDR : ou de sa famille) dans le vert (comme si ce n’était déjà pas le cas). Un disque pourri, pourri, pourri !

John Legend

Wake Up!

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Incroyable The Roots. Ces mecs ne s’arrêtent manifestement jamais. Lorsqu’elle n’est pas flanquée derrière ses instruments pour les besoins de l’émission quotidienne ‘Late Night With Jimmy Fallon’ ou qu’elle ne publie pas de galettes tout simplement énormes (« How I Got Over », sans conteste un des meilleurs disques Hip Hop de 2010), la formation à géométrie variable donne un coup de main à ses potes. En l’occurrence, ici, John Legend. Marqué par ses irrésistibles envolées jazzy et ses basses langoureuses, « Wake Up! » est un disque Soul dans la plus pure tradition du genre. Plus qu’un disque, « Wake Up ! » est cri du cœur, l’une de ces œuvres aussi sociales et militantes que passionnantes.

L’opus réunit douze reprises de morceaux dont les textes sont particulièrement marqués par l’époque à laquelle ils ont été publiés, tout en restant pourtant d’actualité. Ainsi John Legend & The Roots se permettent des perles signées Curtis Mayfield (« Hard Times »), Marvin Gaye (« Wholy Holly »), Baby Huey & The Babysitters (« Hard Times ») ou encore Billy Withers (« I Can’t Write Left Handed »). Seul inédit au programme, « Shine », thème musical du documentaire « Waiting For ‘Superman’ » de Davis Guggenheim (déjà responsable du fameux « An Inconvenient Truth »). Il s’agit également du seul morceau qui fait pâle figure sur la galette. Hormis cette incartade anecdotique, « Wake Up! » est assurément un disque qui fait chaud au cœur. Ce qui, de nos jours, n’est pas une mince affaire. John Legend + The Roots = ‘A match made in heaven’.

Little Absences

Mutant

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Little Absences est issu de Toulouse. Après avoir écumé les salles de concerts dans leur région et publié une démo quatre titres, la formation française est détectée par ‘Les Inrocks’ qui les sélectionnent dans la catégorie CDFD (NDR : ce qu’il fallait découvrir). Et le magazine français se trompe rarement en matière de découvertes. Nous sommes alors en 2008.

Pour enregistrer ce premier album, le combo s’est retiré au Cap Découverte. Après avoir, bien sûr, reçu le soutien de son label ou plus exactement de la maison culturelle Adda Tarn.

Et le résultat est à la hauteur des espérances. « Mutant » est un pur régal pour les oreilles. Quoique inspiré par les 90’s le rock de la formation hexagonale se révèle plutôt orignal. Imaginez une rencontre entre Pavement et les Pixies dans un studio bénéficiant de la technologie de pointe, les deux ensembles n’hésitant alors pas à se servir de samplings, de boîtes à rythmes et de toute la machinerie électronique. La voix du chanteur campe un timbre fort proche de Frank Black, alors que les guitares, tour à tour dissonantes ou mélodiques, rappellent les grandes heures de la bande à Stephen Malmus. Une constante, la ligne de basse qui rebondit constamment et forge la trame des dix titres de cet elpee. Little Absences parvient à alterner également les climats. Susceptibles de tremper dans le funk (« Lean Machine »), d’emprunter un profil hypnotique (« Old devil »), d’adopter une construction en crescendo (le superbe morceau maître) ou de s’évader dans le psychédélisme (« Gokiburi »). Superbe !

The New Loud

Can’t Stop Not Knowing (Ep)

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The New Loud est un combo originaire de Milwaukee qui propose un premier Ep aux allures de Los Campesinos! sous stéroïdes (si si, c’est possible!). « Can’t Stop Not Knowing » réunit 5 morceaux pop-punk qui invitent à gigoter dans tous les sens et se rentrer dedans comme au bon vieux temps des pogos. Après une mise en bouche pas dégueulasse (« Don’t Dance »), le trio se permet un emprunt plutôt couillu. Le « 2+2=5 » de Radiohead s’y voit complètement retravaillé. Les fans hardcore de la bande à Thom Yorke crieront certainement au scandale, mais le combo tire son épingle du jeu en gonflant le morceau de ses riffs efficaces, ses chœurs punk et de ses grosses caisses maltraitées.

Les morceaux suivants sont agréables sans être tout à fait percutants. « Heaven » est une production pop taillée pour la bande FM, un essai assez flagrant destiné à toucher un plus large public. Plutôt banal, « The Short Way To Get To You » est le titre le plus dispensable de l’Ep, si l’on ne compte pas la version longue de « Heaven » glissée en fin de parcours. The New Loud tente également une petite incursion dans le shoegaze sur « Every Girl I See ». « Can’t Stop Not Knowing » est un Ep respectable. Reste à voir si The New Loud tiendra la distance sur « Measure Melt », son premier LP, à paraître sous peu.

 

Sonic Youth en VF et instrumentral

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Sonic Youth publiera le 7 février prochain le résultat de son travail pour la bande son de "Simon Werner a disparu", un film du cinéaste français Fabrice Gobert. Celui sera disponible en DVD dès le 1er février en France.
 
