Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Brian Eno

Small Craft On A Milk Sea

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Dans l’histoire de la musique rock, Peter George St. John le Baptiste de la Salle Eno (appelons-le Brian) est un artiste mythique. Un arrangeur, concepteur, producteur et musicien hors du commun. Un personnage incontournable, si vous préférez. Son cv est long comme une encyclopédie. Les points d’orgue ? Lorsqu’il a bossé en compagnie de David Bowie, pour sa trilogie berlinoise ou encore les Talking Heads. Sans oublier le début de l’aventure Roxy Music. Il en existe bien d’autres ? Evidemment, mais si je commence à étaler sa biographie, on n’est pas sorti de l’auberge.

Sa récente signature chez Warp est quand même très surprenante. Bien sûr, le label Warp et Eno partagent pas mal de visions musicales. Mais avait-il vraiment besoin de choisir cette écurie ? Coup de pub ? Bref, la question reste posée ; mais venons-en à l’essentiel : ce nouvel opus.

D’autant plus que le fruit de la rencontre entre Warp et Eno, cueilli sur « Small Craft On A Milk Sea », est une totale réussite. En 2008, flanqué de son pote David Byrne, il avait décidé de creuser à nouveau dans ses expérimentations sonores explorées dans le passé, notamment sur le très bon « Everything That Happens Will Happen Today ». Dans l’ambient, si vous préférez. Pour y parvenir, l’Anglais a invité deux artistes prometteurs. Tout d’abord le pianiste Jon Hopkins. Ensuite le guitariste Leo Abrahams. Et le résultat est tout à fait probant.

Un opus partagé entre compos empreintes de douceur (« Emerald And Lime »), tortueuses (« Complex Heaven ») ou dynamisées par des beats rudes et intenses (« Flint March », « Horse »), paradoxalement très significatifs chez Warp. Et lorsque notre esprit se perd sur des nappes au delay retentissant, c’est pour rejoindre les ondes irradiantes dont seul Eno a le secret (« Written, Forgotten »).

Un disque remarquable de bout en bout et d’une efficacité diabolique, démontrant que malgré ses 62 piges, Sir Eno n’a toujours rien perdu de sa science ni de son talent…

David ‘Rock’ Feinstein

Bitten By The Beast

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Nous avons l’immense plaisir de saluer le retour de David ‘Rock’ Feinstein, l’un des héros de la scène métal des eighties. Si certain(e)s ont peut-être oublié le nom du personnage, ils ont probablement encore en mémoire celui du combo new-yorkais dont il était le leader : The Rods. D’autres se souviennent encore que la carrière de Feinstein n’avait pas débuté chez les Rods. Bien avant de publier des perles du métal classique comme « The Rods » (1981), « Wild Dogs » (1982) et « Let Them Eat Metal » (1984), il était le six-cordistes d’un groupe baptisé ELF dont le leader n’était autre que son cousin ; un certain Ronnie James Dio.

Preuve de l’estime que l’ex-vocaliste de Rainbow et Black Sabbath portait à son guitariste de cousin, le nouvel opus solo de Feinstein est publié par Niji Entertainment. Ce label, fondé peu de temps avant son décès par Ronnie James Dio et par son épouse Wendy, n’avait publié jusqu’ici qu’un double cd live réunissant des enregistrements live de Dio, immortalisés lors des éditions 1983 et 1987 du festival de Donington.

C’est donc tout naturellement que Feinstein dédicace « Bitten By The Beast » à la mémoire de l’immense Ronnie James Dio, décédé le 16 mai 2010, à l’âge de 67 ans. Et, plus qu’un simple hommage à ce véritable dieu du métal, Feinstein nous offre carrément une petite résurrection. Grace à « Heavy Metal Will Never Die », un titre inédit (NDR : probablement l’un des derniers) chanté par Dio. Une chanson superbe, heavy à souhait, sur laquelle il est toutefois assez ironique d’entendre Ronnie chanter ‘I am Metal and I’ll never die’. Pour ce titre particulier, les parties de batterie ont été mise en boite par Carl Canedy, l’ancien compère de Feinstein au sein de The Rods.