Tracklist:
 
01 Thème de Jérémie
02 Alice et Simon
03 Les Anges au piano
04 Chez Yves (Alice et Clara)
05 Jean-Baptiste à la fenêtre
06 Thème de Laetitia
07 Escapades
08 La Cabane au Zodiac
09 Dans les bois / M. Rabier
10 Jean-Baptiste et Laetitia
11 Thème de Simon
12 Au Café

Kings of Leon

Come Around Sundown

Écrit par

La success-story par excellence. Il est loin le temps des « Youth & Young Manhood » ou « Aha Shake Heartbreak », au retentissement encore relativement confidentiel. L’ascension fulgurante des Kings Of Leon, initiée par « Only By The Night » en 2008, a propulsé le quatuor au rang de stars de stades. Et ce « Come Around Sundown » ne changera pas la donne. Les frangins Followill, Caleb, Nathan, Jared et leur cousin Matthew dégainent un cinquième album dans la lignée du précédent, ni meilleur, ni moins bon. Juste un concentré de tubes taillés pour les immenses salles qu’ils sillonnent autour du monde, comme en témoigne les très efficaces premiers singles « Radioactive » et « Pyro », que les fans se feront un plaisir de reprendre en chœur.

On peut cependant reprocher à la bande d’avoir définitivement délaissé la spontanéité de leurs premiers écrits au profit de morceaux scrupuleusement étudiés (« Back Down South », « The Face ») et parfois surproduits (« The Immortals », « Pony Up »). Il est clair que les fans de la première heure ne seront pas ceux qui applaudiront des deux mains les nouveaux hymnes du quatuor, parfois indigestes pour les amateurs de simplicité. « Come Around Sundown » s’adresse donc principalement à ceux qui considèrent « Only By The Night » comme un disque de référence.

Le Live de Yeasayer à l'AB au prix de votre choix!

Écrit par
Yeasayer fait plaisir à ses fans (et plus particulièrement les fans belges) en proposant l'intégrale de leur live enregistrée le 28 octobre dernier à l'Ancienne Belgique. Vous pouvez choper le disque sous différent formats (MP3, AAC, etc.) en versant à la formation entre 0 et 9,99€. A vous de choisir.
 

Face Down

The Runaway (Ep)

Écrit par

Ne vous fiez pas aux origines pseudo-parisiennes de Face Down. De cœur, ce combo imbibé au ‘Jack Daniels’ et à l’huile de vidange est bel et bien originaire du sud de chez Barack Obama. Les courageux (inconscients ?) qui oseraient mettre cette affirmation en doute prennent le risque de se prendre cinq bastos gros calibre dans le stetson en posant une oreille sur « The Runaway ».

N’allez pas croire non plus, jetant un œil sur l’artwork (superbe au demeurant) de cet Ep cinq titres, que ces cinq Français se la jouent ‘country’ ou ‘rock sudiste’. Face Down n’est pas le nouveau Stocks. Et ses influences ‘southern’ ne sont pas à chercher dans le rock texan des seventies, mais plutôt dans le trash/sludge louisianais de la dernière décennie.

Bref, si vous ne l’avez pas encore capté, Face Down c’est du lourd ! « The Runaway » est un mélange fumant entre trash goove metal dévastateur de Pantera et sludge metal burné de Down. Warren, au chant, semble avoir le même fournisseur de cordes vocales que Phil Aselmo. Derrière lui, ses quatre acolytes bâtissent un mur sonore qui aurait très bien pu, à lui seul, provoquer les ravages de l’ouragan Katrina.

Pour un premier essai autoproduit, le son est carrément énorme : tellement compact qu’on se demande comment on peut entendre aussi distinctement la basse rageuse d’Alban et la batterie rouleau compresseur de Logan que les guitares brutales de Cédric et J.A. Un Ep percutant qui laisse présager le meilleur pour l’avenir. Bon sang, mais qu’est-ce qu’ils attendent pour nous concocter un album complet ?

Recommandé par votre médecin ; et à de très fortes doses !

The Head Shakers

The Head Shakers (Ep)

Écrit par

Paraît que dans le nord de la France on secoue la tête en écoutant The Head Shakers. A cause de leur groove qui incite à remuer. Ces vrais pros sont de talentueux instrumentistes. Par contre, côté graphisme, faudra repasser. Mais c’est quoi cette illustration ? Je vais quand même faire un effort pour ne pas dévier du sujet. Si les compos de The Head Shakers sont impeccablement gérées, on ne peut pas dire qu’elles me bottent particulièrement. La musique est manifestement influencée par Zappa et l’Apollo Theatre à Harlem. Entre autres. Et navigue dans un univers jazz funk assez proche d’un Chin Chin. Trois titres sur cet Ep. Bien ficelés, mais tramés sur un même profil. Les cuivres et le clavier font bon ménage, mais la voix me paraît totalement inutile. Bref, le tout manque cruellement d’originalité. Pas vraiment un Ep qui casse la baraque.

Horse Antlers

Demo

Écrit par

Au détour d'un concert accordé par une glaciale soirée d'hiver, découverte d'un groupe issu de nos contrées qui devrait faire parler de lui très prochainement. Cette fois, je vous aurai prévenu, Horse Antlers, c'est du lourd, du costaud ; et plus tôt vous monterez dans le convoi en route, moins vous aurez à nourrir de regrets. Je mise dès à présent toutes mes poignées de dollars sur cette formation. Faites circuler l'info : chaud devant, ‘this is the next big thing’...

En guise de présentation, une démo sous forme de disquette sur laquelle est proposée une musique loin d'être formatée.