Sur toutes les autres plages, le kit de batterie est tenu par Nate Horton (Ten Man Push). David Feinstein quant à lui se charge seul du chant, de la guitare et de la basse.

Ceux et celles qui connaissent la discographie du Newyorkais ne seront pas vraiment surpris par « Bitten By The Beast ». L’opus est constitué de neuf titres heavy métal ‘old school’ dans le plus pur style des Rods (« Smoke On The Horizon », « Break Down The Walls », « Give Me Mercy ») et aussi un peu de Dio (« Kill The Dragon »). Du métal classique, mid-tempo et joué sur une seule guitare (NDR : les Rods étaient un ‘power trio’). « Bitten By The Beast » est une collection de titres simples et efficaces sur lesquels on peut aisément headbanger, la main levée, index et auriculaire tendus, comme nous l’avait jadis enseigné maître Dio. Seul deux plages ne suivent pas vraiment ce schéma. La première intitulée « Rocks Boogie » est un titre plus rock’n’roll, dont le riff évoque « La Grange » de ZZ Top. L’autre, « Gambler Gambler », a été coécrit par Ronnie James Dio et reflète une consonance beaucoup plus ‘seventies’.

“Bitten By The Beast” n’intéressera probablement que les fans de métal des années quatre-vingt. Les plus jeunes le jugeront pas assez ou trop technique, selon qu’ils aiment le progressif ou le nu metal. Les autres diront qu’il n’est pas assez original. Quant à nous, nous le chérirons et le traiterons comme un joyau. Puisqu’il nous a non seulement offert le plaisir du retour de l’un de nos héros, mais aussi la joie de la résurrection momentanée du plus grand chanteur de l’histoire du métal.

Pour cette raison, merci Monsieur Feinstein.

 

Stéphane Giardina

L’invitation (Ep)

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Bassiste du groupe Cassandre, Stéphane Giardina s’offre un projet solo sous son propre prénom, où il assure piano, basse, percussion et chant, outre la composition. On saluera la production faite maison par son ingénieur du son qui procure rythme et couleurs électroniques. La première piste « L’Invitation », éponyme du disque, sert d’introduction et de conclusion instrumentale aux différents intermèdes musicaux. Les 5 titres sont constitués d’instruments acoustiques, d’effets électriques et de paroles en langue française pour une humeur générale plutôt sentimentale. La voix, sans grain particulier, est volontairement sans reflet ; les paroles rebondissent sur les consonnes qui s’évanouissent dans les litanies des arrangements.

Kenny Graham

Moondog and Suncat Suites

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Le jazzman anglais Kenny Graham, flanqué de ses 'satellites' enregistrait, en 1956, « Suncat Suites », un elpee partagé entre covers de Moondog et six compositions personnelles. Même si, comme la plupart des jazzmen de l'époque, Graham admirait Moondog et lui vouait une admiration certaine, le titre choisi pour son opus sous-entendait le désir de prendre les choses sous un autre angle. Moondog était un compositeur incroyable, une figure emblématique de l'underground new-yorkaise des années cinquante. Portant barbe et casque cornu, jouant chaque jour au même endroit, dans la rue, il était surnommé ‘Le Viking de la 6ème avenue’, avant d'être mondialement salué comme Moondog. Devenu aveugle suite à un accident survenu au cours de son adolescence, il composait en braille, s'inspirant de Bach, vivant une vie de nomade. Maître du contrepoint, du contretemps et des mesures aux rythmes inhabituels, marqué par les percussions amérindiennes au cours de son enfance, il composait scrupuleusement ses morceaux en n’intégrant presque jamais l’improvisation dans l’interprétation. De la musique novatrice, jouée comme de la musique classique, à l'époque du jazz.

Dans l'immensité des créations de Moondog, Kenny Graham a choisi des morceaux instrumentaux, essentiellement consacrés aux percussions et à la flûte.