Travaillant dans un champ de coton sous une chaleur étouffante, enchaînés et rêvant de liberté, « Berta » s'envole lourdement. Introduction au monde de Horse Antlers, guitares grasses et ‘welcome to all the stoners’! S'enchaînent et se déchaînent trois autres titres d'un calibre percutant. « Hard lesson about love » et son bootleneck fiévreux, son orgue suintant, ses chœurs blessés. A cheval entre sombre désespoir et lumineuses envolées, les mélodies tanguent sous un soleil de plomb, le mors aux dents, les pieds dans la poussière, hagards et égarés, les yeux dans le vide, qui se plissent sous la sueur qui perle. « I promise myself a little parade » amorce le troisième titre. Ô rage, ô désespoir, errance dans un désert aride et sec où les larmes perceraient si les paupières étaient humectées. Enfin, « Shine » galope à vive allure dans ces contrées hostiles, éperonne les flancs, martèle comme un soleil sans pitié.

Quatre titres en attendant (avidement) la suite. Puissants en concert, percutants sur disque, à voir absolument, à écouter impérativement.

This is ‘l'americana made in Belgium’.

Les 'Tops' 2010 de Musiczine

Écrit par

Vous trouverez ci-dessous les différents ‘tops’ confectionnés par les différents collaborateurs de Musiczine. Au fil des semaines et jusque fin janvier, ce listing s’enrichira des avis de celles et ceux (rédacteurs et photographes) qui ne se sont pas encore prononcés à ce sujet. En attendant, toute l’équipe vous souhaite déjà une Bonne Fête de Noël et vous présente ses meilleurs vœux musicaux pour l’année 2011.

 

Akim Serar

Top 10 albums internationaux

1) The National : « High violet »
2) Tindersticks :  « Falling down a mountain »
3) The Black Keys : « Brothers »
4) Balmorhea : « Constellations »
5) Arcade Fire : « The suburbs »
6) Brian Eno : « Small craft on a milk sea »
7) Grinderman : « Grinderman 2 »
8) The Black Angels : « Phosphene dream »
9) Trentemoller : « Into the great wide yonder »
10) Zola Jesus : « Stridulum II »

Top 5 concerts

1) TV Ghost - L’Escaler (Liège) - 6 avril.
2) Massive Attack - Sportpaleis (Anvers) - 3 septembre
3) The National - AB (Bruxelles) - 21 novembre
4) And Also The Trees - Abbaye de Forest (Bruxelles) - 04 août
5) The Black Angels - 4AD (Diksmuide) - 7 février

 

Antoine Verhoeven

Top 20 albums internationaux (sans ordre particulier)

Hot Chip : « One Life Stand »
Shy Child : « Liquid Love »
Various Artists : « Bob Blank, The Blank Generation- Blank Tapes NYC 1975-1987 »
Various Artists : « Next Stop… Soweto »
LCD Soundsystem : « This Is Happening »
Various Artists : « Horse Meat Disco Volume 2 »
Walter Gibbons : « Jungle Music »
Various Artists : « DJ Kicks, Juan Maclean »
!!! : « Strange Weather, Isn’t It ? »
Matthew Dear : « Black City »
Archie Bronson Outfit : « Coconut »
Shit Robot : « From The Cradle To The Rave »
Gil Scott-Heron : « I’m New Here »
Various Artists : « Danny Krivit: Edits by Mr. K Vol. 2: Music of the Earth »
K-X-P : « K-X-P »
Peter Gordon & The Love Of Life Orchestra : « Love Of Life Orchestra »
Free Energy : « Free Energy »
Caribou : « Swim »
Brian Eno : « Small Craft On A Milk Sea »
Matthew Herbert : « One Club »

Top 5 concerts

1) !!! - Botanique (Bruxelles)
2) Hot Chip - Ancienne Belgique (Bruxelles)
3) LCD Soundsystem - Vooruit (Gand)
4) LCD Soundsystem + YACHT - Ancienne Belgique (Bruxelles)
5) Black Lips - Botanique (Bruxelles)

 

Béber

Top 5 albums belges

1) Drums are For Parades : « Master»
2) Black Box Revelation : « Silver Threats »
3) The Go Find : « Everybody Knows It’s Gonna Happen Only Not Tonight »
4) Cecilia :: Eyes : « Here dead We Lie »
5) Kiss the Anus Of A Black Cat : « The Nebulous dreams »

Top 15 albums internationaux

1) Deerhunter : « Halcyon Digest »
2) The National : « High Violet »
3) Villagers : « Becoming a Jackal »
4) Liars : « Sisterworld »
5) Ventura : « We Recruit »
6) Arcade Fire : «The Suburbs »
7) No Age : « Everything Is Between »
8) Timber Timbre : « Timber Timbre »
9 Lost In the Trees : « All Alone in a Empty House»
10) Errors : « Come Down With Me »
11) PVT : « Church with No Magic »
12) So So Modern : « Crude Futures »
13 Micah P. Hinson : « Micah P. Hinson & the Pioneers Saboteurs »
14 Sage Francis : « Li(f)e »
15 The Tallest man On Earth : « The Wild Hunt »

Top 5 concerts

1) !!! - Botanique (Bruxelles)
2) And So I Watch You From Afar - De Kreun (Courtrai)
3) Villagers - Botanique (Bruxelles)
4) Of Montreal - Botanique (Bruxelles)
5) Queens of The Stone Age - Pukkelpop (Hasselt)

 

Lucie Rezsohazy

Top 10 albums internationaux

1) Shout Out Louds : « Work »
2) Arcade Fire : « The Suburbs »
3) Stornoway : « Beachcomber's Windowsill »
4) Troy von Balthazar : « How to live on nothing »
5) Sky Larkin : « Kaleide »
6) Best Coast : « Crazy for you »
7) Get Well Soon : « Vexations »
8) Juliana Hatfield : « Peace and Love »
9) The Black Keys : « Brothers »
10) Carl Barât : « Carl Barât »