Le disque s'ouvre par « One Four », fragment d'une trentaine de secondes. « Two Four », « Three Four », « Four Four » et « Five Four » constituent les autres exercices de style intercalés entre d'autres morceaux plus longs. Ces cinq compositions sont autant de variations sur les structures rythmiques qu'un tambour et une caisse claire peuvent transmettre. Ces sons répétitifs ont une allure guerrière. Les voix, présentes sur d'autres titres, et la flûte, confèrent un air presque pastoral à l’interprétation.

La deuxième partie, composée par Graham, est constituée de six titres. Il se référent tous au soleil, par jeu d'opposition à la lune. « Sunrise » reprend le même genre de vocalises que les morceaux de Moondog, sur des rythmes toutefois moins profonds, plus légers. « Sunbeam » est franchement plus jazzy, quant à « Topical Sun », entamé par un hautbois et une voix toute religieuse, il glisse ensuite vers des rythmes latinos, presque dansants, tandis que la flûte et le saxo s'excitent mutuellement. C'est différent de ce que l'on entendait chez Moondog, mais la parenté est palpable. « Sunstroke » est caractérisé par des rythmes répétitifs, décalés, rituels, sur lesquels viennent se poser des mélodies hachées ; une forme de jazz que l'on qualifierait aujourd'hui d'expérimental.

Ce disque, publié par Trunk Records, est donc une réédition. Ce n'est pas un opus à mettre en fond sonore pour une soirée, plutôt à écouter attentivement.

En tout cas, cet hommage au maître Moondog est une bonne occasion de se replonger dans sa musique, de chercher des informations (et elles ne manquent pas sur le net) sur sa vie et son œuvre hors du commun.

 

Buddy Guy

Living proof

Écrit par

Buddy avance aujourd’hui l'âge respectable de 74 ans. Il est devenu une légende vivante. Originaire de la Louisiane, ce chanteur/guitariste flamboyant a forgé sa notoriété dans la ville de Chicago. Au cœur des années 50, il participe au mouvement naissant du quartier Westside, à l’instar de Magic Sam, Otis Rush, Luther Allison et Magic Slim. Il a fait très longtemps équipe en compagnie de l'harmoniciste Junior Wells, forgé à la rude école du Muddy Waters Band. Depuis près de vingt ans, c’est-à-dire depuis la publication de "Damn right I've got the blues", en 1991, il relève du label Jive/Silvertone pour lequel il a publié une bonne dizaine d'albums qui ont rencontré un certain succès. Pour concocter cet opus, Buddy a pu compter sur la présence de quelques collaborateurs brillants, et en particulier le second gratteur David Grissom, le claviériste Reese Wynans, le bassiste Michael Rhodes et le drummer Tom Hambridge. Ce dernier assure également la production.

Pour introduire ce nouvel opus, Buddy nous confesse son âge : "74 years young". Sa superbe voix est bien mise en évidence face aux cordes acoustiques ; mais très vite, elles se chargent d'une bonne dose de décibels. L'enfant terrible du blues est volubile, et il en profite largement dès la première ouverture. Mr Guy a écrit "Thank me someday" en pensant à sa Louisiane natale, à ses champs de coton, mais aussi au mal de vivre ; un slow blues à la charge émotionnelle et dramatique considérable. Très expansif, ce dieu de la guitare se laisse aller tout au long de cet exercice de style, mais sa sensibilité profonde n’est jamais prise en défaut. Une section de cuivres imprime un tempo largement funky à "On the road". Le maître éprouve de plus en plus de difficultés à se contrôler et libère d'importantes vagues de notes largement amplifiées. C'est le moment choisi par le bon vieux maître de Memphis, BB King, pour introduire sa chère et fidèle Lucille. Les deux bluesmen d'exception se partagent le chant sur cette lente ballade colorée par l'orgue Hammond de Wynans. Blues lent d’excellente facture, "Key don't fit" est judicieusement électrifié, sans excès. Faut dire qu’à l’arrière, parfaitement soudée, l’équipe accomplit de l’excellent boulot. Bien ficelé, le titre maître évolue sur un mid tempo, un boogie blues dont les sonorités évoquent quelque part le ZZ Top. "Where the blues begins" est incontestablement un des sommets de l’elpee. La voix de Guy passe parfaitement la rampe tout au long de cette compo classieuse, originale, envahie d’un flot de percussions, et impliquant un invité de marque : Carlos Santana. Les échanges opérés entre les deux six-cordistes sont absolument remarquables. "Too soon" est un shuffle très dynamique au cours duquel Buddy enveloppe son chant de grappes de notes sans fin. Quelle santé ! "Everybody's got to go" est une ballade richement texturée par l’orgue Hammond et les chœurs féminins. L’opus ne souffre d’aucune faiblesse. Et nous livre un autre slow blues à la sauce Buddy, "Guess what", une compo dont le déluge de notes torrentueuses évoque la quintessence de l’œuvre de Guy, et en particulier le fameux "First time I met the blues". Le disque s’achève par un instrumental, "Skanky", un morceau d’excellente facture qui adresse un clin d’œil manifeste au regretté Freddie King, pour rappel, également membre du Westside blues!

The Hoosiers

The illusion of safety

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The Hoosiers était un trio british à l’avenir prometteur qui avait ramené son pop/rock d’Indianapolis… Si son premier album était résolument power rock, le nouvel opus marque un virage catégorique : la voix est poussée dans ses extrêmes, les synthétiseurs sont autant, si pas plus présents que les guitares, et les ballades philosophiques laissent place à des slows dansants qui illustrent l’amour à toutes les sauces –il suffit de compter le nombre de fois qu’apparaît le mot love en mode verbal et substantif tout au long de l’album… Est-ce là l’évolution du ‘odd pop’ au ‘robot pop’ comme ils le déclarent ? Ou est-ce une bonne stratégie pour ne pas faire comme monsieur-tout-le-monde-indie-pop ?

L’intensité du rocky « Worried About Ray » et du profond « A Sadness Run Through Him » est bien préservée, mais dans une autre catégorie : les Hoosiers veulent atteindre les ondes, et plusieurs publics, dont celui qui chantonnera leurs mélodies en allant faire son shopping chez H&M.

On ne pourra pas les critiquer de ne pas se réinventer. Et ce risque en vaut la peine pour plusieurs raisons : « Lovers in My Head », moins criard que le reste, « Live By The Ocean », décidément plus rock, ainsi que le générique de fin « Little Brutes » qui aurait aussi pu figurer dans la BO d’un film présenté au Sundance Film Festival. N’hésitez donc pas à vous aventurer au-delà des singles d’NRJ qu’on retrouve en premières pistes.

D’aucuns déclareront allègrement que les Hoosiers ont épousé un profil plus électro sur leur dernier album, sans virer entièrement mainstream. Mais ce disque, ne lésinons pas sur les mots, possède une emphase disco, en ce sens qu’il pourra sans aucune difficulté animer les soirées. Véhiculant des textes plus sombres, les compos libèrent une énergie digne d’un Mika secondé par ses chœurs sur scène (« Glorious ») et des Scissors Sisters (« Giddy Up »). Leur débordement d’enthousiasme ne leur permet cependant pas encore atteindre les charts là où « A Trick To Life » les avait téléportés. Une question tout de même fondamentale émerge à la fin de l’écoute : cet album est-il à prendre avec ironie ?

 

Andy Just

Smokin' tracks : Live at Muddy Waters

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Andy Just est déjà un vétéran du blues, puisque qu’il sillonne les routes du blues, depuis près de trente ans. Lorsqu’il sévissait du côté de San Francisco, il avait monté des formations comme The Defenders ou encore Shape et The Shakedown. Il est surtout notoire pour avoir longtemps servi de souffleur chez le Ford Blues Band. Il a ainsi participé à la confection d’"In memory of Michael Bloomfield" et "A tribute to Paul Butterfield", aux côtés de Robben Ford. Au cours des années 80, il publie plusieurs albums sous son propre nom ; des disques devenus, pour la plupart, aujourd’hui introuvables. En 1994, il grave "Don't cry" sur le label de Patrick Ford, Blue Rock It. Il faut attendre 2010 pour retrouver Just sur un opus en solo. Il le signe sur le label italien Feelin’ Good Productions, écurie qui se charge également de ses intérêts artistiques en Europe!