Top 15 concerts

1) Nada Surf, le 26/04/2010 @ Lido (Berlin)
2) Arcade Fire, le 31/08/2010 @ Tempodrom (Berlin)

3) Pavement, le 19/05/2010 @ C-Halle (Berlin)
4) Shout Out Louds, le 19/10/2010 et le 25/04/2010 @ Astra (Berlin)
5) Scissor Sisters, le 13/07/2010 @ Postbahnhof (Berlin)
6) Peaches & Gonzales pour le show « Peaches Christ Superstar», le 27/03/2010 @ Haueins (Berlin)
7) Sky Larkin et Best Coast, le 14/12/2010 @ Magnet (Berlin)
8) Wild Beasts, le 20/04/2010 @ Lido (Berlin)
9) Stereophonics, le 30/01/2010 @ Astra (Berlin)
10) Get Well Soon, le 07/05/2010 @ Volksbühne

11) Ben L'Oncle Soul, le 08/09/2010 @ Kesselhaus (Berlin)
12) Zaz, le 08/09/2019 @ Kesselhaus
13) Chokebore, le 24/02/2010 @ Festsaal Kreuzberg
14) Queens of the Stone Age, le 24/08/2010 @ Zitadelle Spandau
15) Blood Red Shoes, le 21/03/2010 @ Maria am Ostbahnhof (Berlin)

 

Michel Serry

Top 20 albums internationaux

1) Witchburn : « This is how we slay our demons »
2) Earthen Grave : « Dismal times »
3) Orphaned Land : « The never ending way of Orwarrior »
4) Krokus : « Hoodoo »
5) Stone Oak Cosmonaut : « Into the multiverse »
6) Asaf Avidan & The Mojos : « The Reckoning »
7) Myrath : « Desert Call »
8) Finntroll : « Nifelvind »
9) Spiritual Beggars : « Return to zero »
10) Sagh : « III »
11) Black Space Riders : « Black space riders »
12) Heart : « Red Velvet Car »
13) Fair Warning : « Talkin’ ain’t enough (Fair Warning live in Tokyo) »
14) Brutus : « Brutus »
15) Qantice : « The cosmocinesy »
16) Whyzdom : « From the brink of infinity »
17) Headcharger : « The end starts here »
18) Greyline : « Behind the masquerade »
19) Angelus Apatrida : « Clockwork »
20) Kvelertak : « Kvelertak »

Top 5 albums belges

1) The Difference : « When light uncovers grey »
2) Hypnos 69 : « Legacy »
3) Magic Kingdom : « Symphony of war »
4) Channel Zero : « Live at the Ancienne Belgique »
5) Ramon Zarate : « Oyster »

Top 10 Concerts

1) UFO - Charleroi - 01/05/2010
2) Scorpions - Power Prog & Metal Fest (Mons) - 10/04/2010
3) Epica - Alcatraz Metal Fest (Deinze) - 09/08/2010
4) Kingdom - De Kreun (Courtrai) - 10/11/2010
5) Shrinebuilder - De Kreun (Courtrai) - 10/11/2010
6) Voodoo Six - Charleroi - 01/05/2010
7) Gunslinger - Alcatraz Metal Fest (Deinze) - 09/08/2010
8) Ultra Vomit - Rock Sound Festival (Ath) - 13/11/2010
9) Pythia - Power Prog & Metal Fest (Mons) - 10/04/2010
10) Corbillard - Rock Sound Festival (Ath) - 13/11/2010

 

Taï

Top 20 albums internationaux

1) Stevens Sufjan :  « The Age of Adz »
2) The National :  « High Violet »
3) The Daredevil Christopher Wright : « In Defference to a Broken Back »
4) Lost in the Trees : « All Alone in an Empty House »
5) Arcade Fire : « The Suburbs »
6) Of Montréal : « False Priest »
7) Yeasayer : « Odd Blood »
8) LCD Soundsystem : « This Is Happening »

9) Arnaud Fleurent-Didier : « La Reproduction »
10) Vampire Weekend : « Contra »
11) The Tallest Man On Earth : « The Wild Hunt »

12) Florent Marchet : « Courchevel »
13) Ventura : « We Recruit »
14) I Am Kloot : « Sky At Night »
15) Lest's Wrestle : « In the Court of Wrestle Let's »
16) Twin Shadow : « Forget »
17) The Avett Brothers : « I and Love and You »
18) The Kissaway Trail : « Sleep Mountain »
19) Efterklang : « Magic Chairs »
20) The Walkmen : « Lisbon »

Top 5 albums belges

1) My Little Cheap Dictaphone : « The Tragic Tale of a Genius »
2) Cecilia::Eyes : « Here Dead We Lie »
3) Blue Velvet : « Level II »
4) Drums Are For Parade : « Master »
5) Black Box Revelation : « Silver Threats »

Top 5 concerts

1) !!! - Botanique (Bruxelles)
2) Hot Chip - Ancienne Belgique (Bruxelles)
3) Bonaparte - Botanique (Bruxelles)
4) LCD Soundsystem - Vooruit (Gand)
5) Pearl Jam - Main Square Festival (Arras)

 

Bernard Hulet (photographe)

Top 10 concerts

1) Blood Red Shoes -Ancienne Belgique (Bruxelles)
2) Life Of Agony - Ancienne Belgique (Bruxelles)
3) My Own Private Alaska - De Rots (Anvers)