Andy est très populaire en Italie et en Australie. Il a enregistré ce double elpee au ‘Muddy Waters Club’ de Calvari, le 26 février 2010. Il y bénéficie du concours de musiciens locaux. Il pratique un blues/rock susceptible d’intégrer des éléments de jazz. Et il jongle parfaitement entre les différents styles.

Le premier disque s’ouvre par "Sreamin" une longue plage instrumentale au titre judicieux. Le souffle d’Andy est prodigieux, puissant et toujours sur l’offensive. Sa voix n’est pas exceptionnelle, mais elle passe quand même la rampe. "Talk is cheap" en est une belle illustration. A tout instant, il est capable de se libérer sur son instrument ; il se montre alors très loquace et atteint le sommet de son art. Sur ce morceau, il est relayé par le guitariste Donnie Romano, dont les interventions très amplifiées se révèlent un peu trop hard à mon goût. Le concert est d’excellente facture. Les compos défilent : "I can't hold out", "Lovin' cup" et "My baby didn't come", un shuffle entraînant caractérisé par les excellentes sonorités d’une guitare. Le climat est torride. La machine est bien huilée. Et atteint son rendement maximum lors de la reprise de "Crosscut saw". Le gratteur dispense des notes parcimonieuses et exécute des soli bien construits. La première plaque s’achève par une version bien ficelée du "Bad boy" d'Eddie Taylor. Manifestement, on ne s’ennuie pas lors d’un show accordé par notre infatigable souffleur!

Le second cd débute par "Check yourself", un morceau instrumental. "She's sweet" campe enfin le blues lent dépouillé. Inspiré pour la circonstance par Ronnie Earl, Romano s’y révèle un guitariste bien subtil. Une excellente tranche de blues de plus d’un quart d'heure. Just opère une nouvelle grande sortie sur "Get yourself together". La cover du "My babe" est calquée sur celle des Fabulous Thunderbirds. Elle déménage furieusement. Le deuxième tome s’achève par "Walking by myself".

Nonobstant les vocaux, qui laissent quand même quelque peu à désirer, ce set demeure de bonne facture. Faut dire que le potentiel musical est d’un tout autre calibre. Mr Just semble vouloir rattraper le temps perdu. En effet, l'année 2010 n'est pas encore terminée et un nouvel elpee est déjà dans les bacs : "Preachin ' the blues", toujours chez Feelin' Good. Un opus enregistré en studio, mais en compagnie des même musicos : Romano, le bassiste Charles Romagnoli, le drummer Emmanuel Zamparini et pour trois plages le gratteur texan Shawn Pittman…

 

Lightnin' Guy

The Banana Peel sessions

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Les Mighty Gators constituent manifestement une des toutes bonnes formations belges de blues. Ils avaient publié l’an dernier un elpee ‘live’ de toute bonne facture, un disque qui immortalisait un concert accordé en novembre 2008.

Parsifal a mis les petits plats dans les grands. Et pour cause, au cours des deux derniers jours du mois d’août 2010, les musiciens ont squatté le Banana Peel, ce vieux juke joint mythique de Ruiselede. Pour la circonstance, ils ont reçu le concours très sympathique, mais déterminant, du musicien texan Guy Forsyth. Au menu : des Banana Peel sessions qui se concentrent sur douze compositions de Lightnin' Guy Verlinde et une reprise. Des séances précédentes, Guy n'a conservé que le drummer Thierry Stievenart. Tous les autres musiciens sont nouveaux! C'est sur les planches que la bande à Guy est la plus savoureuse ; c’est sans doute la raison pour laquelle, il vient donc d’aligner deux long playings ‘live’. Excellents par ailleurs.

Le set s’ouvre par "Love light shine", une plage funky. Probablement hantée par celle du défunt et regretté Lowell George (Little Feat), sa slide est bien présente. Une compo soutenue par les chœurs que conjuguent Aminata Seydi, une chanteuse d'origine sénégalaise, et le bassiste Karl Zosel. Ce bon vieux Pieter Van Bogaert siège derrière l'orgue et André De Laat souffle dans son saxophone. "Soul jivin" baigne également dans le funky soul et le R&B. Un peu à la manière du J Geils Band au sommet de son art. Le public est sur les braises. "Fallin' for you" change complètement de registre. Une ballade séduisante que Guy chante parfaitement. Pieter van Bogaert se rappelle les bons jours de Crew, Blue Blot et Double Brown sur son orgue Hammond.  L'ambiance monte d'un cran dès l'arrivée sur l’estrade de Guy Forsyth. Les deux chanteurs doublent à la guitare slide pour assurer la reprise du "Poisin" de Grayson Capps, une compo aux accents néo-orléanais. Pieter est passé au piano et le public participe volontiers à la fête. "If you walk with the devil" est une ballade très americana qui fleure bon le sud des Etats-Unis. Pour sa dernière intervention, Guy Forsyth s’est emparé d’un ukulélé résophonique, pendant que Mr Verlinde souffle dans son harmo. Lors de ces deux plages, le backing group est assuré par le Forsyth Band, en l’occurrence Will Landin au saxophone et  Nina Singh aux drums. L'accent est manifestement porté sur les nouvelles compositions du leader. "No time to waste" est une chanson à la fois originale et contagieuse, judicieusement colorée par l'orgue Hammond et le saxophone ainsi que la seconde gratte bien sentie de Willy Devleeschouwer. "To be with you" emprunte même des accents country. Pour la première fois, les Mighty Gators mettent le cap sur Chicago lors de l’excellent "Long distance shuffle". Talonnée par les ivoires de Pieter, la slide est inspirée par Elmore James. Retour vers Memphis pour "Lovestrong", du R&B très caractéristique, trempé dans l’orgue. La guitare adopte le style généreux de BB King avant de virer dans le pur funk cher à James Brown! "I will rise" capture des accents du sud, flirtant avec les styles de Sonny Landreth voire de Ry Cooder. Long blues lent, "Me & my blues" est une plage bien ficelée, saturée par les sonorités de cet harmonica resté si discret jusqu'alors. L'album s’achève dans l’effervescence. D’abord, tout au long de "Rock'n'roll on my radio", puis sur le nerveux et participatif "Crazy 'bout my baby". Un album de classe, mais sensiblement différent du premier.

Marvin

Marvin

Écrit par

‘African Tape !’ est un label italien créé en 2008 par Julien Fernandez (Chevreuil, Passe Montagne) et Mitch Cheney (Hey ! Tonal).  Il est certainement un des labels contemporains qui réunit les artistes les plus fougueux, dans l’univers du rock indépendant. L’écurie réunit en son sein des combos comme Aucan, Ventura, Shipping News, entre autres, et bien entendu les formations respectives des membres fondateurs.

Autant dire qu’il est quasi impossible de rivaliser face un catalogue de cette envergure. L’elpee éponyme de Marvin est une des dernières sorties en date d’African Tape ! Originaire de Montpellier, le combo a été fondé en 2003. En fait, cet opus est une réédition de leur premier LP sorti en 2007, en tirage limité. Le band avait d’ailleurs sorti un deuxième opus, l’an dernier, un disque qui avait été unaniment apprécié par la critique. C’est dire si cette réédition tombe à pic ! Marvin y propose un post-math-rock énergique ; mais à contrario de certaines formations issues du milieu les sudistes, il a le bon goût d’y injecter des références krautrock, qui ne sont pas pour me déplaire. Si vous avez apprécié leur premier long playing, vous ne pouvez passer à côté de leur second. Une confirmation de tout le bien que l’on pouvait penser de Marvin…