4) Apocalyptica - Ancienne Belgique (Bruxelles)
5) Prince  - Werchter
6) My Little Cheap Dictaphone - Cirque Royal (Bruxelles)
7) UFO - Coliseum (Charleroi)
8) Kasabian - Ancienne Belgique - Bruxelles
9) Gaëtan Roussel - Cirque Royal - Bruxelles
10) Gossip - Halles - (Schaerbeek)

 

Eric Ferrante

Top 20 albums

1) Electric President : « The Violent Blue » 
2) Autolux : « Transit Transit »
3) Get Well Soon : « Vexations »
4) Memoryhouse : « The Years »
5) Jonsi : « Go »
6) The National : « High Violet »
7) Foals : « Total Life Forever "
8) Junip : « Fields »
9) Caribou : « Swim »
10) Sufjan Stevens : « The Age Of Adz »
11) Deerhunter : « Halcyon Digest »
12) The Drums : « The Drums »
13) The tallest man on earth : « The wild hunt »
14) Twoo Door Cinema Club : « Tourist History »
15) Beach House : « Teen Dream »
16) The Album Leaf : « A Chorus of Storytellers »
17) Violens : « Amoral »
18) Angus & Julia Stone : « Down the Way »
19) My Little Cheap Dictaphone : « The Tragic Tale Of A Genius »
20) Maximilian Hecker : « I Am Nothing But Emotion, No Human Being, No Son, Never Again Son »

Top 6 albums belges

1) JOY : « JOY »
2) Kiss the Anus Of A Black Cat : « The Nebulous dreams »
3) My Little Cheap Dictaphone : « The Tragic Tale of a Genius »
4) Cecilia::Eyes : « Here Dead We Lie »
5) The Go Find : « Everybody Knows It’s Gonna Happen Only Not Tonight »
6) Black Box Revelation : « Silver Threats »

Top 10 concerts

1) Get Well Soon - Ancienne Belgique (Bruxelles)
2) Jònsi - Cirque Royal (Bruxelles)
3) Foals - Botanique (Bruxelles)
4) Deerhunter - Nuits Botanique (Bruxelles)
5) The Dodos - Nuits Botanique (Bruxelles)
6) Junip - Grand Mix (Tourcoing)
7) The Album Leaf - Trix (Anvers)

8) Soap&Skin - Ancienne Belgique (Bruxelles)
9) MLCD + The Irrepressibles - Cirque Royal (Bruxelles)
10) Goran Bregovic - Esperanzah

 

Bernard Dagnies

Top 5 concerts

1) Jean-Louis Murat - Grand Mix (Tourcoing) - 2.04.2010
2) Blood Red Shoes - Aéronef (Lille) - 16.04.2010
3) Dominique A - Maison de la Culture (Tournai) - 1.03.2010
4) Tindersticks - Vooruit (Gand) - 7.11.2010
5) The Ex - D’Hiver Rock (Maison de la Culture Tournai) - 20.02.2010

Top 5 albums belges

1) The Rudy Trouvé Septet : « 2007-2009 »
2) JOY : « JOY »
3) Hooverphonic : « The night before »
4) Piano Club : « Andromedia »
5) Bacon Caravan Creek : «
WolfWolfWolfSheepWolf »

Top 20 albums internationaux

1) Brendan Perry : « Ark »
2) Retribution Gospel Choir : « 2 »
3) The National : « High violet »
4) Cody : « Songs »
5) Wovenhand : « The threshingfloor »
6) Sivert Höyem : « Moon landing »
7) Klaxons : « Surfing the void »
8) Ariel Pink’s Haunted Graffiti : « Before today »
9) Liars : « Sisterworld »
10) Black Rebel Motorcycle Club : « Beat the devil’s tattoo »
11) Foals : « Total life forever »
12) Grinderman : « Grinderman 2 »
13) The Dead Weather « Sea of cowards »
14) The Morlocks : « Play chess »
15) PG Lost : « PG Lost »
16) Built To Spill : « There is no enemy »
17) Spoon « Transference »
18) Broken Social Scene : « Forgiveness rock record »
19) Under Byen : « Alt er tabt »
20) The Divine Comedy : « Bang goes the knighthood »

 

Redouane Sbaï

Top 20 albums internationaux

01) The Black Keys : "Brothers"
02) Foals : "Total Life Forever "
03) Erykah Badu : "New Amerykah Part 2: Return Of the Ankh"
04. !!! : "Strange Weather, Isn't It? "
05) The Drums : "The Drums"
06) LCD Soundsystem : "This Is Happening "
07) Local Natives : "Gorilla Manor "
08) Flying Lotus : "Cosmogramma " & "Pattern+Grid World EP"
09) Deerhunter : "Halcyon Digest "
10) Tame Impala : "Innerspeaker"
11) Caribou : "Swim"
12) Deftones : "Diamond Eyes"
13) Das Racist : "Shut Up, Dude"
14) The National : "High Violet "
15) Beach House : "Teen Dream"
16) Perfume Genius : "Learning "
17) Delphic : "Acolyte"
18) Gonjasufi : "A Sufi & A Killer "
19) Kanye West : "My Beautiful Dark Twisted Fantasy"
20) Gayngs : "Relayted"

Top 20 concerts

01 !!! - La Cigale + Botanique
02 Mount Kimbie - Recyclart
03 Shearwater - Botanique
04 Deftones - AB
05 Deadmau5 - AB
06 Foals - Botanique
07 Baths - Beurskaffée
08 Youngblood Brass Band - VK
09 Caribou + Gold Panda - Beurkaffée
10 LCD Soundsystem - AB + Vooruit
11 Carolina Chocolate Drops - AB
12 The Bloody Beetroots - AB
13 Phoenix + Two Door Cinema Club - AB
14 Local Natives - Botanique
15 The Swell Season - AB
16 Angus & Julia Stone - AB
17 Jónsi + Glasser - AB
18 Kid Koala & Daedalus @ Ninja Tune XX - AB

19 Omar Souleyman - Recyclart
20 Crystal Castles - Bota

Mention spéciale aux éditions 2010 de Dour, Pukkelpop et Transardentes.