Agnes Obel

Riverside

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Agnes Obel a publié son Ep « Riverside », quelques mois seulement avant l’album « Philharmonics ». Vivant à Berlin, cette chanteuse danoise nous offre ainsi un aperçu de sa musique diaphane. Guidées par le piano, que l’artiste pratique depuis son plus jeune âge, comme toute sa famille, les chansons sont douces, sans virer dans le niais. Suggestives et légèrement inquiétantes aussi elles correspondent au personnage timide et mystérieux qui les interprète. La musique d’Agnes Obel a en tous cas charmé le réalisateur Thomas Vinterberg, qui a décidé d’utiliser 3 de ses titres pour son prochain film « Subarmino ». L’artiste est actuellement en tournée, un peu partout en Europe.

 

John T. Pearson : un gentleman nous salue.

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Notoire pour avoir drivé Lift to Experience, un groupe aussi phénoménal qu’éphémère, qui avait gravé en 2001, un chef d’œuvre intitulé « The Texas-Jerusalem Crossroads, avant que le combo ne se sépare, Josh T. Pearson publiera son premier opus solo, « Last of the Country Gentlemen », le 15 mars prochain, un disque dont l’enregistrement s’est déroulée à Berlin. John Peel adorait cette formation texane. Il leur avait consacré 3 sessions en 5 mois et les avait inclus parmi ses 125 meilleures (http://www.bbc.co.uk/radio1/johnpeel/sessions/top125/)

Depuis, les apparitions de Josh T. Pearson étaient plutôt sporadiques. Il avait bien avait sorti un elpee studio intitulé « I’m so lonesome I could cry », un single, en compagnie de Dirty Three et participé à la confection du premier opus de Bat for Lashes, mais pour le reste, c’était plutôt le clame plat. Histoire de vous faire patienter, je vous invite à visionner une performance parisienne exclusive de « Woman I’ve raised hell », accordée sur un toit parisien…

http://www.youtube.com/joshtpearson

Pour plus d'infos : http://www.joshpearson.uk

 

En concert au Botanique  le 9 avril 2010.

Les Illuminations de Josh ‘Noël’ Groban

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Josh Groban a décidé de nous réchauffer le cœur, lors de ces fêtes de fin d’année, en publiant un nouvel opus. De jolies ballades qui mettront en exergue sa voix chaleureuse. « Illuminations » a été produit par Rick Rubin, notoire pour son travail opéré notamment en compagnie de Metallica, Red Hot Chili Peppers, Johnny Cash et Dixie Chicks. Un premier extrait, "Hidden Away", est à découvrir sur YouTube.

http://www.youtube.com/watch?v=PPKMdAof590&feature=player_embedded

Fitz and The Tantrums : une bien belle promesse…

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De l’indie pop influencée par la soul, c’est ainsi que Michael Fitzpatrick, le leader de Fitz and The Tantrums, un Angelino qui fait actuellement un buzz aux States, décrit sa musique. Un simple coup d’œil à la vidéo de « MoneyGraber » devrait également vous convaincre du potentiel de cette formation, dont la sortie du premier elpee, « Pickin’ Up the Pieces », est prévue pour février 2011.

http://www.youtube.com/watch?v=bb6cBKE3WzQ&feature=player_embedded

DeVotchKa : bien plus de 100 Lovers.

Écrit par

Incontournable depuis sa superbe BO consacrée au film ‘Little Miss Sunshine’, DeVotchKa publiera son nouvel album le 14 février prochain. « 100 Lovers » constituera le 5ème album du groupe né à Denver. Il a été produit par Craig Schumacher (Calexico, Neko Case) et puisera encore et toujours dans la musique traditionnelle issue de l’Europe de l’Est, dans la culture mariachi ainsi que dans le punk/rock…

Track Listing:

  1.  The Alley - 5:04

  2.  All the Sand in all the Sea - 4:50

  3.  One Hundred other Lovers - 4:11

  4.  The Common Good - 4:26

  5.  Interlude 1 - 0:40

  6.  The Man from San Sebastian - 3:44

  7.  Exhaustible - 3:30

  8.  Interlude 2 - 0:24

  9.  Bad Luck Heels - 4:15

  10. Ruthless - 4:48

  11. Contrabanda - 3:55

  12. Sunshine - 4:56

http://www.devotchka.net
http://www.myspace.com/devotchkamusic
http://www.myspace.com/devotchkamusic