 

Alice Bossut

Top 10 albums internationaux

1) DAAU : « Live at Feeërieën »
2) Chapelier Fou : « 613 »
3) C.W. Stoneking : « Jungle Blues »
4) Vincent Ségal et Ballaké Sissoko : « Chamber Music »
5) Alina Orlova : « Laukinis šuo dingo »
6) Dave Holland : « Hands »

7) Deolinda : « Dois Selos e um carimbo »
8) Dez Mona : « Pursued Sinners »
9) CARL : « Où poser des yeux ? »
10) Cristina Vilallonga : « Luna Borracha »

Top 5 concerts

1) Brigitte Fontaine + Arthut H - Cirque Royal (Bruxelles) - 16 mai
2) DAAU - Feeërieën, Bruxelles - 24 août
3) Fantazio - Magazin 4 (Bruxelles) - 29 janvier
4) Asaf Avidan & The Mojos - ABClub (Bruxelles) - 18 février
5) Hindi Zahra - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 3 novembre

 

Sébastien Leclercq

Top 20 albums internationaux

1)  Superchunk : “Majesty shredding”
2)  Julie Christmas : “The bad wife”
3)  Agnes Obel : “Philarmonics”
4)  The kissaway trail : “Sleep mountain
5)  ILiKETRAiNS : “He who saw the deep”
6)  Warpaint : “The fool”
7)  Local Natives : “Gorilla Manor
8)  Hindi Zahra : “Handmade”
9)  The National : “High Violet
10) Street dogs : “Street dogs”
11) Get well soon : “Vexations
12) Robyn : “Body talk”
13) Carl Barât : “Carl Barât
14) Deerhunter : “Halcyon digest
15) Two door Cinema club : “Tourist history
16) Arcade Fire : “The suburbs
17) Interpol : “Interpol”
18) Beach house : “Teen dream”
19) Shannon Wright : “Secret Blood”
20)
Pigalle :  Des espoirs

 

 

The Mad Trist

Pay the Piper

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A première vue, il faut reconnaître que la pochette de cet album est assez attrayante. Les tons sont obscurs. Les collages représentent des hommes à tête de souris, un chien à tête d’homme ou encore un homme dont le visage a été remplacé par une théière. De quoi laisser une bonne première impression. Penchons-nous maintenant sur l’expression sonore de cette formation batave, issue de Maastricht très exactement (NDR : ce n’est pas loin de la frontière belge !)

Ce qui saute tout d’abord aux oreilles, c'est la ressemblance entre la voix du chanteur et celle de Josh Homme. Puis les riffs de guitares. Directement influencés par les groupes stoner californiens, même si les sonorités sautillantes des cordes rappellent davantage Millionnaire. Encore que parfois c’est plutôt à The Hickey Underworld voire à Drums Are For Parades (ceux-ci sont cependant plus énervés) qu’on se met à penser. Et « Juvenile » ainsi que « Pay the Piper » en sont de belles illustrations. Mais, si la musique de la formation néerlandaise tient bien la route, on ne peut pas dire qu’elle sorte très souvent des sentiers battus. Sauf peut-être quand elle intègre des références psychédéliques dans ses compos. A l’instar de « Like a Perfume », morceau parcouru de chœurs et caractérisé par cette gratte dépouillée d’effets ou encore l’excellent « Silver Lines », fruit d’une rencontre parfaite entre psyché et stoner, deux titres au cours desquels, The Mad Trist parvient enfin à faire la différence. Et c’est tout à leur honneur.

« Pay the Piper » constitue le premier long playing du band orange ; et si dans le futur, il parvenait à développer son profil psychédélique, il pourrait devenir un groupe phare de la scène belgo-néerlandaise. A suivre de (très) près…

Zarboth

Zarboth

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Zarboth est un autre groupe qui vient s’ajouter à la longue liste des duos français qui pullulent dans le petit monde du rock expérimental. Zarboth est né de la rencontre entre deux Parisiens : Etienne Gaillochet (batteur chez de We Insist !) et Phil Reptil (La Theory du Reptil). Un projet qui a pris forme en 2007. Et il n’a pas fallu longtemps à ce tandem pour trouver refuge au sein de Head Records (Microfilm, Pneu, Goodbye Diana, …)

A l’instar de Pneu, Room 204, Papier Tigre, 37500 Yens et consorts, Zarboth privilégie l’énergie sur la mélodie. Mélangeant jazz, math-rock et metal, le combo enchaîne les morceaux déstructurés. Le chant ou plus exactement les cris, les riffs agressifs et la batterie frénétique constituent le fil rouge de leur musique. Pas question ici de chercher une once de mélodie. D’ailleurs, l’expression sonore frôle parfois la cacophonie. Et « Dieceptev » en est la plus belle illustration.

En huit morceaux, tout est dit ! Des compos à l’énergie débordante, dispensées avec beaucoup de spontanéité, mais qui souffrent d’une grave carence mélodique. En bref, la paire ne se démarque guère de leurs compatriotes qui militent dans le style. Une exception qui confirme la règle : « Overtones ». Bénéficiant d’un minimum de chant, cette plage est manifestement le meilleur morceau de l’opus. 

Black Dub

Black Dub

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A 59 ans, Daniel Lanois peut se targuer d’avoir une carrière bien remplie. Véritable star au Canada, son pays natal, il possède même son étoile gravée sur le Walk of Fame, à Toronto. Fin des années 60, il se produit déjà sur des scènes locales et en 1970, il monte son propre studio d’enregistrement à l’aide de son frère. Mais son véritable début de parcours date de 1979, lorsqu’il rencontre Brian Eno, en compagnie duquel il va commencer à collaborer. D’ingénieur du son il passe ensuite producteur et acquiert une notoriété internationale qui lui permet de mettre en forme des œuvres d’artistes mythiques comme U2, Bob Dylan, Peter Gabriel et plus récemment Neil Young. Quoique musicien, il ne concocte son premier opus solo qu’en 1989 (« Acadie »). Black Dub est un nouveau projet qu’il a créé en 2008. Projet qui a failli ne jamais naître, suite à un grave accident de moto dont il a été victime la même année, l’obligeant à se déplacer dans une chaise roulante, durant trois longs mois. 

Outre le drummer Brian Blade et le bassiste Daryl Johnson, deux musiciens chevronnés, le line up du groupe implique Trixie Whitley, une chanteuse dont la voix fait véritablement la différence, tout au long de l’elpee. C’est la fille du célèbre bluesman Chris Whitley. Elle est née à Gand, mais a beaucoup bourlingué. Quoiqu’encore jeune, elle jouit d’une belle réputation de vocaliste, dans les milieux new-yorkais. Chez Black Dub, elle insuffle à elle seule les émotions. Et maîtrise sa voix à la manière des plus grandes, et en particulier Joss Stone voire Lauryn Hill. Elle est tout simplement impressionnante. C’est même l’âme de Black Dub.

Quant à l’expression sonore, elle oscille du reggae (« Silverado ») au psychédélisme (« Ring the Alarm », « Last Times »), sur le fond de soul. Et, vous vous en doutez, la production est irréprochable. L’expérience de Daniel Lanois et de ses musiciens conjuguée au talent de la jeune demoiselle est couronnée par ce superbe album. Et puis quel plaisir de découvrir un pur diamant belge exilé aux Etats-Unis, dont on ignorait même l’existence.

Booba

Lunatic

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Booba ne fera jamais l’unanimité en dehors du cercle de ses –nombreux– irréductibles fans. L’ex-membre du mythique duo Lunatic (qu’il composait avec Ali) n’hésite, en effet, jamais une seconde à embrasser tous les clichés propre au genre. Chaque seconde de son nouvel opus suinte le hip-hop US. Enregistré à Miami, « Lunatic » est le plus américain des albums de rap français ; malgré ce titre supposé annoncer un retour aux sources… Elie Yaffa s’inspire des bad boys locaux tant par ses beats lourds estampillés ‘dirty South’ ou ‘crank’ (du très  lourd…), son passé marqué par l’obligatoire case prison, ses guests US prestigieux (P. Diddy, Akon ou T-Pain) que par sa stratégie de véritable business man à la 50 Cents (il a par exemple créé sa propre marque de vêtements, Ünkut).

Ce 5ème album affiche de grosses ambitions et ne devrait pas décevoir les fans de ‘B20’. Les tubes sont légion : du single « Caesar Palace » à l’introspectif « Lunatic » en passant par l’excellent « Paradis » ou l’insupportablement autotuné « Reel ». Le boss du hip-hop français sort la grosse artillerie en offrant 18 morceaux dont les plus touchants –bon, ce n’est pas Céline Dion non plus– se détachent de cette collection souvent exagérément testostéronée. Bénéficiant d’un texte tranchant et efficace, « Paradis » fait figure de classique instantané. « Lunatic » (en duo avec Akon) se remémore son ascension faite de hauts et de bas ; depuis ses débuts au sein du collectif 92I (réunissant des rappeurs des Hauts-de-Seine) jusqu’à son déménagement aux States. Le flow du maître de cérémonie est toujours aussi particulier, incisif et agressif. Ses ‘punch-lines’ s’avèrent, comme d’habitude percutantes et délicieusement vulgaires : ‘Mademoiselle c’est pour ton cul, ta chatte, qu’on t’aime / Booba j’ai plus de flow qu’une femme fontaine’ sur « Abracadabra » ou ‘Si tu m’vois enculer ta dinde, ne crois pas qu’je fête Noël’ sur « Jour de paye ». Si Booba pouvait toutefois délaisser ses refrains R’n’B sirupeux affreusement autotunés, il enchanterait probablement davantage de ses fans… et il justifierait certainement ainsi son profil de grand méchant ‘Saddam Haut D’Seine’.