Tom Tom Club compilé…

Écrit par

Tom Tom Club est une formation américaine, fondée par Chris Frantz et Tina Weymouth, en 1981, deux musiciens qui militaient alors au sein de Talking Heads. « Genious of Love », leur second single va immédiatement cartonner dans les charts internationaux, lors de sa sortie. Il suivra d’ailleurs un autre hit, moins planétaire, mais tout aussi percutant, intitulé « Wordy Rappinghoood ». Consacrée à leurs morceaux-phares, une double compile, baptisée « Genius Of Live », est sortie ce 22 novembre. L’une immortalise des sessions ‘live’ accordées au Clubhouse. L’autre est consacré à des remixes.  

http://www.tomtomclub.net/

 

The Black Keys (r)emportent tout sur leur passage !

Écrit par

2010 aura donc été une année exceptionnelle pour les Black Keys ! Après l’accueil formidable reçu par leur 6ème album, « Brothers », la formation a été en effet nominée pour 4 Grammy Awards dans les catégories ‘meilleur album alternatif’, ‘meilleur morceau rock’, ‘meilleure performance live’ et ‘meilleure performance instrumentale’. Excusez du peu ! Dépêchez vous de découvrir le clip de “Tighten Up” sur YouTube, si ce n’est déjà fait !

http://www.youtube.com/watch?v=mpaPBCBjSVc

Implacable Children of Bodom

Écrit par

Le groupe de Heavy Métal finlandais Children of Bodom publiera « Relentless Reckless Forever », son nouvel album, ce 7 mars 2011. Ce sera aussi déjà son 7ème. Il a été mis en forme par Matt Hyde (Slayer, Monster Magnet) et sera précédé par le single “Was it Worth it?”. La formation se produira ce 15 mai au Hof Ter Lo d’Anvers.

http://www.cobhc.com
http://www.myspace.com/childrenofbodom
http://www.facebook.com/childrenofbodom
http://www.twitter.com/cobhc

 

De la MuZiek de Singe ?

Écrit par

MuZiek de Singe est une formation belge responsable d’un tout premier album, enregistré au Home Records à Liège. Il sera distribué par Happy Family. Ce quintet propose un mélange de musiques du monde et de jazz, surtout manouche.

Un coup d’œil sur le net pour y voir plus clair ?

http://www.myspace.com/muziekdesinge
http://www.youtube.com/watch?v=eLBRWoJlTA8

 


 

Fusty Delights remporte l’édition 2010 du FNAC Unsigned Music Talents

Écrit par

Les grands gagnants du concours FNAC Unsigned Music Talents 2010 sont les Fusty Delights!

Prix des lecteurs Focus Vif : Willerzie. Il jouera donc le 11 décembre aux nuits du Focus au K-Nal.

(d’après communiqué de presse)

http://www.moodio.tv/webtv/fr/NDI2Nw%3D%3D/Fnac-Unsigned-Music-Talents-Final

 

Le Para Grounds fête ses 30 ans !

Écrit par

Le Body Farm Festival fêtera les 30 ans de Para Grounds, le 18 février prochain au Magasin 4. Front 242 et de nombreux amis seront de la fête !

http://www.bodyfarmfestival.org
http://www.myspace.com/paradeground

 

Bright Eyes chante pour le peuple

Écrit par

Conor Oberst reprend du service au sein de Bright Eyes. Après ses aventures en solitaire et en compagnie de Monsters Of Folk, Oberst revient à son premier amour. “The People’s Key”, prévu pour le 15/02 succède à “Cassadaga” qui date déjà de 2007.

Tracklist:

Firewall
Shell Games
Jejune Stars
Approximate Sunlight
Haile Selassie
A Machine Spiritual (In the People's Key)
Triple Spiral
Beginner's Mind
Ladder Song
One for You, One for Me