« Lunatic » est assurément un album à ne pas écouter en famille lors du repas de Noël. A moins que papy et mamy ne raffolent de ‘bling-bling’, de string, de communautarisme, de flingues ou de gangsters. Toute cette mascarade aux codes bien particuliers est bien entendu à prendre au second degré. Je vois déjà Zemmour ou le gouvernement UMP s’exciter sur la prétendue décadence morale des jeunes issus de la banlieue…

 

El National Quarterback

Monarchs

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Nouvelle découverte dans le paysage rock wallon, El National Quarterback nous propose sa première plaque, un Ep réunissant 6 titres. Formé en 2005, le band prend sa forme définitive en août 2010, après pas mal de changements au sein du line-up. Ne restent dans ‘l’équipe de base’ que Christophe de Froidmont qui cumule le chant et la guitare (en plus de l’écriture des textes et des compos), Grégory Dubois à la basse, Benjamin Lenaerts aux drums et Adrien Penders à la guitare.

Intégré à l’écurie JauneOrange depuis 2008, la formation avait commis son dernier essai, un Ep, la même année. Autant dire qu’on attendait impatiemment une suite à leur discographie...

Six titres donc peuplent ce premier Ep. Mis en boîte par John Roo au studio Koko de Sprimont, ils ont été mixés par John Vanderslice au sein de son fameux studio Tiny Telephone, à San-Francisco.

Les quatre Liégeois ne cachent pas leur penchant pour la scène indie-rock américaine ; et en particulier des formations comme Death Cab For Cutie, Modest Mouse, Pinback ou encore The Shins. C’est donc dans ce registre qu’ils puisent leur inspiration et c’est du côté de San Francisco qu’ils laissent vagabonder leurs esprits. Ce qui explique ce patronyme un rien bizarre : El National Quarterback. Franchement, je ne vois pas le rapport avec le foot américain pour ces p’tits Belges !!! Faudrait qu’ils expliquent ce choix un de ces quatre…

Reste leur musique qui, désolé de le dire, mais ne casse pas la baraque… Ben oui, c’est ainsi ! D’abord « Easy Poller » figurait déjà sur leur précédent Ep. Le second morceau « Good Choices » porte-t-il bien son nom ? A force de vouloir imiter les autres, ne perd-t-on pas sa propre identité ? Bref, j’aime pas trop. Désolé. Quelques qualificatifs me traversent l’esprit : trop mièvre, déjà entendu, rien de neuf à l’horizon. Et c’est ce qui manque vraiment à ces 6 morceaux, de l’originalité.

Pour tenter de donner une note positive, j’espère vraiment émettre un avis isolé et erroné ; car, depuis toujours, soutenant les projets belges, ça m’emm… de formuler une telle critique à l’encontre de compatriotes habituellement si talentueux…

Pour me donner définitivement tort, allez donc les voir à l’œuvre au Café Central de Bruxelles le 27 janvier, à Liège (au Tipi) le 28 janvier, au Botanique le 29 janvier et au Centre Culturel de Chênée le 26 février, où ils se produiront en première partie de My Little Cheap Dictaphone.

 

The Great Bertholinis

Gradual unfolding of a conscious mind Part 3

Écrit par

Une trompette entrouvre le rideau léger de cet album, comme un rayon de soleil levant sur une belle journée. « The bright days have come ». S'envolent gaiement les notes vers des cieux cléments. Sentiment de plénitude. Tiens, qu'il est joli ce petit oiseau. Me suis égaré. Me re-concentrer. « Run to hide », deuxième titre. Valse à trois temps. Virevoltent les papillons dans l'air. Un petit air de folklore slave mêlé de diverses influences pop. Je suis des yeux un cortège de fourmis rouges vers leur nid. Une clarinette couine au dessus de ma tête (« The things I gave »), telle une chaîne de bicyclette mal huilée. Je grince des dents, préfère étudier la vie de ces hyménoptères. Le disque continue de tourner, les insectes à s'activer, et moi, étrangement, je m'intéresse plus à ces derniers. La colonie repart. S'arrête. Trouve un cube granuleux blanc et s'y attaque tandis qu'un gros bourdon nous survole, et qu'une multitude de mouches, pattes dessus, pattes dessous entame un tango d'opérette sirupeuse (« Zucker serenade »)...

The Great Bertholinis est un collectif métissé aux consonances hongroises, basé en Allemagne. Les fourmis sont des insectes sociaux au comportement complexe. Et moi un chroniqueur qui s'est égaré...

Vraiment, le folklore n'est plus celui qu'hongrois.

David Guetta

One More Love

Écrit par

A l’approche des fêtes, dans la famille Groseille (NDR : souvenez-vous du film culte « La vie est un long fleuve tranquille »), on connaît déjà le présent qui sera offert au frère ou à la sœur ! Génial ! David Guetta et sa belle gueule de benêt sont là pour offrir le plus beau cadeau de Noël aux Groseille. Et c’est certain que le puissant « One More Love » risque de plaire à pas mal de monde. Pour ma part, je conchie Monsieur Guetta, sa femme et tous ses featurings qui lui collent à la peau comme des mouches. Donc en attendant sa prochaine daube, le Français a décidé de rééditer, en deux galettes, son chef-d’œuvre (NDR : et quatrième opus) « One Love », en y ajoutant quelques collaborations dont son tube (si on le considère ainsi) « Who’s That Chick ? » épinglant Rihanna ou encore le Madonna VS David Guetta, « Revolver ».

Au programme, gros beats, gros synthés et gros son superficiellement mis en forme. De quoi placer définitivement Guetta dans le monde des producteurs, DJ et musiciens les plus pourris de l’électro.

Je terminerai par ce dialogue tenu un jour par David Guetta à Laurent Garnier. ‘Laurent, tu pourrais faire tellement plus !’ ‘Et toi David, tu pourrais en faire tellement moins !’.

Visiblement, Guetta n’a encore rien compris…